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Comment expliquer des délais de versement de fonds incompréhensibles de la part des banques ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Dès lors que la banque est désormais digitale, tout est sensé aller beaucoup plus vite, voire instantanément : virements, ouverture de compte, demande de financement. Comment comprendre alors que des délais de traitement puissent prendre des semaines et même des mois ?

D’après ce site spécialisé, le délai moyen de versement d’un crédit auto est de 8 à 15 jours, une fois le dossier accepté et réglé.

Selon cet autre site, il faut souvent compter un mois pour débloquer les fonds d’un contrat d’assurance vie. Notre propre expérience et celle de plusieurs personnes interrogées autour de nous à ce propos le confirment.

Enfin, à la fin d’un récent Baromètre trimestriel (Juin 2021) de l’Observatoire Crédit Logement CSA, on trouve le tableau suivant :

Pour un crédit immobilier, la moyenne de mise à disposition des fonds est de 4 à 5 mois (de 6 à 7 mois pour le neuf). Cette fois encore notre propre expérience et celle de plusieurs personnes interrogées à ce propos autour de nous le confirment.

De tels délais sont incompréhensibles. D’abord quant à ce qui peut les justifier ou les expliquer. Ensuite quant au fait que les banques n’en parlent pas du tout et annoncent fréquemment des délais beaucoup plus courts.

Quelqu’un a-t-il l’explication ? N’hésitez pas à nous en faire part !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

L’expérience client vue du côté client

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Deux enquêtes récentes, publiées par des banques américaines, amènent à considérer l’expérience client sous un jour tout à fait nouveau et assez déconcertant.

Key Bank a mené une enquête sur la mobilité financière, dont les résultats indiquent notamment ceci, que nous n’avions encore jamais vu :

A la question de savoir ce qui les a fait se sentir financièrement résilients au cours des deux dernières années, les répondants citent informations et conseils, bien sûr, ainsi que la disponibilité des applis mobiles. Mais ils citent également et pratiquement au même niveau le fait d’avoir un sommeil tranquille, une vie saine, une communication ouverte avec leurs proches, … Voilà les conditions qui les font se sentir financièrement résilients !

Dans le domaine bancaire, l’expérience client est fortement somatisée. Elle est très liée à l’humeur et est inséparable du style de vie. On s’en doutait. Pour la première fois, à notre connaissance, on dispose de quelques chiffres qui permettent de mieux fixer cette réalité.

Mais qu’est-ce que les banques peuvent et doivent faire en conséquence ? Les pistes sont nombreuses et nous en avons souvent présentées sur ce blog. Mais l’une des réponses les plus immédiate est fournie par une seconde enquête sur l’expérience client, menée par Citizens Bank.

Dans une interview, Beth Johnson, la Chief Experience Officer de l’établissement, affirme avoir découvert que la première chose à faire, pour déployer des outils numériques, est de parler la même langue que ses clients. Car souvent ils ne nous comprennent pas, dit-elle. Nous employons des termes qui ont peu de résonance pour eux. C’est ainsi qu’a été supprimé le terme « wealth » (richesse, aisance, un terme effectivement assez fréquemment employé par les banques anglo-saxonnes). La plupart des gens ne se sentent pas concernés par ce terme. Il est important de reconnaitre la sensibilité avec laquelle les gens entendent les différents mots.

Nous le soulignions il y a déjà quelques années : les banques vont devoir adopter un autre ton et un autre langage pour parler à leurs clients.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Le Crédit Agricole Ile-de-France propose un parrainage solidaire

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Le parrainage client, dans les banques, est actuellement en question – nous venons de publier une fiche constats/conseils sur ce sujet. Singulière, l’initiative du CAIDF parait donc intéressante.

On parraine mais on ne gagne rien. Voilà la proposition. Cependant, l’établissement verse un don de 50€ à l’une de ces trois associations au choix : La Cravate solidaire, l’Institut Curie ou l’Organe de Sauvetage Solidaire.

Ce qui est intéressant, c’est que la formule du parrainage est maintenue et même le montant moyen qui est généralement offert. Cependant, la formule est complètement transformée, en même temps que l’image de l’établissement : pas d’ouvertures de compte à tous prix, pas de conquête clients fondée sur des effets d’aubaine. Du coup, pas de conditions et de limites à poser non plus (sinon que le filleul devienne effectivement client).

