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BANQUE PLATEFORME : Dernières avancées et innovations

Posted By: Rima Malek

Avec la pandémie, la banque plateforme a pris une nouvelle importance. Mais la formule évolue et s’éloigne de ses orientations de départ. Petit tour d’horizon.

La banque-plateforme a d’abord désigné des essais de diversification à travers lesquels les banques ont proposé à leurs clients des produits non-financiers mais susceptibles de faire l’objet d’un crédit (automobile, immobilier) ou accessoires par rapport à des achats par crédit – la télésurveillance, dont le Crédit mutuel est devenu l’un des principaux distributeurs en France, en fournit un bon exemple.

La formule a ensuite évolué vers des galeries marchandes, ouvertes aux commerces clients ou à des enseignes partenaires, génératrices de promotions, bons plans et cashbacks.

Selon cette dernière orientation, une dimension d’open banking lui a été donnée : un établissement permettant à des startups et développeurs de proposer leurs applis à ses clients, en complément de ses propres outils numérique. D’abord développé par quelques néo-banques, cette solution a particulièrement été mise en place par le Crédit Agricole avec son CA Store. Avec Yes Scale, la Yes Bank indienne a récemment généralisé la formule : toutes les startups, clientes ou non, peuvent avoir la possibilité de proposer leurs développements de tous types et dans tous les secteurs aux 20 000 entreprises clientes de l’établissement.

Mais pourquoi se limiter aux startups et aux applis ? Avec Jaimy, Belfius propose à tous ses clients de pouvoir entrer en contact avec ses clients pros spécialistes de la rénovation immobilière.

Un plus est alors d’associer à la place de marché un outil de recherche personnalisé et contextualisé pour les clients – ce que propose par exemple la filiale allemande de Société Générale BDK avec sa place de marché en ligne de véhicules d’occasion juhu.auto mise à disposition de ses 4 500 clients concessionnaires (un quart du marché allemand).

Les banques se positionnent alors en facilitateurs de projets, c’est une autre dimension de la banque plateforme. Les applis TD Wheels (voitures) de TD Bank ou Gustave Bonconseil (immobilier) du Crédit Agricole Île-de-France ont ainsi vocation à accompagner les achats à chacune de leurs étapes, de la recherche initiale jusqu’à la prise en main et ceci à part du financement.

De simple place de marché, la banque se positionne alors en partenaire privilégié de ses clients pour leurs projets. Apparaît ainsi la possibilité de donner à la relation client un cadre beaucoup plus large que celui des financements, des assurances ou de l’épargne.

Ainsi, à travers un partenariat avec Futurness by l’Etudiant, la Caisse d’épargne va proposer à ses nouveaux clients jeunes une Box Orientation, un programme innovant et ludique d’orientation scolaire et professionnelle.

Société Générale a également lancé Boost, une plateforme de services dédiés pour ses jeunes clients :

Un cran plus loin, CaixaBank est en train de reconfigurer sa banque digitale Imagin en une plateforme intégrant de la musique, des jeux, des événements réels ou virtuels (ImaginCafé). Une plateforme tournée vers les jeunes qui – point décisif – n’auront pas besoin d’être clients pour en bénéficier.

La banque plateforme prend alors une autre dimension. Partant du constat que les applis bancaires comptent parmi les plus téléchargées et utilisées, la notion de place de marché est dépassée. Il s’agit plutôt de transformer ces applis en véritables compagnons virtuels, en y intégrant un maximum de services courants. Pour cela, une voie toute nouvelle doit être explorée : les styles de vie.

Mais pour cela, qui dépasse largement les compétences des banques, des partenariats doivent être noués. Or, à cet égard, peu de choses sont encore apparues qui soient comparables à ce que propose par exemple l’Assistant SNCF, qui donne désormais accès à l’offre de VTC Uber pour des trajets en Île-de-France, sans redirection.

Il est vrai que cette problématique n’est plus vraiment celle de la banque plateforme mais relève de ce qu’on nomme de plus en plus la « banque invisible », qui est encore assez nouvelle.

A suivre donc,

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Pourquoi la banque digitale séduit-elle moins les femmes que les hommes ?

