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Brouillon auto

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La Banque d’Angleterre a pu indiquer que 67% de ses émissions de CO2 proviennent des activités liées à la création et à la gestion de billets de banque ! Comment résoudre ce problème alors que les billets de banque demeurent, de loin, la forme de monnaie la plus utilisée sur la planète ?

A cet effet, le spécialiste allemand de la gestion du cash Giesecke+Devrient Currency Technology (G+D) a lancé en mars dernier une Green BankNote Initiative, qui mérite un détour. Il s’agit de revoir de fond en comble les processus de création et de circulation des billets. L’objectif est ainsi de parvenir à produire un « billet vert » dont l’empreinte carbone limitée à 7,8 grammes de dioxyde de carbone.

A cet effet, le billet de banque que G+D propose aux Banques centrales et à leurs fournisseurs de développer a un noyau de fibres renouvelables, composé de 50 % de coton biologique et de 50 % de pâte de bois certifiée FSC (un label de durabilité du bois). Le coton est cultivé de manière bio principalement en Turquie et en Grèce à ce stade. Pour autant, le passage à cette nouvelle production de billets n’a pas d’impact sur les coûts de production.

Pour lui donner plus de résistance, le billet vert est recouvert d’une couche de polymère plus fine que le billet hybride standard, ce qui signifie 30 % de plastique en moins par billet. De plus, il est 5 % plus léger, ce qui revient à économiser environ cinq tonnes de plastique pour 100 tonnes de substrat hybride. En matière de transport, cela permet également d’économiser du carburant.

Le billet vert intègre également des éléments de sécurité tels que des filigranes et des patchs, appliqués à l’aide d’une feuille de support composée à 70 % de polyéthylène recyclé. Enfin, G+D utilise également les toutes premières encres sans huile minérale pour l’impression des billets.

La démarche devant couvrir tout le cycle de vie des billets, il s’agit également d’apprendre à réutiliser et à recycler les billets et à transformer les lambeaux de billets mis au rebut. Tout cela, sans investissements dans des équipements nouveaux.

A chaque étape, ainsi, les actions à mener ont été précisément calibrées. Cependant, ne s’agit-il pas là d’un combat d’arrière-garde ? Faut-il engager de tels changements qui, pour avoir un réel impact, devraient être largement adoptés par les Banque centrales à travers le monde, alors que l’avenir semble être aux monnaies numériques ? Alors que des pays comme l’Inde s’efforcent de se détourner de l’usage des espèces ?

Non sans difficultés cependant et la position de G+D est de ce point de vue intéressante car, à l’entendre, vouloir se débarrasser du cash n’est qu’un mirage. Pas plus que les aspirateurs n’ont fait disparaitre les balais, la monnaie électronique va continuer à se développer, à être largement adoptée mais les espèces demeureront importantes car elles représentent la monnaie la plus inclusive – un point de vue que l’on entend en effet de plus en plus.

G+D y autre argument : si sa démarche était adoptée, alors les billets de banque présenteraient une durabilité bien supérieure à celle des monnaies numériques – sans parler des actifs cryptographiques tels que le Bitcoin, dont on connait assez le caractère énergivore.

On peut finalement en retenir que l’on ne se débarrassera pas du cash de sitôt par une simple attrition de ses usages. Pour que les espèces disparaissent, il faudrait que cela relève d’une décision volontariste décidée au niveau gouvernemental. Mais quels en seraient exactement les motifs ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Brouillon auto

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Alors que le public est de plus en plus inquiet quant à l’évolution de son pouvoir d’achat, les banques vont-elles particulièrement orienter la relation client en ce sens ?

L’Open Banking, c’est-à-dire l’association à leurs offres de services partenaires, s’y prêterait très bien. Tout un ensemble de solutions proposent en effet un accompagnement particulier pour améliorer ses revenus ou ses dépenses.

En ce sens, plusieurs établissements comme BNP Paribas, se sont mis à proposer à travers leur appli, l’optimisation des abonnements que Papernest s’engage à réaliser pour les particuliers.

