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L’agence bancaire physique est-elle devenue un musée ?

Le débat sur la fermeture des agences bancaires est souvent pollué par une nostalgie de la proximité humaine. Saviez-vous qu’aux Pays-Bas, le néerlandais ING ne compte moins d’agences (30) que la Caisse d’Épargne dans la Sarthe ? Certes, le “tout-digital” n’est plus une tendance : c’est déjà une bascule. Mais chez DEVLHON Consulting, nous pensons que maintenir des réseaux physiques sous leur forme actuelle n’est PAS un acte de philanthropie trop coûteux qui freine l’innovation. La banque ne doit plus être un lieu où l’on se rend, mais une expérience fluide et omniprésente. L’agence bancaire est un vecteur de trafic en point de vente, beaucoup d’industrie rêvent d’en avoir. Nous accompagnons nos clients pour transformer l’humain en une exception à très haute valeur ajoutée, tout en basculant le standard vers une autonomie numérique totale.

Côte d’Ivoire, Kenya et Nigeria dynamisent les performances du continent.

« Les Banques du continent ne sont pas les seules à se pencher sur le « berceau de l’humanité »

Dossier Special Finance 2025 JA_CIV Kenya NG dynamisent les performances

Les nouvelles lignes directrices des Autorités Européennes de Surveillance

DEVLHON Consulting décrypte : Les nouvelles lignes directrices des Autorités Européennes de Surveillance

Dans un contexte où la gouvernance des institutions financières est sous une vigilance accrue, l’Union européenne renforce son arsenal réglementaire. Les Autorités Européennes de Surveillance (AES), comprenant l’Autorité Bancaire Européenne (ABE), l’Autorité Européenne des Assurances et des Pensions Professionnelles (AEAPP) et l’Autorité Européenne des Marchés Financiers (AEMF), ont récemment publié des lignes directrices visant à optimiser les évaluations d’aptitude et de probité des dirigeants et actionnaires clés du secteur financier. Ces nouvelles mesures, qui introduisent un système centralisé d’échange d’informations, marquent une étape cruciale vers une supervision plus harmonisée et efficace.

Un cadre pour une gouvernance renforcée

Ces directives s’inscrivent dans un cadre légal clair, découlant des règlements fondateurs de l’Union européenne. Leur objectif est de garantir que les personnes occupant des fonctions stratégiques dans les institutions financières soient évaluées selon des standards élevés, afin d’assurer leur intégrité et leur compétence. Pour y parvenir, les AES ont conçu un système d’information spécifique, l’ESAs Information System, qui joue un rôle clé dans le partage des données nécessaires entre les autorités compétentes des différents États membres.

L’ESAs Information System : un outil au service des autorités

Ce système centralisé permet de répertorier les informations essentielles sur les individus ayant fait l’objet d’une évaluation et d’identifier rapidement les autorités ayant conduit ces processus auparavant. Toutefois, pour respecter la confidentialité des données, seuls des échanges bilatéraux sont autorisés en dehors de la plateforme, et les informations sont strictement limitées au nécessaire. Ce dispositif garantit ainsi un équilibre entre efficacité et protection des données personnelles, répondant aux exigences du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).

Une harmonisation bénéfique pour le secteur

En instaurant une approche commune à l’échelle de l’Union européenne, ces directives harmonisent les pratiques de supervision entre les pays et les secteurs financiers. Elles permettent d’accélérer les processus d’évaluation grâce à l’accès simplifié aux informations disponibles. De plus, elles renforcent la stabilité du système financier en assurant que les personnes clés des institutions répondent aux critères d’aptitude et de probité, contribuant ainsi à une gouvernance plus robuste.

Des défis à relever

Malgré ses nombreux avantages, l’implémentation de ce système soulève quelques défis. Les autorités compétentes doivent intégrer ces nouvelles exigences sans compromettre les délais légaux d’évaluation. Par ailleurs, une attention particulière doit être portée à la sécurité des données pour éviter toute fuite ou utilisation abusive. Ces enjeux nécessitent une coordination étroite entre les différents acteurs du secteur.

Une avancée vers l’avenir

Ces nouvelles lignes directrices illustrent l’engagement de l’Union européenne à moderniser la gouvernance financière et à renforcer la transparence dans les processus d’évaluation. Chez DEVLHON Consulting, nous accompagnons nos clients dans l’intégration de ces évolutions réglementaires, en leur permettant de se conformer aux exigences tout en saisissant les opportunités qu’elles offrent.

