« Les Banques du continent ne sont pas les seules à se pencher sur le « berceau de l’humanité »
Dossier Special Finance 2025 JA_CIV Kenya NG dynamisent les performances
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« Les Banques du continent ne sont pas les seules à se pencher sur le « berceau de l’humanité »
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L’Afrique est en pleine mutation dans le domaine bancaire. Depuis plusieurs années, les grandes banques françaises, comme Société Générale, BNP Paribas ou Crédit Agricole, réduisent leur présence sur le continent. Ce mouvement s’accélère, avec la cession récente de nombreuses filiales dans des pays tels que le Congo, le Sénégal, et la Guinée.
Le retrait des banques françaises s’explique par une combinaison de facteurs. D’un côté, la rentabilité des opérations en Afrique reste faible : Société Générale, par exemple, ne tire que 7 % de son produit net bancaire du continent. De l’autre, les risques économiques, politiques et géopolitiques augmentent, notamment dans des zones instables comme le Sahel.
Les régulations européennes, de plus en plus strictes, imposent également aux banques de maintenir des fonds propres importants pour couvrir les risques liés à leurs activités internationales. Ce contexte pousse les banques à recentrer leurs efforts sur des marchés jugés plus stables et mieux maîtrisés, comme l’Europe ou les États-Unis.
Ce retrait des mastodontes européens ouvre des perspectives pour les banques africaines et régionales. Des institutions comme Vista Bank ou Coris Bank profitent de cette reconfiguration pour étendre leur réseau. Ces acteurs, mieux adaptés aux réalités locales, mettent l’accent sur les PME et PMI, souvent ignorées par les banques étrangères.
Les États africains, quant à eux, saisissent l’occasion pour renforcer leur souveraineté financière. Par exemple, le Sénégal s’est positionné pour acquérir la filiale locale de Société Générale, avec pour objectif de mieux financer les projets locaux et les petites entreprises.
Les banques marocaines, telles qu’Attijariwafa Bank, ont été pionnières dans cette transformation. Depuis les années 2000, elles se sont imposées comme des acteurs clés en Afrique subsaharienne, en ciblant des secteurs souvent négligés par les banques françaises, comme la banque de détail et la classe moyenne.
Le désengagement des banques françaises, bien que perçu comme un retrait, pourrait être une opportunité pour le continent. L’émergence de banques africaines robustes et adaptées aux besoins locaux favorise une finance plus inclusive et ancrée dans les réalités économiques du territoire. Pour les banques européennes, ce mouvement marque une redéfinition stratégique de leur rôle en Afrique.
Chez DEVLHON Consulting, nous observons ces mutations avec attention, car elles redéfinissent les dynamiques économiques et les opportunités d’investissement sur le continent. À travers notre expertise, nous aidons nos partenaires à comprendre ces transformations et à saisir les opportunités qu’elles offrent.
Dans le contexte de la finance durable, les déclarations sur les principaux impacts négatifs (PAI) des décisions d’investissement jouent un rôle crucial pour assurer la transparence et la responsabilité des acteurs financiers. Publié par les Autorités Européennes de Surveillance (ESA), le rapport annuel 2024 sur les PAI, conformément à l’article 18 du règlement SFDR, dresse un bilan des pratiques de divulgation et fournit des recommandations pour améliorer leur clarté et accessibilité.
Le rapport des ESA évalue l’état des déclarations PAI au niveau des entités et des produits financiers, en se basant sur une enquête menée auprès des Autorités Nationales Compétentes (ANC). Les déclarations PAI sont obligatoires pour les participants de marché comptant plus de 500 employés, tandis que les plus petites entités peuvent opter pour une déclaration volontaire, à condition d’utiliser le modèle réglementaire de niveau 2.
