DP World& Nedbank s’unissent pour soutenir les PME en Afrique subsaharienne

DP World et Nedbank unissent leurs forces pour soutenir les PME en Afrique subsaharienne

Le paysage commercial en Afrique subsaharienne est confronté à d’importants défis financiers, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises (PME). Face à ces contraintes, DP World Trade Finance s’est associé à Nedbank Corporate and Investment Bank (Nedbank CIB) pour offrir des solutions de financement innovantes visant à améliorer l’accès au crédit et soutenir la croissance des entreprises dans la région. Ce partenariat stratégique est centré sur la mise en place d’un programme de financement de la chaîne d’approvisionnement, qui permettra aux fournisseurs de DP World d’accéder à des paiements anticipés sur leurs créances approuvées.

 Une réponse aux défis de financement en Afrique subsaharienne

L’Afrique subsaharienne souffre d’un déficit de financement commercial estimé entre 80 et 120 milliards de dollars, une lacune exacerbée par le développement du commerce intra-régional dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Les PME, qui représentent environ 80 % des entreprises commerciales africaines, peinent à accéder au financement nécessaire à leur développement. Ce manque de fonds de roulement limite leur capacité à participer pleinement aux opportunités du commerce mondial.

DP World, en partenariat avec Nedbank, a pris l’initiative de résoudre ce problème en offrant des solutions de financement plus économiques que celles traditionnellement disponibles sur le marché. Les entreprises de la région pourront ainsi transporter leurs marchandises plus rapidement, améliorer leur trésorerie et accéder à des financements pour répondre à leurs besoins opérationnels.

 L’impact du programme de financement

Lancé via la plateforme de DP World, ce programme de financement de la chaîne d’approvisionnement permet à ses fournisseurs d’accéder à des paiements anticipés, une solution cruciale pour pallier les difficultés de fonds de roulement. Ce système vise à améliorer les flux commerciaux, tout en réduisant les risques perçus au sein des chaînes d’approvisionnement. Cette initiative répond directement aux besoins des entreprises qui font face à un accès limité à des solutions de financement leur permettant de participer activement au commerce mondial.

Mohammed Akoojee, PDG pour l’Afrique subsaharienne chez DP World, explique que « ce partenariat représente une avancée majeure pour relever les défis de financement commercial en Afrique. En combinant les capacités logistiques de DP World avec des solutions financières innovantes, nous permettons à nos fournisseurs de prospérer et à l’écosystème commercial de devenir plus transparent et efficace. »

 Une collaboration pour une croissance durable

En parallèle, Nedbank et DP World ont également mis en place un accord de partage des risques, permettant aux deux entreprises de se répartir les risques dans des transactions mutuellement bénéfiques. Anél Bosman, directrice générale du groupe chez Nedbank CIB, souligne que « cette collaboration montre notre engagement à soutenir la reprise économique et la croissance durable en Afrique subsaharienne. En alliant notre expertise en financement structuré au réseau logistique de DP World, nous améliorons les flux commerciaux et aidons les entreprises à surmonter les contraintes financières. »

L’impact de cette collaboration ne se limite pas au financement commercial. Un programme comme « Virtual Farmer », développé en partenariat avec Specialized Agri Solutions, illustre l’importance de telles initiatives. Grâce à ce programme, DP World et Nedbank soutiennent les agriculteurs en leur fournissant les financements nécessaires pour l’achat d’intrants agricoles, tels que les semences et les engrais.

 Conclusion

Le partenariat entre DP World et Nedbank marque une étape clé dans la transformation du financement du commerce en Afrique subsaharienne. Grâce à des solutions de financement innovantes

DEVLHON Consulting Décrypte : Les Risk-Weighted Assets (RWA)

DEVLHON Consulting Décrypte : Les Risk-Weighted Assets (RWA)

Les Risk-Weighted Assets (RWA), ou actifs pondérés en fonction des risques, constituent un concept fondamental dans la gestion des risques financiers et prudentiels. Ils représentent le montant des actifs d’une institution financière pondérés selon leur niveau de risque. Cette mesure est utilisée pour déterminer les exigences en fonds propres, garantissant ainsi que l’institution dispose de suffisamment de capital pour couvrir les pertes potentielles dues à ses expositions. Le calcul des RWA permet donc de veiller à la solidité financière de l’institution tout en limitant les risques systémiques pour le secteur financier dans son ensemble.