Pour en savoir plus sur l’impact de ces directives sur votre organisation, contactez nos experts.

Le désengagement des banques françaises en Afrique

DEVLHON Consulting décrypte : le désengagement des banques françaises en Afrique, un tournant stratégique

L’Afrique est en pleine mutation dans le domaine bancaire. Depuis plusieurs années, les grandes banques françaises, comme Société Générale, BNP Paribas ou Crédit Agricole, réduisent leur présence sur le continent. Ce mouvement s’accélère, avec la cession récente de nombreuses filiales dans des pays tels que le Congo, le Sénégal, et la Guinée.

Pourquoi ce désengagement ?

Le retrait des banques françaises s’explique par une combinaison de facteurs. D’un côté, la rentabilité des opérations en Afrique reste faible : Société Générale, par exemple, ne tire que 7 % de son produit net bancaire du continent. De l’autre, les risques économiques, politiques et géopolitiques augmentent, notamment dans des zones instables comme le Sahel.

Les régulations européennes, de plus en plus strictes, imposent également aux banques de maintenir des fonds propres importants pour couvrir les risques liés à leurs activités internationales. Ce contexte pousse les banques à recentrer leurs efforts sur des marchés jugés plus stables et mieux maîtrisés, comme l’Europe ou les États-Unis.

Une opportunité pour les acteurs locaux

Ce retrait des mastodontes européens ouvre des perspectives pour les banques africaines et régionales. Des institutions comme Vista Bank ou Coris Bank profitent de cette reconfiguration pour étendre leur réseau. Ces acteurs, mieux adaptés aux réalités locales, mettent l’accent sur les PME et PMI, souvent ignorées par les banques étrangères.

Les États africains, quant à eux, saisissent l’occasion pour renforcer leur souveraineté financière. Par exemple, le Sénégal s’est positionné pour acquérir la filiale locale de Société Générale, avec pour objectif de mieux financer les projets locaux et les petites entreprises.

Le rôle des banques marocaines

Les banques marocaines, telles qu’Attijariwafa Bank, ont été pionnières dans cette transformation. Depuis les années 2000, elles se sont imposées comme des acteurs clés en Afrique subsaharienne, en ciblant des secteurs souvent négligés par les banques françaises, comme la banque de détail et la classe moyenne.

Une reconfiguration bénéfique ?

Le désengagement des banques françaises, bien que perçu comme un retrait, pourrait être une opportunité pour le continent. L’émergence de banques africaines robustes et adaptées aux besoins locaux favorise une finance plus inclusive et ancrée dans les réalités économiques du territoire. Pour les banques européennes, ce mouvement marque une redéfinition stratégique de leur rôle en Afrique.

 

Chez DEVLHON Consulting, nous observons ces mutations avec attention, car elles redéfinissent les dynamiques économiques et les opportunités d’investissement sur le continent. À travers notre expertise, nous aidons nos partenaires à comprendre ces transformations et à saisir les opportunités qu’elles offrent.

DEVLHON Consulting décrypte : Le rapport confidentiel de la BCE

DEVLHON Consulting décrypte : Le rapport confidentiel de la BCE qui secoue la réglementation bancaire européenne

Un document interne de la Banque centrale européenne (BCE) suscite des débats enflammés dans le paysage bancaire européen. Selon ce rapport inédit, les grandes banques de l’UE seraient confrontées à des exigences de fonds propres beaucoup plus strictes si elles étaient soumises aux normes américaines. Cette révélation intervient dans un contexte de tensions réglementaires, alors que les standards internationaux, comme Bâle III, continuent de diviser.

Des écarts frappants entre l’Europe et les États-Unis

Les conclusions du rapport, finalisé en 2023, estiment que les principales banques européennes devraient augmenter leur capital minimum de 10 % à 20 % pour se conformer aux standards prudentiels en vigueur aux États-Unis. Ces chiffres contrastent avec un rapport précédent produit par la Fédération bancaire européenne, qui prévoyait une augmentation plus modérée, entre 5 % et 15 %. Ce différentiel met en lumière des divergences majeures dans l’application des modèles internes d’évaluation des risques entre les deux blocs.

