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DEVLHON Consulting décrypte : La résolution des crises bancaires

DEVLHON Consulting décrypte : La résolution des crises bancaires – bilan et perspectives selon l’analyse de la Banque de France

Depuis la crise financière de 2008, la gestion des crises bancaires a profondément évolué, plaçant la résolution bancaire au cœur des stratégies pour sécuriser le secteur financier sans recourir systématiquement aux fonds publics. Dans cet article, DEVLHON Consulting vous présente une analyse issue de la Banque de France, qui propose un bilan du régime de résolution bancaire en Europe et souligne les enseignements tirés des récentes crises financières.

 Les fondements de la résolution bancaire : protéger les finances publiques

La crise de 2008 a laissé un héritage de défis complexes pour les systèmes financiers. À l’époque, les gouvernements n’avaient d’autre choix que de renflouer les banques en difficulté aux frais des contribuables ou de les laisser faire faillite, risquant ainsi d’entraîner le système économique dans une instabilité prolongée. Depuis, des mécanismes de résolution bancaire ont été instaurés, permettant aux autorités de restructurer, voire de liquider une banque défaillante de manière contrôlée et en minimisant l’impact pour le public.

L’analyse de la Banque de France met en lumière le rôle central de la résolution bancaire dans l’Union européenne, qui repose sur trois piliers : le mécanisme de résolution lui-même, une supervision bancaire centralisée et une garantie des dépôts harmonisée. Ces outils permettent aux autorités de sécuriser les banques tout en s’assurant que les actionnaires et créanciers sont les premiers contributeurs lors des défaillances bancaires.

Les instruments de la résolution bancaire en Europe

Les banques européennes peuvent être placées en résolution suivant deux principales modalités :

Le bail-in : Ce mécanisme de renflouement interne impose aux actionnaires et aux créanciers de supporter les pertes d’une banque en difficulté avant de mobiliser des fonds publics. Il s’agit d’une méthode privilégiée pour limiter l’impact des crises bancaires sur les finances publiques.

Les opérations de transfert : Dans certains cas, il est possible de transférer des actifs et activités saines vers un acquéreur ou une « bad bank », permettant ainsi de séparer les actifs compromis et de stabiliser le reste de l’institution.

Un financement de la résolution bancaire qui repose sur la mutualisation

Le financement de la résolution est un aspect essentiel pour limiter les impacts des crises bancaires. Le Fonds de résolution unique (FRU), alimenté par les contributions des banques, est utilisé en Europe pour limiter l’intervention directe de l’État. Dans son analyse, la Banque de France souligne une différence majeure avec le modèle américain, où les autorités disposent d’un fonds fédéral plus flexible, permettant des interventions plus rapides.

En Europe, les autorités privilégient une approche qui rompt le lien entre banques et États, mais cela implique que les secteurs bancaires nationaux mutualisent leurs efforts au sein du FRU, ce qui peut limiter la rapidité de l’intervention. Ainsi, avant que les fonds publics ne soient mobilisés, les banques doivent démontrer leur capacité à absorber les pertes, dans le respect des normes MREL (Minimum Requirement for own funds and Eligible Liabilities), qui sont plus contraignantes que les normes TLAC (Total Loss Absorbing Capacity) américaines.

Les leçons des turbulences bancaires de 2023

Les récentes défaillances bancaires observées en Europe et aux États-Unis en 2023 offrent des enseignements précieux pour le régime de résolution européen, d’après l’analyse de la Banque de France. Bien que les mécanismes européens aient été efficaces, certains aspects nécessitent des ajustements. Les crises récentes, comme le rachat de Credit Suisse, ont montré que les interventions doivent pouvoir se faire rapidement, surtout face aux retraits massifs de dépôts amplifiés par les outils numériques.

Dans ce contexte, les États-Unis ont pu intervenir rapidement en utilisant des dispositifs de liquidité fédérale. En Europe, cependant, les banques ne bénéficient pas de ces facilités de liquidité en cas de crise, ce qui pourrait mettre en péril la stabilité du secteur financier européen.

Recommandations de la Banque de France pour renforcer la résolution bancaire

Pour répondre aux défis actuels, l’analyse de la Banque de France recommande des améliorations dans le régime de résolution européen :

Renforcer les exigences de fonds propres : Imposer des niveaux plus élevés de capacité d’absorption des pertes aux petites et moyennes banques, en complément des grandes institutions, afin de réduire les risques de contagion.

Diversifier les outils de résolution : Utiliser une combinaison d’instruments de résolution (renflouement interne, cessions d’actifs) pour s’adapter aux nouvelles formes de crises, notamment celles liées aux risques géopolitiques, climatiques ou numériques.

Instaurer un dispositif de liquidité d’urgence européen : La mise en place d’une liquidité d’urgence spécifique au niveau européen permettrait de soutenir les banques sans menacer la stabilité des marchés en période de retraits massifs de dépôts.

