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La bataille feutrée des places financières africaines pour attirer les sociétés

http://www.rfi.fr/emission/20190514-bataille-feutree-places-financieres-africaines-attirer-societes Les places financières africaines ont le vent en poupe. Johannesburg, Lagos, l’île Maurice, les hubs financiers se développent et sont de plus en plus utilisés par les entreprises pour aborder le marché africain. Parmi ces places, une se distingue par ses ambitions, il s’agit de Casablanca. Casa Finance City, l’une des places financières les mieux notées dans les palmarès internationaux.
Une place financière c’est d’abord une plateforme logistique où les entreprises trouvent un ensemble de services administratifs, juridiques et financiers, nécessaires à leurs activités. Lorsqu’une société veut par exemple s’implanter dans la zone CEDEAO, elle peut choisir de concentrer ce que l’on appelle son back-office, son arrière-boutique, dans une place financière. CFC, Casa Finance city entend jouer ce rôle. Ibrahimi Saïd est le directeur général de CFC. « On est parti de l’idée qu’il fallait offrir une espèce de camp de base, qui permet d’accéder au continent et de bénéficier en même temps d’un environnement des affaires qui soit le plus compatible avec ce que les entrepreneurs internationaux ont l’habitude d’avoir. » Casa Finance City est né en 2010, mais commence réellement à prendre son envol, à mesure que le Maroc développe son courant d’affaires avec l’Afrique subsaharienne, explique Ibrahimi Saïd. « Nous avons constitué un écosystème qui est composé essentiellement d’entreprises financières – au sens large -, près de 200. Toutes sont orientées vers l’Afrique. C’est une facilitation de leur environnement des affaires pour qu’elles soient tout à fait occupées à leur business et pas aux démarches administratives. » Reste que CFC n’est pas seule. En Afrique la concurrence est déjà rude. Yoann Lhonneur, spécialiste du secteur bancaire chez Devlhon consulting. « Je pense qu’il faut distinguer les concurrents à forte capacité de volume d’affaires et de volume de traitement, des concurrents à forte capacité technologique et de back-office. Donc clairement, les deux grandes places subsahariennes que sont l’Afrique du Sud et dans une certaine mesure le Nigéria comptent dans ce cadre-là. En Afrique du Nord, l’Égypte fait partie des acteurs qui pourraient pointer à l’avenir. Sur les hubs qui combinent les 2 [régions], la place de Maurice est un concurrent fort pour certaines activités  » Beaucoup de pays rechignent à voir les activités de gestion filer vers les places financières marocaine ou mauricienne, pourtant selon Yoann Lhonneur, ils pourraient au contraire en tirer des bénéfices. « Le fait que le CFC aspire à un certain nombre de flux, ça va peut-être servir aussi à professionnaliser les marchés subsahariens et ensuite il y a un autre mouvement de balancier, qui dans quatre, cinq ans, voire plus, profitera aux places financières subsahariennes. »  Pour affirmer davantage son rôle, Casablanca s’est aussi dotée d’une cour d’arbitrage commerciale de réputation mondiale.

Focus Monétique: Quand l'Afrique prend sa sécurité en main

 

" La question est encore considérée sous le seul angle informatique et technique, alors qu’elle doit aussi être abordée du point de vue stratégique et logistique. "

L'Afrique investit dans la lutte contre la cybercriminalité et renforce son environnement juridique: il existe cependant des écarts de maturité de lois entre les pays principalement concernés.

 
Article par Stéphanie Wenger - Jeune Afrique n°3037
 

Extrait :

"Les Cyberattaques contre les établissements financiers se sont multipliées ces dernières semaines en Afrique de l'Ouest. Mais, face à des procédés de plus en plus sophistiqués, les moyens manquent..."

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Impacts de la Réglementation RGPD sur la Banque de Détail et d’Investissement

"En 2019, le secteur bancaire poursuit sa mise en conformité vis-à-vis de la réglementation européenne RGPD. Les exigences semblent impacter plus les activités de Retail que les activités CIB"

 
Article DEVLHON Consulting
 

Extrait :

 

Mise en conformité du secteur bancaire

Dans le cadre de la démarche de mise en conformité du secteur bancaire face à la RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), ce document s’appuie sur les éléments principalement publiés par la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) afin de clarifier les actions à mener par les Banques de Financement & Investissement ainsi que les Banques de Détail. A ce jour, le secteur bancaire poursuit sa mise en conformité vis-à-vis de la réglementation européenne RGPD. Les exigences semblent impacter plus les activités de la Banque du Detail que les activités CIB.