Selon le rapport, les pratiques de divulgation se sont améliorées, notamment en termes de localisation et de qualité des informations, bien que le respect des exigences SFDR demeure inégal. Des progrès significatifs ont été relevés concernant l’accessibilité pour les investisseurs particuliers et la qualité des informations divulguées au niveau des produits financiers. Cependant, certaines entités continuent de rencontrer des difficultés, notamment en ce qui concerne l’application des indicateurs PAI et l’explication des choix de divulgation.
Les ESA ont relevé plusieurs exemples de bonnes pratiques qui pourraient inspirer l’ensemble du secteur financier :
Accessibilité accrue : Les divulgations sont plus faciles à localiser grâce à des sections dédiées sur les sites web, ce qui facilite l’accès aux informations pour les investisseurs.
Clarté des informations : Les entités qui introduisent des explications contextuelles et utilisent un langage clair offrent une meilleure compréhension de leurs impacts durables.
Détails sur les indicateurs PAI : Les déclarations complètes incluent des indicateurs environnementaux et sociaux obligatoires, ainsi que des explications sur les actions entreprises pour réduire les impacts négatifs.
Le rapport souligne également des zones d’amélioration essentielles. Parmi les défis rencontrés :
Explications insuffisantes : Certaines entités expliquent peu ou pas du tout leurs choix de non-considération des PAI, évoquant souvent des problèmes de ressources sans proposer de plan de mise en conformité.
Incohérences dans les méthodologies : Les divergences dans les méthodologies utilisées pour calculer certains indicateurs compliquent la comparaison entre entités.
Politiques d’engagement : Les ESA ont noté que de nombreuses déclarations d’engagement demeurent génériques et nécessitent des détails pour garantir la transparence des actions envers les entreprises investies.
Avec des recommandations claires pour les ANC et les acteurs du marché, le rapport des ESA vise à renforcer la cohérence et la qualité des informations de durabilité. En adoptant ces pratiques exemplaires, les entreprises pourront non seulement se conformer aux exigences du SFDR, mais également améliorer leur impact durable et la confiance des investisseurs.
Source : https://www.eba.europa.eu/sites/default/files/2024-10/10c55637-0c22-472f-b4e5-29fb55b4527e/JC%202024%2068%20Final%20Joint%20ESAs%202024%20Final%20Report%20on%20PAI%20disclosures%20%28Article%2018%20SFDR%29%20%28002%29.pdf
La distribution des « Actively Managed Certificates » (AMC), des instruments financiers complexes, connaît une popularité croissante. Ces produits attirent l’attention de divers acteurs financiers – des banques privées aux conseillers en investissements financiers – souhaitant diversifier leur offre auprès des clients non professionnels. Cependant, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) met en avant des recommandations pour encadrer cette distribution, car les AMC présentent des caractéristiques uniques et des risques spécifiques.
Les AMC sont des titres de créance structurés ou des instruments financiers émis selon des droits étrangers. Leur particularité réside dans la gestion discrétionnaire du panier d’actifs sous-jacents, qui peut être modifié en cours de vie sans l’accord de l’investisseur. Cette complexité les rend inadaptés aux investisseurs peu expérimentés, nécessitant des recommandations spécifiques pour protéger les clients non professionnels.
La réglementation impose aux professionnels de définir précisément le marché cible des AMC, en identifiant les profils de clients pour lesquels ces produits sont adaptés. L’AMF rappelle l’importance d’une évaluation minutieuse et de la cohérence entre le marché cible et la stratégie de distribution. Les professionnels doivent ainsi restreindre les AMC aux clients disposant d’un niveau avancé de connaissances et d’expérience en finance.
L’AMF exige que les professionnels fournissent des informations claires, exactes et à jour sur les AMC. Avant l’investissement, l’investisseur doit être informé de la composition des actifs sous-jacents et des coûts associés, notamment ceux liés aux ajustements réguliers de la composition du panier. Cette transparence inclut une estimation des coûts de rebalancement, calculée à partir des actifs sous-jacents et des volumes d’opérations anticipés.