 Conclusion

En plus de dix ans, la résolution bancaire a consolidé sa place dans l’architecture de l’Union bancaire européenne. Cependant, comme le souligne la Banque de France, le régime actuel doit évoluer pour s’adapter aux nouvelles vulnérabilités du secteur bancaire. Le renforcement des normes d’absorption des pertes, une approche plus flexible et l’accès à une liquidité d’urgence contribueraient à garantir la résilience du secteur financier en cas de crises futures.

En intégrant ces recommandations, l’Europe pourrait renforcer sa stabilité bancaire et construire une Union bancaire robuste et prête à affronter les défis modernes.

 

Source : file:///C:/Users/devlh/Downloads/Blog_371_FR.pdf

BCE : Une politique monétaire adaptée à un contexte en mutation

BCE : Une politique monétaire adaptée à un contexte en mutation

Le 17 octobre 2024, à l’issue d’une réunion à Ljubljana, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a pris une décision significative : une baisse de 25 points de base des trois principaux taux d’intérêt directeurs. Christine Lagarde, présidente de la BCE, accompagnée de Luis de Guindos, a annoncé cette décision qui reflète l’évaluation des perspectives d’inflation et des conditions économiques actuelles dans la zone euro.

 Un ajustement des taux pour accompagner la désinflation

Dans son intervention, Christine Lagarde a souligné que la réduction du taux de la facilité de dépôt était motivée par des indicateurs économiques montrant un ralentissement de l’activité et une modération de l’inflation. Si l’inflation a connu une baisse à 1,7 % en septembre, les pressions sur les prix intérieurs, en particulier dues à l’augmentation des salaires, demeurent importantes. L’inflation devrait s’accélérer à court terme avant de se stabiliser autour de l’objectif de 2 % en 2025.

Malgré des signes de ralentissement dans certains secteurs comme l’industrie et l’immobilier résidentiel, le marché du travail reste solide avec un taux de chômage stable à 6,4 %. Christine Lagarde a souligné que l’économie devrait reprendre progressivement grâce à la hausse des revenus réels et à la demande mondiale, tandis que les politiques budgétaires et structurelles devront se concentrer sur la compétitivité et la productivité pour soutenir la croissance.

 L’impact des risques géopolitiques

Le Conseil des gouverneurs a également tenu compte des risques géopolitiques croissants, notamment la guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient, qui peuvent influencer les prix de l’énergie et perturber le commerce mondial. À cela s’ajoute la possibilité d’une inflation plus élevée si les salaires ou les bénéfices augmentent davantage que prévu. Toutefois, la BCE reste vigilante, prête à ajuster ses outils pour maintenir la stabilité des prix et préserver la transmission de sa politique monétaire.

François Villeroy de Galhau : une perspective française

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a salué la décision unanime de la BCE, qualifiant celle-ci de cohérente avec l’analyse des données économiques actuelles. Il a insisté sur le fait que la baisse de l’inflation à 1,7 % en septembre était plus marquée que prévu, confortant les perspectives d’atteindre l’objectif de 2 % plus tôt que prévu en 2025.

 Une politique monétaire plus souple à venir ?

Villeroy de Galhau a également évoqué la question de la croissance européenne, affirmant que bien que l’économie européenne connaisse un « atterrissage en douceur » sans récession, un véritable rebond n’est pas encore en vue. Le maintien d’un taux d’épargne élevé des ménages et la faiblesse de l’investissement privé contribuent à cette situation. Il estime que la récente décision de baisse des taux est justifiée, et il anticipe d’autres baisses futures pour soutenir l’économie, tout en adoptant une approche pragmatique en fonction des données disponibles.

Sur la situation spécifique à la France, la politique monétaire de la BCE s’inscrit dans un contexte de modération de l’activité. Cependant, l’économie française bénéficie de la solidité de son marché du travail et d’un environnement propice à la consommation, à condition que les tensions sur les salaires et l’inflation soient maîtrisées. François Villeroy de Galhau a conclu en rappelant que la France, comme l’ensemble de la zone euro, doit rester agile face à l’incertitude économique mondiale et garder une flexibilité dans l’ajustement de la politique monétaire.

Conclusion générale

La réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE marque une étape importante dans l’ajustement de la politique monétaire de la zone euro, avec une baisse des taux directeurs visant à accompagner la désinflation tout en soutenant une reprise économique encore fragile. Christine Lagarde et François Villeroy de Galhau ont réaffirmé leur engagement à agir avec pragmatisme, en tenant compte des données économiques et des risques géopolitiques qui continuent de peser sur l’économie. La France, tout comme le reste de la zone euro, doit rester attentive aux évolutions économiques globales et poursuivre ses efforts pour maintenir une stabilité à long terme.