Identification du périmètre de participations à intégrer dans le calcul RWA

Dans le cadre du calcul des Risk-Weighted Assets (RWA), il est crucial de bien définir le périmètre des participations à intégrer afin d’obtenir une représentation fidèle des risques encourus par l’institution. Ce périmètre est déterminé conformément aux dispositions du CRR (Capital Requirements Regulation) et du cadre prudentiel applicable.

Le périmètre de consolidation prudentielle inclut :

→ Les établissements de crédit, les établissements financiers, ainsi que les entreprises de services auxiliaires (articles 4(1), 1, 2, 3, 18 et 26 du CRR).

→ Les participations dans des entreprises non financières peuvent également être intégrées, sous réserve qu’elles représentent un risque substantiel de soutien imprévu à une filiale (risque de step-in). Dans ce cas, une consolidation proportionnelle ou intégrale peut être nécessaire à des fins prudentielles.

Il est également important de noter que le périmètre prudentiel peut différer du périmètre comptable. Par exemple, certaines participations, notamment celles dans des sociétés d’assurance ou des véhicules de titrisation, peuvent ne pas être consolidées mais doivent être valorisées en tant que titres de participation. Dans certains cas, les autorités compétentes peuvent demander l’inclusion d’entités non financières dans le périmètre de consolidation si elles représentent un risque significatif.

Application de pondérations positives ou négatives en fonction des données

Une fois le périmètre des participations défini, des pondérations positives ou négatives sont appliquées pour ajuster les exigences en fonds propres en fonction du risque inhérent à chaque participation. Ces pondérations sont établies selon le niveau de risque associé, conformément aux lignes directrices du CRR :

Participations à haut risque : Les expositions particulièrement risquées, telles que les investissements en capital-risque ou les investissements immobiliers spéculatifs, se voient appliquer une pondération de 150 %. Cela reflète le niveau de risque élevé que ces actifs représentent pour l’institution.

Participations dans des entreprises non financières : Selon leur nature et leur classification, les participations dans des entreprises du secteur non financier peuvent être soumises à des pondérations spécifiques, généralement plus élevées, afin de prendre en compte leur risque accru par rapport aux participations dans des établissements financiers.

Expositions garanties par des hypothèques : Les prêts garantis par des hypothèques résidentielles bénéficient généralement d’une pondération de 35 %, tandis que les prêts garantis par des hypothèques commerciales peuvent recevoir une pondération allant de 50 % à 100 %, selon les caractéristiques de l’exposition et les conditions définies aux articles 125 et 126 du CRR.

Ces pondérations permettent d’ajuster le niveau de fonds propres requis en fonction du risque de crédit et du niveau de risque sectoriel, garantissant ainsi une adéquation entre le profil de risque de l’institution et les exigences réglementaires.

Conclusion

En conclusion, l’identification précise des participations et l’application adéquate des pondérations dans le calcul des RWA sont essentielles pour garantir une gestion rigoureuse des risques financiers. En respectant les dispositions du CRR et en tenant compte des spécificités des expositions, les institutions financières peuvent s’assurer d’une allocation de capital adaptée à leur profil de risque. Cette démarche contribue à renforcer leur résilience tout en respectant les exigences prudentielles, ce qui est fondamental pour la stabilité du système financier global.

CET1 et les Exigences de Fonds Propres pour les Sociétés de Financement

DEVLHON Consulting décrypte : Ratio CET1 et les Exigences de Fonds Propres pour les Sociétés de Financement

Le ratio Common Equity Tier 1 (CET1) est un indicateur clé de la solidité financière des institutions bancaires et financières. Il représente le capital de la plus haute qualité, composé principalement des actions ordinaires et des bénéfices mis en réserve, après déduction des éléments intangibles et des actifs à risques.

Composition des Fonds Propres

Les fonds propres globaux des sociétés de financement se composent de trois catégories principales :

Fonds Propres de Base de Catégorie 1 (CET1) : Actions ordinaires, bénéfices non distribués, après déductions réglementaires.

Fonds Propres Additionnels de Catégorie 1 (AT1) : Instruments financiers avec des caractéristiques spécifiques, comme des obligations convertibles.

Fonds Propres de Catégorie 2 (Tier 2) : Instruments de dette subordonnée à long terme.