L’évaluation du profil de chaque investisseur est cruciale pour déterminer l’adéquation des AMC à leurs objectifs financiers. Compte tenu de la complexité des AMC, les professionnels doivent vérifier que le client comprend bien le fonctionnement du produit et les risques inhérents. L’AMF déconseille l’utilisation de méthodes d’auto-évaluation, préférant des vérifications plus rigoureuses pour s’assurer de l’appropriation des connaissances par le client.
Les AMC ne peuvent être proposés via des actions de démarchage financier, et leur distribution est encadrée par des règles strictes pour garantir une protection accrue des investisseurs. Les professionnels souhaitant inclure les AMC dans leurs offres doivent ainsi se conformer aux obligations de transparence et de gouvernance définies par l’AMF.
Pour DEVLHON Consulting, cette recommandation de l’AMF souligne l’importance d’une approche prudente et responsable dans la distribution des AMC. En suivant ces directives, les professionnels peuvent optimiser leurs pratiques tout en renforçant la confiance des investisseurs.
Source : https://www.amf-france.org/sites/institutionnel/files/private/2024-10/doc-2024-06_fr1_recommandation-relative-a-la-distribution-des-amc_2.pdf
Depuis la crise financière de 2008, la gestion des crises bancaires a profondément évolué, plaçant la résolution bancaire au cœur des stratégies pour sécuriser le secteur financier sans recourir systématiquement aux fonds publics. Dans cet article, DEVLHON Consulting vous présente une analyse issue de la Banque de France, qui propose un bilan du régime de résolution bancaire en Europe et souligne les enseignements tirés des récentes crises financières.
La crise de 2008 a laissé un héritage de défis complexes pour les systèmes financiers. À l’époque, les gouvernements n’avaient d’autre choix que de renflouer les banques en difficulté aux frais des contribuables ou de les laisser faire faillite, risquant ainsi d’entraîner le système économique dans une instabilité prolongée. Depuis, des mécanismes de résolution bancaire ont été instaurés, permettant aux autorités de restructurer, voire de liquider une banque défaillante de manière contrôlée et en minimisant l’impact pour le public.
L’analyse de la Banque de France met en lumière le rôle central de la résolution bancaire dans l’Union européenne, qui repose sur trois piliers : le mécanisme de résolution lui-même, une supervision bancaire centralisée et une garantie des dépôts harmonisée. Ces outils permettent aux autorités de sécuriser les banques tout en s’assurant que les actionnaires et créanciers sont les premiers contributeurs lors des défaillances bancaires.
Les banques européennes peuvent être placées en résolution suivant deux principales modalités :
Le bail-in : Ce mécanisme de renflouement interne impose aux actionnaires et aux créanciers de supporter les pertes d’une banque en difficulté avant de mobiliser des fonds publics. Il s’agit d’une méthode privilégiée pour limiter l’impact des crises bancaires sur les finances publiques.
Les opérations de transfert : Dans certains cas, il est possible de transférer des actifs et activités saines vers un acquéreur ou une « bad bank », permettant ainsi de séparer les actifs compromis et de stabiliser le reste de l’institution.
Le financement de la résolution est un aspect essentiel pour limiter les impacts des crises bancaires. Le Fonds de résolution unique (FRU), alimenté par les contributions des banques, est utilisé en Europe pour limiter l’intervention directe de l’État. Dans son analyse, la Banque de France souligne une différence majeure avec le modèle américain, où les autorités disposent d’un fonds fédéral plus flexible, permettant des interventions plus rapides.
En Europe, les autorités privilégient une approche qui rompt le lien entre banques et États, mais cela implique que les secteurs bancaires nationaux mutualisent leurs efforts au sein du FRU, ce qui peut limiter la rapidité de l’intervention. Ainsi, avant que les fonds publics ne soient mobilisés, les banques doivent démontrer leur capacité à absorber les pertes, dans le respect des normes MREL (Minimum Requirement for own funds and Eligible Liabilities), qui sont plus contraignantes que les normes TLAC (Total Loss Absorbing Capacity) américaines.