Le Crédit Agricole Ile-de-France propose tout à la fois à ses clients un renoncement, un engagement et un bénéfice… pour d’autres. C’est sans doute une très bonne approche en matière de banque responsable.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Actualité des néobanques : le FMI met en garde, N26 inquiète, starling confirme,…

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Même si elles commencent à jouer dans la cour des Grands aux Etats-Unis, nous l’avons notamment signalé pour Chime ou Sofi, les néobanques ne sont encore la banque principale que de 1% des Français. Autant dire que leur développement (et leur train de vie) sont encore financés par des investisseurs bien plus que par leurs résultats. Cela durera-t-il dans le contexte actuel où, face à l’inflation, la remontée des taux pourrait rendre les liquidités moins abondantes ? Le FMI s’en inquiète (un article de l’Agefi).

En France, ce sont les clients de N26 qui s’inquiètent, pour leur argent (BFM). Tandis que, de l’autre côté des Alpes, la Banque d’Italie a interdit à la néobanque de poursuivre son extension commerciale dans le pays (Galitt) – en France, Lydia a également dû bloquer des comptes dont la provenance des fonds paraissait incertaine (JDN). Néanmoins, N26 vise une introduction en bourse avant la fin d’année (Finextra).

Starling avait ceci de singulier parmi toutes les néobanques d’avoir été assez rapidement rentable. Elle le confirme avec des résultats récents qui ont augmenté de… 600% (Finextra). Une nouvelle levée de fonds a été lancée, à laquelle participe une nouvelle fois Goldman Sachs, dont on connait pourtant les ambitions anglaises avec Marcus.

Dans le même temps, Monzo s’est lancée aux Etats-Unis , Revolut propose une assurance Animaux de compagnie (Revolut), Nickel vient de dépasser les 2,5 millions de clients (MoneyVox) et s’étend en Europe (Nickel). Tandis que Société Générale transforme Yeeld en néobanque, en partenariat avec Treezor et Franfinance (Société Générale).

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Les réalités du paiement fractionné en France

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Younited a récemment publié une étude, conduite avec l’institut MixFactory, sur le paiement fractionné en Europe à ne pas rater, parce qu’elle est pleine de chiffres et parce qu’elle contient des éléments… troublants.

Pour les chiffres, nous ne pouvons que renvoyer à l’étude elle-même :

En revanche, deux passages du compte rendu de l’étude nous ont laissés interrogatifs.

C’est un peu le monde à l’envers, non ? Les débiteurs se méfient de ceux qui leur font crédit. Cela explique peut-être leur relative prudence à ce stade (petits montants, courtes durées). Mais autant dire clairement que les consommateurs craignent de se faire arnaquer ! Sinon, quoi d’autre ? Et que les marques traditionnelles de crédit à la consommation sont frappées par ce soupçon.

On lit également ceci :

C’est peut-être nous mais, quand nous lisons ceci, il nous est difficile de ne pas en retenir qu’actuellement, en matière de paiement fractionné en France, les vérifications de solvabilité des bénéficiaires ne sont pas extrêmement rigoureuses. Mais c’est sans doute que nous lisons mal…

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Que peuvent posposer les banques face à l’inflation ? (Cashback et Cryptos)

[vc_row][vc_column][vc_column_text]En France, où l’inflation fait le succès des prêts sur gages (France Info), les initiatives bancaires sont encore très peu nombreuses – nous en avons présenté une. Aux Etats-Unis, elles sont principalement de deux ordres, selon The Financial Brand.

Les cashbacks, associés à l’usage des cartes bancaires, sont la réponse la plus communément adoptée par les banques américaines. Mais il faut alors qu’ils puissent correspondre à des dépenses courantes dont les prix s’enflamment. Chase en propose ainsi de 5% (sous des conditions assez limitées toutefois, pour ceux qui souscrivent à ses cartes) pour l’essence :

Il s’agit non seulement d’augmenter le nombre de produits bénéficiant de cashbacks mais même d’étendre ces derniers à l’ensemble des dépenses. Le problème cependant est que plus les cashbacks couvrent différentes dépenses, moins ils sont généreux. Ainsi Capital One, à l’adresse des étudiants :

Une autre solution peut-elle être de proposer des cashbacks en cryptos, des « cryptobacks » ? La réponse est encore toute exploratoire. Des supports existent, comme les cartes Blockfi et Gemini Mastercard. Cette dernière (dont les commandes sont actuellement suspendues) permet de recevoir jusqu’à 3% de ses dépenses dans une soixantaine de cryptos au choix :

A notre connaissance, une seule néobanque a vraiment mis cette solution en place à ce stade, SoFi, en proposant simplement aux porteurs de sa carte de convertir leurs cashbacks en crypto via leur compte (une commission est-elle prise ? ce n’est pas très clair).

