RSE

DEVLHON Consulting décrypte : Les défis des déclarations SFDR

DEVLHON Consulting décrypte : Les défis et bonnes pratiques des déclarations SFDR selon le dernier rapport des ESA

Dans le contexte de la finance durable, les déclarations sur les principaux impacts négatifs (PAI) des décisions d’investissement jouent un rôle crucial pour assurer la transparence et la responsabilité des acteurs financiers. Publié par les Autorités Européennes de Surveillance (ESA), le rapport annuel 2024 sur les PAI, conformément à l’article 18 du règlement SFDR, dresse un bilan des pratiques de divulgation et fournit des recommandations pour améliorer leur clarté et accessibilité.

Contexte et portée du rapport

Le rapport des ESA évalue l’état des déclarations PAI au niveau des entités et des produits financiers, en se basant sur une enquête menée auprès des Autorités Nationales Compétentes (ANC). Les déclarations PAI sont obligatoires pour les participants de marché comptant plus de 500 employés, tandis que les plus petites entités peuvent opter pour une déclaration volontaire, à condition d’utiliser le modèle réglementaire de niveau 2.

État des lieux : une amélioration notable, mais des lacunes persistent

Selon le rapport, les pratiques de divulgation se sont améliorées, notamment en termes de localisation et de qualité des informations, bien que le respect des exigences SFDR demeure inégal. Des progrès significatifs ont été relevés concernant l’accessibilité pour les investisseurs particuliers et la qualité des informations divulguées au niveau des produits financiers. Cependant, certaines entités continuent de rencontrer des difficultés, notamment en ce qui concerne l’application des indicateurs PAI et l’explication des choix de divulgation.

Bonnes pratiques et recommandations

Les ESA ont relevé plusieurs exemples de bonnes pratiques qui pourraient inspirer l’ensemble du secteur financier :

Accessibilité accrue : Les divulgations sont plus faciles à localiser grâce à des sections dédiées sur les sites web, ce qui facilite l’accès aux informations pour les investisseurs.

Clarté des informations : Les entités qui introduisent des explications contextuelles et utilisent un langage clair offrent une meilleure compréhension de leurs impacts durables.

Détails sur les indicateurs PAI : Les déclarations complètes incluent des indicateurs environnementaux et sociaux obligatoires, ainsi que des explications sur les actions entreprises pour réduire les impacts négatifs.

Défis et pistes d’amélioration

Le rapport souligne également des zones d’amélioration essentielles. Parmi les défis rencontrés :

Explications insuffisantes : Certaines entités expliquent peu ou pas du tout leurs choix de non-considération des PAI, évoquant souvent des problèmes de ressources sans proposer de plan de mise en conformité.

Incohérences dans les méthodologies : Les divergences dans les méthodologies utilisées pour calculer certains indicateurs compliquent la comparaison entre entités.

Politiques d’engagement : Les ESA ont noté que de nombreuses déclarations d’engagement demeurent génériques et nécessitent des détails pour garantir la transparence des actions envers les entreprises investies.

Conclusion

Avec des recommandations claires pour les ANC et les acteurs du marché, le rapport des ESA vise à renforcer la cohérence et la qualité des informations de durabilité. En adoptant ces pratiques exemplaires, les entreprises pourront non seulement se conformer aux exigences du SFDR, mais également améliorer leur impact durable et la confiance des investisseurs.

 

Source : https://www.eba.europa.eu/sites/default/files/2024-10/10c55637-0c22-472f-b4e5-29fb55b4527e/JC%202024%2068%20Final%20Joint%20ESAs%202024%20Final%20Report%20on%20PAI%20disclosures%20%28Article%2018%20SFDR%29%20%28002%29.pdf

Supervision des Risques Climatiques : Un Enjeu Crucial pour l’ACPR

Supervision des Risques Climatiques : Un Enjeu Crucial pour l’ACPR en 2023

En 2023, l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) a continué de renforcer ses initiatives en matière de finance durable et de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), avec un accent particulier sur la supervision des risques climatiques. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de sensibilisation accrue aux impacts du changement climatique sur le secteur financier et de la nécessité de garantir la résilience des institutions face à ces défis.

Les Mesures de Supervision et d’Évaluation des Risques Climatiques

Stress Tests Climatiques

L’une des initiatives majeures de l’ACPR en 2023 a été le lancement d’un exercice de stress-test climatique dédié aux assureurs. Cet exercice a pour objectif d’évaluer l’impact potentiel des risques climatiques sur les activités des assureurs en prenant en compte divers scénarios prospectifs et à court terme. Les résultats de ces stress-tests sont cruciaux pour comprendre les vulnérabilités des assureurs face aux risques climatiques et pour orienter les actions de supervision futures.