L’écart réside principalement dans l’utilisation des modèles internes, davantage encadrés outre-Atlantique. Ces outils permettent aux banques européennes de maintenir des ratios de fonds propres élevés, mais ils sont parfois accusés de minimiser artificiellement les risques.

Une réponse européenne fragmentée

Les autorités européennes n’ont pas tardé à réagir. L’Autorité bancaire européenne (ABE) prévoit déjà une hausse moyenne de 9,9 % des exigences de fonds propres de niveau 1 pour les banques européennes, avec des ajustements progressifs pour limiter l’impact sur le secteur. Pourtant, le rapport de la BCE pointe que, malgré ces efforts, les banques européennes opèrent toujours avec des exigences de capital plus faibles que leurs homologues américaines.

De plus, les réformes en cours, comme l’intégration des risques climatiques et l’adaptation aux bouleversements numériques, compliquent encore davantage le paysage réglementaire. Les superviseurs européens, selon le rapport annuel 2023 des activités de supervision de la BCE, continuent de surveiller étroitement les faiblesses de gouvernance et les risques liés aux secteurs vulnérables tels que l’immobilier commercial.

L’impact des changements géopolitiques et économiques

Avec l’arrivée potentielle de politiques de dérégulation aux États-Unis sous une nouvelle administration, les banques européennes redoutent une perte de compétitivité. Cette crainte est accentuée par la montée des risques géopolitiques et l’incertitude macroéconomique. Le rapport annuel de la BCE note également une augmentation des prêts non performants dans des portefeuilles spécifiques, ajoutant une pression supplémentaire sur la résilience des banques.

Une opportunité pour repenser la régulation bancaire

Face à ces défis, la publication du rapport pourrait représenter une étape décisive pour le secteur. Certains plaident pour une transparence accrue afin de contrer les pressions du lobbying bancaire, tandis que d’autres appellent à des ajustements méthodologiques pour éviter une confrontation directe avec l’industrie.

Ce débat souligne une réalité incontournable : l’harmonisation des standards réglementaires internationaux reste un objectif lointain, mais indispensable pour garantir un secteur bancaire résilient et compétitif dans un monde en mutation.

Conclusion

La question des exigences de fonds propres met en lumière les différences structurelles entre l’Europe et les États-Unis, tout en soulignant la nécessité pour les banques européennes de s’adapter à un environnement en constante évolution. Ce débat sur la régulation doit être vu comme une opportunité de renforcer la résilience du secteur tout en répondant aux attentes sociétales croissantes en matière de durabilité et de transparence. DEVLHON Consulting reste à votre disposition pour vous accompagner face à ces enjeux stratégiques et réglementaires complexes.

DEVLHON Consulting décrypte : La situation des assureurs semestre 2024

DEVLHON Consulting décrypte : La situation des assureurs en France au premier semestre 2024

Au premier semestre 2024, les assureurs français soumis à Solvabilité II font face à une série d’évolutions marquantes, tant dans le domaine de l’assurance-vie que dans l’assurance non-vie, selon un rapport détaillé de l’ACPR. Voici les principaux enseignements et tendances.

Assurance-vie : hausse historique des collectes brutes et nette

Les collectes en assurance-vie ont atteint des niveaux inédits. La collecte brute tous supports a atteint 80,6 milliards d’euros, marquant une augmentation de 12,9 % par rapport au premier semestre 2023. Cet accroissement est particulièrement marqué pour les supports en euros, qui ont généré 48,9 milliards d’euros, en hausse de 19 %.

La collecte nette a également connu une progression spectaculaire, s’établissant à 15,4 milliards d’euros, soit 4,6 fois le niveau de 2023. Cette dynamique s’explique par une diminution significative des rachats sur les supports en euros, tandis que les supports en unités de compte (UC) maintiennent une collecte nette élevée malgré un léger repli.

Assurance non-vie : Croissance des primes et sinistres

L’activité non-vie enregistre une croissance stable. Les primes acquises ont augmenté de 5,6 %, soutenues principalement par l’assurance automobile (+6,4 %), les frais médicaux (+5,9 %) et l’assurance incendie et dommages aux biens (+7 %). Les sinistres ont également progressé, bien que modérément, avec une augmentation de 4,1 % sur la période.