Bien d’autres services pourraient être ajoutés. On peut ainsi penser à Klaro :

Seulement, suggérer de tels services ne suffit pas. La question est de savoir si les banques vont passer à une dimension vraiment active de l’Open Banking. Ce qui signifierait :

  • La définition d’une offre intégrée de différents services complémentaires par rapport à leurs propres services.
  • Une navigation facilitée de l’un à l’autre, avec des projections d’impact.
  • Une véritable action commerciale au niveau des réseaux de distribution des banques, pour promouvoir ces services à l’instar de leurs offres propres.

Elargissement de la relation, mutation de l’expérience client, mise en avant de la banque des usages : la transformation serait considérable. Elle correspond à ce qu’envisagent la plupart des scénarios de la banque de demain. La crise en sera-t-elle le déclencheur ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Brouillon auto

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Que fera Elon Musk de Twitter s’il l’acquiert finalement ? L’intéressé a bien sûr déclaré que son rachat visait à préserver la liberté d’expression sur la plate-forme mais comment ne pas lui prêter d’autres ambitions ? Aux Etats-Unis, les spéculations vont bon train concernant le lancement d’une superapp. Pour The Financial Brand, il s’agit d’un peu plus que de spéculations.

Dans des discussions avec des investisseurs et même dans plusieurs tweets, Musk a en effet déjà nommé cette superapp : « X ».


Cette désignation ferait référence à X.com, une start-up créée en 1999 par Musk et l’une des premières banques en ligne. À l’époque, il envisageait que X.com devienne à terme un guichet unique pour les services financiers. Mais X.com a fusionné avec Confinity en 2001 et a été rebaptisé PayPal. Musk a racheté le nom de domaine « X » à PayPal en 2017.

Désormais, Musk cite en exemple la superapp chinoise WeChat, lancée en 2011 par Tencent, pour concurrencer Alipay de l’autre géant chinois de l’internet Alibaba et qui est finalement parvenue à la supplanter. En 2022, avec 800 millions d’utilisateurs, WeChat rallie près de 60% de la population chinoise. C’est que l’on peut tout faire avec WeChat, passer des messages, acheter en ligne, l’utiliser dans les transports, calculer ses itinéraires, etc. et surtout, pour ce qui nous intéresse, réaliser ses opérations bancaires de base. Le tout sans jamais quitter l’application.

A la base, comme Alipay, WeChat s’est appuyé sur un service de messagerie. Serait-il possible de faire de même avec Twitter ?

Cela supposerait d’y proposer une identification numérique autorisant les paiements et les transactions ; lesquels devraient y être également intégrés, en même temps que des services à fort engagement (market places, covoiturage, voyages et hôtellerie, etc.).

Ce n’est pas la première fois que WeChat est pris pour modèle par les Big Tech (Facebook fut le premier) et bien d’autres (c’est toute la thématique des superapps, sur laquelle s’est engagé une néobanque comme Revolut). De sorte que les réserves que l’on peut avoir face à une telle ambition ne sont pas nouvelles non plus :

  • Assez faible pénétration de Twitter par comparaison avec celle dont pouvaient disposer Alibaba et Tencent en Chine :
  • Caractère non comparable du marché chinois où Alibaba et Tencent ont apporté une solution simple à des populations qui n’étaient pas ou peu bancarisées. Il y avait peu d’usages à transformer.
  • Dispositions réglementaires en matière de concurrence, de protection de la vie privée et des activités bancaires bien plus contraignantes en Occident qu’en Chine et dont on voit mal comment elles pourraient permettre l’émergence d’une superapp à la WeChat.
  • A quoi on peut encore ajouter la personnalité de Musk, qui peut sans doute susciter autant d’adhésions que de rejets immédiats.