Toutefois, les cryptos représentent-elles réellement un refuge contre la dépréciation des monnaies ? Depuis le début de l’année, leurs cours suivent plutôt l’évolution des marchés. Ils plongent !

A suivre donc.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Pour le moment, ils sont les seuls à le faire : le Crédit Agricole Nord-Est peut être joint sur whatsapp

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Whatsapp n’ a jamais caché ses ambitions en matière de services bancaires et notamment de paiements en ligne. Et dès lors que l’appli compte désormais plus de deux milliards d’utilisateurs, il est difficile de croire que les banques puissent l’ignorer. En Afrique et en Inde particulièrement, le Whatsapp Banking est en plein essor. En France, à notre connaissance, seul le Crédit Agricole Nord-Est, à travers sa banque pour les 18-30 ans APY, invite à le contacter via Whatsapp.

L’avantage avec Whatsapp, bien sûr, c’est qu’il est très utilisé et qu’il peut l’être de manière gratuite. Mais le réseau passe pour être mal sécurisé et pour ne pas l’être suffisamment, en tous cas, pour que la réglementation bancaire puisse accepter que des traders l’utilisent pour conclure des opérations de marché. La pratique n’est visiblement pas rare mais JP Morgan a été condamné l’année dernière à une amende de 200 millions $ aux Etats-Unis pour avoir laissé ses opérateurs de marché le faire.

Il y a toutefois plusieurs solutions pour surmonter les questions de sécurité, ce qui permet d’envisager un usage bancaire de Whatsapp. Pour le moment, l’appli APY du Crédit Agricole Nord-Est ne l’utilise que comme un canal de communication pour le service client. Cela aura-t-il valeur de test pour l’ensemble du secteur ? On peut en effet se demander pourquoi le Crédit Agricole Nord-Est est a priori le seul établissement à se connecter à un réseau de communication qu’utilisent désormais plus de la moitié des Français.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Mobilité bancaire, souscription à une banque en ligne : rien n’a changé depuis 5 ans

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est le constat qu’on est inévitablement conduit à formuler en prenant connaissance des résultats d’une récente étude/enquête publiée par Panorabanques.

On y apprend qu’au cours des douze derniers mois, 12% des Français ont changé de banque mais que seulement un peu plus d’un tiers d’entre eux ont utilisé le dispositif de mobilité bancaire (que toutes les banques proposent désormais) mis en place en 2017 pour leur faciliter (grandement) le passage.

Ces changements ne correspondent pas à un afflux vers les banques en ligne et encore moins les néobanques. Seulement 6% des Français ont choisi l’une des premières comme banque principale et 1% l’une des secondes.

Et le profil-type du client des banques en ligne ne bouge pas : un homme, autour de la quarantaine, qui met en concurrence ses différentes banques puisque 69% des Français qui ont une banque en ligne comme banque principale ont une ou plusieurs banques secondaires.

38% des Français clients d’une banque traditionnelle déclarent rester dans leur banque car ils ne font pas confiance aux banques en ligne. Dans la mesure où ces dernières sont des filiales des banques traditionnelles, cette défiance n’est pas très facile à comprendre.

Deux choses :

  • Tous ces chiffres n’ont pas changé depuis 5 ans et plus.
  • Cette situation est désormais assez spécifiquement française, si on la compare à d’autres grands marchés bancaires (Etats-Unis, UK, Allemagne même, …).

Comment l’expliquer ? Faut-il invoquer le conservatisme ou la frilosité du public ? Pourtant, les répondants à l’enquête semblent sensibles aux offres innovantes. Et seulement 28% des clients des banques traditionnelles tiennent à pouvoir disposer d’une agence.

Les clients sont-ils très satisfaits de leur banque actuelle et ne désirent-ils nullement en changer ? Pourtant, ceux qui se déclarent satisfaits à différents titres de leur établissement ne dépassent guère un tiers des répondants.

Ou bien faut-il considérer que les nouveaux acteurs ne se démarquent pas suffisamment des banques classiques et ne proposent pas ce qui marquerait une vraie différence pour les clients, qui pourrait tenir notamment à de nouveaux usages et à des offres profondément renouvelées (par exemple en matière de découvert, puisque c’est un sujet qui est actuellement beaucoup considéré) ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

La banque populaire grand ouest s’adresse aux plus de 50 ans

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Les banques françaises ont un problème avec les séniors ! Elles les traitent en effet comme une grande catégorie fourre-tout, sans forte distinction entre les 55-75 ans qui, au sein de la population, représentent la classe d’âge la plus aisée, la mieux dotée en patrimoine et dont beaucoup sont au top de leur carrière professionnelle, des 75 ans + qui entrent dans une période de vie souvent assistée. En bref, une fois notre crédit immobilier remboursé, notre banque ne sait guère nous proposer autre chose que préparer notre retraite et notre dépendance. Nous caricaturons à peine ! Il est donc particulièrement intéressant de voir la Banque Populaire Grand Ouest introduire un nouveau critère d’âge : « à partir de 50 ».

