février 2022

La stratégie des acteurs du paiement fractionné (bnpl) se dessine désormais clairement

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Normalement, le paiement intervient à la fin du parcours d’achat. Mais, bien entendu, la possibilité de payer en plusieurs fois peut être décisive quant au choix des achats et des magasins. La stratégie des principaux acteurs du paiement fractionné consiste actuellement à en profiter.

Cette stratégie fait donc de l’accord de facilités de paiement un simple canal d’acquisition de clients, pour fidéliser ensuite ces derniers en orientant leurs achats à partir des données collectées au passage : préférences d’achat, marques favorites, distributeurs chez lesquels ils pourront bénéficier de cashbacks.

A terme, les acteurs du paiement fractionné visent ainsi à devenir des plateformes de ventes et, par là-même, des centrales de publicité. C’est chez Affirm et chez Clearpay (Afterpay) que cette orientation est actuellement la plus nette (tandis que Klarna, par exemple, reste davantage tourné vers les vendeurs) :

La première étape consiste à proposer une carte de paiement, comme Clearpay. Klarna vient ainsi de lancer la sienne au Royaume-Uni. Affirm propose de son côté une carte virtuelle ainsi que de payer via Google Chrome.  Zip est sur Google Pay et Apple Pay. Dans tous les cas, il s’agit de développer un moyen de paiement universel, utilisable chez des vendeurs qui ne proposent pas forcément des solutions de paiement fractionné. Il s’agit de s’affranchir de l’acceptation des vendeurs pour s’adresser directement aux consommateurs.

La deuxième étape consiste à monter un super-store. Cela passe par une superapp, chez Affirm, comme chez Klarna. Zip s’en approche également.

Ces développements vers le one-stop shopping sont souvent vus comme inspirés par les modèles d’Alipay et de WeChat. En fait, ils semblent bien davantage répondre à un enjeu de différenciation vis-à-vis des banques. Car si celles-ci peuvent très bien se déployer dans les paiements fractionnés, comme extension du crédit à la consommation, elles hésiteront bien davantage à se transformer en superstores – Barclays, par exemple, a plutôt choisi de passer par Amazon UK. Du moins pour les établissements les plus classiques car certains nouveaux acteurs, comme Paypal ou Revolut, sont tentés de relever le défi.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Que signifie exactementle rapport « décomplexé » à l’argent que l’on signale aujourd’hui chez les plus jeunes ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La Banque de France a récemment publié les résultats de son Enquête sur la culture financière du grand public, menée à l’été 2021. Les constats se veulent positifs et rassurants. Par rapport à l’année précédente, en effet, le nombre de Français déclarant avoir du mal à joindre les deux bouts (39%) a nettement baissé (47% en 2020). Cependant, la moitié des sondés estiment que leur situation financière limite leur capacité à réaliser des projets qui comptent pour eux. « Les Français sont très impliqués dans la gestion de leur budget », se félicite la Banque de France : 77% consultent au moins une fois par semaine le solde de leur compte courant. Mais seulement 37% ont une idée précise de leurs dépenses mensuelles. La plupart naviguent à vue ainsi, avec beaucoup d’incertitudes.

Un thème l’illustre particulièrement : la retraite. Peu de Français (6%) dans l’ensemble se soucient de la préparer. C’est une caractéristique forte par rapport à d’autres pays et l’on ne sait d’ailleurs, compte tenu de la situation financière d’une large partie des Français, comment ils pourraient y faire face. Pourtant, seulement 37% sont confiants quant à son financement à terme et 28% ne savent pas !

Ainsi, par rapport à leur situation financière, le manque de clairvoyance de beaucoup de Français est patent. D’autant plus qu’il s’accompagne de difficultés assez incroyables à maitriser de simples questions arithmétiques. Sur ce que représente un taux d’intérêt, il faut que les répondants aient plus que le bac pour atteindre plus de 60% de réponses justes. Et quant à l’impact de l’inflation sur une somme épargnée, 44% des Français ne le comprennent pas bien, dont 65% des 18-24 ans.

Situation financière tendue, manque de clairvoyance et manque de confiance (seuls 32% des Français pensent que leur argent est en sécurité dans une banque !), quelle peut être l’issue d’une situation que ces termes semblent caractériser pour beaucoup de Français ? La réponse est à chercher chez les plus jeunes.

Si l’on compare en effet, dans l’enquête de la Banque de France, les réponses des 18-24 ans par rapport à l’ensemble des Français, les principaux écarts portent sur une sorte « d’esprit de débrouille », tenant à la volonté de s’en sortir, quels qu’en soient les moyens et quitte à prendre des risques.