Posted By: Rima Malek

Disons-le tout de suite : personne n’a précisément la réponse. La question mérite donc d’autant plus d’être posée. On peut ainsi prendre connaissance d’une étude que vient de publier sur ce sujet le cabinet américain Cornerstone Advisors et que présente Ron Shevlin dans un récent papier sur Forbes.

L’étude est intéressante, sous cette réserve – soulignée – qu’il est limitatif de considérer « les » femmes comme formant un seul groupe client, comme si toutes les femmes avaient des attentes et des comportements homogènes. Par ailleurs, les résultats du sondage sur lequel s’appuie l’étude concernent le marché américain. Toutefois, certains gender gaps qui apparaissent se retrouvent tout à fait en Europe et en France. Ron Shevlin produit notamment ce tableau :

Que s’est-il donc passé depuis trois ans qui puisse justifier de tels écarts d’appréciation entre les groupes d’hommes et de femmes considérés quant à l’évolution de leur santé financière ? La réponse semble tenir au développement de nouvelles formules de banque digitale proposant des tarifs très avantageux et des outils de gestion innovants. Or, c’est un fait qui transparaît dans le tableau ci-dessus et que l’on retrouve aussi bien de ce côté-ci de l’Atlantique (quoique de manière moins marquée) : les nouvelles banques digitales séduisent prioritairement des hommes, non forcément les plus jeunes mais de niveau social et d’éducation élevé (le constat ne se limite d’ailleurs pas à la banque digitale mais concerne nombre d’applis mobiles, comme celles de VTC par exemple).

Quelles raisons peuvent-elles être mises en avant pour l’expliquer ? A travers ses résultats, l’étude pointe notamment que les femmes seraient moins enclines à traiter ouvertement de leur vie financière et qu’elles auraient moins confiance que les hommes dans leurs capacités à faire les meilleurs choix en la matière.

L’explication serait ainsi essentiellement d’ordre psychologique. Mais est-ce vraiment la bonne piste ? Cela conduit à mettre en place des solutions correctrices consistant notamment à féminiser les relations clients. Aux USA, le Verity Credit Union a ainsi mis en place en 2009 un blog de femmes pour les femmes, VerityMom, qui a finalement été abandonné.

Car la féminisation de la relation client est largement inopérante. Les femmes y sont assez indifférentes, à en croire les résultats de l’étude :

En somme, il ne sert à rien de « féminiser » le marketing si l’on ne s’intéresse pas de manière plus approfondie aux comportements et aux attentes que créent ceux-ci : besoins de temps, partage des rôles dans les couples, sollicitations d’avis tiers (il semble que les femmes sollicitent à cet égard plus que les hommes le cercle familial), etc. Mais cela revient à souligner ce qui demeure une importante limite du marketing bancaire : alors qu’en mobilité les services financiers digitaux s’adaptent d’une manière tout à fait nouvelle et différenciée aux comportements, les établissements financiers ne s’intéressent pas assez aux modes et styles de vie de leurs clients.

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La violence…des messages accompagnant les virements. Bienvenue dans la banque de demain !

Posted By: Rima Malek

C’est à peine croyable : selon un récent article de Finextra, la Commonwealth Bank of Australia (l’une des banques les plus innovantes et intéressantes au monde, soit dit en passant ; nous vous en parlons souvent) a décidé de restreindre la fonction de paiement de son appli et de ne pas exécuter les transactions qui seront accompagnées de descriptions injurieuses et offensantes.

L’établissement s’est en effet rendu compte que le champ libre laissé aux émetteurs pour décrire l’objet de leurs paiements pouvait servir à envoyer des messages abusifs, relevant souvent de la blague lourdingue mais pouvant aussi véhiculer de véritables menaces. Particulièrement à l’adresse de personnes ayant été victimes de violences conjugales, de la part de leurs anciens partenaires.

L’alerte a d’ailleurs été lancée par l’une de ces personnes, cliente de la banque et l’établissement, après une rapide enquête, a trouvé que plus de 8 000 clients ont reçus de tels messages, accompagnant souvent de très petits virements (moins de 1$). Le but, ainsi, était bien d’envoyer les messages et non de transmettre de l’argent. La fonction de paiement est utilisée comme une vraie messagerie, les destinataires ayant en l’occurrence payé quelques cents juste pour faire mal.