Allocations et performance des actifs : une gestion de la liquidité renforcée

Les placements des assureurs atteignent une valeur de marché de 2 626 milliards d’euros, en légère hausse par rapport à fin 2023. Les assureurs continuent de privilégier des investissements liquides et de qualité pour répondre aux potentielles crises de liquidité. Les obligations souveraines représentent 19 % des actifs, et les actions 23 %, avec une part importante des placements orientée vers des contreparties françaises ou de la zone euro.

Solvabilité : Un ratio global élevé malgré une légère baisse

Le ratio de solvabilité global des assureurs demeure solide à 246 %, malgré une légère baisse par rapport à fin 2023. Ce recul est attribuable à l’augmentation du capital de solvabilité requis, particulièrement pour les bancassureurs.

En conclusion

Les résultats du premier semestre 2024 témoignent d’une résilience notable des assureurs français face aux défis économiques actuels. Le secteur continue de se montrer robuste, s’adaptant aux pressions inflationnistes et aux fluctuations des taux d’intérêt.

 

Source : https://acpr.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/20241106_as165_assureurs_s1_2024.pdf

DEVLHON Consulting décrypte : Les défis des déclarations SFDR

DEVLHON Consulting décrypte : Les défis et bonnes pratiques des déclarations SFDR selon le dernier rapport des ESA

Dans le contexte de la finance durable, les déclarations sur les principaux impacts négatifs (PAI) des décisions d’investissement jouent un rôle crucial pour assurer la transparence et la responsabilité des acteurs financiers. Publié par les Autorités Européennes de Surveillance (ESA), le rapport annuel 2024 sur les PAI, conformément à l’article 18 du règlement SFDR, dresse un bilan des pratiques de divulgation et fournit des recommandations pour améliorer leur clarté et accessibilité.

Contexte et portée du rapport

Le rapport des ESA évalue l’état des déclarations PAI au niveau des entités et des produits financiers, en se basant sur une enquête menée auprès des Autorités Nationales Compétentes (ANC). Les déclarations PAI sont obligatoires pour les participants de marché comptant plus de 500 employés, tandis que les plus petites entités peuvent opter pour une déclaration volontaire, à condition d’utiliser le modèle réglementaire de niveau 2.

État des lieux : une amélioration notable, mais des lacunes persistent

Selon le rapport, les pratiques de divulgation se sont améliorées, notamment en termes de localisation et de qualité des informations, bien que le respect des exigences SFDR demeure inégal. Des progrès significatifs ont été relevés concernant l’accessibilité pour les investisseurs particuliers et la qualité des informations divulguées au niveau des produits financiers. Cependant, certaines entités continuent de rencontrer des difficultés, notamment en ce qui concerne l’application des indicateurs PAI et l’explication des choix de divulgation.

Bonnes pratiques et recommandations

Les ESA ont relevé plusieurs exemples de bonnes pratiques qui pourraient inspirer l’ensemble du secteur financier :

Accessibilité accrue : Les divulgations sont plus faciles à localiser grâce à des sections dédiées sur les sites web, ce qui facilite l’accès aux informations pour les investisseurs.

Clarté des informations : Les entités qui introduisent des explications contextuelles et utilisent un langage clair offrent une meilleure compréhension de leurs impacts durables.

Détails sur les indicateurs PAI : Les déclarations complètes incluent des indicateurs environnementaux et sociaux obligatoires, ainsi que des explications sur les actions entreprises pour réduire les impacts négatifs.

Défis et pistes d’amélioration

Le rapport souligne également des zones d’amélioration essentielles. Parmi les défis rencontrés :

Explications insuffisantes : Certaines entités expliquent peu ou pas du tout leurs choix de non-considération des PAI, évoquant souvent des problèmes de ressources sans proposer de plan de mise en conformité.

Incohérences dans les méthodologies : Les divergences dans les méthodologies utilisées pour calculer certains indicateurs compliquent la comparaison entre entités.

Politiques d’engagement : Les ESA ont noté que de nombreuses déclarations d’engagement demeurent génériques et nécessitent des détails pour garantir la transparence des actions envers les entreprises investies.

Conclusion

Avec des recommandations claires pour les ANC et les acteurs du marché, le rapport des ESA vise à renforcer la cohérence et la qualité des informations de durabilité. En adoptant ces pratiques exemplaires, les entreprises pourront non seulement se conformer aux exigences du SFDR, mais également améliorer leur impact durable et la confiance des investisseurs.

