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Saxo envisage la fin de la Fintech

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Si l’on aime les scénarios-catastrophe, on sera servi avec les dix prévisions-choc que dresse le service de trading et d’investissement en ligne Saxo pour 2023. Une série d’événements « improbables mais sous-estimés qui, s’ils devaient se produire, pourraient créer une onde de choc sur les marchés financiers ainsi que dans les cultures politiques et populaires. »

 

Pour Saxo, il s’est agi d’envisager « toute l’étendue de ce qui est possible, même si ce n’est pas nécessairement probable. » Avec pour sous-jacent : « Les prévisions choc de cette année soutiennent que toute croyance en un retour à la dynamique désinflationniste d’avant la pandémie est impossible parce que nous sommes entrés dans une économie de guerre mondiale, où toutes les grandes puissances du monde s’efforcent désormais de renforcer leur sécurité nationale sur tous les fronts, que ce soit dans un sens militaire réel ou en raison des profondes insécurités de la chaîne d’approvisionnement, de l’énergie et même des finances qui ont été mises à nu par l’expérience de la pandémie et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. »

 

A partir de là, nous vous laisserons découvrir les 9 premières prévisions qui, de la démission d’Emmanuel Macron au retour de la Grande-Bretagne dans l’UE, n’entrent pas dans les thèmes de ce blog.

La dixième et dernière prévision, en revanche, ne peut manquer d’attirer notre attention.

 

On ne manque pas de souligner, depuis plusieurs mois, que le relèvement des taux d’intérêt, rendant plus onéreux le financement des fonds d’investissement, risque de largement pénaliser l’écosystème de la tech. Mais c’est la première fois que nous voyons suggéré de manière aussi lapidaire que tout cela repose au fond encore plus sur les paradis fiscaux !

 

Dès lors, si cela est juste et si la prévision se réalisait, que faudrait-il dire dans le cas précis des fintechs ? Que portées par de l’argent quasiment gratuit et une défiscalisation massive, de jeunes sociétés ont développé des solutions innovantes concurrençant fortement les banques mais sans parvenir, ni à déstabiliser ces dernières, ni même, malgré des conditions incroyablement favorables, à dégager la moindre rentabilité dans la plupart des cas ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Binance, la prochaine grande crise crypto ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Cela s’appelle rater son coup ! Après FTX, Binance, la plus importante plateforme mondiale d’échange de cryptos, subit des retraits massifs qui font craindre pour son avenir. Et cela, du fait d’un audit qui visait précisément à éviter une telle situation.

 

Après la faillite de FTX, Binance, voulant rassurer sur sa propre situation, a en effet mandaté Mazars pour établir la « preuve de ses réserves ». Il s’agissait ainsi de prouver que la plateforme dispose bien de réserves couvrant les actifs que les acheteurs de cryptos lui confient. Binance invitait les autres plateformes d’échange à faire de même, afin d’assainir la situation en plein bear market cryptos.

 

Seulement, le rapport de Mazars a tout de suite suscité de fortes critiques de la part d’observateurs (dont d’autres plateformes d’échange, ambiance !) publiées par le Wall Street Journal. Mazars indiquerait les réserves sans en déduire les actifs prêtés par Binance, souligne-t-on. Cela tiendrait au fait que Mazars n’a pris en compte que les bitcoins et non les autres cryptos, réplique Binance. A ceci s’ajoute le fait que le Department of Justice américain pourrait engager des poursuites contre Binance pour blanchiment.

 

Ces derniers jours, Binance a ainsi subi des retraits massifs. Rien d’anormal cependant, explique Changpeng Zhao, le fondateur et patron de Binance, pour qui cela suit simplement les afflux, également massifs (+24%), enregistrés par sa plateforme après l’effondrement de FTX.

 

 

Qui/Que croire ? Ce n’est peut-être pas le plus important. Car cette controverse était sans doute ce qui, dans le contexte, pouvait arriver de pire ! La faillite de FTX s’inscrit sous le registre de la criminalité financière (et peut-être plus). Et maintenant, Binance est incapable de faire toute la lumière sur ses comptes.