Plans de Transition Climatique

L’ACPR a également joué un rôle actif dans les réflexions européennes sur les plans de transition climatique. En collaboration avec les autorités européennes, l’ACPR a contribué à définir le contenu de ces plans et à élaborer un dispositif de supervision approprié. L’objectif est d’intégrer ces plans dans la réglementation prudentielle et la supervision des banques et des assureurs, garantissant ainsi une gestion proactive des risques climatiques.

 

Transparence et Reporting ESG

Rapports sur les Critères ESG

La transparence des établissements financiers concernant leur prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) est essentielle pour une finance durable. L’ACPR a supervisé les rapports des assureurs sur l’intégration des critères ESG, conformément à l’article 29 de la loi Énergie-Climat du 8 novembre 2019. Ces rapports doivent détailler comment les assureurs prennent en compte les risques climatiques et environnementaux dans leur gestion des risques.

Initiatives de Sensibilisation Interne

Pour promouvoir une culture des risques climatiques et environnementaux, l’ACPR a créé un cercle de réflexion interne, le Collectif Agir pour la Planète (CAP). Ce groupe de travail vise à diffuser rapidement et largement les connaissances et les bonnes pratiques en matière de gestion des risques climatiques au sein de l’organisation.

 

Défis et Perspectives

Adaptation des Modèles de Gestion des Risque

La supervision des risques climatiques et la promotion de la finance durable posent plusieurs défis. Les établissements financiers doivent adapter leurs modèles de gestion des risques pour intégrer les risques climatiques, ce qui peut nécessiter des investissements importants en termes de ressources et de compétences. Cela inclut des outils de modélisation climatique sophistiqués et des systèmes de gestion des données robustes, ainsi que des compétences spécifiques en climatologie et en finance verte.

Qualité et Cohérence des Rapports ESG

Il est également essentiel d’améliorer la qualité et la cohérence des rapports ESG pour assurer une transparence efficace et utile. Une meilleure gestion des risques climatiques et une transparence accrue permettront de mieux protéger les investisseurs et le public tout en soutenant les objectifs de durabilité.

 

Conclusion

L’année 2023 a marqué une étape importante pour la finance durable et la RSE sous la supervision de l’ACPR. Les initiatives visant à intégrer les risques climatiques dans la supervision et à améliorer la transparence ESG montrent un engagement fort pour une finance plus durable. Les efforts continus de l’ACPR et des différents acteurs bancaires ainsi que financiers contribueront à renforcer le secteur financier, le rendant plus résilient et responsable face aux défis climatiques futurs.

Ces développements sont détaillés dans le rapport annuel 2023 de l’ACPR, qui souligne les efforts déployés pour promouvoir une finance durable et intégrer les risques climatiques dans la supervision financière.

Offre RSE et Développement Durable de DEVLHON Consulting

Présentation de l’offre RSE et Développement Durable de DEVLHON Consulting

Chez DEVLHON Consulting, nous croyons fermement que la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et le Développement Durable (DD) sont des piliers essentiels pour la performance globale et durable des entreprises. Notre mission est d’accompagner nos clients dans la mise en place de démarches RSE pérennes et au cœur de leur stratégie, en veillant à l’équilibre entre performance économique et impact social et environnemental.

 Nos Services

  1. Politique RSE & DD

Nous aidons les entreprises à intégrer les principes du Développement Durable dans leurs activités en prenant en compte les trois piliers : économique, social et environnemental. Notre approche inclut :

– Cartographie des parties prenantes : Identifier et hiérarchiser les parties prenantes pour définir leur niveau stratégique et choisir les modalités de dialogue.

– Diagnostic & Maturité RSE : Évaluer le niveau de maturité de l’entreprise en matière de RSE selon les référentiels ISO 26000 et ODD, et établir un plan d’engagement basé sur une matrice de double matérialité.

  1. Implémentation & Pilotage

Nous concevons et mettons en œuvre la gouvernance RSE, en mobilisant les acteurs clés et en suivant les actions à travers des indicateurs de performance (KPI). Notre offre inclut :

– Mise en œuvre concrète : Former les acteurs, encourager la création d’opportunités et suivre les KPI pour optimiser la création de valeur.