 

Source : https://www.eba.europa.eu/sites/default/files/2024-10/10c55637-0c22-472f-b4e5-29fb55b4527e/JC%202024%2068%20Final%20Joint%20ESAs%202024%20Final%20Report%20on%20PAI%20disclosures%20%28Article%2018%20SFDR%29%20%28002%29.pdf

DEVLHON Consulting décrypte la distribution des AMC

DEVLHON Consulting décrypte la distribution des Certificats à Gestion Active (AMC)

La distribution des « Actively Managed Certificates » (AMC), des instruments financiers complexes, connaît une popularité croissante. Ces produits attirent l’attention de divers acteurs financiers – des banques privées aux conseillers en investissements financiers – souhaitant diversifier leur offre auprès des clients non professionnels. Cependant, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) met en avant des recommandations pour encadrer cette distribution, car les AMC présentent des caractéristiques uniques et des risques spécifiques.

Comprendre les AMC : Des Instruments Complexes

Les AMC sont des titres de créance structurés ou des instruments financiers émis selon des droits étrangers. Leur particularité réside dans la gestion discrétionnaire du panier d’actifs sous-jacents, qui peut être modifié en cours de vie sans l’accord de l’investisseur. Cette complexité les rend inadaptés aux investisseurs peu expérimentés, nécessitant des recommandations spécifiques pour protéger les clients non professionnels.

Des exigences strictes de gouvernance des produits

La réglementation impose aux professionnels de définir précisément le marché cible des AMC, en identifiant les profils de clients pour lesquels ces produits sont adaptés. L’AMF rappelle l’importance d’une évaluation minutieuse et de la cohérence entre le marché cible et la stratégie de distribution. Les professionnels doivent ainsi restreindre les AMC aux clients disposant d’un niveau avancé de connaissances et d’expérience en finance.

Transparence et information des clients

L’AMF exige que les professionnels fournissent des informations claires, exactes et à jour sur les AMC. Avant l’investissement, l’investisseur doit être informé de la composition des actifs sous-jacents et des coûts associés, notamment ceux liés aux ajustements réguliers de la composition du panier. Cette transparence inclut une estimation des coûts de rebalancement, calculée à partir des actifs sous-jacents et des volumes d’opérations anticipés.

Évaluation de l’adéquation : une obligation renforcée

L’évaluation du profil de chaque investisseur est cruciale pour déterminer l’adéquation des AMC à leurs objectifs financiers. Compte tenu de la complexité des AMC, les professionnels doivent vérifier que le client comprend bien le fonctionnement du produit et les risques inhérents. L’AMF déconseille l’utilisation de méthodes d’auto-évaluation, préférant des vérifications plus rigoureuses pour s’assurer de l’appropriation des connaissances par le client.

Encadrement du démarchage et des offres au public

Les AMC ne peuvent être proposés via des actions de démarchage financier, et leur distribution est encadrée par des règles strictes pour garantir une protection accrue des investisseurs. Les professionnels souhaitant inclure les AMC dans leurs offres doivent ainsi se conformer aux obligations de transparence et de gouvernance définies par l’AMF.

Conclusion

Pour DEVLHON Consulting, cette recommandation de l’AMF souligne l’importance d’une approche prudente et responsable dans la distribution des AMC. En suivant ces directives, les professionnels peuvent optimiser leurs pratiques tout en renforçant la confiance des investisseurs.

 

Source : https://www.amf-france.org/sites/institutionnel/files/private/2024-10/doc-2024-06_fr1_recommandation-relative-a-la-distribution-des-amc_2.pdf

Devlhon Consulting Décrypte : Les Tendances du Trade Finance en 2024

Devlhon Consulting Décrypte : Les Tendances Clés du Commerce et du Financement en 2024

Les tendances du commerce international et les perspectives du financement commercial évoluent rapidement face aux défis géopolitiques et économiques mondiaux. Le rapport 2024 de l’ICC Trade Register, en collaboration avec le Boston Consulting Group (BCG) et Global Credit Data (GCD), propose une analyse exhaustive de la situation. Ce rapport souligne des évolutions positives pour l’avenir du secteur, malgré un ralentissement des échanges mondiaux de biens en 2023. Devlhon Consulting explore ici les conclusions marquantes de ce rapport et les perspectives à venir pour les entreprises et les institutions financières.