Qui l’aurait soupçonné ? Dans les commentaires de l’article, un lecteur s’étonne que l’on puisse choisir un tel canal non anonyme et limité en nombre de caractères pour déverser sa haine ! Un employé de la CommBank lui répond et explique qu’il s’agit souvent du dernier canal que peuvent utiliser notamment des individus jugés pour violences domestiques, dont les victimes ont changé d’adresse, de mail et ont bloqué l’accès à leurs comptes sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, dans le cadre d’une décision de justice, ces individus peuvent avoir reçu l’interdiction d’entrer en contact avec leurs victimes, sauf par ce canal qui n’avait pas été envisagé ! De plus, à travers ce canal, ils sont assez sûrs d’être lus et leurs messages ne sont pas effaçables, de sorte qu’ils peuvent avoir la satisfaction de narguer les destinataires suffisamment longtemps. Enfin, sous sa nouvelle version, le nombre de caractères utilisables est passé de 18 à 280, ce qui a été sans doute le facteur déclenchant.

Cette dérive n’a rien d’anecdotique. A sa façon – malheureuse – elle souligne l’importance que les applis bancaires sont en train de prendre dans la vie de leurs utilisateurs. Jusqu’à apparaître ici comme le canal de contact de dernier ressort, en même temps que le plus efficace finalement. Avec les outils digitaux, les banques sont en train d’entrer dans le quotidien de leurs clients comme jamais auparavant, ce qui les expose à des risques tout à fait nouveaux. Il est urgent qu’elles commencent à s’en soucier.

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Sécurité Financière du Trade Finance : comment la garantir ?

Posted By: Rima Malek

Votre offre bancaire de Trade Finance doit apporter aux exportateurs et aux importateurs de sécurité nécessaire et indispensable pour gérer leurs transactions internationales.

Les dispositifs réglementaires de surveillance en place dans les banques doivent être régulièrement réexaminés pour s’assurer de la sécurité des opérations.

Les régulateurs, qu’ils soient européens, américains ou asiatiques, sont de plus en plus exigeants. Parallèlement, la période actuelle de hausse des risques et le besoin de maitrise des coûts amplifie la nécessité d’un pilotage encore plus fin.

Afin de faciliter les meilleures pratiques réglementaires et opérationnelles, le Cabinet DEVLHON Consulting met à votre disposition son expertise concrète de plus de 10 ans.

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Fact-checking sur la profitabilité des banques françaises

Posted By: Rima Malek

Alors que les premiers impacts de la crise pandémique sur l’activité des banques françaises commencent à être chiffrés et se révèlent – sans surprise ! – très défavorables, on entend encore une fois souligner partout que la faiblesse des taux d’intérêt grève sérieusement la profitabilité des banques françaises. Pourtant, si l’on examine leurs activités en 2019, on constate que ce ne sont pas les marges d’intérêt qui ont baissé mais les commissions réalisées avec la clientèle.

 

Même si la baisse continue des taux a eu un impact, notamment sur les crédits à l’habitat (-6% de marges d’intérêt à la Société Générale en 2019 par exemple), le tableau ci-dessus montre que les banques françaises ont su la surmonter. Et finalement, la baisse des commissions réalisées avec la clientèle (à laquelle seule BNP Paribas échappe du fait de l’internationalisation de ses activités) parait plus inquiétante. Pour l’expliquer, certains établissements invoquent leur engagement de modération des frais bancaires pris fin 2018 dans le contexte des gilets jaunes. Il reste que la faible contribution des commissions au PNB est assez une spécificité française et que l’écart se creuse ainsi encore avec les établissements étrangers comparables, y compris à l’échelle européenne.

Cet état de fait renvoie à une tarification mal ajustée au coût réel et à l’utilité effective des services. Un point dont beaucoup d’établissements français continuent à ne pas vouloir du tout entendre parler cependant (la généralisation d’une certaine obsession de la rentabilité immédiate bloque à cet égard rapidement toute réflexion) et un point sur lequel peu d’avancées ont été réalisées depuis au moins dix ans. Pour en arriver là !

