(Français) PME/ETI : Eviter les pertes financières liées aux risques climatiques 

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L’Institut Grantham de la London School of Economics (LSE) a récemment publié une étude majeure en mai 2023, portant sur l’analyse des risques liés aux changements climatiques pour les entreprises et les investisseurs, ainsi que sur les mesures nécessaires pour y faire face. Les auteurs de cette étude soulignent l’importance cruciale d’intégrer les risques climatiques dans les décisions d’investissement et de mettre en place des stratégies visant à réduire ces risques. Ils recommandent également l’utilisation d’outils tels que les scénarios climatiques pour évaluer les risques futurs et prendre des décisions éclairées.

Les auteurs appellent à une collaboration renforcée entre les entreprises, les investisseurs, les gouvernements et la société civile pour atteindre des objectifs climatiques ambitieux. Ils mettent en évidence le fait que les pertes économiques liées aux événements climatiques extrêmes ont considérablement augmenté ces dernières années. De plus, les entreprises font face à une pression croissante de la part des régulateurs et de la société civile pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux impacts climatiques.

Le document de travail fournit des données clés pour comprendre en quoi consistent ces risques climatiques pour les entreprises et les investisseurs. Il souligne notamment que les risques juridiques liés aux changements climatiques peuvent entraîner des conséquences financières importantes, tels que des poursuites judiciaires, des amendes et des coûts de conformité réglementaire. Les entreprises pourraient également être tenues responsables des dommages causés par leurs émissions de gaz à effet de serre ou d’autres impacts climatiques.

Une analyse de sensibilité a été réalisée pour évaluer l’impact des annonces et des décisions liées aux changements climatiques sur les rendements des entreprises. Les auteurs ont utilisé une régression en panel pour confirmer que ces impacts sur les rendements sont liés aux décisions et annonces climatiques et les résultats montrent un impact significatif de ces annonces et décisions, en particulier pour les entreprises ayant des émissions de carbone élevées.

Des exemples concrets peuvent illustrer l’impact financier des risques climatiques sur les entreprises. Par exemple, lorsque Total a été assigné en justice pour son inaction climatique, sa valeur en bourse a chuté de 1,4%. De même, lorsque Shell a été ordonné de réduire ses émissions de manière significative, son action a reculé de 3,8%. Ces exemples montrent que les risques climatiques peuvent avoir des conséquences financières immédiates et tangibles pour les entreprises.

Les auteurs espèrent que ces données mettront en lumière les risques climatiques pour les décideurs et les inciteront à prendre des décisions d’investissement plus responsables. Ils soulignent que les entreprises qui négligent ces risques climatiques peuvent subir des pertes financières importantes, des perturbations de leur chaîne d’approvisionnement et une baisse de la demande pour leurs produits ou services.

Mais n’ayez pas peur ! DEVLHON Consulting propose des services d’audit et de pilotage de politique RSE/DD pour vous accompagner dans l’intégration des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans votre stratégie et gestion quotidienne.

Nos experts peuvent vous aider à évaluer les risques et les opportunités liés aux changements climatiques, à identifier les pratiques durables et à mettre en place des politiques RSE adaptées à votre activité. De plus, nous vous apportons des conseils sur la communication de vos engagements en matière de développement durable afin d’améliorer l’image de votre entreprise auprès des parties prenantes, notamment les investisseurs, ce qui va avoir un impact positif sur votre réputation et votre rentabilité à long terme. Enfin, nos consultants peuvent également vous aider à vous conformer aux réglementations environnementales et sociales en constante évolution, ce qui réduit les risques juridiques et financiers associés à la non-conformité.

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(Français) Transition énergétique : les banques rattrapées par la crise

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Depuis plusieurs années, des mesures en faveur de la transition énergétique impactent les offres courantes des banques et des assurances. Cela concerne aussi bien l’habitat, que la mobilité et l’épargne, ainsi que désormais la gestion des dépenses et des comptes.

A ce stade, une multitude de dispositions ont ainsi été déployées qui transforment sensiblement l’expérience client : financements favorisés des véhicules « verts » et des mobilités urbaines, fourniture de services et de nouveaux types d’assurance associés, prise en compte de la performance énergétique des logements, calcul, planification et financement des rénovations, orientation de l’épargne, calcul d’empreinte énergétique des dépenses, … Ces offres très diverses atteignent un premier stade de maturité et sont désormais largement déployées. Ceci survient, néanmoins, dans un contexte qui est lui-même en train de sensiblement changer.

Le plus souvent associées aux engagements des établissements quant à leur propre transformation énergétique, ces offres proposent aux clients des choix responsables. Que cela consiste à savoir quel impact écologique peut être lié à son épargne ou que cela conduise à ne plus vouloir utiliser de cartes de paiement en plastique, c’est un choix qui est proposé, assorti de quelques encouragements.

Toutefois, la perception par le public des nécessités de la transition énergétique est en train de changer et même de se dramatiser, tant sous l’effet des pénuries d’énergies traditionnelles qui menacent, que sous celui des excès caniculaires de l’été. Du choix, nous sommes en train de passer à la nécessité. La hausse fulgurante des prix de l’énergie va lier indissociablement pouvoir d’achat et consommation énergétique et, de ce point de vue, les nouvelles offres bancaires vont paraitre insuffisantes. Dans un contexte de sobriété nécessaire, un accompagnement plus fort va être attendu des banques, sans lequel elles seront sans doute jugées ne pas en faire assez, malgré leurs efforts récents !

Quelles orientations pourrait prendre un tel accompagnement ? On peut considérer qu’il sera le trait d’union entre, d’un côté, l’intégration à l’expérience client des exigences écologiques et, de l’autre, les mesures exceptionnelles qui seront inévitablement prises pour surmonter la crise énergétique.

Quelque chose qui relierait la sensibilité environnementale complètement intégrée d’Imagin, la banque pour jeunes de la Caixa espagnole au vif succès (c’est désormais l’une des néobanques les plus utilisées d’Europe) et les efforts de provisionnement que réalisent actuellement les plus grandes banques italiennes pour pouvoir accompagner (report d’échéances et prêts relais) leurs entreprises clientes qui seront les plus exposées aux contraintes énergétiques. Quelque chose que le schéma du nouveau Prêt à Impact de BPCE, avec la prise en compte, dans les conditions de financement, d’indicateurs et de résultats non financiers, permet d’imaginer.

Accompagner plus étroitement la transition énergétique pourrait bien ainsi pousser les banques à faire un pas décisif vers une plus large prise en compte des usages et personnalisation des offres – un pas décisif vers leur propre transformation.

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