Les récentes défaillances bancaires observées en Europe et aux États-Unis en 2023 offrent des enseignements précieux pour le régime de résolution européen, d’après l’analyse de la Banque de France. Bien que les mécanismes européens aient été efficaces, certains aspects nécessitent des ajustements. Les crises récentes, comme le rachat de Credit Suisse, ont montré que les interventions doivent pouvoir se faire rapidement, surtout face aux retraits massifs de dépôts amplifiés par les outils numériques.
Dans ce contexte, les États-Unis ont pu intervenir rapidement en utilisant des dispositifs de liquidité fédérale. En Europe, cependant, les banques ne bénéficient pas de ces facilités de liquidité en cas de crise, ce qui pourrait mettre en péril la stabilité du secteur financier européen.
Pour répondre aux défis actuels, l’analyse de la Banque de France recommande des améliorations dans le régime de résolution européen :
Renforcer les exigences de fonds propres : Imposer des niveaux plus élevés de capacité d’absorption des pertes aux petites et moyennes banques, en complément des grandes institutions, afin de réduire les risques de contagion.
Diversifier les outils de résolution : Utiliser une combinaison d’instruments de résolution (renflouement interne, cessions d’actifs) pour s’adapter aux nouvelles formes de crises, notamment celles liées aux risques géopolitiques, climatiques ou numériques.
Instaurer un dispositif de liquidité d’urgence européen : La mise en place d’une liquidité d’urgence spécifique au niveau européen permettrait de soutenir les banques sans menacer la stabilité des marchés en période de retraits massifs de dépôts.
En plus de dix ans, la résolution bancaire a consolidé sa place dans l’architecture de l’Union bancaire européenne. Cependant, comme le souligne la Banque de France, le régime actuel doit évoluer pour s’adapter aux nouvelles vulnérabilités du secteur bancaire. Le renforcement des normes d’absorption des pertes, une approche plus flexible et l’accès à une liquidité d’urgence contribueraient à garantir la résilience du secteur financier en cas de crises futures.
En intégrant ces recommandations, l’Europe pourrait renforcer sa stabilité bancaire et construire une Union bancaire robuste et prête à affronter les défis modernes.
Source : file:///C:/Users/devlh/Downloads/Blog_371_FR.pdf
Le discours de François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France et Président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), lors du Forum Fintech du 14 octobre 2024, aborde plusieurs enjeux majeurs concernant l’intersection entre innovation technologique et régulation dans le secteur financier français. Structuré autour de trois thèmes principaux – continuité, rupture et défi – ce discours met en lumière les priorités de la Banque de France et de l’ACPR pour accompagner l’écosystème fintech, tout en assurant une régulation efficace.
Le premier point abordé par François Villeroy de Galhau concerne la stabilisation du financement des fintechs françaises après une période de contraction en 2023. En effet, les levées de fonds ont atteint 560 millions d’euros au premier semestre 2024, contre 568 millions d’euros pour la même période en 2023, montrant ainsi une résilience relative du secteur face aux incertitudes économiques et à la remontée des taux d’intérêt. La France se positionne toujours comme le leader du marché fintech de l’Union Européenne, bien que distancée par le Royaume-Uni.
Cette continuité reflète l’engagement de l’ACPR à maintenir une communication active avec les acteurs fintechs à travers des initiatives comme la plateforme « Mon Parcours Fintech », mais aussi par l’accompagnement d’innovations spécifiques, telles que l’émission des premiers jetons de monnaie électronique (stablecoins) en France. Le discours souligne également le besoin d’harmonisation réglementaire en Europe, en réponse aux difficultés rencontrées par les fintechs dans leur expansion à l’international.