Le CET1 est la composante la plus solide et la plus liquide des fonds propres, essentielle pour absorber les pertes en situation de crise.

Exigences Réglementaires en Matière de Ratios de Solvabilité

Selon le Règlement (UE) n° 575/2013 (CRR), les sociétés de financement doivent respecter les ratios minimaux suivants :

Ratio CET1 : Doit être au moins égal à 4,5% des actifs pondérés par les risques (RWA), plus les coussins de fonds propres.

Ratio Tier 1 : Doit être au moins égal à 6% des RWA, plus les coussins de fonds propres.

Ratio de Solvabilité Global : Doit être au moins égal à 8% des RWA, plus les coussins de fonds propres.

Coussins de Fonds Propres Additionnels

Au-delà des ratios minimaux, les sociétés de financement doivent maintenir des coussins de fonds propres :

Coussin de Conservation de Fonds Propres : 2,5% des RWA. Il sert de réserve pour absorber les pertes en période de tension financière.

Coussin Contracyclique : Taux variable fixé par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), actuellement à 0% depuis le 1er avril 2020 en raison de la crise sanitaire. Ce coussin vise à renforcer les exigences en période de croissance excessive du crédit.

Notion de Franchise (Seuils d’Exemption)

La « franchise » en matière de fonds propres fait référence aux seuils ou exemptions accordés dans certaines conditions. Pour les sociétés de financement :

Exemptions : Certaines sociétés de financement peuvent être exemptées de l’application des normes relatives aux exigences de fonds propres si elles sont filiales d’un groupe bancaire, conformément à l’article 7 du règlement CRR.

Adaptation des Exigences : L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) peut, au cas par cas, exiger qu’une société de financement détienne des fonds propres supérieurs au minimum réglementaire, en fonction de son profil de risque.

Importance du Ratio CET1

Le ratio CET1 est crucial pour :

Assurer la Résilience Financière : Il garantit que l’établissement dispose de suffisamment de capital de haute qualité pour absorber les pertes imprévues.

Confiance des Investisseurs et Déposants : Un ratio élevé renforce la confiance dans la solidité de l’institution.

Conformité Réglementaire : Le non-respect des exigences en matière de CET1 peut entraîner des sanctions réglementaires et limiter la capacité de l’établissement à distribuer des dividendes.

Conclusion

Le ratio CET1 et les exigences de fonds propres associées sont essentiels pour la stabilité du système financier. Les sociétés de financement doivent non seulement respecter les ratios minimaux réglementaires mais aussi tenir compte des coussins additionnels et des éventuelles exigences supplémentaires imposées par l’ACPR. La compréhension et la gestion efficaces de ces obligations prudentielles sont indispensables pour assurer la pérennité et la résilience des établissements financiers.

Directive sur les Services de Paiement 3 (DSP3)

DEVLHON Consulting Décrypte : Directive sur les Services de Paiement 3 (DSP3)

 Contexte général

La Directive sur les Services de Paiement 3 (DSP3) est une évolution réglementaire majeure introduite par la Commission européenne en juin 2023 pour moderniser les services de paiement et le secteur financier dans son ensemble. Elle fait suite à la DSP2, en vigueur depuis 2019, et vise à améliorer la sécurité des paiements, renforcer la confiance des utilisateurs, et stimuler l’innovation grâce à l’open banking et à un meilleur partage des données entre les acteurs financiers. Cette directive est cruciale pour le secteur bancaire, les consommateurs, et les entreprises.

Objectifs principaux de la DSP3 :

– Améliorer la sécurité des paiements.

– Renforcer la protection des consommateurs.

– Dynamiser l’innovation dans le secteur financier, en particulier via l’open banking.

– Établir des règles plus strictes en matière d’accès aux systèmes de paiement et d’authentification des utilisateurs.

 

 Les principales nouveautés introduites par la DSP3

 La « Verification Of Payee » (VoP)

L’un des ajouts clés de la DSP3 est la Verification Of Payee (VoP), un système de vérification des correspondances entre le nom du bénéficiaire et l’IBAN avant tout virement. Ce dispositif, prévu pour être déployé en plusieurs phases jusqu’en 2027, vise à réduire les erreurs et la fraude dans les transactions électroniques.