Pourtant, sur quelle promesse reposent les cryptos ? D’être des monnaies décentralisées, inscrites sur de grands livres numériques rendus infalsifiables par le chainage de blocs. Deux caractères censés éviter aux crypto-devises toute manipulation et leur donnant ainsi un caractère intouchable dont ne bénéficient pas les devises classiques des banques centrales. La confiance qui pouvait être placée dans les cryptos reposait sur une transparence numérique tout à fait inédite. On en est très loin !

Dès lors, sur quoi va désormais reposer l’univers cryptos, sinon d’être un grand casino sans frontière ? Comme monnaies alternatives possibles, les cryptos viennent de disparaitre !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Nos données financières sont-elles vraiment protégées ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Plaid, le champion de l’agrégation de comptes, lance Plaid Privacy Controls. Une sorte de portail à usage personnel pour contrôler l’utilisation de ses données financières par les entreprises que l’on a autorisé à les collecter.

Dans le contexte d’un renforcement probable et prochain de la réglementation américaine à cet égard, l’idée de Plaid est d’en équiper ses (nombreuses) banques et fintechs clientes, pour qu’elles-mêmes mettent ce service à disposition de leurs clients.

Plaid inscrit sa démarche en correspondance avec la forte demande du public pour davantage de confidentialité et de contrôle quant à l’utilisation ou tout à simplement quant à la protection des données personnelles disséminées en ligne.

Malheureusement, les données proprement bancaires ne représentent qu’une partie relativement restreinte de ces données et, si elles sont évidemment très sensibles, elles ne sont pas les plus difficiles à protéger, notamment pour tout ce qui concerne nos moyens de paiement.

Mais le reste ? Une récente étude menée par la société de cybersécurité NordVPN, portant sur les 100 sites web les plus populaires dans 25 pays du monde, révèle que les sites web français disposent en moyenne de 17 traqueurs pour collecter et éventuellement monétiser des données personnelles.

Le nombre de traqueurs, dépendant des lois sur la protection des données dans chaque pays, est moins élevé en Europe qu’aux Etats-Unis (23 traqueurs en moyenne) et en Asie (45,4 traqueurs à Hong-Kong). En Europe, il faut y voir l’impact du RGPD. Toutefois, si l’on compte 17 traqueurs en moyenne sur les sites français, il n’y en a que 11,4 en Autriche.

En France, les sites de e-commerce sont ceux qui en possèdent le plus avec 27 traqueurs en moyenne. On en compte 18, un peu plus que la moyenne, chez les établissements financiers.

Il convient de souligner que la plupart de ces traqueurs n’appartiennent pas aux possesseurs des sites eux-mêmes. Sur ces traqueurs tiers, 30% sont ceux de Google, 11% ceux de Facebook et 7% ceux d’Adobe.

Généralement insérés dans le code des sites web et difficiles à détecter pour un utilisateur ordinaire, tous ces traqueurs recueillent des informations qui incluent  l’adresse et la localisation IP, l’historique de navigation, les clics d’un utilisateur sur un site web, les éléments qu’il a consultés et leur durée, ainsi que les données relatives au navigateur et à l’appareil qu’il utilise.

Tout cela, bien entendu, aide les administrateurs de sites à améliorer l’expérience des utilisateurs mais ces informations permettent également de créer des profils d’utilisateurs vendus à des tiers, notamment pour diffuser des publicités plus ciblées, qui suivent ensuite les utilisateurs de site en site.

Si des cybercriminels mettent la main sur ces données, ils peuvent compiler un dossier détaillé sur une personne et l’utiliser contre elle dans le cadre d’une attaque par hameçonnage en élaborant un message hautement personnalisé et crédible. Or, selon MoneyVox, 4 Français sur 10 ont déjà subi un débit frauduleux sur leur compte bancaire.

Il n’est pas sûr, on le voit, qu’une solution comme celle de Plaid puisse réellement changer quelque chose à cet écheveau de pratiques et d’intervenants. Il n’est pas sûr du tout qu’un acteur puisse le faire seul. Pourtant, une réglementation comme le RGPD a-t-elle réellement changé les choses ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Les banques sous-estiment la valeur de leurs agences !