DEVLHON Consulting décrypte : Synthèse des contrôles SPOT – Octobre 2024

DEVLHON Consulting décrypte : Synthèse des contrôles SPOT sur les reportings réglementaires AIFM, MMF, et ROSA –Octobre 2024

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a réalisé une série de contrôles SPOT, annoncée dans ses priorités de supervision 2023, pour évaluer la qualité des données transmises par les sociétés de gestion de portefeuille (SGP) dans les reportings réglementaires AIFM, MMF et via le référentiel ROSA. Ces contrôles s’inscrivent dans un contexte où les reportings constituent des outils essentiels pour la supervision des risques systémiques et le suivi du secteur financier, notamment en ce qui concerne les fonds alternatifs.

Contexte et objectifs

La directive AIFM, mise en œuvre après la crise financière de 2008, impose des obligations de reporting aux gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs. En 2023, ce reporting concernait 9337 fonds pour un total de 1219 milliards d’euros gérés. De plus, les fonds monétaires (MMF) ont également une importance cruciale avec 2171 reportings réalisés entre 2021 et 2023. Le dispositif ROSA, introduit en 2021, permet aux SGP de transmettre diverses informations réglementaires à l’AMF.

Les contrôles ont porté sur quatre axes majeurs :

  1. Organisation et gouvernance des dispositifs de reporting.
  2. Corpus procédural relatif à la production des reportings.
  3. Analyse des processus opérationnels de production des reportings AIFM et MMF.
  4. Dispositif de contrôle interne en place.

Résultats et constats principaux

Organisation et gouvernance

Les SGP contrôlées ont majoritairement délégué une partie de leur processus de production des reportings à des prestataires externes. Cependant, il existe un risque accru d’erreur lorsque les processus ne sont pas entièrement intégrés, les étapes manuelles étant souvent associées à des traitements automatisés. La majorité des SGP a mis en place des dispositifs de contrôle indépendants pour valider les reportings avant transmission à l’AMF, mais certaines failles subsistent, notamment en matière de formation du personnel et de gouvernance des projets.

Processus opérationnels et contrôle interne

Le contrôle interne est généralement bien structuré, mais des anomalies ont été relevées dans certaines SGP, notamment dans le suivi des délégations de gestion. Des manquements ont également été observés dans la formalisation des contrats avec les prestataires externes, qui ne mentionnent pas toujours les contrôles de qualité à réaliser.

Recommandations et bonnes pratiques

L’AMF recommande de :

– Séparer les fonctions de production et de contrôle des reportings.

– Intégrer le suivi des reportings aux comités de gestion des risques pour améliorer la coordination.

– Utiliser des indicateurs de performance (KPI) pour suivre l’efficacité des prestataires.

Conclusion

La fiabilité des données transmises à l’AMF reste une priorité pour assurer une supervision efficace des risques financiers. L’AMF continuera à surveiller la qualité des reportings tout en encourageant l’implémentation de meilleures pratiques dans le secteur.

Le développement des big techs dans le secteur financier

 Le développement des big techs dans le secteur financier : Quels risques ? Quelles réponses réglementaires ?

Au cours des dernières années, les grands acteurs technologiques, appelés « big techs », ont progressivement investi le secteur des services financiers. Bien que leur présence en Europe demeure encore limitée, leur potentiel de développement soulève des questions cruciales sur les risques encourus pour la stabilité financière et les réponses réglementaires appropriées.

 Les big techs dans la finance : un développement progressif mais inquiétant

Les géants de la technologie tels que Google, Amazon, Meta ou Apple, bien que traditionnellement centrés sur des activités numériques (réseaux sociaux, e-commerce, moteurs de recherche), se diversifient progressivement vers des services financiers. Cette incursion repose sur plusieurs avantages comparatifs : une communauté d’utilisateurs mondiale, des capacités inégalées en matière de gestion de données et une solidité financière remarquable. Cette dynamique leur permet de concurrencer des institutions financières bien établies, notamment dans des segments tels que les paiements, le crédit non bancaire et la gestion d’actifs numériques.

Portées par les innovations technologiques et les nouvelles attentes des consommateurs, notamment la digitalisation accrue post-pandémie, les big techs sont devenues des acteurs incontournables de l’économie numérique. Leur position dominante dans les services de cloud et leur potentiel dans des secteurs comme les paiements mobiles ou les crypto-actifs renforcent leur influence croissante sur les systèmes financiers traditionnels.

 Les risques pour la stabilité financière

L’entrée des big techs dans la finance est porteuse de nombreuses innovations. Cependant, elle suscite également de nouveaux risques, notamment en matière de stabilité financière. Le principal problème réside dans la fragmentation des services financiers qu’elles provoquent. En s’appuyant sur les technologies numériques, les big techs externalisent et décomposent les chaînes de valeur financières, entraînant une interconnexion croissante entre les secteurs financier et commercial. Cette interdépendance peut accroître la vulnérabilité des institutions financières traditionnelles.

Résilience opérationnelle : De nombreux établissements financiers dépendent de services fournis par un petit nombre d’acteurs de la technologie, en particulier pour les services de cloud. Cette concentration soulève des risques de défaillance systémique en cas de panne ou d’interruption de ces services critiques. Aujourd’hui, des géants comme Amazon Web Services ou Microsoft Azure dominent ce secteur.