Pour les entreprises, ce système de vérification ajoutera une couche de sécurité importante lors de virements massifs et nécessitera une adaptation des systèmes informatiques et des processus internes. Il est donc essentiel pour les trésoriers d’entreprise de préparer dès maintenant l’intégration de ce dispositif dans leurs pratiques.

 L’authentification forte du client (SCA)

La DSP3 renforce également les règles de l’authentification forte du client (Strong Customer Authentication – SCA). Introduite par la DSP2, la SCA sera étendue pour couvrir davantage de types de transactions et de cas d’usage, comme les paiements récurrents ou les commandes par téléphone (MOTO). La DSP3 introduit également des exemptions spécifiques pour certains types de transactions, afin de simplifier leur traitement tout en maintenant des standards élevés de sécurité.

Accès aux systèmes de paiement et Open Banking

La DSP3 vise à faciliter l’accès des prestataires de services de paiement (PSP) non bancaires aux infrastructures de paiement de l’UE. Elle renforce les règles relatives à l’open banking, introduites dans la DSP2, en supprimant les obstacles qui entravent l’accès des nouveaux prestataires aux données des clients et aux systèmes de paiement.

Les fournisseurs de services d’information sur les comptes (AISP) et d’initiation de paiements (PISP) auront un accès plus fluide aux systèmes bancaires, avec l’obligation pour les banques de publier des statistiques sur la disponibilité et les performances de leurs API. Cela contribuera à une concurrence plus équitable et à une meilleure transparence des services financiers.

 

 Implications pour les entreprises et les consommateurs

 Impacts sur les entreprises

– Fraude et responsabilité : La DSP3 introduit des mesures supplémentaires pour lutter contre la fraude, notamment en tenant les prestataires de services techniques (par exemple, les wallets) responsables en cas de fraude si les mesures de SCA ne sont pas correctement mises en œuvre.

– Adaptation aux nouvelles normes : Les entreprises devront se préparer à intégrer la VoP dans leurs systèmes, en particulier pour les virements de masse. Une collaboration avec les institutions bancaires sera nécessaire pour fiabiliser les données des bénéficiaires.

 Impact sur les consommateurs

– Sécurité accrue : Les nouvelles règles de SCA et la généralisation de la VoP offriront une meilleure protection contre les fraudes, tout en permettant aux consommateurs de garder le contrôle sur leurs données financières grâce à des tableaux de bord interactifs.

– Transparence des coûts : La DSP3 imposera une plus grande transparence des frais liés aux paiements, notamment pour les virements en dehors de l’UE et les conversions de devises.

 Chronologie et mise en œuvre

La DSP3 et le Payment Services Regulation (PSR) seront finalisés d’ici la fin de 2024, avec une entrée en vigueur prévue pour 2026. Les entreprises et les institutions financières auront une période de transition pour se conformer aux nouvelles règles.

Conclusion

La DSP3 est une réponse aux évolutions rapides du marché des paiements, apportant une sécurité renforcée et un cadre réglementaire modernisé pour soutenir l’innovation et la concurrence dans le secteur financier. Les entreprises, les consommateurs et les institutions devront s’adapter aux nouvelles exigences pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par cette directive.

 Qu’est-ce que le rapport de Durabilité – CSRD ?

 Qu’est-ce que le rapport de Durabilité – CSRD ?

La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) est une directive européenne adoptée en décembre 2022, qui renforce les obligations des entreprises en matière de publication d’informations sur la durabilité. L’objectif de cette directive est d’améliorer la transparence des entreprises concernant leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Cette transparence est essentielle pour orienter les flux financiers vers des investissements plus durables et pour permettre aux entreprises d’être évaluées sur leur contribution à la durabilité.

 Informations à publier

Les informations requises sont divisées en trois grandes thématiques :

– Environnement : Cela inclut la gestion des ressources naturelles, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la protection de la biodiversité, et la transition vers une économie à faible empreinte carbone.

– Social : Il s’agit des conditions de travail, des droits de l’homme, de l’égalité des sexes, de la diversité et de l’inclusion, ainsi que des interactions avec les parties prenantes, comme les communautés locales.

– Gouvernance : Cette section se concentre sur la transparence dans la gestion des entreprises, la composition des conseils d’administration, les pratiques de lutte contre la corruption et les systèmes de gestion des risques.