Le deuxième volet du discours met en avant l’intelligence artificielle (IA) comme l’un des moteurs d’innovation majeurs pour les fintechs. François Villeroy de Galhau reconnaît que malgré les progrès exponentiels de l’IA générative, le secteur financier n’a pas encore pleinement saisi les transformations à venir. Il plaide pour une approche proactive, affirmant que la Banque de France et l’ACPR se doivent de rester en phase avec ces évolutions technologiques.
L’ACPR est prête à endosser le rôle de superviseur du marché de l’IA dans le secteur financier, conformément à la législation européenne adoptée en juin 2024. Cette législation identifie plusieurs usages à « haut risque », notamment dans l’évaluation de la solvabilité et la tarification en assurance. Pour cela, l’ACPR s’appuiera sur une expertise acquise au fil des années dans l’audit des algorithmes et les collaborations avec divers acteurs du secteur financier.
Enfin, François Villeroy de Galhau met en avant le défi d’assurer une confiance accrue dans un environnement numérique en pleine ouverture. Il mentionne plusieurs initiatives européennes, comme la directive sur les services de paiement (DSP2) et le projet de cadre de partage des données financières (FIDA), qui encouragent l’ouverture des données au bénéfice des consommateurs tout en encadrant les risques.
Le règlement DORA (Digital Operational Resilience Act), qui entrera en vigueur en janvier 2025, est également mis en avant comme un pilier essentiel pour la résilience opérationnelle du secteur financier face aux risques croissants, notamment cyber. DORA impose des tests d’intrusion obligatoires, renforce la gestion des risques liés aux tiers, et promeut un partage d’informations entre entités financières pour mieux faire face aux menaces cyber.
Le discours de François Villeroy de Galhau illustre la volonté de la Banque de France et de l’ACPR de maintenir un équilibre entre innovation et régulation. Si les fintechs sont des acteurs clés de la transformation numérique du secteur financier, elles ne peuvent se développer sans un cadre régulatoire adapté aux nouvelles réalités technologiques, telles que l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Le Gouverneur conclut en soulignant l’importance de l’alliance entre innovateurs et régulateurs pour garantir une finance moderne, résiliente et sûre.
Source : file:///C:/Users/devlh/Downloads/2024-10-14_Discours-Forum-Fintech.pdf
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a récemment publié son programme de travail pour 2025, qui s’inscrit dans une stratégie à long terme couvrant la période 2025-2027. Ce programme reflète les ambitions de l’EBA d’adapter la réglementation bancaire de l’Union européenne (UE) tout en assurant une stabilité financière face à un environnement économique en mutation. Voici les principales priorités de l’EBA pour les années à venir, décryptées par DEVLHON Consulting.
L’une des priorités majeures de l’EBA en 2025 sera la mise en œuvre du « paquet bancaire de l’UE », comprenant les réformes de Bâle III, qui visent à renforcer la résilience des banques face aux crises. Ce cadre inclut des approches plus sensibles au risque pour déterminer les exigences en matière de fonds propres, particulièrement pour le crédit, le marché et les risques opérationnels. L’EBA développera des normes réglementaires pour finaliser ce cadre et veillera à l’application homogène de ces règles dans toute l’UE.
La durabilité devient un enjeu central pour le secteur bancaire. Dans un contexte de risques géopolitiques et de tensions économiques, l’EBA se concentre sur une évaluation prospective des risques, notamment via des tests de résistance. En 2025, l’autorité lancera un portail de données pour améliorer l’infrastructure d’analyse des risques. Cela inclura également des initiatives pour mieux surveiller les risques liés aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
Le Digital Operational Resilience Act (DORA) et le règlement sur les marchés des crypto-actifs (MiCAR) entreront en application en 2025. L’EBA commencera à surveiller les prestataires critiques de services informatiques et supervisera les émetteurs d’actifs cryptographiques, en collaboration avec d’autres autorités européennes. La mise en place de ces nouvelles responsabilités reflète l’importance croissante des technologies numériques et de la finance décentralisée dans le paysage financier européen.