– Communication transparente : Valoriser les actions RSE via des rapports intégrés et des supports pédagogiques pour communiquer la maturité et la valeur créée.

  1. Anticipation des évolutions réglementaires et des attentes

Nous aidons les entreprises à anticiper les risques financiers, juridiques et réputationnels liés aux évolutions législatives (comme la directive CSRD) et aux attentes croissantes des clients en matière de développement durable.

 Pourquoi DEVLHON Consulting ?

DEVLHON Consulting se distingue par son approche intégrée de la RSE, alignée avec les standards internationaux (ISO 26000, ODD, Net Zero initiative, etc.). Nous croyons que la RSE doit être intégrée au cœur de la stratégie d’entreprise pour générer des bénéfices réels et durables. Nos experts sont prêts à échanger avec vous pour élaborer une stratégie RSE sur mesure, adaptée à vos besoins et objectifs.

 

Notre Offre RSE & DD : 0 – Offre RSE DD_DEVLHON Consulting à vos côtés – FR (1)

 

Pour plus d’informations ou pour organiser une présentation avec un de nos spécialistes, n’hésitez pas à nous contacter !

 

 

Finance Durable et RSE par l’ACPR

Il y a quelques jours, nous vous annoncions notre série d’articles « DEVLHON Consulting Décrypte » en lien avec le Rapport annuel de 2023 de l’ACPR.
Voici donc notre deuxième article en lien avec le rapport de l’ACPR, au sujet de la finance durable et de la Responsabilité Sociétale des entreprises (RSE).

Finance Durable et RSE : Initiatives et Supervision des Risques Climatiques par l’ACPR

En 2023, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a intensifié ses efforts en matière de finance durable et de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). L’intégration des risques climatiques dans la supervision des établissements financiers et l’amélioration de la transparence sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont été au cœur des initiatives de l’ACPR cette année.

 

Supervision des Risques Climatiques

L’ACPR a mis en place plusieurs mesures pour superviser et atténuer les risques climatiques. En 2023, elle a lancé un nouvel exercice de stress-test climatique dédié aux assureurs. Cet exercice vise à évaluer l’impact potentiel des risques climatiques sur les activités des assureurs, en tenant compte de scénarios prospectifs et de court terme. Les résultats de ces stress-tests permettront de mieux comprendre les vulnérabilités des assureurs face aux risques climatiques et d’orienter les actions de supervision futures.

 

De plus, l’ACPR a participé activement aux réflexions européennes sur les plans de transition climatique. Elle a collaboré avec les autorités européennes pour définir le contenu de ces plans et élaborer un dispositif de supervision approprié. L’objectif est d’intégrer les plans de transition dans la réglementation prudentielle et la supervision des banques et des assureurs, veillant ainsi à une gestion proactive des risques climatiques.

 

Transparence et Reporting ESG

La transparence des établissements financiers sur leur prise en compte des critères ESG est essentielle pour une finance durable. L’ACPR a supervisé les rapports des assureurs sur l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, conformément à l’article 29 de la loi Énergie-Climat du 8 novembre 2019. Ces rapports doivent détailler comment les assureurs prennent en compte les risques climatiques et environnementaux dans leur gestion des risques.

En parallèle, l’ACPR a créé un cercle de réflexion interne, le CAP (Collectif Agir pour la Planète), pour promouvoir une culture des risques climatiques et environnementaux au sein de l’organisation. Ce groupe de travail vise à diffuser rapidement et largement les connaissances et les bonnes pratiques en matière de gestion des risques climatiques.

 

Initiatives de Sensibilisation et de Formation

En 2023, l’ACPR a participé à plusieurs initiatives pour sensibiliser les acteurs du secteur financier aux enjeux climatiques. Elle a pris part à un hackathon sur le climat, organisé par la Banque de France, la Banque d’Italie, la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne. Cet événement a permis de stimuler l’innovation et de développer des solutions pratiques pour intégrer les risques climatiques dans les activités financières.

 

Défis et Perspectives

La supervision des risques climatiques et la promotion de la finance durable posent plusieurs défis. Les établissements financiers doivent adapter leurs modèles de gestion des risques pour intégrer les risques climatiques, ce qui peut nécessiter des investissements importants en termes de ressources et de compétences. Cela inclut par exemple, des ressources technologiques avancées, telles que des outils de modélisation climatique sophistiqués et des systèmes de gestion des données robustes. Les compétences nécessaires incluent des experts en climatologie, des analystes en durabilité et des professionnels formés en finance verte. De plus, la qualité et la cohérence des rapports ESG doivent être améliorées pour assurer une transparence efficace et utile.