Ces informations doivent répondre au principe de double matérialité. Cela signifie que l’entreprise doit évaluer à la fois les incidences de ses activités sur l’environnement et la société, et l’impact de ces questions sur sa propre performance financière. Par exemple, une entreprise doit rendre compte non seulement de sa contribution aux émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de l’impact potentiel des changements climatiques sur ses opérations.

 Entreprises concernées

La CSRD s’applique à plusieurs catégories d’entreprises :

– Entreprises cotées sur les marchés réglementés de l’Union Européenne, y compris les petites et moyennes entreprises (PME) cotées ;

– Grandes entreprises dépassant deux des trois critères suivants : un bilan total supérieur à 25 millions d’euros, un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros ou un effectif de plus de 250 employés ;

– Entreprises non-européennes ayant un chiffre d’affaires net européen supérieur à 150 millions d’euros et une succursale en Europe.

Les micro-entreprises sont exclues de ces obligations, tandis que certaines filiales peuvent bénéficier d’exemptions sous certaines conditions.

 Contexte et objectifs

La directive s’inscrit dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe lancé en 2019, qui vise à transformer l’Union en une économie moderne et durable, sans émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici 2050. Le rapport de durabilité est conçu pour fournir aux investisseurs, aux autorités, et aux citoyens des informations fiables et comparables, favorisant ainsi une prise de décision éclairée. Cela permet également d’harmoniser les normes de reporting de durabilité au sein de l’Union Européenne.

En conclusion, le rapport de durabilité imposé par la CSRD constitue un élément central de la transition écologique et de la promotion d’une économie responsable en Europe.

Source :CELEX_32022L2464_FR_TXT

DEVLHON Consutling décrypte : Le Green Trade Finance.

DEVLHON Consutling décrypte : Le Green Trade Finance.

Définition du Green Trade Finance

Le Green Trade Finance représente une évolution du Trade Finance traditionnel, intégrant des préoccupations environnementales dans les transactions du commerce international. Ce concept fait partie des initiatives de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE), où le terme « green » se réfère aux aspects liés à la protection de l’environnement.

 Champ d’Application du Green Trade Finance

Le Green Trade Finance est spécifiquement conçu pour soutenir et financer des projets qui ont un impact positif sur l’environnement. Il s’applique à une vaste gamme de transactions internationales qui respectent les critères de durabilité. Parmi les exemples de projets soutenus par le Green Trade Finance, on peut citer :

– La création de parcs éoliens.

– L’amélioration de la gestion des ressources en eau.

– Le développement de systèmes de transport propres.

 Instruments Financiers Verts

Pour encourager ces initiatives, le Green Trade Finance utilise des instruments financiers spécialisés, tels que :

– Les lettres de crédit vertes.

– Les garanties bancaires vertes.

Ces instruments sont conçus pour financer des projets ou des produits qui contribuent directement à la réduction des émissions de carbone ou à la protection des ressources naturelles.

 Réduction de l’Empreinte Carbone

L’un des principaux objectifs du Green Trade Finance est de réduire l’empreinte carbone des chaînes d’approvisionnement internationales. Les entreprises qui adoptent des pratiques commerciales durables peuvent ainsi bénéficier de conditions de financement plus favorables, tout en répondant aux attentes croissantes des consommateurs et des régulateurs en matière de durabilité.

 Critères de Durabilité

Les transactions financées sous l’égide du Green Trade Finance sont rigoureusement évaluées selon des critères de durabilité spécifiques. Ces critères incluent souvent la conformité avec des normes environnementales reconnues, comme les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies.

 Transparence et Reporting

Pour garantir que les fonds alloués servent bien des objectifs environnementaux, le Green Trade Finance exige un haut niveau de transparence et de reporting. Cela permet de s’assurer que les projets financés respectent les engagements pris en matière de protection de l’environnement.

 Conclusion

Le Green Trade Finance représente une avancée majeure vers un commerce international plus responsable. En intégrant des critères de durabilité dans les solutions de financement, il permet non seulement de sécuriser les transactions, mais aussi de contribuer activement à la protection de l’environnement à l’échelle mondiale.