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est la principale conclusion d’une étude Future of seamless banking, menée aux Etats-Unis et au Canada et récemment publiée par le cabinet Shkatani Lacroix, spécialisé dans le design stratégique de l’expérience client.

L’année dernière, les fermetures d’agences se sont accélérées en Amérique du Nord. Pourtant, 32% des personnes interrogées déclarent se rendre au moins une fois par semaine en agence et, pour 70% des répondants, l’agence et ses chargés de clientèle demeurent le principal canal de la relation bancaire.

  • Les canaux, physiques et digitaux, s’ajoutent plutôt qu’ils ne se remplacent. Les plus jeunes élisent plus facilement le mobile comme premier canal d’interaction. Cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas en demande d’interactions humaines plus poussées.
  • Dans un cadre omnicanal, justement, l’agence reste le plus performant pour équiper les clients. Une opportunité qui reste mal exploitée : 39% des répondants se rendraient davantage en agence si les horaires d’ouverture étaient aménagés.
  • L’agence est en fait désormais le principal outil de fidélisation des banques. Parmi les 15% de répondants ayant changé de banque l’année dernière, 31% l’ont fait suite à la fermeture de leur agence dans leur ancienne banque.

Conclusion : de plus en plus, les services proposés ou non en agences vont devenir le premier marqueur de différence entre les banques. Nous l’avons souligné il y a plusieurs mois, c’est là tout le pari que font des établissements comme JP Morgan Chase.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Un marché unique du crédit en Europe, cela a-t-il un sens ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est en tous cas l’objectif que s’est fixé la startup estonienne Mifundo.

L’idée est de monter une simple plateforme, ouverte à toutes les banques de l’UE. Les particuliers pourraient y formuler des demandes et recevoir des réponses mettant en concurrence un nombre incalculablement élargi – à ce stade – d’établissements financiers.

Bien entendu, compte tenu de la diversité des pratiques d’octroi et des conditions applicables aux crédits dans toute l’UE, parvenir à formuler ne seraient-ce que des demandes et des offres standardisées représente un chantier assez titanesque. Ensuite se posera la question de l’évaluation et du suivi des risques.

Pour tout cela, la startup collabore avec les spécialistes de l’IA de l’Université de Tartu. Toutefois, pour le présent, Mifundo n’a levé qu’1,2 million €…

L’Union européenne compte parmi les apporteurs de fonds qui soutiennent le projet. Le marché bancaire unifié de l’UE pourrait-il être réalisé à travers des initiatives de ce genre ? Des initiatives dont l’impulsion parait devoir être attendue davantage de nouveaux acteurs que des banques européennes elles-mêmes.

Un élément de contexte sert aujourd’hui le projet : l’inflation et ses disparités entre les pays de l’UE (les pays baltes y étant particulièrement exposés). Kaido Saar, le fondateur de Mifundo : « si le taux d’intérêt moyen des crédits à la consommation en Estonie est aujourd’hui de 12 %, en Finlande il est deux fois plus bas et reste en moyenne à 6 %, tandis qu’en Suède il est inférieur à 4 % et à 2% au Luxembourg. » Et si de telles différences, pouvant paraitre assez insurmontables, devenaient décisives dans le contexte actuel ?

Si elle réussissait, une plateforme comme Mifundo mettrait finalement en compétition les pays de l’UE eux-mêmes, poussant à l’uniformisation de leurs politiques monétaires. On comprend que l’UE s’intéresse au projet.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Comment le Gouvernement Japonais entend limiter l’usage du Cash

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Parmi les économies développées, le Japon est sans doute le pays où le cash reste le plus utilisé. En 2021, les deux tiers de toutes les transactions commerciales s’y sont faites en espèces. Un particularisme japonais ? Oui mais ce n’est pas le plus important. En fait, la situation n’est pas très différente de celle des pays occidentaux et il est donc intéressant de voir quelle mesure très simple le gouvernement japonais a prise pour essayer de changer les usages.