Que dit le règlement ?

La RGPD encadre le traitement des données personnelles sur le territoire de l’Union européenne et en dehors de celle-ci. Tout organisme quelle que soit sa taille, son pays d’implantation et son activité, peut être concerné. Or, la RGPD s’applique à toute organisation, publique et privée, qui traite des données personnelles pour son compte ou non, dès lors : • Qu’elle est établie sur le territoire de l’Union européenne • Que son activité cible directement des résidents européens (toutes nationalités confondues) La RGDP met sur le même pied d’égalité les entreprises établies au sein de l’Union européenne et celles basées hors d’Europe et met fin à une distorsion de concurrence.

Quelle donnée est concernée ?

Le type de donnée qui est concernée par le RGPD est la donnée dite ‘personnelle’. Une « donnée personnelle » corresponde à toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable"

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DEVLHON Consulting vous présente ses meilleurs voeux 2019 !

     

Afin de tous vous remercier et de vous souhaiter nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année, nous vous avons concocté une nouvelle vidéo !

 

 TOP 10 des Cyberattaques Bancaires en 2018

"Début 2018, le président du Forum Economique Mondial a annoncé que les pertes mondiales résultant des cyberattaques atteignaient près de 1000 milliards USD."

 
Article DEVLHON Consulting

Extrait :

"Le nombre de cyberattaques a augmenté régulièrement au cours des dernières années. Selon Kaspersky Lab, 1876 millions d'attaques malveillantes ont eu lieu en 2018 et tout indique que 2019 ne sera pas l’exception pour que ce chiffre continue à augmenter. Le secteur bancaire est, par sa nature, une cible de plus en plus attirante pour les acteurs malveillants. Début 2018, le président du Forum Economique Mondial a annoncé que les pertes mondiales résultant des cyberattaques atteignaient près de 1000 milliards USD . Aujourd’hui, les banques subissent actuellement des attaques ciblant les virements interbancaires, le traitement des cartes, les distributeurs d’argent, la banque en ligne et les passerelles de paiement. L'éventail des cibles est vaste. Si les hackers disposent des connaissances et des moyens techniques nécessaires, l'accès à de tels systèmes peut générer plus de revenus que la fraude à l'encontre des clients des banques."

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Retrouvez l'analyse de DEVLHON Consulting pour Jeune Afrique: "De nouveaux acteurs à l'assaut des services financiers"

 

"Les données clients collectées permettent d'établir des profils de risque de crédit afin de proposer des services financiers mieux adaptés"

Les Pétroliers et les Distributeurs rejoignent les Telcos sur le marché des services financiers, le poids de leurs réseaux de points de vente sera-t-il suffisant pour concurrencer les géants en place ?

 
Article par Natacha Gorwitz - Jeune Afrique Hors-Série n°49 - Spécial Finance
 

Extrait :

"Payer ses factures d’eau et d’électricité, déposer et retirer des espèces sur son compte mobile money, effectuer des transferts d’argent ou encore souscrire à des produits d’assurance. Autant de démarches que pourront effectuer,d’ici à la fin de l’année,les clients des stations-service de Total dans huit pays africains – Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Kenya, Mali, Maroc, Guinée et Sénégal–, soit 500 points de vente.La major pétrolière française croit beaucoup en ce nouveau service. « Plus d’une centaine de contrats sont en cours de négociation avec des opérateurs de télécoms, des banques, des assurances, des sociétés de transfert d’argent, ainsi que des plateformes de biens et services », rapporte Thibault Flichy, vice-président marketing et digital Afrique de Total. Dans les 171 stations-service du groupe déjà équipées de l’agrégateur de moyens de paiement et de services digitaux développé par la fintech sénégalaise Touch, 10000 transactions sont réalisées chaque jour par le biais de la plateforme, pour un montant global de 200 millions de F CFA (305000 euros). Sur chaque transaction, les points de vente perçoivent en moyenne une commission de 1 %..."

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Retrouvez les questions de Jeune Afrique à Yoann Lhonneur, Directeur Associé de DEVLHON Consulting

 

"Les banques continuent d'investir dans leur réseau"

Perspectives sur l'organisation et la stratégie des réseaux bancaires en Afrique.