 

Sources : https://wholesale.banking.societegenerale.com/fr/lexique-financier/trade-finance-green-trade-finance-commerce-international-commerce-international-vert/

Décryptage de l’Étude sur la Transparence Obligataire par l’AMF

Décryptage de l’Étude sur la Transparence Obligataire par l’AMF (Juillet 2024)

Introduction et Contexte

En février 2024, le Conseil de l’Union Européenne a adopté une révision importante du Règlement MiFIR et de la Directive MiFID II, qui régissent les services d’investissement et les activités des marchés financiers dans l’Union européenne. Cette révision vise à améliorer la transparence des transactions sur les marchés obligataires en introduisant des systèmes consolidés de publication de données, appelés « consolidated tapes » (CT). Ces systèmes fourniront des informations essentielles sur les prix et les volumes des transactions, accessibles à tous les investisseurs.

Objectifs et Importance des Consolidated Tapes

Les CT s’inscrivent dans le cadre de l’Union des marchés des capitaux (CMU) et visent à renforcer l’intégration des marchés financiers européens. Elles permettront une meilleure découverte des prix grâce à des données de marché de qualité et quasi-temps réel. Cependant, la révision du règlement introduit également des différés de publication standardisés pour les transactions obligataires, supprimant le pouvoir discrétionnaire des autorités nationales qui entraînait des pratiques divergentes et une transparence limitée.

Méthodologie de l’Étude

Cette étude propose une méthodologie pour calibrer les seuils des différés de publication en s’appuyant sur l’analyse des données de transactions. L’objectif est d’équilibrer l’accès à l’information de marché avec le maintien de la liquidité et de l’efficience du marché. Les différés de publication sont nécessaires pour permettre aux acteurs de marché de couvrir leurs positions avant la divulgation des transactions.

Analyse des Données de Transactions

L’étude se concentre sur les obligations d’entreprises et utilise les données de transactions reçues par l’AMF. Ces données sont traitées pour éliminer les doublons et les anomalies. La majorité des transactions sur les obligations françaises concerne des obligations d’entreprises, bien que les obligations souveraines dominent en termes de volumes échangés.

Transparence Post-Négociation Actuelle

Le règlement MiFIR, en vigueur depuis 2018, impose des obligations de transparence post-négociation pour diverses catégories d’instruments financiers, y compris les obligations. Les transactions doivent être publiées rapidement, mais des différés de publication sont possibles selon certains critères (liquidité de l’obligation, taille de la transaction). Actuellement, une grande proportion des obligations d’entreprises est considérée comme illiquide, ce qui rend ces transactions éligibles aux différés de publication.

Nouveaux Critères de Transparence

La révision de MiFID/MiFIR introduit une nouvelle définition de la liquidité basée sur la taille d’émission des obligations et propose de nouveaux critères pour les différés de publication. Les transactions seront classées en cinq catégories selon la liquidité et la taille de l’obligation, avec des délais de publication allant de temps réel à quatre semaines.

Calibration des Seuils

La calibration des nouveaux seuils de différés de publication vise à maximiser la transparence sans nuire à la liquidité du marché. Les seuils proposés se basent sur le temps nécessaire au marché pour absorber une transaction d’une taille donnée. Les résultats de l’analyse indiquent que les critères actuels sont trop permissifs et ne soutiennent pas efficacement l’objectif d’une CT efficiente. La redéfinition de ces critères est donc cruciale pour une meilleure transparence.

Conclusion

Cette étude de l’AMF met en lumière les enjeux et les méthodes de calibration des différés de publication sur le marché obligataire. Les nouvelles règles de transparence, en cours de définition, sont essentielles pour améliorer la visibilité et l’efficience des marchés financiers européens tout en maintenant leur liquidité.

Sources : https://www.amf-france.org/sites/institutionnel/files/private/2024-07/etude-transparence-obligataire_-fr.pdf

 

La Course pour se Préparer à DORA

 Nouveau Régime de Résilience de l’Europe : La Course pour se Préparer à DORA

 Introduction

La digitalisation rapide du secteur financier a apporté de nombreux avantages, mais elle a également exposé les entreprises à des risques technologiques accrus tels que les cyberattaques, les pannes de systèmes et les défaillances des technologies de l’information et de la communication (TIC). Pour renforcer la résilience des institutions financières (IF) face à ces menaces, l’Union Européenne a introduit la directive sur la résilience opérationnelle numérique, connue sous le nom de DORA (Digital Operational Resilience Act). Alors que la date de mise en vigueur de DORA approche, les institutions financières et leurs fournisseurs de services TIC doivent intensifier leurs efforts pour se conformer à cette nouvelle réglementation.