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Quelle Banque saura rendre ses clients plus actifs ?

Posted By: Rima Malek

Depuis quelques décennies, avec l’essor des pays émergents, le monde compte de plus en plus de personnes fortunées et de plus en plus fortunées. De sorte qu’aujourd’hui, être millionnaire n’assure plus de pouvoir accéder aux services des banques de gestion de fortune les plus internationalement renommées. Sur ce triste constat, des néo-banques se lancent actuellement, comme Alpian ou 220. Leur stratégie est intéressante car elle amène particulièrement à poser une question qui concerne la banque de détail dans son ensemble.

Voici donc 220, basée à Londres et qui est en phase de lancement – de sorte qu’on la découvre davantage à travers la presse qu’en visitant son site. Elle vise explicitement les Youtubers, les jeunes fortunés et les enfants de stars. Autant de profils auxquels le style un peu compassé de la gestion privée traditionnelle peut paraître trop sévère et surtout trop compliqué. Car, selon les fondateurs de 220 Bank, dont l’un est lui-même un Youtube Gamer à succès, la population ciblée manque absolument de compétences financières.

Il s’agit donc de l’assister le plus instantanément possible. Ce qui veut dire la conseiller de manière simple (avec un robo-advisor) et lui rendre tout facile. Y compris pour les services propres à la gestion de fortune (conciergerie, networking, …). Pour les contacts, la vidéo sera privilégiée. Et l’on saura satisfaire quelques caprices (une carte de paiement en or massif si je veux !).

Il est frappant de voir à quel point les fondateurs paraissent convaincus du manque de compétences des 400 000 clients qu’ils visent à terme dans toute l’Europe. Ils ne vont pas jusqu’à dire qu’ils sont un peu cons mais, à les entendre, ils le pensent visiblement très fort. De là un modèle de banque tout facile, tout prémâché et tout digital. Comme si le client moyen des banques haut de gamme allait désormais être un ado éternellement attardé.

Or, si l’on regarde bien, la plupart des néo-banques pour le grand public ne semblent pas raisonner très différemment ! Elles tentent de mettre en place une banque instantanée en automatisant des process simplifiés et au moindre coût. La plupart des banques semblent aujourd’hui convaincues que c’est là ce qu’attendent les clients. Mais est-ce vraiment le cas ?

La question mérite particulièrement d’être posée dans le cas d’une banque qui vise en priorité des Youtubers et de startupers. Car, depuis près de trente ans, une génération qui a appris à se servir d’un ordinateur avant de savoir lire et écrire, n’a pas du tout un rapport passif au digital. Au contraire et l’on peut s’étonner qu’on lui propose des applis si peu sophistiquées, par comparaison avec le moindre jeu vidéo. Des applis bancaires n’offrant pratiquement aucune option de customisation, de niveau de service ou même de navigation.

C’est sans doute une clé pour comprendre pourquoi la banque digitale – et tous ses appendices, comme les assistants vocaux, qui s’efforcent de nous installer dans une passivité confortable – se développent si lentement. On vise les jeunes et on conçoit des outils digitaux dont auraient rêvés leurs grands-parents !

Les crypto-devises ont montré que des systèmes et des modes opératoires sophistiqués ne sont pas forcément rebutants, loin de là. Mais qui saura proposer une relation bancaire, certes simplifiée sous ses aspects administratifs mais plus complète et plus complexe que les offres standards dans les choix et les options qu’elle met à disposition ?

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Sécurité Financière du Trade Finance : comment la garantir ?

Posted By: Rima Malek

Votre offre bancaire de Trade Finance doit apporter aux exportateurs et aux importateurs de sécurité nécessaire et indispensable pour gérer leurs transactions internationales.

Les dispositifs réglementaires de surveillance en place dans les banques doivent être régulièrement réexaminés pour s’assurer de la sécurité des opérations.