Distribution de crédits et activités non bancaires : Le développement des big techs dans les crédits non bancaires (comme les services de « Buy Now, Pay Later ») pose également des problèmes. Ces activités, bien qu’offrant des solutions alternatives aux consommateurs, échappent souvent aux réglementations strictes imposées aux banques, créant ainsi des risques de contagion financière.

Concurrence et protection des consommateurs : Les big techs, grâce à leur base d’utilisateurs massive et à leur capacité de traitement de données, peuvent facilement verrouiller le marché et évincer des concurrents, créant des monopoles de fait. Ces situations soulèvent des questions de concurrence loyale et de protection des données des utilisateurs.

 

 Réponses réglementaires en Europe : quelles insuffisances ?

L’Union européenne a rapidement réagi face à ces évolutions en introduisant plusieurs cadres réglementaires. Le Digital Operational Resilience Act (DORA) et le Digital Market Act (DMA) ont été mis en place pour renforcer la résilience opérationnelle des systèmes financiers et réguler les grands acteurs du numérique. Cependant, ces initiatives sont principalement centrées sur la résilience technique et la concurrence, laissant de côté des aspects clés de la stabilité financière.

DORA, par exemple, impose des exigences aux établissements financiers utilisant des prestataires de services informatiques, mais ne couvre pas entièrement les risques posés par les big techs en tant que distributeurs de services financiers ou opérateurs dans les crédits non bancaires. De plus, il existe un manque de supervision consolidée des activités des big techs à l’échelle européenne. Les régimes prudentiels actuels sont souvent contournés par ces groupes, ce qui complique le travail des régulateurs pour obtenir une vision d’ensemble de leurs activités.

 Propositions pour un cadre réglementaire renforcé

Pour répondre à ces enjeux, plusieurs propositions réglementaires sont avancées. D’une part, il est crucial de renforcer et d’harmoniser les règles encadrant les activités dans lesquelles les big techs se développent, notamment dans les services de paiement et les prêts non bancaires. Cela pourrait inclure l’introduction de nouvelles exigences prudentielles pour surveiller et encadrer leurs activités à un niveau consolidé.

D’autre part, il est recommandé d’imposer aux big techs de regrouper leurs activités financières significatives au sein d’une structure dédiée, permettant ainsi une supervision consolidée. Ce regroupement permettrait d’appliquer, en cas de besoin, les mêmes règles prudentielles que celles des banques traditionnelles, garantissant ainsi un traitement équitable et limitant les risques de contournement réglementaire.

 Conclusion : trouver l’équilibre entre innovation et régulation

Si l’essor des big techs dans la finance est porteur d’innovations majeures et de gains d’efficacité, il est essentiel de mettre en place un cadre réglementaire adéquat pour maîtriser les risques associés à cette transformation rapide. La réglementation européenne doit évoluer pour s’assurer que les big techs puissent innover tout en garantissant la stabilité financière et la protection des consommateurs. Seul un cadre harmonisé, qui tient compte à la fois des spécificités des activités financières des big techs et des risques qu’elles posent, permettra de concilier innovation et sécurité dans le secteur financier.

 

Source : https://acpr.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/20241014_article_big_techs_vf.pdf

Discours de François Villeroy de Galhau (Banque de France) au Forum Fintech

DEVLHON Consulting décrypte : discours de François Villeroy de Galhau au Forum Fintech – Paris, 14 octobre 2024

Le discours de François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France et Président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), lors du Forum Fintech du 14 octobre 2024, aborde plusieurs enjeux majeurs concernant l’intersection entre innovation technologique et régulation dans le secteur financier français. Structuré autour de trois thèmes principaux – continuité, rupture et défi – ce discours met en lumière les priorités de la Banque de France et de l’ACPR pour accompagner l’écosystème fintech, tout en assurant une régulation efficace.

Une Continuité : L’Engagement de la Banque de France et de l’ACPR

Le premier point abordé par François Villeroy de Galhau concerne la stabilisation du financement des fintechs françaises après une période de contraction en 2023. En effet, les levées de fonds ont atteint 560 millions d’euros au premier semestre 2024, contre 568 millions d’euros pour la même période en 2023, montrant ainsi une résilience relative du secteur face aux incertitudes économiques et à la remontée des taux d’intérêt. La France se positionne toujours comme le leader du marché fintech de l’Union Européenne, bien que distancée par le Royaume-Uni.

Cette continuité reflète l’engagement de l’ACPR à maintenir une communication active avec les acteurs fintechs à travers des initiatives comme la plateforme « Mon Parcours Fintech », mais aussi par l’accompagnement d’innovations spécifiques, telles que l’émission des premiers jetons de monnaie électronique (stablecoins) en France. Le discours souligne également le besoin d’harmonisation réglementaire en Europe, en réponse aux difficultés rencontrées par les fintechs dans leur expansion à l’international.