 La Nécessité de DORA

DORA vise à établir des exigences rigoureuses pour protéger les processus commerciaux critiques des institutions financières en Europe. Elle englobe plusieurs aspects essentiels, notamment :

Gestion des Risques TIC : Élaboration d’un cadre interne de gestion des risques TIC, incluant une stratégie, des politiques et des procédures adaptées.

Gestion et Signalement des Incidents TIC : Mise en place de processus robustes pour gérer et signaler les incidents et les cybermenaces.

Tests de Résilience Opérationnelle : Adoption d’une approche basée sur les risques pour les tests de résilience, y compris les tests physiques, les tests d’application et les tests de pénétration axés sur les menaces.

Gestion des Risques Tiers : Établissement d’un cadre de gestion des risques pour les fournisseurs de services TIC tiers.

Partage d’Informations : Facilitation du partage d’informations et de renseignements sur les cybermenaces entre les institutions financières.

 Progrès et Défis dans la Mise en Œuvre de DORA

Selon une enquête menée par McKinsey, bien que la majorité des institutions financières aient initié le processus de mise en conformité avec DORA, beaucoup restent en retard. Plusieurs défis demeurent, notamment :

Clarté Limitée sur la Portée des Exigences : Les institutions ont du mal à définir précisément les fonctions critiques et les fournisseurs tiers critiques de TIC.

Incertitude sur le Calendrier de Mise en Œuvre : La finalisation des normes techniques réglementaires (RTS) est attendue pour juillet 2024, rendant difficile la planification et l’exécution des programmes de conformité.

Exemple de Mise en Œuvre Réussie

Une grande institution financière européenne a récemment achevé un programme majeur de remédiation aux risques technologiques et a rapidement réorienté ses efforts pour se conformer à DORA. En repensant son programme DORA avec des groupes d’activités spécifiques et en réorganisant sa gouvernance, l’institution a réussi à créer une culture de gestion des risques technologiques à travers toute l’organisation. Cette approche stratégique et basée sur les risques a permis à l’institution de se positionner favorablement par rapport à ses pairs.

 Conséquences Financières

La mise en conformité avec DORA représente un investissement considérable pour les institutions financières. Les estimations des coûts de mise en œuvre complète varient entre 5 et 15 millions d’euros pour la stratégie, la planification et l’orchestration du programme, avec des coûts totaux pouvant atteindre jusqu’à 100 millions d’euros pour les grandes institutions.

 Conclusion

Avec l’échéance de janvier 2025 qui approche, les institutions financières européennes doivent accélérer leurs efforts pour se conformer à DORA. La clé de la réussite réside dans une approche structurée et holistique, intégrant la gestion des risques technologiques comme un moteur essentiel de la valeur commerciale. Les institutions doivent se préparer à cette transition pour assurer une résilience opérationnelle robuste et protéger leurs processus critiques contre les menaces numériques.

 

 

Source : https://www.mckinsey.com/capabilities/risk-and-resilience/our-insights/europes-new-resilience-regime-the-race-to-get-ready-for-dora?stcr=934F4ABC6427494AB125E709847B2998&cid=other-eml-alt-mip-mck&hlkid=d514a4fa3ed347a3b96163ed2125b47f&hctky=15615145&hdpid=f355c4d3-f199-46a3-9191-5b86b6fb8532

Le Master Data Management dans les entreprises du secteur financier

L’Importance du Master Data Management (MDM) pour les entreprises du secteur financier

Le Master Data Management (MDM), ou gestion des données maîtres, est un processus essentiel pour toutes entreprises du secteur financier cherchant à exploiter pleinement le potentiel de ses données. Le MDM permet de centraliser, d’organiser et de gérer les données critiques de manière cohérente et précise. Dans un monde où les données sont devenues un atout stratégique, la maîtrise du MDM est cruciale pour assurer la fiabilité des informations et optimiser les opérations.

 Pourquoi le MDM est crucial

Le MDM assure que les données maîtresses, telles que les informations sur les clients, les produits et les fournisseurs, sont exactes, cohérentes et à jour. Cela réduit les erreurs et améliore la qualité globale des données. En centralisant les données maîtresses, le MDM facilite l’intégration des systèmes et des applications de la banque. Cela permet d’optimiser les processus opérationnels, de réduire les duplications de données et d’améliorer l’efficacité globale. Des données précises et fiables sont essentielles pour une prise de décision éclairée. Le MDM fournit une vue unique et cohérente des données, permettant aux décideurs d’accéder rapidement à des informations pertinentes et de qualité.