Les plus jeunes paraissent ainsi nettement plus affranchis de certains scrupules – certains diront qu’ils ont un rapport à l’argent plus « décomplexé » – que leurs ainés. Est-on obligé de rembourser un emprunt ? Les Français répondent oui à 79% ; les 18-24 ans à 63%. Parmi l’ensemble des répondants, 66% déclarent tenir à rester honnêtes. Le pourcentage peut paraitre assez faible. Il n’est que de 52% chez les plus jeunes. Si un commerçant vous donne trop d’argent en vous rendant la monnaie, allez-vous le lui dire ? Les Français répondent non à 31% et à 45% chez les 18-24 ans.

Parallèlement, il y a la part du rêve. Pour soulager leurs difficultés financières, 25% des Français et 36% des plus jeunes ont recours… aux loteries et jeux d’argent. On pense également à la spéculation sur les crypto-devises. Cependant, la France a été bien moins touchée par le phénomène que les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Pourtant, la tentation est sensible et c’est sur ce point que les écarts entre l’ensemble des Français et les plus jeunes sont les plus élevés. Mi-2021, était-ce le bon moment pour investir dans les cryptos ? Seulement 17% des Français répondaient oui mais 44% des 18-24 ans.

Un tel écart est si frappant qu’il mérite qu’on lui prête attention. En fait, il faut le rapporter à un autre, tout aussi significatif. Traditionnellement, les Français n’aiment pas parler de la gestion de leur argent, même avec leurs proches. Ils ne sont que 22% à le faire. Mais, chez les 18-24 ans, le pourcentage atteint 37%. Pourquoi faut-il rapprocher ce chiffre de l’attrait pour les crypto-devises ? Parce qu’en l’occurrence, l’initiation à ces dernières et les décisions d’achats interviennent majoritairement à travers les réseaux sociaux. Au Royaume-Uni, où le phénomène a connu une plus large ampleur qu’en France, une enquête de la Financial Conduct Authority a montré que 58% des décisions se prennent via les réseaux sociaux.

Mais l’enquête britannique va plus loin : elle montre que l’attrait pour les crypto-monnaies est dans 76% des cas porté par une véritable compétition entre ceux qui y investissent et qui échangent sur les plateformes sociales.

En somme, chez une large partie des plus jeunes, une situation financière morose et sans vraies perspectives alimente une volonté de s’en sortir qui fait sauter certaines barrières et qui est d’autant plus vive qu’elle est entretenue par un double phénomène émergent d’influence et d’émulation entre pairs. Ce qui, par rapport à la gestion de ses finances, représente un phénomène si nouveau que la Banque de France n’a même pas pensé à l’aborder dans son enquête.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

En 2022, la vraie bascule des banques sur les réseaux sociaux ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Selon les dernier rapport annuel de Hootsuite, 5 tendances majeures vont s’exercer sur les réseaux sociaux en 2022 :

  • Grâce aux créateurs de contenu, les marques vont enfin arriver à créer leurs propres communautés.
  • Les consommateurs exigeront des marques qu’elles fassent preuve de plus de créativité en matière de publicités sur les médias sociaux.
  • Les réseaux sociaux ne seront plus l’affaire du seul marketing, les Directions se soucieront de renforcer les programmes d’employés ambassadeurs et de maitriser le social listening.
  • Les médias sociaux seront de plus en plus la nouvelle interface du commerce en ligne et de l’expérience client.
  • Offrir un excellent service client sur les réseaux sociaux sera le meilleur marketing des marques.

Bien entendu, les banques n’y échapperont pas et certaines commencent déjà à montrer comment faire pour créer des communautés d’influence et de confiance. Notamment sur TikTok, avec son nouveau format vidéo de trois minutes :

  • Lancée en 2019, la Parisienne Vybe, néo-banque visant les 13/17 ans, a fédéré plus de 60 000 followers sur ses réseaux, tout en générant 400 000 impressions sur TikTok.
  • Sur TikTok, BBVA diffuse des tutoriels généraux (non bancaires), en insistant sur la thématique du développement durable. Puis saupoudre le résultat d’un zeste d’originalité.