Une Rupture : L’Impact de l’Intelligence Artificielle

Le deuxième volet du discours met en avant l’intelligence artificielle (IA) comme l’un des moteurs d’innovation majeurs pour les fintechs. François Villeroy de Galhau reconnaît que malgré les progrès exponentiels de l’IA générative, le secteur financier n’a pas encore pleinement saisi les transformations à venir. Il plaide pour une approche proactive, affirmant que la Banque de France et l’ACPR se doivent de rester en phase avec ces évolutions technologiques.

L’ACPR est prête à endosser le rôle de superviseur du marché de l’IA dans le secteur financier, conformément à la législation européenne adoptée en juin 2024. Cette législation identifie plusieurs usages à « haut risque », notamment dans l’évaluation de la solvabilité et la tarification en assurance. Pour cela, l’ACPR s’appuiera sur une expertise acquise au fil des années dans l’audit des algorithmes et les collaborations avec divers acteurs du secteur financier.

Un Défi : Concilier Ouverture et Confiance

Enfin, François Villeroy de Galhau met en avant le défi d’assurer une confiance accrue dans un environnement numérique en pleine ouverture. Il mentionne plusieurs initiatives européennes, comme la directive sur les services de paiement (DSP2) et le projet de cadre de partage des données financières (FIDA), qui encouragent l’ouverture des données au bénéfice des consommateurs tout en encadrant les risques.

Le règlement DORA (Digital Operational Resilience Act), qui entrera en vigueur en janvier 2025, est également mis en avant comme un pilier essentiel pour la résilience opérationnelle du secteur financier face aux risques croissants, notamment cyber. DORA impose des tests d’intrusion obligatoires, renforce la gestion des risques liés aux tiers, et promeut un partage d’informations entre entités financières pour mieux faire face aux menaces cyber.

Conclusion

Le discours de François Villeroy de Galhau illustre la volonté de la Banque de France et de l’ACPR de maintenir un équilibre entre innovation et régulation. Si les fintechs sont des acteurs clés de la transformation numérique du secteur financier, elles ne peuvent se développer sans un cadre régulatoire adapté aux nouvelles réalités technologiques, telles que l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Le Gouverneur conclut en soulignant l’importance de l’alliance entre innovateurs et régulateurs pour garantir une finance moderne, résiliente et sûre.

 

Source : file:///C:/Users/devlh/Downloads/2024-10-14_Discours-Forum-Fintech.pdf

L’EBA publie son programme pour l’année 2025

DEVLHON Consulting décrypte : Les priorités du programme de travail 2025 de l’Autorité bancaire européenne (EBA)

L’Autorité bancaire européenne (EBA) a récemment publié son programme de travail pour 2025, qui s’inscrit dans une stratégie à long terme couvrant la période 2025-2027. Ce programme reflète les ambitions de l’EBA d’adapter la réglementation bancaire de l’Union européenne (UE) tout en assurant une stabilité financière face à un environnement économique en mutation. Voici les principales priorités de l’EBA pour les années à venir, décryptées par DEVLHON Consulting.

Renforcer le cadre réglementaire de l’UE

L’une des priorités majeures de l’EBA en 2025 sera la mise en œuvre du « paquet bancaire de l’UE », comprenant les réformes de Bâle III, qui visent à renforcer la résilience des banques face aux crises. Ce cadre inclut des approches plus sensibles au risque pour déterminer les exigences en matière de fonds propres, particulièrement pour le crédit, le marché et les risques opérationnels. L’EBA développera des normes réglementaires pour finaliser ce cadre et veillera à l’application homogène de ces règles dans toute l’UE.

Favoriser une stabilité financière durable

La durabilité devient un enjeu central pour le secteur bancaire. Dans un contexte de risques géopolitiques et de tensions économiques, l’EBA se concentre sur une évaluation prospective des risques, notamment via des tests de résistance. En 2025, l’autorité lancera un portail de données pour améliorer l’infrastructure d’analyse des risques. Cela inclura également des initiatives pour mieux surveiller les risques liés aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Début des activités de supervision pour DORA et MiCAR

Le Digital Operational Resilience Act (DORA) et le règlement sur les marchés des crypto-actifs (MiCAR) entreront en application en 2025. L’EBA commencera à surveiller les prestataires critiques de services informatiques et supervisera les émetteurs d’actifs cryptographiques, en collaboration avec d’autres autorités européennes. La mise en place de ces nouvelles responsabilités reflète l’importance croissante des technologies numériques et de la finance décentralisée dans le paysage financier européen.

Transition vers un nouveau cadre de lutte contre le blanchiment de capitaux

En 2025, l’EBA contribuera à la transition vers la nouvelle autorité de l’UE dédiée à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (AMLA). Pendant cette phase de transition, l’EBA continuera à exercer son mandat dans ce domaine tout en préparant la cession de ses responsabilités à AMLA d’ici fin 2025. L’accent sera mis sur une régulation fluide et l’intégration des innovations dans ce domaine.