Les régulateurs, qu’ils soient européens, américains ou asiatiques, sont de plus en plus exigeants. Parallèlement, la période actuelle de hausse des risques et le besoin de maitrise des coûts amplifie la nécessité d’un pilotage encore plus fin.

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LES BANQUES DOIVENT-ELLES OUVRIR D’AUTRES LIEUX QUE LEURS AGENCES ?

Posted By: Rima Malek

Après la pandémie, la question va se poser plus vive que jamais : que faire des agences bancaires ? Or certaines tendances actuelles amènent à poser cette question d’une manière tout à fait nouvelle.

L’agence bancaire classique n’est plus adaptée en tant que telle aux services financiers. Certes, toutes les agences ne vont pas disparaître d’un seul coup mais – l’expérience du confinement l’aura définitivement démontré – elles ne sont plus et ne peuvent plus prétendre être le premier canal de la relation client. Il faudra sans doute un peu de temps pour réaliser ce que cela signifie pleinement mais d’ores et déjà la notion même d’agence, même recentrée sur le conseil, ne peut plus aller de soi. D’autres types de présence dans les villes sont possibles.

A ce stade, maintenir cette présence semble crucial. Les clients demeurent massivement attachés, en effet, à la possibilité d’un contact physique et l’on peut anticiper que, dans un monde de plus en plus digital, celui-ci sera valorisé. La question devient ainsi : comment, sous quelle forme, rester présent dans des villes connectées ? Quels types de lieux les banques peuvent-elles ouvrir ou choisir d’y être présentes ?

Ces interrogations suscitent actuellement un certain nombre d’initiatives. Plusieurs établissements regardent ainsi avec intérêt les salons classe affaire des aéroports. Avec ses Lounge PassRevolut propose à ses clients d’y avoir accès. American Express ou Capital One ont même décidé d’en ouvrir sous leur propre nom.

Un tel service est bien entendu appréciable pour conquérir et fidéliser des voyageurs fréquents qui représentent une clientèle cible et qui sont susceptibles de l’utiliser plus fréquemment qu’ils ne se rendent encore dans les agences !

C’est là le point essentiel : l’agence sert à permettre un contact direct qu’elle n’est plus tellement en mesure de susciter d’elle-même. Dès lors, pourquoi ne pas proposer autre chose ? Des endroits où, à la limite, on ne traiterait même pas d’opérations bancaires. C’était l’idée des Lounges de Virgin Money mais sous une formule trop limitée. Dans les villes aujourd’hui, les lieux de rencontre, de pause et d’intérêt en libre accès ne sont pas si nombreux. Joignons-y un coin banque et nous avons l’ImaginCafe de la Caixa.

Apparaît alors la possibilité de travailler sur les styles de vie, ce que ne permettent évidemment guère les agences. Et si les banques étaient les cafés de demain !? Des lieux privilégiés de convivialité urbaine ? L’intérêt, en ce sens, est de multiplier ce genre d’adresses pour créer des habitudes et de véritables lieux de rendez-vous, d’une ville à l’autre, chez les voyageurs fréquents mais aussi vis-à-vis de clients qui doivent désormais être considérés en mobilité. ING ou Raiffeisen ont commencé à explorer cette orientation, en transformant certaines de leurs agences.

Pour autant, il ne s’agit pas de simplement transformer les agences. La question regarde bien plus proprement l’évolution des villes elles-mêmes. Comment désormais y créer une certaine fréquence de contact ? Quels seront les lieux de rencontre, de rassemblement et de partage dans les villes de demain ? Autour de quelles fonctions ? Le sport ? Le travail ? L’accès facilité à de nouveaux services ?

La réflexion est générale et concerne aussi bien les automates, dont on peut imaginer que les services – de moins en moins rentables sous leur forme actuelle – soient également repensés et différemment proposés, comme le fait SoCash à Singapour par exemple.

Au total, tout cela permet de comprendre pourquoi Mastercard ouvre… des bistros et des restaurants.

Les possibilités sont très ouvertes mais, radicalement nouvelle, l’approche paraîtra peu confortable à beaucoup d’établissements sans doute, qui choisiront plutôt l’attentisme, laissant d’autres prendre des initiatives. A tort. Car le propre d’une telle formule est qu’elle ne peut pas être multipliée par une multitude d’enseignes.