Réciproquement, c’est la personnalité du patron de Tesla, de SpaceX et de Starlink qui représente le principal argument de ceux qui veulent croire que lui seul pourrait peut-être donner corps à une ambition qui, autrement, parait bien inaccessible. Ce qui témoigne peut-être surtout que le rêve d’une solution centralisée et quasi-unique à la chinoise, capable à elle seule de transformer complètement les usages bancaires, passe complètement à côté des réalités du marché des services financier tel qu’il s’est développé depuis dix ans !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Brouillon auto

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Bien sûr, il est paradoxal de parler de stagnation de leurs résultats quand, ces dernières années, les banques françaises ont engrangé des bénéfices par dizaine de milliards. Cet été encore, à l’occasion des Trimestriels, face à une nouvelle salve d’excellents résultats, les commentateurs se sont interrogés : performances réelles ou aubaine ?

Il importe de clarifier la situation alors qu’avec la crise qui pointe et les déboires du Crédit Suisse, le spectre d’un effondrement bancaire a de nouveau récemment resurgi.

Sur la base des analyses de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, on peut par exemple partir de l’évolution du RoE (rémunération des fonds propres par les bénéfices) des principaux groupes bancaires français. Son dernier pic a été atteint en 2006. Il était alors proche de 15%. Après une chute brutale en 2008, le RoE se redresse à un nouveau pic de 8% en 2010. Il stagne en dessous depuis :

 

Cette évolution est assez générale. Il en va de même des autres principaux indicateurs de résultat, si on les rapporte à l’activité des établissements que traduit la taille de leur bilan. Ainsi du résultat brut d’exploitation moyen, rivé autour de 0,7%. Depuis des années, tout stagne dans un étroit tunnel, à l’instar des frais d’exploitation, contenus entre 1% et 1,5% du total bilan. Et la tendance est généralement à la baisse. C’est particulièrement le cas du produit net bancaire (l’équivalent du chiffre d’affaires des banques), ayant longtemps oscillé autour de 2% du total bilan et tendant vers 1,5% depuis 2017. Il en va de même encore des prêts non performants, ce qui est là un bon signal (passés en moyenne de 2,8% à 2,2%).

Mais alors, comment expliquer la récente forte hausse des résultats en montants ? C’est assez simple. Tous les indicateurs ci-dessus sont exprimés en pourcentages des bilans. Or la taille des bilans a explosé ! Le phénomène a été particulièrement fort en France et au Japon. Mécaniquement, le montant des résultats a suivi, alors que les performances, elles, ont stagné.

Qu’est-ce qui explique ce phénomène lui-même ? Rien d’autre que la politique monétaire. L’incroyable gonflement de la masse monétaire qu’ont provoqué les injections de liquidités des Banques centrales, souvent réalisées à travers les banques directement, à des taux quasiment à zéro.

La masse monétaire de l’Eurozone est passée de 1 100 milliards € en 1980 à 4 800 milliards € en 2000. En juillet 2021, elle atteignait 15 000 milliards €. Sur cette masse, la liquidité (M1) représente 70%.

 

De 2015 à 2019, la croissance de la masse monétaire de l’Eurozone a connu un taux annuel situé entre 4% et 6%. Pour contrer les effets de la crise sanitaire, la masse monétaire a augmenté de 9,6% entre janvier 2020 et janvier 2021. Sa croissance s’est maintenue ensuite à 9%. Ainsi, alors que les liquidités quasi gratuites de la BCE pouvaient être replacées, même à des taux faibles, sur des marchés, notamment ceux de l’immobilier et du crédit aux entreprises, protégés contre la récession par les Etats (puisant eux-mêmes dans les liquidités de la Banque centrale), les résultats des banques ont naturellement suivi.

Aujourd’hui, face au catastrophisme bancaire ambiant, il faut souligner qu’il est très difficile d’augurer des prochains résultats des établissements. C’est que, liée à la politique monétaire et à la situation économique, l’évolution de ces résultats échappera largement aux banques. Et c’est tout le problème !

Que s’est-il donc passé depuis dix ans en effet ? Les banques ont mené une transition numérique qui est encore loin d’être achevée et qui ne génère guère de nouveaux revenus. Tandis que le marché bancaire est désormais sous la pression d’une multitude de nouveaux acteurs. Et tandis qu’un renouvellement et un élargissement des offres traditionnelles se font toujours attendre. Une situation qui pourrait être grave si les derniers résultats florissants en font négliger le caractère alarmant.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Brouillon auto

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est une initiative, à ce stade surtout d’image, qui mérite d’être signalée.