Conclusion

L’EBA poursuit une feuille de route ambitieuse pour 2025, marquée par l’évolution rapide de la réglementation bancaire et la montée en puissance des risques numériques et ESG. Chez DEVLHON Consulting, nous suivons de près ces développements pour vous offrir des analyses éclairées et un accompagnement stratégique dans vos démarches de conformité et d’innovation financière.

Le programme 2025 de l’EBA montre clairement que la résilience, la durabilité et l’innovation seront au cœur de la régulation financière européenne dans les années à venir.

 

 

Source : https://www.eba.europa.eu/sites/default/files/2024-09/a5bce431-7793-4b75-bd07-d5741c961fbe/EBA%20Work%20programme%202025.pdf

Application des Normes Européennes de Reporting de Durabilité (CSRD)

DEVLHON Consulting Décrypte : La Première Application des Normes Européennes de Reporting de Durabilité (ESRS)

Suite à notre précédent article sur les réglementations CSRD, nous poursuivons avec une analyse approfondie des premières étapes d’application des normes européennes de reporting de durabilité (ESRS), à travers la publication récente de l’ESMA.

En 2025, un premier groupe de grandes entités d’intérêt public devra publier leurs premiers rapports de durabilité selon les ESRS, conformément à la directive CSRD. Cette obligation marque un changement profond dans les pratiques de reporting de durabilité, visant à améliorer la transparence des entreprises en matière de durabilité. L’ESMA, par le biais d’une déclaration publique, met en lumière les éléments clés que les entreprises doivent prendre en compte lors de la préparation de leurs rapports de durabilité.

 Gouvernance et Contrôles Internes

L’ESMA souligne l’importance pour les entreprises de mettre en place une gouvernance solide et des contrôles internes appropriés pour garantir la qualité du reporting. Les comités de direction, y compris le comité d’audit, doivent veiller à la cohérence et à la qualité globale des déclarations de durabilité.

 L’Importance de la Double Matérialité

Le concept de double matérialité est au cœur des ESRS. Les entreprises doivent identifier et évaluer à la fois les impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sur leur activité, ainsi que les impacts de leur activité sur ces domaines. Cela implique une évaluation approfondie pour déterminer les sujets matériels à inclure dans les rapports.

 Utilisation des Mesures Transitoires

Pour aider à la transition vers ce nouveau cadre, les entreprises peuvent bénéficier de mesures transitoires, notamment en ce qui concerne la collecte de données dans leur chaîne de valeur. Cependant, l’ESMA insiste sur l’importance d’être transparent quant à l’utilisation de ces mesures et aux plans mis en place pour combler les lacunes.

 Structuration et Digitalisation des Rapports

L’ESMA recommande que les entreprises adoptent une approche structurée pour la préparation de leurs déclarations de durabilité, en anticipant la future digitalisation des rapports. Cela facilitera leur conversion en formats numériques dans un cadre réglementaire en pleine évolution.

Connexion Entre les Informations Financières et de Durabilité

Enfin, l’ESMA souligne l’importance d’établir une connexion claire entre les informations financières et les informations de durabilité. Cette interconnexion devient cruciale pour assurer la cohérence des rapports et la compréhension des impacts financiers actuels et futurs liés aux stratégies de durabilité des entreprises.

Conclusion

Cette première vague d’applications des ESRS, prévue pour 2025, représente une étape décisive vers un reporting de durabilité plus rigoureux et transparent. DEVLHON Consulting continue de suivre de près ces évolutions pour accompagner les entreprises dans leur transition vers une conformité complète avec les nouvelles exigences réglementaires en matière de durabilité.

 

En quoi ces nouvelles obligations impactent elles votre stratégie de reporting? Contactez DEVLHON Consulting pour en savoir plus sur les meilleures pratiques à adopter pour un reporting de durabilité de qualité.

 

 

Source : file:///C:/Users/devlh/OneDrive/Bureau/AA%20BKE/ESMA32-992851010-1597_-_ESRS_Statement.pdf

La résolution des crises bancaires en Europe

DEVLHON Consulting Décrypte : La résolution des crises bancaires en Europe : un cadre unifié face aux défis financiers

L’Union européenne (UE) a évité de justesse la vague de défaillances bancaires qui a frappé la Suisse et les États-Unis au printemps 2023, démontrant la résilience de son secteur bancaire. Depuis la crise financière de 2008, l’UE s’est dotée d’un régime de résolution, véritable pilier de l’Union bancaire, pour gérer efficacement les crises bancaires et éviter que les contribuables ne soient sollicités pour renflouer les banques défaillantes. Ce cadre réglementaire a prouvé son efficacité, mais il est encore confronté à plusieurs défis, notamment la fragmentation du secteur bancaire européen et la diversité des régimes de faillite nationaux.

 Les bases du régime de résolution européen

Créé en 2014, le régime européen de résolution a pour objectif de gérer les crises bancaires en minimisant les impacts négatifs sur l’économie et en évitant de recourir à des fonds publics pour sauver les banques en difficulté. L’une des grandes innovations de ce régime est le mécanisme de renflouement interne, où les pertes sont supportées en priorité par les investisseurs et les créanciers, plutôt que par les contribuables.