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NEO-BANQUES : ET SI L’ON CESSAIT D’ÊTRE NAÏF !?

Posted By: Rima Malek

A l’occasion d’une nouvelle et conséquente levée de fonds auprès d’investisseurs, la néobanque californienne Chime a été valorisée à plus d’un milliard $. Elle est devenue une licorne. Dès lors, les commentateurs sont unanimes : c’est une nouvelle preuve de la montée en puissance des solutions alternatives aux banques classiques. Vraiment ?

Peu des choses distinguent Chime, créée en 2013 à San Francisco, d’autres néobanques. Comme Simple notamment. Chime, qui n’a pas de licence bancaire (elle s’appuie pour traiter et cantonner ses opérations sur The Bancorp Bank, comme bien d’autres fintechs US), propose une offre minimaliste : un compte + une carte visa + une appli, assortis de deux solutions d’épargne automatisée : un virement permanent sur un compte d’épargne à la tombée du salaire et un système d’épargne des arrondis.

Comme il est désormais de règle chez les néobanques, tout ou presque est gratuit. Chime se rémunère essentiellement sur les interchanges perçus lors de l’utilisation de leur carte par ses clients

Chime est la néobanque américaine qui, ces dernières années, a enregistré les plus fortes progressions et désormais celle qui compte le plus grand nombre de clients (3 millions). Or Chime tient un discours accusateurs vis-à-vis des banques classiques, qu’elle dépeint à mots à peine couverts comme de gros escrocs. Et contre lesquels elle promet de « protéger » ses clients en permettant à ceux-ci, contre tous les frais abusifs, de reprendre le contrôle de leurs finances. En ceci, également, Chime ne se distingue pas véritablement. Ce discours est de plus en plus ouvert chez les nouveaux acteurs de la finance. On estime qu’il plait aux Millenials.

Pourtant, Chime affirme envisager de se développer de manière très classique vers une offre de crédits. Pour cela, elle tente d’attirer les dépôts. En cas de domiciliation de salaire, ainsi, Chime promet que les fonds seront versés avec deux jours d’avance. En fait, Chime ne fait que créditer les comptes clients le jour même où le salaire est effectivement versé, sans les deux jours de délais d’usance qu’appliquent traditionnellement un grand nombre de banques américaines.

Malgré cela, malgré ses 3 millions de clients, Chime n’aurait collecté que 300 millions $ de dépôts – soit 100 $ en moyenne par client… Le succès de Chime semble ainsi surtout reposer sur le fait que la majorité de ses clients trouvent chez elle une carte de paiement gratuite. Mais, apparemment, ils s’en tiennent là et ne lui versent que les fonds dont ils ont besoin pour leurs dépenses.

L’approche de Chime, comme celle d’autres néobanques, dont Chime se distingue à peine, pourrait bien ainsi être fondée sur un certain nombre d’illusions. Comme de compter sur un besoin général de « protection » chez des clients sans doute plus malins qu’on ne les croit. Et sans doute plus en attente de possibilités de choix que d’un modèle « alternatif », pour le moment assez embryonnaire chez Chime et dont on voit assez mal comment il pourra être développé selon les axes retenus tout en maintenant le même discours. Chime proposera-t-elle des crédits sans marge !? Sur quel modèle de développement compte-elle exactement ?

En attendant, les discours qui présentent les banquiers comme des voyous ne sont pas sans effets. Le public a fini par se laisser convaincre que les frais bancaires dans leur ensemble sont indus et vient profiter, sans aller plus loin, de l’aubaine des offres gratuites de quelques néobanques. Lesquelles, à ce compte, pourraient bien être les principales victimes de leurs propres discours !

 

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Sécurité Financière du Trade Finance : comment la garantir ?

Posted By: Rima Malek

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Les régulateurs, qu’ils soient européens, américains ou asiatiques, sont de plus en plus exigeants. Parallèlement, la période actuelle de hausse des risques et le besoin de maitrise des coûts amplifie la nécessité d’un pilotage encore plus fin.

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