 
Interview par Rémy Darras - Jeune Afrique Hors-Série n°49 - Spécial Finance
 

Extrait :

"La nouvelle réglementation de l’Uemoa pousse les groupes bancaires à avoir leur propre direction régionale. Pour quels avantages ? Jusqu’ici, dans les zones Cemac et Uemoa, pour bénéficier d’un crédit important, les informations remontaient jusqu’au siège des banques à Casablanca ou à Paris, qui centralisaient les prises de décision en jonglant avec les politiques de risques locales. Plutôt que d’avoir six pays éparpillés, vous pouvez augmenter en taille critique en réalisant des économies d’échelle. Les banques sont forcées à investir, à professionnaliser leurs structures. Cela crée un marché de hauts cadres experts, qui voient des perspectives avec un siège régional plus africanisé et une vraie politique de ressources humaines."

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Baromètre de la Zone Franc de DEVLHON Consulting pour le Hors Série n°49 Spécial Finance de Jeune Afrique

 

" Les banques marocaines n’ont jamais compté autant d’agences dans la région: 918 fin 2017, contre 903 fin 2016. "

Les cartes se redistribuent dans le paysage bancaire de la zone franc, en première ligne les banques marocaines. Etude du poids des grands groupes bancaires dans la zone franc.

 
Article par Eric Dupuy - Jeune Afrique Hors-Série n°49 - Spécial Finance
 

Extrait :

"Les établissements marocains poursuivent leur montée en puissance dans le paysage bancaire de la zone franc. Déjà leaders (parmi les banques étrangères) depuis quelques années dans l’Uemoa, Attijariwafa Bank, BMCE Bank et BCP sont sur le point d’étendre leur leadership à l’Afrique centrale. En septembre 2018, BCP a ainsi annoncé l’acquisition des filiales du groupe français BPCE au Cameroun et au Congo. Le recul des banques hexagonales au sein de la Cemac est accentué par le désengagement de BNP Paribas du Gabon, après qu’il a cédé en juin 2018 sa filiale au Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS)..."

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Retrouvez DEVLHON Consulting dans Jeune Afrique

 

"Les risques sont d’autant plus grands qu’ils se concentrent sur un petit nombre de clients"

La privatisation du secteur de l'électricité au Nigeria tourne à l'échec. Etude de l'impact de la dette du secteur sur les banques exposées.

 
Propos recueillis par Julien Clémençot et Joël Té-Léssia Assoko - DEVLHON Consulting dans Jeune Afrique (Dossier Privatisation du Secteur de l'Electricité au Nigeria)
 

Extrait :

"Et ces derniers mois, les nouvelles ne sont pas bonnes du tout. Parce qu’ils ne sont que partiellement payés par les sociétés de distribution, les producteurs d’électricité cumulent, selon Joy Ogaji, secrétaire exécutive de l’Association des compagnies productrices d’électricité, une dette de 1 000 milliards de nairas (2,36 milliards d’euros), dont 70 % sont dus à leurs fournisseurs de gaz. De fait, plusieurs grandes banques du pays craignent qu’une partie des crédits octroyés au secteur ne soit pas remboursée. Le montant des financements accordés en 2014, un an après la privatisation, était estimé à 5 milliards de dollars par les analystes CSL Stockbrokers, une filiale du groupe financier FCMB..."

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Retrouvez DEVLHON Consulting pour l'analyse Mobile Banking du Dossier Télécoms de Jeune Afrique

 

"Paradoxalement, le réel avantage d’Orange n’est pas technologique, il est à chercher dans sa capacité à comprendre les usages d’une population rurale et urbaine "

En dix ans, Orange confirme sa position de leader en solution de transfert d'argent et de paiement, en Afrique, et développe des services financiers. Analyse d'un parcours prometteur.

 
Propos recueillis par Saïd Aït-Hatrit - DEVLHON Consulting pour l'analyse Mobile Banking du Dossier Télécoms de Jeune Afrique
  Extrait :

"À la fin de l’année 2008, Orange était le premier opérateur de télécoms à déployer un service de transfert d’argent et de paiement mobile en Afrique francophone, en l’occurrence en Côte d’Ivoire, afin de fidéliser une clientèle qui utilise essentiellement des cartes prépayées. « Au Kenya, M-Pesa avait connu une croissance fulgurante après seulement vingt mois d’activité, rappelle Thierno Seck, à l’époque directeur de projet chez Orange Money et aujourd’hui à la tête du cabinet Sefima Advisory Services. Nous étions optimistes, car les solutions de mobile money répondaient à des besoins structurels, notamment en matière de bancarisation, et s’inscrivaient dans une dynamique de fond. »..."

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