Qu’est-ce que le « Positive Banking », que BNP Paribas Fortis met désormais en avant ? Tout ou presque est dit dans ce bandeau :

Avouons-le, la démarche laisse un peu sur sa faim :

  • On peut trouver l’appellation « Positive Banking » un peu mollassonne (remember la « Positive Attitude » ?).
  • A ce stade, tout cela repose plus sur des promesses que sur des propositions.
  • La soumission au consensuel et à l’air du temps (de la « durabilité » à n’en plus finir !) banalise le message au lieu de le faire remarquer.

Pour autant, c’est un travail de basculement d’image très intéressant :

  • Il s’agit de rassembler les activités de l’établissements et ses engagements de responsabilité sociale et environnementale. En faire un tout. Les regrouper sous une seule image et, en ce sens, particuliers et entreprises apparaissent ici sur les mêmes pages, ensemble, sous les mêmes problématiques.
  • C’est une rupture forte avec un logique produits qui met d’abord les offres en avant. On s’efforce plutôt de donner d’abord du sens.
  • Le site, particulièrement, marque la volonté d’élargir l’image de la banque, en informant, communiquant, sous un format de quasi-blog.

Au total, la démarche parait notable alors que les banques changent actuellement plus vite que leur image et leur communication.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Brouillon auto

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Les automates bancaires (distributeurs ou guichets automatiques de billets ou de banque) connaitront-ils prochainement un sort comparable à celui des cabines téléphoniques – que les moins de trente ans n’ont jamais connues (même si la dernière n’a été démontée qu’en 2019) – et en partie pour la même raison, l’utilisation des téléphones mobiles ?

Pour ce qui concerne les agences bancaires, il n’y a plus vraiment débat aujourd’hui : de nouvelles présences, de nouveaux formats et une forte restriction de leur nombre s’imposent. Pour autant, fonctionner sans points de contact physique et sans l’aura de marque des enseignes relève encore de la gageure et le restera sans doute pour les dix prochaines années pour les banques, dont certaines, parmi les plus grandes, sont loin d’avoir abandonné leurs réseaux d’agences.

Mais les automates ? Le phénomène est peu aperçu mais leurs fermetures s’accélèrent. Dans les pays anglo-saxons surtout – en Australie, depuis 2020, 460 agences ont fermé et 3 800 automates ont été démontés. En Chine, où le mobile s’est bien plus généralisé qu’en Occident pour les paiements, les automates disparaissent à tour-de-bras (à leur pic, en 2017, on en comptait 3,28 millions !) ; comme en Inde, où l’on mise sur la quasi-disparition du cash.

La France est moins desservie en automates bancaires : on en compte 107 pour 100 00 habitants, contre 164 en Australie ou 131 au Royaume-Uni. Toutefois, ils étaient 58 586 à leur pic, en 2012, moins nombreux que les feux-rouges mais plus que les abribus. Ils ne sont plus que 48 710, au dernier comptage et plutôt bien répartis sur l’ensemble du territoire selon la Banque de France. Cependant, depuis 2020, leur nombre a encore baissé de 3,2%. La crise sanitaire a d’ailleurs porté une sorte d’estocade aux distributeurs : les retraits d’espèces ont chuté de 15% en 2020, tandis qu’avec le relèvement des plafonds, les paiements sans contact augmentaient de 86%.

Mais la crise n’a fait qu’accentuer une réalité de fond. Si l’on compte en moyenne 2 120 utilisateurs par automate, beaucoup sont à moins de 1 200 ; beaucoup d’automates bancaires ne sont donc pas rentables.

Maintenant, on imagine immédiatement que la disparition des automates signifierait celle des espèces ou bien créerait de véritables déserts bancaires pour certaines populations ou localisations. Ce dernier aspect serait vrai en France et encore plus dans certains pays comme l’Allemagne, où l’on compte 121 automates pour 100 000 habitants, donc seulement un peu plus qu’en France mais où un Allemand y retire en moyenne 7 027 € en espèces par an, contre 1 318 € pour un Français.