À long terme, les initiatives de l’ACPR en matière de finance durable et de RSE devraient contribuer à renforcer la résilience du secteur financier face aux risques climatiques. Une meilleure gestion de ces risques et une transparence accrue permettront de mieux protéger les investisseurs et le public, tout en soutenant les objectifs de durabilité.

 

Conclusion

L’année 2023 a marqué une étape importante pour la finance durable et la RSE sous la supervision de l’ACPR. Les initiatives visant à intégrer les risques climatiques dans la supervision et à améliorer la transparence ESG, montrent un engagement fort pour une finance plus durable. Les efforts continus de l’ACPR contribueront à muscler le secteur financier, devenu plus résilient et responsable, capable de faire face aux défis climatiques futurs.

Ces développements sont détaillés dans le rapport annuel 2023 de l’ACPR, qui souligne les efforts déployés pour promouvoir une finance durable et intégrer les risques climatiques dans la supervision financière.

Debriefing de Conférence : ESG Bonds et Loans

📢 Debriefing de Conférence : ESG Bonds et Loans 📢

📈 DEVLHON Consulting, en co-organisation avec le CNO, a animé une conférence réussie sur « ESG Bonds et Loans : Quel data Processing choisir et son impact financier pour l’entreprise ».

👉 Yoann Lhonneur, Président de DEVLHON Consulting, a partagé des insights précieux sur l’importance de l’automatisation des données ESG et son impact sur la performance financière des entreprises, en particulier :

  1. Automatisation et Qualité des Données : L’importance d’intégrer des solutions technologiques pour assurer une collecte et un traitement automatisés et précis des données ESG, réduisant ainsi les erreurs et augmentant l’efficacité.
  2. Impact sur la Performance Financière : L’utilisation d’outils avancés pour le reporting et la gestion des obligations vertes et des prêts verts, ce qui permet une meilleure évaluation des risques et des opportunités financiers liés aux critères ESG.
  3. Conformité et Veille Réglementaire : L’importance de maintenir une veille réglementaire rigoureuse et de s’assurer que les entreprises respectent les exigences en matière de reporting extra-financier, contribuant ainsi à une meilleure transparence et conformité.

 

🍸 Merci à tous les participants. La présentation a été suivie d’un cocktail convivial qui a favorisé des échanges enrichissants.

 

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DEVLHON Consulting décrypte : Rapport Annuel de l’ACPR

Nous sommes ravis de vous annoncer la publication prochaine de nos articles basés sur le Rapport Annuel 2023 de l’ACPR. Ces articles offrent une analyse détaillée et des perspectives sur les sujets clés suivants :

  1. La Transposition de Bâle III : Vers un Secteur Bancaire Plus Résilient: Découvrez comment les nouvelles exigences de capital et la gestion des risques ESG renforcent la stabilité bancaire.
  2. Lutte Contre le Blanchiment et le Financement du Terrorisme : Nouvelles Réglementations et Perspectives: Un aperçu des réformes réglementaires et des initiatives de supervision des crypto-actifs par l’ACPR.
  3. Finance Durable et RSE : Initiatives et Supervision des Risques Climatiques par l’ACPR: Plongez dans les efforts de l’ACPR pour intégrer les risques climatiques et promouvoir une finance durable.

Restez connectés pour lire ces analyses approfondies sur notre site internet.

La réglementation Taxonomie verte de l’Union Européenne

Taxonomie Verte de l’UE dans son ensemble

La Taxonomie Verte de l’UE est un système de classification des activités économiques visant à identifier celles qui sont durables sur le plan environnemental. Elle a été conçue pour guider et mobiliser les investissements privés vers des secteurs et des initiatives qui soutiennent les objectifs climatiques et environnementaux de l’UE. Cette classification se concentre sur six objectifs environnementaux clés :

 

  1. L’atténuation du changement climatique
  2. L’adaptation au changement climatique
  3. L’utilisation durable et la protection des ressources aquatiques et maritimes
  4. La transition vers une économie circulaire
  5. La prévention et le contrôle de la pollution
  6. La protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes

 Établissement de la Taxonomie Verte

 

La Commission Européenne a chargé un groupe d’experts indépendants d’élaborer des critères pour évaluer si une activité économique est conforme à la Taxonomie Verte. Ces critères déterminent si une activité contribue de manière significative à au moins un des six objectifs environnementaux, tout en respectant des normes minimales en matière de droits humains et de droit du travail.