 Une Transition vers le Commerce Intrablocs et l’Augmentation des Échanges Non-Dollar

Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, les flux commerciaux se réorientent au sein des blocs régionaux. Le rapport met en évidence une augmentation des transactions effectuées en dehors du dollar américain, notamment avec la montée en puissance de la monnaie chinoise. Ce changement reflète des efforts pour réduire la dépendance au dollar et répondre à des politiques monétaires et commerciales plus diversifiées.

 Des Secteurs en Repli et d’autres en Pleine Croissance

Les secteurs traditionnels tels que l’énergie, les métaux et les mines, et l’agroalimentaire ont observé une baisse des échanges en 2023, tandis que les secteurs automobile et aérospatial enregistrent une croissance à deux chiffres. Les échanges de services continuent également de croître, représentant désormais un tiers du commerce mondial, avec une forte croissance dans les régions du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud. Ces chiffres suggèrent des opportunités pour les entreprises de se positionner dans les secteurs porteurs tout en diversifiant leurs marchés géographiques.

 Les Défis et Opportunités du Financement du Commerce

Malgré les taux d’intérêt élevés et les tensions internationales, le secteur du financement commercial continue de montrer une grande résilience. Parmi les principales menaces identifiées, les institutions financières citent les risques liés aux flux commerciaux perturbés par les conflits géopolitiques et la pression sur les marges. Cependant, les investissements dans les technologies numériques et les initiatives de financement durable sont des sources d’optimisme pour les années à venir. En effet, 90 % des banques ont signalé un intérêt croissant pour les solutions numériques pour améliorer l’expérience client.

 L’Intégration Technologique comme Moteur de Croissance

Le rapport souligne également l’importance croissante de l’intelligence artificielle (IA) et de l’IA générative pour améliorer la gestion des données, la prévention de la fraude et la vérification documentaire. L’adoption de ces technologies pourrait accélérer la numérisation de la chaîne d’approvisionnement et rendre le financement du commerce plus accessible aux petites entreprises. La loi MLETR (Modèle de législation sur les documents transférables électroniques) est citée comme une avancée clé, mais 80 % des experts estiment que la réussite de la numérisation dépendra de la collaboration entre tous les acteurs de l’écosystème commercial.

Risque et Durabilité : Des Priorités Croissantes

Le financement durable prend une place prépondérante, soutenu par les réglementations environnementales, comme le mécanisme d’ajustement carbone de l’Union Européenne. Plus de 90 % des institutions financières impliquées dans la finance durable voient des résultats positifs, ce qui indique que l’attention portée à la durabilité ne fera qu’augmenter. Sur le plan du risque, les produits financiers comme les lettres de crédit et le financement des exportations continuent de se montrer résistants face aux perturbations du marché, démontrant leur caractère à faible risque pour les institutions financières.

Conclusion : Opportunités et Perspectives pour 2024 et au-delà

Les conclusions du rapport de l’ICC Trade Register de 2024 montrent que, malgré les défis importants, le financement du commerce mondial demeure un secteur clé et relativement sécurisé. Les banques et entreprises investissant dans la numérisation et la durabilité seront les mieux placées pour naviguer dans les complexités des marchés internationaux. Ce rapport rappelle que les transactions à faible risque, soutenues par des solutions technologiques avancées et des initiatives de durabilité, seront des moteurs de stabilité et de croissance pour les acteurs du financement du commerce dans un contexte économique de plus en plus complexe.

Pour les entreprises, comprendre ces évolutions permet de se préparer aux opportunités futures tout en naviguant dans un paysage géopolitique et économique en transformation.

 

Notre offre Trade Finance : AML Trade Finance

DEVLHON Consulting décrypte les nouvelles normes techniques

DEVLHON Consulting décrypte les nouvelles normes techniques pour le Point d’Accès Unique Européen (ESAP)

Face à une demande croissante de transparence et d’harmonisation des informations financières en Europe, le Règlement européen ESAP instaure un Point d’Accès Unique Européen, une initiative conçue pour faciliter l’accès aux données financières et d’investissement de manière centralisée et standardisée. Afin de garantir l’efficacité et la sécurité de cette plateforme, des Normes Techniques de Mise en Œuvre (ITS) ont été définies. DEVLHON Consulting analyse ici le rapport final du comité commun (JC) des autorités de surveillance européennes (ESA), qui précise les responsabilités des organismes de collecte (CB) et les spécifications techniques de l’ESAP.