Enfin, il faut souligner la stratégie de La Poste dans le marketing digital. Après TimeOne Group en juin, le groupe vient d’acquérir CyberCité, agence spécialisée dans le search marketing et le social media. Les deux vont rejoindre Isoskèle, la filiale digitale de La Poste. « CyberCité a une très bonne connaissance des audiences Web, explique La Poste dans une interviewCela va nous permettre de comprendre ce qui motive une cible spécifique, avant d’imaginer des dispositifs marketing et média qui lui sont consacrés« . « L’objectif, c’est d’être dans le top 3 des agences de communication digitale d’ici deux ans« Il sera particulièrement intéressant de suivre quelles applications cette démarche pourra trouver pour les activités de la Banque postale.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Vers l’agence bancaire virtuelle ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Quelles nouveautés du côté des agences bancaires ?

Peu de choses vraiment nouvelles !

Des perspectives de fermetures – 15% du parc actuel d’ici 2024, selon SIA Partners – qui ne surprennent plus et qui paraissent en fait en-deçà de la réalité. A l’heure où HSBC France a cédé son réseau d’agences pour… un euro symbolique.

Quelques initiatives. Citibank ouvre un flagship à New York, qui semble avoir plusieurs années de retard (voir néanmoins les explications du CEO).

Il en va de même avec la Caixa, qui renouvelle ses locaux à Ibiza : 1 500 m2 consacrés à l’accueil, déballage d’écrans et de bornes sans contact…

Rien de vraiment nouveau, non plus, avec l’expérimentation de BNP Paribas visant à mieux répartir ses clients au sein d’agences différenciées, par tranches de revenus, pour améliorer la qualité de service et mieux répondre aux besoins distincts des clients (voir cet article). Il y a déjà quelques années, HSBC avait tenté une expérience semblable au Royaume-Uni. Mais, comme nous l’avions alors signalé sur ce blog : l’agence pour les riches ne marche pas !

Beaucoup plus intéressante, l’initiative (lancée en 2018 mais étendue récemment) du Crédit Agricole Franche-Comté proposant (en collaboration avec la préfecture) à tous les habitants du Département du Doubs d’accomplir leurs démarches administratives en ligne (demande de carte grise ou de permis de conduire, inscription à Pôle Emploi, dépôt de dossier pour l’obtention d’une carte d’identité ou d’un passeport, …) dans une vingtaine d’agences, avec l’assistance de conseillers spécialement formés. Près de la moitié des personnes poussant ainsi la porte des agences pour profiter de ce service ne seraient pas clientes (voir cet article).

Enfin, cet intéressant article de The Financial Brand signale le développement de nouvelles agences virtuelles.

Portée par la vogue des outils collaboratifs à distance depuis le début de la crise sanitaire, cette solution est finalement bien plus commode à mettre en place, pour les banques, que le video banking.  Et cela ne fait que souligner, ce que nous signalons par ailleurs, que si les agences bancaires physiques ont encore vraiment un sens aujourd’hui, c’est surtout pour mettre en avant et en soi, comme un canal privilégié, le contact direct.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Quelle actualité des chatbots bancaires ?

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Il y a quelques semaines, un article dressait un constat très désenchanté quant à la performance et quant à l’utilité des chatbots bancaires. Pourtant, selon l’Observatoire des services clients de BVA, les chatbots représentent le seul canal émergent (Livechat, messagerie mobile ou réseaux sociaux, …) qui progresse réellement, ayant représenté 23% des interactions avec les services clients en moyenne en 2021, contre 19% en 2020.

Pour 2022, les tendances annoncées sont les suivantes :

  • Une association de plus en plus forte des chatbots avec l’IA, qui va devenir majoritaire.
  • Tout en demeurant largement publiés sur des sites web, les chatbots vont de plus en plus migrer sur SVI-Callbots, Google Business Messages & Whatsapp.
  • Ils vont de moins en moins être dédiés à l’assistance et au support et de plus en plus aux ventes.

Traduction immédiate dans le domaine financier : Stripe et Botnation annoncent développer de concert un module de paiement par carte bancaire (voir avec des cryptos) sur Whatsapp. Deux tendances se croisent ici : les chatbots vont permettre de réaliser directement des transactions bancaires et l’on va de plus en plus pouvoir passer des commandes et payer sur des réseaux sociaux comme Whatsapp (Casino va le permettre pour les membres de son club LeaderPrice).

On peut donc prévoir une évolution des chatbots bancaires qui, pour le moment, sont surtout dédiés à des tâches d’assistance et d’information (Sobot de Société Générale), de support interne pour les forces de vente (ARI de BNP Paribas, Caesar de Crédit Agricole) ou les deux (Floa Bank).

Première étape : les réseaux sociaux. Parmi les « 7 chatbots qui font la différence », Relation Client Mag. retient une seule référence bancaire, Kodi de Bank of Africa, un assistant désormais disponible sur Whatsapp.

Score Advisor

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