 

En juin 2020, les députés européens et les États membres ont adopté le règlement sur la taxonomie, définissant les critères d’intégration dans cette classification. En janvier 2022, le premier volet de la Taxonomie Verte, axé sur l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, est entré en vigueur, couvrant plus de 70 activités dans des secteurs clés tels que l’énergie, les transports et la construction.

 

 Inclusion du gaz et du nucléaire dans la Taxonomie

 

Répondant aux défis de la transition énergétique, la Commission Européenne a proposé en décembre 2021 d’inclure le gaz et le nucléaire comme activités « transitoires » dans la Taxonomie Verte. Cette proposition repose sur le rôle de ces sources d’énergie dans la transition vers des objectifs climatiques à long terme, tout en exigeant des garanties strictes en matière de sécurité et de gestion des déchets.

 

 Mise en Œuvre et Implications

 

La mise en œuvre de la Taxonomie Verte implique une série d’étapes, notamment la consultation des États membres, du Parlement et du Conseil européen. Les entreprises et les gestionnaires d’actifs sont tenus de divulguer le degré d’alignement de leurs activités et investissements sur la Taxonomie Verte.

 

La Taxonomie Verte s’intègre également dans d’autres initiatives de financement durable de l’UE, tel que le règlement européen SFDR, visant à renforcer la divulgation des informations liées à l’ESG dans les produits financiers. À terme, cela permettra aux investisseurs de prendre des décisions plus éclairées et de favoriser une transition vers une économie plus verte.

 

 

L’avenir de la Taxonomie Verte Européenne : Défis et Perspectives

La Taxonomie Verte Européenne, première brique du plan de finance durable de l’Union européenne (appelé plan d’action européen pour la finance durable), représente une avancée significative dans la lutte contre le greenwashing et la promotion d’investissements durables. Cependant, son efficacité reste à démontrer pour financer la transition vers une économie bas carbone.

 

Dans un récent rapport, le cabinet EY a examiné la manière dont 320 entreprises européennes ont adopté des pratiques de divulgation après la deuxième année d’application de la taxonomie, mettant en évidence d’éventuelles améliorations nécessaires. Les résultats montrent que l’alignement moyen des Key Performance Indicators (KPIs) est limité à moins de 15%, avec d’importantes disparités entre l’éligibilité et l’alignement.

 

Une analyse approfondie des publications taxonomiques de ces entreprises révèle que seulement une fraction de leurs activités sont éligibles et alignées sur les objectifs climatiques. En moyenne, la part du chiffre d’affaires éligible aux objectifs climatiques est de 25%, avec un alignement moyen de seulement 8%. Ces chiffres varient considérablement d’un secteur à l’autre, reflétant les défis auxquels les entreprises sont confrontées dans la mise en œuvre de la taxonomie.

 

Les entreprises investissent proportionnellement plus dans les activités durables, avec une part des investissements éligibles aux objectifs climatiques de 36% en moyenne. Cependant, le taux d’alignement général reste faible, à seulement 15%, indiquant la nécessité d’efforts accrus pour orienter les investissements vers des activités plus durables.

 

Les difficultés associées à la mise en place de la taxonomie sont variées, notamment en ce qui concerne la compréhension des critères, la collecte de données et d’informations techniques, ainsi que l’évaluation du respect des critères de contribution substantielle et de prévention des dommages environnementaux significatifs. Malgré les efforts de clarification de la Commission européenne, des incertitudes persistent, ce qui rend difficile l’évaluation de l’alignement des entreprises.

 

Malgré ces défis, la taxonomie verte offre des opportunités au-delà de la conformité, notamment en favorisant une convergence des pratiques de reporting financières et extra-financières, en facilitant l’accès à des options de financement plus avantageuses, et en améliorant l’image et la réputation des entreprises engagées dans la transition écologique.

 

Alors que la réglementation continue d’évoluer, il est essentiel que les entreprises restent transparentes dans leurs choix méthodologiques et d’interprétation, sous peine de sanctions des régulateurs nationaux et européens. En fin de compte, l’avenir de la taxonomie verte dépendra de la capacité des entreprises à surmonter les défis actuels et à saisir les opportunités qu’elle offre pour une transition vers une économie durable.