Seulement, il n’en est rien ! Nous parlons des automates bancaires tels que nous les connaissons. Des machines sophistiquées qui n’ont jamais réussi à beaucoup convertir leurs utilisateurs à d’autres fonctions que le retrait d’argent et la consultation de comptes (qui a désormais lieu sur mobile). Nous parlons ainsi de machines bien trop sophistiquées et onéreuses pour leur utilité désormais, dont on peut facilement envisager le remplacement par des distributeurs bien plus simples (sans écran ni clavier et commandables par mobile, par exemple), par des relais chez des commerces (il en existe déjà plus de 25 000 en France) ou d’autres formules (les livraisons d’argent par drones ont même pu être testées !).

Plus immédiatement, une mutualisation des automates entre banques représenterait une première solution. On peut donc s’étonner qu’hormis au Royaume-Uni, cette formule – pourtant favorablement envisagée entre plusieurs grandes banques françaises il y a déjà cinq ans – ne soit pas davantage explorée.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Brouillon auto

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Un rapide tout d’horizon.

 

 

A ce stade, c’est la Caixa Bank qui fournit l’exemple le plus suggestif d’une implantation dans le Métavers (Decentraland). Il y a quelques années, la Caixa a lancé sa banque digitale Imagin, centrée sur les jeunes (non forcément clients) et leurs styles de vie. Une plateforme qui intègre, en plus de la banque, de la musique, des jeux, les nouvelles technologies et le développement durable, ainsi que des événements virtuels – ou réels dans un ImaginCafé ouvert à Barcelone. Or celui-ci sera virtuellement transposé en un ImaginLand. Pour son inauguration, un concert de rock réel, y sera retransmis de manière virtuelle.

La Caixa ne se demande donc pas quelles nouvelles fonctionnalités elle devrait proposer sur le métavers. Elle n’aborde pas ce dernier en termes purement technologiques mais comme un ensemble d’univers nouveaux dans lesquels elle doit faire valoir son approche aussi bien et de la même manière que dans le monde réel. La réflexion porte ainsi, beaucoup plus largement, sur le rôle et la place des banques désormais dans l’espace public.

L’orientation vers la banque des usages que développe la Caixa part en effet d’une interrogation sur l’évolution des agences et la baisse de fréquentation qu’elles enregistrent depuis des années, sans que la demande de contacts humains directs ne baisse pourtant au sein de la clientèle. Comment créer désormais, dans le monde réel aussi bien que virtuel, une certaine fréquence de contact ? Des relations privilégiées de confiance et d’intérêt ? Quels seront les lieux de rencontre, de rassemblement et de partage réels et virtuels demain ? Autour de quelles fonctions et de quelles activités se bâtiront-ils : le sport ? Le travail ? L’accès facilité à de nouveaux centres d’intérêt ? Pour la Caixa, les banques doivent simplement s’efforcer de conserver en tous cas leur rôle de relais de proximité réels et désormais virtuels.

Dès lors, si à l’origine, dans les villes, beaucoup d’agences bancaires furent créées autour de la place du marché, il s’agit aujourd’hui de repérer et de contribuer à animer, dans les nouveaux mondes virtuels, les quartiers les plus fréquentés.

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(Français) Le $BIM : et voici les cryptos-refuge contre la dévaluation de l’€

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Un nom et une formule originale dans l’univers crypto et plus encore.

Une nouvelle entité est apparue dans l’univers crypto français, la Banque des Industries Manufacturières ou BIM. Voilà comment elle se présente :

« La BIM – Banque des industries Manufacturières, se veut être la première d’une nouvelle génération d’acteurs financiers. Notre mission est de permettre aux utilisateurs de notre jeton numérique utilitaire, le $BIM, d’avoir un réel impact sur la réindustrialisation et la transition écologique en :

  1. Permettant d’acheter avec le BIM des produits et services à impact à prix préférentiel et encourager la consommation de produits engagés
  2. Permettre à la $BIM d’investir en fonds propres dans les entreprises qui fabriquent ces produits.
  3. Redistribuer directement aux détenteurs de $BIM la valeur créée par les prises de participation dans des entreprises non cotées, dont les rendements sont nettement supérieurs à ce que proposent les produits d’investissement habituellement proposés aux particuliers.