En 2025, l’EBA contribuera à la transition vers la nouvelle autorité de l’UE dédiée à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (AMLA). Pendant cette phase de transition, l’EBA continuera à exercer son mandat dans ce domaine tout en préparant la cession de ses responsabilités à AMLA d’ici fin 2025. L’accent sera mis sur une régulation fluide et l’intégration des innovations dans ce domaine.
L’EBA poursuit une feuille de route ambitieuse pour 2025, marquée par l’évolution rapide de la réglementation bancaire et la montée en puissance des risques numériques et ESG. Chez DEVLHON Consulting, nous suivons de près ces développements pour vous offrir des analyses éclairées et un accompagnement stratégique dans vos démarches de conformité et d’innovation financière.
Le programme 2025 de l’EBA montre clairement que la résilience, la durabilité et l’innovation seront au cœur de la régulation financière européenne dans les années à venir.
Source : https://www.eba.europa.eu/sites/default/files/2024-09/a5bce431-7793-4b75-bd07-d5741c961fbe/EBA%20Work%20programme%202025.pdf
L’Union européenne (UE) a évité de justesse la vague de défaillances bancaires qui a frappé la Suisse et les États-Unis au printemps 2023, démontrant la résilience de son secteur bancaire. Depuis la crise financière de 2008, l’UE s’est dotée d’un régime de résolution, véritable pilier de l’Union bancaire, pour gérer efficacement les crises bancaires et éviter que les contribuables ne soient sollicités pour renflouer les banques défaillantes. Ce cadre réglementaire a prouvé son efficacité, mais il est encore confronté à plusieurs défis, notamment la fragmentation du secteur bancaire européen et la diversité des régimes de faillite nationaux.
Créé en 2014, le régime européen de résolution a pour objectif de gérer les crises bancaires en minimisant les impacts négatifs sur l’économie et en évitant de recourir à des fonds publics pour sauver les banques en difficulté. L’une des grandes innovations de ce régime est le mécanisme de renflouement interne, où les pertes sont supportées en priorité par les investisseurs et les créanciers, plutôt que par les contribuables.
Le régime prévoit également des solutions alternatives, telles que la cession d’activités à un autre établissement, ou la création d’un établissement-relais pour gérer temporairement les activités critiques de la banque défaillante.
En dix ans, le régime de résolution a été testé à plusieurs reprises. Des banques comme Banco Popular en Espagne ou Sberbank en Slovénie et en Croatie ont été mises en résolution avec succès, souvent via la cession d’activités à un repreneur. Néanmoins, des défis subsistent. L’une des principales difficultés est de trouver un équilibre entre la nécessité de protéger les déposants et celle de faire assumer les pertes par les créanciers.
Un autre enjeu est l’harmonisation des régimes nationaux de faillite. En l’absence d’une Union bancaire pleinement intégrée, les banques continuent de fonctionner dans des cadres juridiques fragmentés, ce qui complique les opérations de résolution transfrontalières. De plus, la mise en place d’une garantie européenne des dépôts, qui constituerait le troisième pilier de l’Union bancaire, est toujours en suspens, limitant les possibilités de consolidation bancaire à l’échelle du continent.
La gestion des crises bancaires évolue avec l’apparition de nouveaux risques, comme le changement climatique ou les cyberattaques. Par exemple, les actifs liés aux énergies fossiles pourraient rapidement perdre de la valeur dans le cadre d’une transition écologique désordonnée, entraînant des défaillances bancaires. Le régime de résolution doit donc être adapté pour répondre à ces nouvelles menaces, notamment en renforçant la capacité des autorités à combiner différents outils de résolution pour gérer efficacement les crises complexes.