 

 

Conclusion

En somme, la Taxonomie Verte de l’UE marque une avancée majeure vers des pratiques économiques durables et la lutte contre le changement climatique. Malgré les défis actuels tels que l’interprétation des critères et la collecte de données, elle offre des opportunités substantielles, notamment en renforçant la confiance des parties prenantes, en facilitant l’accès au financement et en améliorant la réputation des entreprises. Alors que la réglementation et la technologie évoluent, il est important de rester attentif aux perspectives de la Taxonomie Verte, soulignant ainsi la nécessité pour les entreprises d’adapter leurs pratiques pour une transition réussie vers une économie plus verte et durable.

 

Finastra intègre la notation ESG à sa plateforme Trade Innovation

Finastra a récemment annoncé une avancée majeure dans le domaine du commerce international en intégrant des capacités de notation ESG (environnementales, sociales et de gouvernance) à sa solution de fonds de roulement, Trade Innovation. En collaboration avec TradeSun, cette initiative est propulsée par l’intelligence artificielle et vise à promouvoir la durabilité dans le secteur financier.

Cette intégration avec CoriolisESG de TradeSun permet aux utilisateurs de bénéficier d’informations automatisées sur la notation ESG tout en gérant efficacement le financement du commerce et de la chaîne d’approvisionnement. Il en résulte une meilleure compréhension de la durabilité du commerce et une capacité accrue à surveiller et à gérer l’impact environnemental, social et de gouvernance des organisations.

 

Iain MacLennan, responsable du financement du commerce et de la chaîne d’approvisionnement chez Finastra, a souligné l’importance croissante de la durabilité dans le domaine du commerce international : « La durabilité est devenue un impératif majeur dans le monde du commerce. Avec l’émergence de réglementations plus strictes, les organisations doivent être en mesure de mesurer leur impact ESG et de mieux gérer les risques associés. Cette intégration représente une avancée significative dans la réalisation de cette vision pour nos utilisateurs de la technologie Trade Innovation. »

 

La solution développée par Finastra et TradeSun renforce l’intelligence et la résilience des entreprises en évaluant les données clés par rapport à des cadres internationalement reconnus, tels que les objectifs de développement durable des Nations Unies et la taxonomie de l’UE. Elle offre ainsi un aperçu complet de l’activité commerciale internationale, des risques, de la conformité réglementaire, de la diligence raisonnable et de l’analyse de la chaîne d’approvisionnement.

 

Nigel Hook, fondateur et PDG de TradeSun, a exprimé sa satisfaction quant à ce partenariat : « Nous sommes ravis de collaborer avec Finastra pour promouvoir des flux commerciaux mondiaux plus durables. Ensemble, nous accélérons l’adoption de pratiques commerciales responsables grâce à une technologie intelligente et évolutive. »

 

Cette collaboration entre Finastra et TradeSun englobe la plateforme complète TradeSun Intelligence, offrant un ensemble complet de fonctionnalités, notamment la reconnaissance optique de caractères (OCR), la vérification des documents, la conformité en temps réel et l’analyse des marchés mondiaux. Cette solution intégrée répond également aux Principes de l’ICC pour le commerce durable.

 

Ines Zucchino, vice-présidente directrice de la stratégie et de l’ESG chez Finastra, a souligné l’importance de cette initiative pour l’avenir du secteur financier : « Cette intégration démontre notre engagement en faveur d’une finance durable et ouverte. Nous sommes convaincus que ces outils contribueront non seulement à accroître l’efficacité opérationnelle, mais aussi à favoriser une transition vers des pratiques commerciales plus responsables. »

 

En conclusion, l’intégration de la notation ESG à la plateforme Trade Innovation de Finastra représente une étape décisive vers un commerce international plus durable, reflétant l’engagement continu de l’entreprise envers l’innovation et la responsabilité sociale.

 

Notre offre Trade Finance : AML Trade Finance

Notre article sur la réglementation ESG : https://www.devlhon-consulting.com/fr/bale-iii-pilier-3-esg/

 

Sources :

https://www.tradefinanceglobal.com/posts/finastra-adds-esg-scoring-trade-innovation-platform-tradesun/

https://www.finastra.com/press-media/finastra-integrates-ai-esg-scoring-trade-and-supply-chain-finance-offering-tradesun

https://esgnews.com/fr/La-notation-esg-optimis%C3%A9e-par-ai-stimule-le-financement-de-la-cha%C3%AEne-d%27approvisionnement-commerciale-avec-finastra-tradesun/

Bale III – PILIER 3 ESG

Introduction

 

L’Autorité bancaire européenne (ABE) a récemment dévoilé les informations définitives concernant le pilier 3 ESG[1] (Environnement, Social, Gouvernance). Cette publication, parue en janvier 2022, présente les nouvelles normes techniques d’exécution (ITS) qui détaillent les informations à fournir en matière de risques environnementaux, sociaux et de gouvernance. Ces normes viennent compléter le premier projet d’ITS publié en mars 2021 et intègrent des ajustements demandés par les banques lors de consultations antérieures. Dans cet article, nous examinerons de plus près les principaux éléments de ces normes, notamment les informations quantitatives et qualitatives requises, ainsi que le calendrier de mise en œuvre prévu.