Le régime prévoit également des solutions alternatives, telles que la cession d’activités à un autre établissement, ou la création d’un établissement-relais pour gérer temporairement les activités critiques de la banque défaillante.

 Les acquis et les défis après une décennie d’application

En dix ans, le régime de résolution a été testé à plusieurs reprises. Des banques comme Banco Popular en Espagne ou Sberbank en Slovénie et en Croatie ont été mises en résolution avec succès, souvent via la cession d’activités à un repreneur. Néanmoins, des défis subsistent. L’une des principales difficultés est de trouver un équilibre entre la nécessité de protéger les déposants et celle de faire assumer les pertes par les créanciers.

Un autre enjeu est l’harmonisation des régimes nationaux de faillite. En l’absence d’une Union bancaire pleinement intégrée, les banques continuent de fonctionner dans des cadres juridiques fragmentés, ce qui complique les opérations de résolution transfrontalières. De plus, la mise en place d’une garantie européenne des dépôts, qui constituerait le troisième pilier de l’Union bancaire, est toujours en suspens, limitant les possibilités de consolidation bancaire à l’échelle du continent.

 Les nouveaux risques émergents

La gestion des crises bancaires évolue avec l’apparition de nouveaux risques, comme le changement climatique ou les cyberattaques. Par exemple, les actifs liés aux énergies fossiles pourraient rapidement perdre de la valeur dans le cadre d’une transition écologique désordonnée, entraînant des défaillances bancaires. Le régime de résolution doit donc être adapté pour répondre à ces nouvelles menaces, notamment en renforçant la capacité des autorités à combiner différents outils de résolution pour gérer efficacement les crises complexes.

 Conclusion

Bien que le régime européen de résolution ait fait ses preuves, il reste des obstacles à surmonter pour garantir une gestion des crises bancaires véritablement européenne. L’achèvement de l’Union bancaire, notamment à travers la création d’une garantie européenne des dépôts, ainsi que le renforcement de l’Union des marchés de capitaux, permettrait de mieux gérer les crises futures et de garantir la stabilité financière à long terme

 

Source : file:///C:/Users/devlh/Downloads/BDF254_3_Res_crise.pdf

DEVLHON Consulting décrypte la réglementation DORA

DEVLHON Consulting décrypte la réglementation DORA : Renforcer la résilience numérique des entreprises financières en Europe

Le Digital Operational Resilience Act (DORA), nouveau cadre législatif de l’Union européenne, vise à améliorer la résilience opérationnelle numérique des entreprises du secteur financier. D’ici début 2025, les entreprises opérant au sein de l’UE, ainsi que leurs prestataires en technologies de l’information et de la communication (TIC), devront se conformer à ces nouvelles exigences. Ce règlement ne se limite pas à une simple mise en conformité, mais impose une refonte de la gestion des risques numériques au sein des organisations.

 Les cinq piliers de la conformité DORA

DORA repose sur cinq piliers de résilience, essentiels pour garantir la sécurité et la continuité des services dans un contexte de menaces numériques croissantes :

  1. Gestion des risques liés aux TIC
  2. Gestion et signalement des incidents TIC
  3. Tests de résilience numérique
  4. Gestion des risques liés aux tiers TIC
  5. Partage d’informations

Ces piliers exigent des entreprises qu’elles mettent en place des mécanismes solides pour anticiper, prévenir et réagir aux perturbations numériques, notamment via une gestion proactive des risques et une surveillance continue de leurs systèmes critiques, comme Active Directory (AD), souvent au cœur des systèmes informatiques.

 L’importance d’Active Directory dans la conformité DORA

Active Directory est essentiel pour la gestion des identités et des accès au sein des entreprises financières. Toute défaillance de cet élément critique pourrait paralyser l’ensemble des services. Ainsi, la sécurité de cet environnement doit répondre aux exigences des cinq piliers de DORA.

Gestion des risques TIC : Les entreprises doivent prouver qu’elles maîtrisent totalement la configuration d’AD et sont capables de récupérer l’accès rapidement en cas de panne. La surveillance continue et les outils comme Semperis Directory Services Protector (DSP) jouent ici un rôle clé, en permettant l’automatisation des évaluations et la détection proactive des menaces.

Gestion des incidents TIC : DORA impose des processus standardisés pour signaler les incidents liés aux TIC à différents stades (initial, intermédiaire, final). Les incidents liés à Active Directory, compte tenu de son importance pour la continuité des activités, doivent être classifiés de manière appropriée, avec des rôles clairs attribués pour la réponse.

Tests de résilience numérique : La réalisation de tests de résilience est obligatoire sous DORA, mais tester Active Directory peut être complexe. Simuler des scénarios d’attaques ou de pannes dans un environnement de test isolé peut aider à identifier les faiblesses tout en minimisant les risques pour le système principal.