Certes, les Japonais, comme les Allemands, utilisent beaucoup d’espèces. Mais l’on se tromperait à n’y voir qu’un traditionalisme, opposant le Japon à la Corée du Sud ou à la Chine, où le paiement par mobile s’est généralisé. En fait, le Japon est peut-être le pays où les solutions de paiement électronique sont les plus nombreuses et les plus anciennes. Mais, justement, aucune ne s’est imposée. Comme en Occident, finalement, elles se sont multipliées et se sont ajoutées aux usages traditionnels plutôt qu’elles ne les ont remplacés.

Le Japon a ainsi connu, comme nulle part ailleurs, un développement des cartes de paiement sans contact émises par les principales compagnies ferroviaires, comme la Super Urban Intelligent Card (SUICA) de la compagnie des chemins de fer de la région de Tokyo JR Higashi Nihon, assimilable au Pass’Navigo français mais qui couvre également les vols aériens intérieurs. A quoi s’est ajouté le paiement par QR Code dans le commerce, tiré par des acteurs comme PayPay (45% du marché avec 51 millions d’utilisateurs enregistrés, soit environ la moitié de la population adulte), Line Pay ou Rakuten.

Auparavant, le Japon avait enregistré le succès le plus large qu’un opérateur téléphonique ait rencontré dans les paiements. En 2004, en effet, l’opérateur téléphonique NTT Docomo a lancé l’osaifu keita, un mobile équipé d’une puce sans contact. Il compterait aujourd’hui plus de 30 millions d’utilisateurs. Le succès est venu de l’intégration de plusieurs services existants, auxquels NTT a permis ainsi l’accès au sans contact, et notamment du portefeuille électronique EDY de Bitwallet (20 millions d’utilisateurs) utilisable dans de nombreux commerces et taxis, ainsi que de la Suica (17 millions d’usagers, dont 13 ont également l’osaifu keita).

NTT est un opérateur téléphonique largement dominant au Japon (près de 60% du marché). Pourtant l’osaifu keita n’a pas pu relever tous les enjeux d’intégration, comme l’illustre le dessin suivant :

Au total, comme en Occident, les vieux usages se sont maintenus : le chèque chez nous et les espèces au Japon.

Dans ces conditions, le gouvernement cherche désormais à encourager l’utilisation des portefeuilles électroniques plutôt que physiques et il vient de rendre possible le versement de salaires sur ces supports.

En cas de faillite d’un opérateur de wallet, l’Etat garantira jusqu’à 1 million de yens (6 800 $), remboursés aux utilisateurs. L’objectif est de porter les paiements numériques à 40% de l’ensemble des paiements d’ici 2025.

Pour cela, le gouvernement japonais a estimé que le changement d’usages serait davantage facilité si sont ainsi alimentés les véritables moyens de paiement que sont les mobiles, plutôt que de compter sur le développement des moyens de paiement électroniques en eux-mêmes, à partir des comptes bancaires. Ce qui favorisera évidemment les acteurs non bancaires des paiements – jusqu’à sortir proprement les banques des paiements, si cette solution prend. C’est la première fois qu’un objectif de réduction du cash contourne ainsi ostensiblement les banques.

On voit mal cependant en quoi ce nouvel usage – largement inspiré d’une tactique nudge – aura de quoi supplanter les anciens.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Les Cryptos au secours de la Philanthropie ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est la piste qu’explore un récent rapport Philanthropy and the Global Economy de Citibank.

  • Selon les estimations du rapport, 550 milliards $ sont versés chaque à des organisations caritatives dans le monde entier et ce pourrait être plus.

  • La crise actuelle devrait néanmoins restreindre les dons – lesquels ont tendance d’ailleurs à se réduire ces dernières années. Une triple pression va s’exercer sur le secteur : réduction du pouvoir d’achat des donateurs, augmentation des coûts pour les organismes de bienfaisance, en même temps qu’accroissement des besoins face aux difficultés.
  • Une manne de 2 400 milliards de dollars est cependant disponible, selon le rapport. Il suffit pour la mobiliser, de se tourner vers les actifs numériques – que très peu d’organismes de bienfaisance acceptent cependant.