 

 

Principales Évolutions et Implications des Normes Techniques d’Exécution du Pilier 3 ESG

 

La version finale des normes techniques d’exécution (ITS) du Pilier 3 pour les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) publiée par l’Autorité bancaire européenne (ABE) en janvier 2022 marque une étape significative dans la réglementation financière européenne. Cette publication résulte d’un processus consultatif intense impliquant les parties prenantes du secteur bancaire (comme les banques bien sûr, les Gouvernements et autorités publiques, les agences de notation, etc.) et reflète un effort concerté pour intégrer les considérations ESG dans le cadre de gestion des risques des institutions financières.

 

Une des évolutions majeures est l’introduction de nouveaux ratios, notamment le Green Asset Ratio (GAR) et le Banking Book Taxonomy Alignment Ratio (BTAR). Ces indicateurs sont conçus pour mesurer la proportion des actifs d’une banque alignés sur la taxonomie européenne, établissant ainsi un lien direct avec les objectifs de durabilité[2] de l’UE. Le BTAR, en particulier, permet de prendre en compte les expositions des banques envers des entités non soumises à la NFRD/CSRD[3], offrant ainsi une vision plus complète de l’engagement des banques en faveur de la durabilité.

 

La version finale des ITS du Pilier 3 ESG présente également des simplifications et des clarifications par rapport au projet initial. Par exemple, le nombre de tableaux fournissant des informations quantitatives sur le risque de transition a été réduit, et des modifications ont été apportées pour rationaliser et clarifier les attentes de l’ABE envers les banques. Ces ajustements visent à rendre les exigences plus compréhensibles et plus faciles à mettre en œuvre pour les institutions financières.

 

Cependant, malgré ces évolutions positives, des défis subsistent, notamment en ce qui concerne la collecte de données. La nécessité de recueillir des informations sur les entités non soumises à la NFRD/CSRD pose des défis techniques et opérationnels aux banques, nécessitant souvent le recours à des proxys ou des fournisseurs de données externes. De plus, l’implémentation pratique de ces nouvelles normes techniques d’exécution exigera des efforts considérables de la part des institutions financières pour s’assurer qu’elles sont pleinement conformes et capables de répondre aux nouvelles exigences de transparence.

 

En conclusion, les nouvelles normes techniques d’exécution du Pilier 3 ESG[4] représentent une avancée majeure dans la réglementation financière européenne en intégrant les considérations ESG dans le cadre de gestion des risques des banques. Alors que les banques se préparent à mettre en œuvre ces nouvelles exigences, il est crucial qu’elles travaillent activement à surmonter les défis de collecte de données et à intégrer les pratiques de durabilité dans leurs activités quotidiennes.

 

Calendrier de Mise en Œuvre et Conclusion: Préparation aux Nouvelles Exigences du Pilier 3 ESG

 

Calendrier de Mise en Œuvre du Pilier 3 ESG

 

La publication des normes techniques d’exécution (ITS) du Pilier 3 ESG par l’Autorité bancaire européenne (ABE) en janvier 2022 a défini un calendrier précis pour la mise en œuvre de ces nouvelles exigences. Les banques doivent se conformer à ces directives selon un échéancier bien défini, ce qui représente un défi opérationnel important pour l’industrie bancaire européenne.

 

Selon le calendrier établi, la première publication du Pilier 3 ESG par les banques était prévue pour le premier trimestre 2023, sur la base des données au 31 décembre 2022. Cela marque une étape significative dans la transparence des institutions financières concernant leurs expositions aux risques environnementaux, sociaux et de gouvernance.

 

En outre, le calendrier prévoit que le calcul du Green Asset Ratio (GAR) et du Banking Book Taxonomy Alignment Ratio (BTAR) devra être effectué conformément aux normes techniques publiées par l’ABE. Les informations sur le BTAR s’appliqueront à partir de juin 2024, alignées sur les dates de publication de l’acte délégué de la Commission européenne relatif à la taxonomie.