 Les bénéfices et défis du MDM

Les banques qui mettent en œuvre un MDM efficace bénéficient de nombreux avantages. En éliminant les redondances et en améliorant l’efficacité des processus, le MDM permet de réduire les coûts liés à la gestion des données. Les erreurs de données sont également minimisées, ce qui réduit les coûts de correction et de réconciliation. Le MDM permet de consolider les informations sur les clients, offrant une vue complète et précise de chaque client. Cela permet de personnaliser les interactions et d’améliorer la satisfaction et la fidélité des clients. Les réglementations de plus en plus strictes en matière de gestion des données exigent des entreprises du secteur qu’elles maintiennent des données précises et traçables. Le MDM aide à garantir la conformité en fournissant une gestion cohérente et centralisée des données maîtresses.

Cependant, la mise en œuvre du MDM présente des défis. Intégrer des systèmes divers et souvent incompatibles peut être complexe. La solution consiste à utiliser des outils d’intégration de données robustes et à adopter des standards ouverts pour faciliter l’interopérabilité. Assurer la qualité des données est un défi majeur. Il est essentiel de mettre en place des processus de nettoyage, de validation et de gestion de la qualité des données pour garantir leur précision et leur fiabilité. La réussite du MDM dépend également de l’implication de toutes les parties prenantes. Il est crucial de sensibiliser et de former les équipes sur l’importance du MDM et de les impliquer dès les premières étapes du projet.

 Conclusion

Le Master Data Management est un pilier essentiel pour toutes banques/ institutions financières cherchant à optimiser sa gestion des données et à en tirer le meilleur parti. En assurant la fiabilité, la cohérence et l’accessibilité des données maîtresses, le MDM contribue à l’efficacité opérationnelle, à une meilleure prise de décision et à une expérience client améliorée. Dans un monde en constante évolution technologique, l’importance du MDM ne cesse de croître, et les entreprises qui maîtrisent cet aspect sont mieux positionnées pour réussir.

Présentation de l’offre Excellence Réglementaire de DEVLHON Consulting

Chez DEVLHON Consulting, nous sommes convaincus que l’excellence réglementaire est essentielle pour la pérennité et la performance des entreprises. Face aux exigences croissantes des régulateurs mondiaux, notre mission est d’accompagner nos clients dans la mise en conformité et l’optimisation de leurs processus réglementaires.

Nos Services

1. Conformité et Gestion des Risques

– KYC (Know Your Customer) : Nous aidons à définir et catégoriser votre clientèle, à évaluer le niveau d’informations et à adapter votre méthodologie de scoring.

– Contrôle Permanent : Nous assistons dans l’adaptation de la gouvernance, l’établissement de plans de contrôle et le maintien des reportings internes et externes.

2. Lutte Contre la Criminalité Financière

– Surveillance et Sanctions : Nous optimisons vos dispositifs de surveillance transactionnelle et sensibilisons vos équipes aux responsabilités locales et centrales.

– Protection des Intérêts Clients : Nous sécurisons la mise sur le marché de nouveaux produits, renforçons les contrôles de suitability et gestion des réclamations.

3. Gestion des Risques Opérationnels

– Évaluation et Cartographie : Nous aidons à bâtir un référentiel organisationnel et fonctionnel, développer une base d’incidents, et évaluer vos risques opérationnels.

– Pilotage : Nous mesurons et pilotons les dispositifs de maîtrise des risques à partir d’indicateurs pertinents.

4. Audit Interne

– Méthodologie et Outils : Nous développons des méthodologies d’audit et centralisons les résultats et recommandations pour établir des plans pluriannuels efficaces.

Pourquoi Choisir DEVLHON Consulting ?

DEVLHON Consulting se distingue par son expertise approfondie en matière de conformité et de gestion des risques réglementaires. Nos services sont alignés avec les meilleures pratiques internationales, assurant une protection optimale de vos intérêts et une minimisation des risques. Nous croyons que l’excellence réglementaire doit être intégrée au cœur de la stratégie d’entreprise pour garantir une performance durable et un avantage concurrentiel.

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