Selon le rapport, les particuliers qui sont actifs sur le marché des cryptos présentent un profil particulièrement compatible avec ce que pourraient leur proposer un secteur philanthropique davantage tourné vers leur univers et recourant à la blockchain pour permettre une meilleure traçabilité de l’usage de dons qui prendraient la forme d’actifs numériques.

Ces particuliers, en effet, sont généralement :

  • Plus jeunes que les donateurs moyens. Ils représentent donc une nouvelle cible actuellement peu mobilisée.
  • Pourtant, quand il leur arrive de faire des dons, ceux-ci sont 82 fois supérieurs à la valeur des dons classiques (ce chiffre a été néanmoins constaté en 2021, quand le boom des cryptos pouvait particulièrement rendre généreux leurs possesseurs).
  • Par ailleurs, les propriétaires d’actifs numériques regardent en moyenne favorablement les organisations indépendantes et décentralisées, comme le sont de nombreux organismes de bienfaisance

Cependant, les barrières sont encore importantes à l’acceptation de cryptos par le secteur philanthropique. Méconnaissance de ces actifs complexes, par ailleurs secoués par des troubles importants depuis des mois, mauvaise réputation (la faillite de FTX ne va rien arranger !) et nécessité de renforcer fortement les règles de KYC.

Mais il y a sans doute une réticence plus fondamentale, que ne cache pas le rapport. Les particuliers investis sur les cryptos sont sans doute plus actifs que les donateurs traditionnels. Et si le recours à la blockchain accroit la transparence quant à l’emploi des dons, cela peut conduire les donateurs à s’immiscer bien davantage dans la gestion des organismes de bienfaisance.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Service Client : Quelles évolutions notables en 2022 ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Relationclientmag. Fr publie les résultats d’une enquête réalisée par Qualimétrie sur les Français et le service client en 2022. Cela concerne tous les secteurs mais les banques sont particulièrement concernées, puisqu’avec les assurances, elles sont de loin les entreprises les plus sollicitées (par près de trois quarts des Français), avec – une nouveauté cette année ! – les fournisseurs d’énergie (58%).

Trois évolutions notables :

  • Si, sans surprise, le mail (84%) et le téléphone (74%) sont les canaux les plus largement utilisés pour entrer en contact avec les entreprises, les réseaux sociaux sont désormais le 3° canal le plus utilisé, devant les chats.

  • Alors que les contacts augmentent fortement (+13% par rapport à 2021), les réclamations bondissent de près de 10% en nombre et représentent désormais 25% des contacts, contre 31% pour les demandes d’information ou de renseignement.
  • La qualité des contacts fait l’objet d’un très fort partage d’expérience : 64% des Français en parlent, dont 59% dans leur entourage et 5% sur les réseaux sociaux.

Des rapports clients de plus en plus sensibles donc et en chambre d’écho. Sachant que pour 24% des Français, une mauvaise expérience avec le service client est le premier critère susceptible de faire quitter une enseigne.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Quelle stratégie derrière Stancer ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Ces dernières semaines, on a reparlé de la Free Bank. Une idée qui traine depuis des années. Qu’un acteur innovant comme Free se lance dans les services bancaires, beaucoup l’ont imaginé en effet.

En fait, on en a surtout parlé avant le lancement de Stancer Pay fin septembre, Iliad, la maison-mère, ayant reproduit la communication par effets de mystère qui avait précédé celle de Free. A cette occasion, la presse était toute prête à s’emballer. Pensez, après la téléphonie, Xavier Niel allait sûrement complètement bouleverser la banque. Une « révolution » était d’ailleurs annoncée.

Depuis, l’effet d’annonce est rapidement retombé. A l’adresse des commerces et des indépendants, Stancer casse (réellement) les prix sur l’encaissement des paiements en ligne et en magasin (avec la fourniture gratuite, sous certaines conditions, d’un terminal de paiement). C’est bien. Mais le grand public n’est pas concerné. C’est une solution quasi uniquement technologique (qu’Iliad utilise déjà pour ses propres encaissements), que beaucoup d’autres acteurs proposent. Enfin, par rapport à ce qui était attendu, c’est un peu court !