Bien que le régime européen de résolution ait fait ses preuves, il reste des obstacles à surmonter pour garantir une gestion des crises bancaires véritablement européenne. L’achèvement de l’Union bancaire, notamment à travers la création d’une garantie européenne des dépôts, ainsi que le renforcement de l’Union des marchés de capitaux, permettrait de mieux gérer les crises futures et de garantir la stabilité financière à long terme
Source : file:///C:/Users/devlh/Downloads/BDF254_3_Res_crise.pdf
Le paysage commercial en Afrique subsaharienne est confronté à d’importants défis financiers, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises (PME). Face à ces contraintes, DP World Trade Finance s’est associé à Nedbank Corporate and Investment Bank (Nedbank CIB) pour offrir des solutions de financement innovantes visant à améliorer l’accès au crédit et soutenir la croissance des entreprises dans la région. Ce partenariat stratégique est centré sur la mise en place d’un programme de financement de la chaîne d’approvisionnement, qui permettra aux fournisseurs de DP World d’accéder à des paiements anticipés sur leurs créances approuvées.
L’Afrique subsaharienne souffre d’un déficit de financement commercial estimé entre 80 et 120 milliards de dollars, une lacune exacerbée par le développement du commerce intra-régional dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Les PME, qui représentent environ 80 % des entreprises commerciales africaines, peinent à accéder au financement nécessaire à leur développement. Ce manque de fonds de roulement limite leur capacité à participer pleinement aux opportunités du commerce mondial.
DP World, en partenariat avec Nedbank, a pris l’initiative de résoudre ce problème en offrant des solutions de financement plus économiques que celles traditionnellement disponibles sur le marché. Les entreprises de la région pourront ainsi transporter leurs marchandises plus rapidement, améliorer leur trésorerie et accéder à des financements pour répondre à leurs besoins opérationnels.
Lancé via la plateforme de DP World, ce programme de financement de la chaîne d’approvisionnement permet à ses fournisseurs d’accéder à des paiements anticipés, une solution cruciale pour pallier les difficultés de fonds de roulement. Ce système vise à améliorer les flux commerciaux, tout en réduisant les risques perçus au sein des chaînes d’approvisionnement. Cette initiative répond directement aux besoins des entreprises qui font face à un accès limité à des solutions de financement leur permettant de participer activement au commerce mondial.
Mohammed Akoojee, PDG pour l’Afrique subsaharienne chez DP World, explique que « ce partenariat représente une avancée majeure pour relever les défis de financement commercial en Afrique. En combinant les capacités logistiques de DP World avec des solutions financières innovantes, nous permettons à nos fournisseurs de prospérer et à l’écosystème commercial de devenir plus transparent et efficace. »
En parallèle, Nedbank et DP World ont également mis en place un accord de partage des risques, permettant aux deux entreprises de se répartir les risques dans des transactions mutuellement bénéfiques. Anél Bosman, directrice générale du groupe chez Nedbank CIB, souligne que « cette collaboration montre notre engagement à soutenir la reprise économique et la croissance durable en Afrique subsaharienne. En alliant notre expertise en financement structuré au réseau logistique de DP World, nous améliorons les flux commerciaux et aidons les entreprises à surmonter les contraintes financières. »
L’impact de cette collaboration ne se limite pas au financement commercial. Un programme comme « Virtual Farmer », développé en partenariat avec Specialized Agri Solutions, illustre l’importance de telles initiatives. Grâce à ce programme, DP World et Nedbank soutiennent les agriculteurs en leur fournissant les financements nécessaires pour l’achat d’intrants agricoles, tels que les semences et les engrais.