En tant qu’organisation autonome décentralisée (DAO), la BIM vise à rendre aux utilisateurs la possession et la jouissance de leur argent, la liberté de leurs investissements, la possibilité d’effectuer simplement des achats, sans frais de gestion, sans centralisation et avec un niveau de sécurité au moins équivalent aux acteurs financiers traditionnels. »

Entre crypto et barter, la BIM ambitionne de développer :

  • Une nouvelle crypto-monnaie gagée sur des actifs réels, offrant un rendement propre et étant cessible sur le marché secondaire.
  • Mais ce $BIM veut également servir de monnaie réelle, avec un module de paiement pour l’achat de biens et services à tarifs préférentiels (BIM Pay, qui voudrait proposer à terme une carte de paiement), une plateforme d’achats et de sourcing interentreprises (BIM Direct) et une véritable market place (BIM Shop).
  • Le $BIM, un futur WIR crypto français ? Pourquoi pas ? Car BIM propose en fait une solution alternative qui pourrait se révéler tout à fait pertinente en cas de forte dépréciation de l’€. Sous cette perspective, c’est à notre connaissance une première.

Source : le document de présentation.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

(Français) Le KYC, un facteur d’exclusion bancaire

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C’est une réalité que pointe le Financial Transparency and Inclusion Report 2022 de LexisNexis Risk Solutions.

  • La collecte et la vérification des informations personnelles que les banques doivent effectuer au titre des réglementations dénommées « Know your Customers» représentent une véritable barrière à l’inclusion financière des populations non ou faiblement bancarisées, dont les données personnelles sont souvent manquantes ou sont difficiles à vérifier.
  • Selon le rapport, la solution peut passer par le développement d’outils s’appuyant sur l’IA.

“Rejecting potential customers due to inefficient or manual processes rather than regulatory reasons can be detrimental to genuine individuals trying to access financial services. With robust data and the right technology and processes in place, institutions can help improve global rates of financial inclusion without compromising on compliance.”

  • On peut néanmoins se demander si l’automatisation des process peut ne pas manquer de les rendre encore plus rigides et infranchissables pour tous ceux qui ne rempliront pas exactement les critères prévus.
  • Le problème est que la transparence réglementaire et l’inclusion financière obéissent à des logiques tout à fait différentes. Et comme il parait peu probable que l’on revienne en arrière en matière de conformité légale, il faut sans doute prévoir que l’inclusion financière suscitera prochainement des initiatives particulières en compensation, telles que la mise en place de quotas de crédit.

Source : The Fintech Times

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(Français) Inclusion financière : la France mal classée ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]En comparant 42 pays, un récent rapport renouvelle assez largement la vision de l’inclusion financière. Malheureusement, en embrouillant considérablement le concept.

Prenez une notion complexe et large, l’inclusion financière, dont il est difficile de définir des critères précis et mêlez-y toutes sortes de choses telles que l’accès au crédit, l’instantanéité des transactions bancaires, le nombre et la qualité des fintechs, l’état et le niveau des retraites et ceux du marché de l’emploi,… C’est ce que propose le Global Financial Inclusion Index du Principal Financial Group (en partenariat avec le Centre for Economics and Business Research).

L’index est fondé sur trois « piliers » : le soutien gouvernemental, le soutien des banques et le soutien des employeurs, par quoi il faut surtout entendre ce que ces trois types d’acteurs fournissent d’outils, de services et de conseils pertinents aux citoyens en matière d’inclusion financière. A partir de là, beaucoup de classements différents apparaissent, que pratiquement aucun chiffre n’explique ou ne justifie.

Les cinq pays les plus performants sont : Singapour, les Etats-Unis, la Suède, Hong-Kong et la Finlande. La France est 23° sur 42 pays, moins bien classée que la Chine en matière d’inclusion financière. Mais la question est de savoir s’il faut consacrer beaucoup de temps à examiner ce rapport, pourtant prometteur.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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