Apparemment, Stancer entend lancer à l’avenir d’autres outils pour les pros. Quoi qu’il en soit, la stratégie consiste à commencer par casser les prix. Pourquoi pas ? D’autres fintechs et néobanques ont fait de même. Gagnant ainsi, dans le meilleur des cas, une position de niche et forçant leurs concurrents à s’aligner, notamment quant aux tarifs, de sorte que les banques ont, chaque fois, été peu menacées.

Toutefois, cette stratégie a généralement pris place dans le cadre d’usages nouveaux (Paypal) ou bien, lorsqu’elle consistait surtout à casser les prix (cas des commissions de change appliquées sur les dépenses à l’étranger en d’autres devises avec certaines néobanques), elle n’était que la tête de gondole d’une offre bancaire d’emblée beaucoup plus large (N26, Revolut, …).

Rien de tel avec Stancer, qui se contente de casser les prix, la solution technologique proposée paraissant par ailleurs performante, sans rien présenter de révolutionnaire. De sorte qu’une question pointe inévitablement : Iliad aurait-il commis l’erreur de croire qu’il peut faire la même chose sur le marché bancaire que ce qu’il a fait sur celui de la téléphonie mobile, alors que les deux domaines et le positionnement dont Iliad pouvait bénéficier sur l’un et l’autre n’ont strictement rien à voir ?

Il serait ridicule de préjuger à ce stade du succès de Stancer, surtout quand un acteur comme Iliad se tient derrière. Toutefois, même un tel acteur n’est pas à l’abri d’erreurs grossières.

La page LinkedIn de Stancer déclare : nous sommes convaincus que chaque individu peut devenir un acteur de l’économie. En rendant les infrastructures de paiement plus simples, accessibles et transparentes, nous permettons à chacun d’atteindre son potentiel d’entrepreneur.

Une telle langue de bois était déjà complètement dépassée il y a cinq ans !

Le lancement de Stancer Pay oblige ainsi à se demander s’il ne s’agit pas en l’occurrence de débouler sur un marché bancaire mal cerné mais dont on croit qu’il peut facilement changer, en comptant sur l’adhésion rapide d’un public qui n’attendrait que ça. Bien d’autres grands acteurs ont commis une telle erreur. Le dernier étant Orange.

Mais Stancer a sans doute d’autres choses dans ses cartons.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

TikTok, premier média d’influence financière chez les Z ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Une enquête menée auprès de 1 000 Britanniques âgés de 18 à 24 ans pour le Current Account Switch Service indique que 58% d’entre eux suivent les influenceurs TikTok qui parlent de budget, d’argent ou de finances personnelles. Ce chiffre, déjà, est énorme !

Mais il y a plus car, de fait, TikTok est tout simplement en train de devenir le principal média d’information financière pour les jeunes Britanniques. C’est la première fois qu’un réseau social acquiert à ce point une telle fonction.

 

Mieux encore, TikTok parait être leur principal relais de décision, dès lors que 40% des répondants jugent que les influenceurs qu’ils suivent sur TikTok donnent de meilleurs conseils que les médias traditionnels, 34 % mieux que leurs amis et 26 % mieux que leur banque. Mais surtout dès lors que près de la moitié des personnes interrogées affirment que les influenceurs de TikTok les ont aidées à prendre une décision financière, notamment en investissant dans des actions, ou à changer de banque.

En ce qui concerne la confiance, 41 % des Z déclarent qu’ils sont plus susceptibles de faire confiance aux influenceurs qu’ils trouvent divertissants et 35 % à ceux qu’ils trouvent pertinents.

Pour les banques, l’erreur serait sans doute de réagir à de tels constats en considérant qu’elles doivent être ou être davantage présentes sur TikTok. Cela aurait toutes les chances d’être contre-productif. En fait, ces constats caractérisent surtout de nouveaux rapports à l’information et aux médias. Mais les banques doivent prendre en compte et, pour cela, d’abord comprendre, comment les influenceurs et leurs suiveurs les voient et les jugent.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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