Le partenariat entre DP World et Nedbank marque une étape clé dans la transformation du financement du commerce en Afrique subsaharienne. Grâce à des solutions de financement innovantes
Il y a quelques mois, nous vous avions parlé de Lloyds Bank au sujet de sa première transaction réalisée à l’aide d’un Electronic Bill of Lading (eBL). Aujourd’hui, la banque britannique franchit une nouvelle étape en annonçant un partenariat inédit avec Cleareye.ai, une plateforme spécialisée dans l’intelligence artificielle pour le commerce international. Cette collaboration, la première de son genre au Royaume-Uni, vise à automatiser et à optimiser le traitement des documents commerciaux pour les clients de la banque, en s’appuyant sur la technologie de pointe ClearTrade®.
La technologie ClearTrade® de Cleareye.ai, désormais mise en place par Lloyds Bank, utilise l’intelligence artificielle pour extraire les informations clés de documents commerciaux, qu’ils soient numériques ou papier, notamment les lettres de crédit documentaires, les collections documentaires, les engagements et les prêts commerciaux. L’outil repose sur trois technologies principales : la reconnaissance optique de caractères (OCR), l’apprentissage automatique (machine learning) et le traitement du langage naturel. Ces solutions permettent de numériser les documents, de simplifier leur traitement et d’accélérer les vérifications de conformité.
En outre, cette technologie propulsée par l’IA effectuera des contrôles automatiques en conformité avec les règles de la Chambre de commerce internationale sur les crédits documentaires et les collections. Des vérifications cruciales, telles que celles relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent lié au commerce (TBML), seront également automatisées, améliorant ainsi la sécurité et l’efficacité des transactions.
Rogier van Lammeren, responsable des produits de commerce et de capital de travail chez Lloyds Bank, souligne l’importance de cette innovation pour les clients : « Nous cherchons constamment des moyens d’aider nos clients à commercer plus simplement, plus rapidement et plus efficacement. Ce partenariat avec Cleareye.ai nous permet de rationaliser des étapes critiques des processus de financement du commerce, ce qui est un avantage clé pour nos clients. »
La mise en œuvre de ClearTrade® représente une véritable avancée dans le secteur, en particulier pour les entreprises qui dépendent du commerce international et qui peuvent désormais bénéficier d’un traitement plus rapide et plus fluide des documents commerciaux.
Ce nouveau partenariat s’inscrit dans la continuité des nombreuses premières britanniques et mondiales réalisées par Lloyds Bank. En février 2024, la banque est devenue la première au Royaume-Uni à achever une collection documentaire entièrement numérique, en utilisant des Electronic Bills of Lading (eBL) et des Promissory Notes numériques. Cette transformation a permis de réduire le délai de traitement de 15 jours à seulement 24 heures, générant ainsi des économies sur les coûts de capital.
En 2023, Lloyds Bank avait déjà marqué l’histoire en devenant la première banque au monde à effectuer une transaction en vertu de la loi britannique sur les documents commerciaux électroniques (ETDA). En 2022, elle avait également mené la première transaction britannique de rachat de billet à ordre numérique, en s’appuyant sur l’initiative de l’Association Internationale du Commerce et du Forfaitage (ITFA).
Mariya George, PDG et cofondatrice de Cleareye.ai, a déclaré : « Lloyds Bank est un véritable précurseur dans le commerce digital. Ce partenariat reflète leur capacité à établir des collaborations stratégiques pour accélérer la transformation numérique. Nous sommes ravis d’appliquer notre technologie à leurs processus de financement et de conformité. Nous attendons avec impatience de constater les avantages pour leurs clients et leurs équipes. »
Grâce à cette collaboration et à l’adoption croissante des instruments de commerce numérique, Lloyds Bank continue de se positionner à la pointe de l’innovation dans le secteur bancaire, en mettant toujours plus la technologie au service de ses clients.
NOTRE OFFRE TRADE FINANCE : AML Trade Finance
Source : https://cleareye.ai/lloyds-bank-partners-with-cleareye-ai-to-provide-cutting-edge-trade-finance-tech-solutions/ https://www.tradefinanceglobal.com/posts/lloyds-bank-adopts-ai-technology-for-trade-finance-operations/