Pourtant, la première impression est que l’établissement a encore bien du mal à ne pas associer séniorité et vieillesse. Dès les premières lignes sur la page, on parle obsèques, dépendance, …

C’est qu’en fait la démarche est visiblement partie de l’accompagnement des aidants, sur lequel le Groupe BPCE s’est positionné récemment, pour constater que les « Silver », les 50-65 ans (et plus) ont encore souvent des parents quasiment à charge et que, d’une certaine façon, ce sont eux qui sont les meilleurs destinataires des offres liées à la dépendance ou à la transmission.

La dernière génération qui n’est pas à l’aise avec les nouvelles technologies sont les parents des 50-65 ans actuels. Autant donc adresser directement à ces derniers les solutions qui facilitent l’usage des nouvelles technologies :

A partir de là, il est possible d’élargir l’offre aux attentes plus spécifiques des Silver : loisirs, mobilisation du patrimoine, nouvelles occupations, …

Nous sommes ici en plein dans la banque des usages et, en France, cette approche est encore singulière. Il s’agit de reconfigurer et d’enrichir les offres classiques en considérant les modes de vie. Pour cela, il suffisait d’abaisser le curseur des seniors à 50 ans. Simple ! Mais, à notre connaissance, la Banque Populaire Grand Ouest est la seule à y avoir pensé.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Avec les fermetures d’agences, la crainte de la disparition des banques

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Avec les fermetures d’agences, ainsi que des automates, la crainte de voir apparaitre des « déserts bancaires », précarisant des populations isolées ou fragiles, est apparue.  Forte dans certains pays (Royaume-Uni) et beaucoup moins dans d’autres (Pays-Bas), cette crainte, parfois exagérée, suscite des solutions nouvelles, comme des agences mutualisées. Tandis qu’une autre menace apparait aujourd’hui, du côté des banques elles-mêmes.

Bien entendu, les constats sont incontournables :

  • ce que proposent les agences peut pour l’essentiel être désormais fait en ligne ou à distance.
  • La proportion des clients qui fréquentent toujours régulièrement les agences ne justifie plus l’ouverture de la plupart d’entre elles.
  • Les essais pour relancer ou sauver la fréquentation des agences ont été peu concluants (qui parle encore du « phygital » ?).

On comprend donc que les parcs d’agences se réduisent, surtout dans des pays comme la France ou les Etats-Unis où ils demeurent bien fournis. Selon The Financial Brand, 3 100 agences ont été fermées aux USA l’année dernière :

On est encore pourtant loin d’une disparition des agences, puisque l’on est seulement passé d’une agence pour 1 240 ménages à une pour 1 060. C’est que, comme le soulignait le Président de JP Morgan, Jamie Dimon, début 2021, 60% à 70% des ouvertures de compte se font toujours en agence. Mais il y a plus. Une crainte qui freine actuellement les fermetures.

Avec la crise sanitaire, une analogie s’est imposée : les agences bancaire remplissaient un rôle semblable à celui des médecins généralistes. Elles seront désormais comparables à des médecins spécialistes, que l’on consulte bien moins souvent et de manière moins urgente, quoique souvent pour des décisions importantes, de sorte que l’on peut accepter de plus grands déplacements. Sur ce principe, la plupart des agences de proximité peuvent être fermées et les services qu’elles assurent être concentrés en quelques points (ainsi que rendus au besoin plus mobiles).

Oui mais, en termes de présence de marque, est-ce que cela ne signifierait pas la quasi disparition des banques ?

En ligne, la présence de marque n’est pas du tout la même. Et la concurrence est plus forte car l’attachement à la marque est supplanté par la sensibilité aux nouvelles offres. D’ailleurs, les banques digitales  rencontrent le même problème, de sorte que beaucoup d’entre elles cherchent à développer des relais physiques, d’une manière ou d’une autre.

La question de l’avenir des agences, ainsi, n’est pas tant suspendue au développement des canaux digitaux qu’à la possibilité – encore toute exploratoire – de développer d’autres présences de marque et de proximité.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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