 Les Organismes de Collecte : Rôles et Responsabilités

Les organismes de collecte, ou « CB », sont les gardiens de la qualité et de l’intégrité des données financières destinées à l’ESAP. Mandatés par des organismes nationaux ou européens, les CB jouent un rôle essentiel dans la validation et la transmission des informations fournies par les entités émettrices.

 Tâches principales des CB :

– Validations automatiques : Les CB sont chargés d’exécuter des validations automatiques pour chaque type de donnée reçue. Cette étape vise à garantir la conformité des informations avec les normes établies et à prévenir les duplications entre les États membres.

– Licence de norme ouverte : L’ensemble des données mises à disposition sur l’ESAP doit respecter une licence CC0 ou son équivalent. Cependant, certaines données protégées, notamment les notations de crédit, peuvent exiger des licences plus restrictives pour limiter leur usage commercial.

– Formats de données et métadonnées : Pour assurer une interopérabilité maximale, l’ESAP impose des formats de données standardisés, permettant une extraction et une lecture automatisée des informations. Les métadonnées requises comprennent des éléments clés tels que l’entité émettrice, le cadre juridique et les dates de publication.

Les CB sont également tenus de transmettre les données à l’ESAP dans un délai maximal de 60 minutes après validation, assurant ainsi la rapidité et la fluidité du processus.

 L’ESAP : Caractéristiques Techniques et Accessibilité

L’ESAP est conçu comme une plateforme unifiée et ouverte, répondant aux standards d’accessibilité et offrant des fonctionnalités avancées pour les utilisateurs.

Fonctionnalités de l’API de publication :

– Gestion des données : L’API permet un accès en masse aux informations sans intervention manuelle, favorisant une interaction efficace entre les systèmes. L’adoption d’une architecture RESTful, largement plébiscitée, répond aux meilleures pratiques en matière de flux de données.

– Téléchargement et visualisation : Les utilisateurs pourront télécharger de larges volumes de données, et un visionneur intégré rendra les informations financières accessibles et facilement interprétables.

L’ESAP garantit également une disponibilité de 97 % du temps chaque mois, assurant ainsi une accessibilité continue aux utilisateurs.

Identifiant Juridique Unique (LEI) et Métadonnées

L’identifiant d’entité juridique (LEI), conforme à la norme ISO 17442, est l’identifiant unique choisi pour les entités inscrites sur l’ESAP. Cet identifiant garantit une interopérabilité élevée, facilitant le lien entre différentes bases de données et permettant une traçabilité accrue des données.

Les métadonnées accompagnant chaque information permettent une catégorisation précise et une recherche aisée. Les CB sont responsables de transmettre les métadonnées pertinentes, incluant le cadre légal de la publication, l’État membre d’origine et les références GLEIF (Global LEI Foundation).

Retours du Marché et Adaptations

Dans le cadre d’une consultation publique, les acteurs de marché ont suggéré des ajustements visant à harmoniser les validations entre les CB pour minimiser les différences entre les États membres. D’autres propositions incluent une flexibilité accrue sur les formats, notamment pour permettre l’inclusion d’éléments non-extractibles, tels que des graphiques.

En réponse à ces retours, une documentation de niveau 3 (L3) sera mise en place pour détailler les procédures de validation et accompagner les CB dans leur mise en œuvre.

Calendrier et Mise en Œuvre

Les ITS, une fois adoptées, fourniront un cadre clair et précis aux CB et à l’ESAP pour gérer la collecte, la validation et la publication centralisée des informations financières. Le projet ESAP se déroulera en trois phases progressives de 2026 à 2030, permettant aux CB et aux entreprises de s’adapter progressivement à ces nouvelles exigences.

Conclusion

La création du Point d’Accès Unique Européen (ESAP), soutenue par les ITS, constitue une avancée stratégique pour les marchés de capitaux européens. Ce projet, en établissant des critères rigoureux de collecte, validation et accessibilité des informations, vise à offrir aux investisseurs une base de données financière fiable et centralisée. En optimisant l’accès à l’information et en assurant sa sécurité, l’ESAP s’impose comme un levier essentiel pour la transparence et l’efficacité du marché unique européen.

 

Source : https://www.eba.europa.eu/sites/default/files/2024-10/a387c76a-f4c0-4cd9-80e6-c4c176b4a81a/JC%202024%2074%20Final%20Report%20on%20JC%20ITS%20on%20ESAP.pdf

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