Gestion des risques tiers : Les prestataires de services TIC, souvent intégrés via Active Directory, augmentent les risques pour les entreprises. Il est essentiel de gérer ces risques par une surveillance continue et des audits réguliers des accès et des activités des tiers.

Partage d’informations : DORA encourage les entreprises à collaborer avec leurs pairs pour partager des informations sur les menaces et les incidents, contribuant ainsi à renforcer la sécurité globale du secteur financier.

 Un défi stratégique pour les dirigeants

Sous DORA, les Conseils d’administration et Directions générales ont un rôle crucial. Ils doivent s’assurer que leur entreprise est préparée à faire face aux menaces numériques et prendre les décisions d’investissement nécessaires pour renforcer la résilience des systèmes critiques. Par exemple, en investissant dans des technologies de surveillance proactive, les entreprises seront mieux armées pour répondre aux exigences du règlement, tout en renforçant leur sécurité globale

 Conclusion

Le DORA représente une transformation majeure pour les entreprises financières de l’UE. En plus de se conformer à un cadre réglementaire strict, elles doivent adopter une approche proactive pour renforcer leur résilience numérique. Active Directory, au cœur de l’infrastructure numérique, est un élément clé de cette stratégie. Grâce à une gestion efficace des risques, des tests de résilience rigoureux et une collaboration avec les prestataires externes, les entreprises seront mieux préparées à faire face aux perturbations et menaces numériques dans un environnement toujours plus complexe.

DP World& Nedbank s’unissent pour soutenir les PME en Afrique subsaharienne

DP World et Nedbank unissent leurs forces pour soutenir les PME en Afrique subsaharienne

Le paysage commercial en Afrique subsaharienne est confronté à d’importants défis financiers, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises (PME). Face à ces contraintes, DP World Trade Finance s’est associé à Nedbank Corporate and Investment Bank (Nedbank CIB) pour offrir des solutions de financement innovantes visant à améliorer l’accès au crédit et soutenir la croissance des entreprises dans la région. Ce partenariat stratégique est centré sur la mise en place d’un programme de financement de la chaîne d’approvisionnement, qui permettra aux fournisseurs de DP World d’accéder à des paiements anticipés sur leurs créances approuvées.

 Une réponse aux défis de financement en Afrique subsaharienne

L’Afrique subsaharienne souffre d’un déficit de financement commercial estimé entre 80 et 120 milliards de dollars, une lacune exacerbée par le développement du commerce intra-régional dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Les PME, qui représentent environ 80 % des entreprises commerciales africaines, peinent à accéder au financement nécessaire à leur développement. Ce manque de fonds de roulement limite leur capacité à participer pleinement aux opportunités du commerce mondial.

DP World, en partenariat avec Nedbank, a pris l’initiative de résoudre ce problème en offrant des solutions de financement plus économiques que celles traditionnellement disponibles sur le marché. Les entreprises de la région pourront ainsi transporter leurs marchandises plus rapidement, améliorer leur trésorerie et accéder à des financements pour répondre à leurs besoins opérationnels.

 L’impact du programme de financement

Lancé via la plateforme de DP World, ce programme de financement de la chaîne d’approvisionnement permet à ses fournisseurs d’accéder à des paiements anticipés, une solution cruciale pour pallier les difficultés de fonds de roulement. Ce système vise à améliorer les flux commerciaux, tout en réduisant les risques perçus au sein des chaînes d’approvisionnement. Cette initiative répond directement aux besoins des entreprises qui font face à un accès limité à des solutions de financement leur permettant de participer activement au commerce mondial.

Mohammed Akoojee, PDG pour l’Afrique subsaharienne chez DP World, explique que « ce partenariat représente une avancée majeure pour relever les défis de financement commercial en Afrique. En combinant les capacités logistiques de DP World avec des solutions financières innovantes, nous permettons à nos fournisseurs de prospérer et à l’écosystème commercial de devenir plus transparent et efficace. »

 Une collaboration pour une croissance durable

En parallèle, Nedbank et DP World ont également mis en place un accord de partage des risques, permettant aux deux entreprises de se répartir les risques dans des transactions mutuellement bénéfiques. Anél Bosman, directrice générale du groupe chez Nedbank CIB, souligne que « cette collaboration montre notre engagement à soutenir la reprise économique et la croissance durable en Afrique subsaharienne. En alliant notre expertise en financement structuré au réseau logistique de DP World, nous améliorons les flux commerciaux et aidons les entreprises à surmonter les contraintes financières. »

L’impact de cette collaboration ne se limite pas au financement commercial. Un programme comme « Virtual Farmer », développé en partenariat avec Specialized Agri Solutions, illustre l’importance de telles initiatives. Grâce à ce programme, DP World et Nedbank soutiennent les agriculteurs en leur fournissant les financements nécessaires pour l’achat d’intrants agricoles, tels que les semences et les engrais.

 Conclusion

Le partenariat entre DP World et Nedbank marque une étape clé dans la transformation du financement du commerce en Afrique subsaharienne. Grâce à des solutions de financement innovantes

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