 

Cadre Réglementaire en Évolution

 

L’ABE a souligné que les informations requises des banques seront étendues au fur et à mesure de la publication des actes délégués de la Commission européenne relatifs aux autres objectifs environnementaux. Cette évolution réglementaire continue témoigne de l’engagement de l’UE en faveur de la durabilité et de la nécessité d’incorporer les considérations ESG dans le cadre de gestion des risques des institutions financières.

 

Conclusion

 

La mise en œuvre des normes techniques d’exécution du Pilier 3 ESG représente un défi majeur pour les banques européennes, mais aussi une opportunité de renforcer leur engagement en faveur de la durabilité et de la transparence. Alors que les institutions financières se préparent à publier leurs premiers rapports conformément aux nouvelles exigences, il est essentiel qu’elles investissent dans les systèmes et processus nécessaires pour collecter, analyser et présenter les données requises de manière précise et fiable.

 

De plus, les banques doivent rester attentives aux évolutions réglementaires futures et s’adapter rapidement aux nouvelles exigences pour rester conformes et compétitives sur le marché européen. En intégrant pleinement les considérations ESG dans leur cadre de gestion des risques, les institutions financières peuvent contribuer de manière significative à la transition vers une économie plus durable et résiliente, tout en renforçant la confiance des investisseurs et du public dans le secteur financier.

 

 

 

[1] Les trois piliers ESG sont :

 

  1. Environnemental : Il concerne les pratiques et les politiques liées à la gestion des ressources naturelles, la réduction des émissions de carbone, la conservation de la biodiversité, etc.

 

  1. Social : Il englobe les aspects liés aux relations avec les employés, la diversité et l’inclusion, les conditions de travail, les droits de l’homme, les relations avec les communautés locales, etc.

 

  1. Gouvernance : Il se rapporte aux structures de gouvernance d’une entreprise, à la transparence des pratiques commerciales, à l’éthique des affaires, à la gestion des risques, à la rémunération des dirigeants, etc.

[2] Les objectifs de durabilité de l’UE : Lutte contre le changement climatique ,Transition vers une économie circulaire, Protection de la biodiversité, Promotion de la durabilité sociale, Amélioration de la qualité de l’air et de l’eau , Promotion de l’innovation durable

[3] La NFRD (Non-Financial Reporting Directive) de l’UE exige des grandes entreprises la divulgation de données sur leur performance en matière de durabilité, incluant des aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) de l’UE propose d’élargir et de renforcer les exigences de reporting non financier pour favoriser une économie durable, remplaçant ainsi la NFRD.

 

BBVA, IFC et JICA unis pour la construction durable au Pérou

L’initiative conjointe

La Société financière internationale (IFC) et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) ont finalisé un financement vert de 400 millions de dollars à BBVA au Pérou. Ce partenariat vise à soutenir les projets de construction durable et d’efficacité énergétique dans le pays.

 Progrès et financement

Initié en juin 2023 avec une contribution initiale de 150 millions de dollars de l’IFC, le projet a récemment franchi une étape cruciale avec l’octroi de 250 millions de dollars supplémentaires. La JICA prévoit de cofinancer 150 millions de dollars de cette somme.

 

 Objectifs et implications

Ce financement vise à renforcer les capacités de prêt de BBVA pour des projets de construction durable, en offrant des conseils pour obtenir des certifications environnementales et en soutenant le développement de projets économes en énergie. Les représentants de chaque organisation ont souligné l’importance de promouvoir la durabilité au Pérou.

 

 Perspectives

L’IFC estime que les bâtiments écologiques représentent une opportunité d’investissement notable dans les marchés émergents, avec un potentiel de 24 700 milliards de dollars d’ici 2030.

 

 À propos des acteurs

  • BBVA: Un groupe financier mondial, engagé dans la transition vers un monde plus vert et durable.
  • JICA: L’Agence japonaise de coopération internationale, œuvrant pour le développement durable au Pérou et dans le monde.
  • IFC: La plus grande institution de développement mondiale axée sur le secteur privé dans les marchés émergents.

 

Cette collaboration contribuera à la lutte contre le changement climatique et à l’atteinte des objectifs de développement durable au Pérou.

 

 

Sources : https://www.tradefinanceglobal.com/posts/ifc-and-jica-green-finance-trade-finance-global/

https://pressroom.ifc.org/all/pages/PressDetail.aspx?ID=28077

https://www.jica.go.jp/english/information/press/2023/20240125_31.html

 

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