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transformation

[:fr]Dernières tendances en matière de transformation des agences bancaires[:en]Derni[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Le destin des agences bancaires n’est pas scellé. Si beaucoup ont parié sur leur disparition, le paysage parait aujourd’hui bien plus contrasté.

Il est surtout très variable selon les pays. Comme les Pays-Bas, le Royaume-Uni parait aujourd’hui un territoire post-agences. C’est en effet une orientation tout à fait intégrée pour un établissement comme Barclays, qui est néanmoins obligé de proposer différents substituts. Sont également apparus des agences partagées entre marques : les Hubs bancaires de la Poste ou les kiosques multibanques de OneBanks.

 

Aux Etats-Unis, en revanche, après une phase de restructuration, les plus grands établissements sont loin d’avoir renoncé aux agences (même s’ils les transforment). 75% des ouvertures de compte ont toujours lieu dans les agences et, pour faciliter l’embarquement, la fintech Pinwheel propose un outil permettant d’automatiser les dépôts. Un outil qu’on  aurait pu croire complètement dépassé :

Sous quelle(s) forme(s) concevoir désormais les agences cependant ? Comme lors de la décennie précédente, des ruptures sont encore tentées, comme ING qui s’efforce de cultiver un côté « comme à la maison » avec ses Client Houses (lancées en 2017) :

Sans oublier, les agences ouvertes dans le métavers, comme celle de la Caixa. Mais la mode est rapidement retombée.

Ce genre de tentatives ont rarement dépassé l’effet d’annonce. Une tendance forte, cependant, pousse différents établissements à ouvrir des agences lieu de vie, transposant à leur échelle le modèle de Bank as a Platform, particulièrement  à l’adresse d’une clientèle jeune : l’Imagin Café de la Caixa ou les nouvelles agences Frank d’OCBC à Singapour.

A Singapour toujours et sous la même perspective,  SoCash donne la possibilité aux boutiques et cafés de distribuer des services bancaires, permettant ainsi aux néobanques et fintechs de disposer de relais physiques :

Derrière cette tendance, une question pendante : faut-il destiner les agences à des publics particuliers ?

BNP Paribas a mené une expérience visant à mieux répartir ses clients au sein d’agences différenciées, par tranches de revenus, pour améliorer la qualité de service et mieux répondre aux besoins distincts des clients.

Pour coller aux modes de vies de certains clients à potentiel, certains établissements financiers choisissent d’investir des lieux nouveaux, comme American Express avec ses Centurion Lounges dans les aéroports. Il s’agit alors plus de lieux de fidélisation que de vente :

En France, les réseaux d’agence sont en cours de rationalisation. Mais l’heure n’est pas à leur disparition. 68% des Français fréquentent toujours leur agence au moins une fois par an et 42% souhaitent en avoir une près de chez eux.

De gros efforts sont engagés en matière de formation des personnels d’agence. Ils peuvent s’accompagner d’un accès uniquement sur rendez-vous (ex : Bred).

Mais d’autres initiatives choisissent plutôt de donner la parole aux clients : la Banque populaire Méditerranée publie ainsi leurs avis sur ses différentes agences.

Intéressante : l’initiative (lancée en 2018 mais étendue récemment) du Crédit Agricole Franche-Comté proposant (en collaboration avec la préfecture) à tous les habitants du Département du Doubs d’accomplir leurs démarches administratives en ligne (demande de carte grise ou de permis de conduire, inscription à Pôle Emploi, dépôt de dossier pour l’obtention d’une carte d’identité ou d’un passeport, …) dans une vingtaine de ses agences, avec l’assistance de conseillers spécialement formés. Près de la moitié des personnes poussant ainsi la porte des agences pour profiter de ce service ne seraient pas clientes.

En 2021, souligne McKinsey, les ventes digitales ont, en moyenne mondiale, atteint 40% du total des ventes des banques. Mais après avoir largement été contraintes par les circonstances en 2020, elles n’ont augmenté que de 4% en 2021. Trop peu pour compenser une baisse des ventes totales de 10% (tenant à plusieurs facteurs). Tandis qu’un tiers du panel des banques étudiées voyaient l’activité de leurs agences augmenter de 20%.

Autant dire que les clients ne pensent pas en termes de transition simple entre les services physiques et numériques. Les canaux de distribution s’ajoutent plus qu’ils ne se remplacent. Or, à ce stade, l’agence est un relais essentiel de fidélisation et d’équipement des clients. De plus, par un effet de halo, elle porte les marques bancaires dans leur environnement.

Au total, à rebours de beaucoup de discours tenus ces dernières années, on peut raisonnablement parier aujourd’hui que les services proposés en agence vont devenir l’un des premiers marqueurs de différenciation entre les banques !

Si vous êtes un professionnel que ces thématiques intéressent, nous vous proposons de les approfondir sous la forme qui vous convient le mieux. Contactez-nous.

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[:fr]Les banques ont-elles raté leur transformation numérique !?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La question pointe inévitablement à lire le dernier et attendu rapport de Cornerstone Advisors What’s going on in banking 2022?. Et la réponse tient en trois tableaux :

Première surprise : dans la plupart des cas (on ne parle ici que des banques américaines et credit unions, dont 300 ont été sondés par le cabinet de conseil), la transformation numérique a été engagée relativement tardivement. La grande majorité des établissements n’en sont encore au mieux qu’à la moitié :

Deuxième constat, dans la plupart des cas, les effets de cette transformation ont été décevants, pour ne pas dire carrément médiocres, particulièrement sur les frais généraux :

A souligner dans le tableau ci-dessus : la ligne « Other non-interest income ». La transformation numérique n’a pas ou n’a que faiblement généré des commissions nouvelles, liées à de nouveaux services. Il faut dire qu’elle a surtout tenu à la mise à niveau des anciens systèmes, plutôt qu’à des investissements dans des technologies émergentes :

Dans ces conditions, comme le constate le dernier tableau, le Cloud représente pour beaucoup d’établissements le remède à tout, qui va les dispenser finalement d’investir de leur propre fait dans des technologies nouvelles.

On trouvera plus de commentaires dans le rapport, ainsi que dans cette chronique de Ron Shevlin sur Forbes. Mais ces tableaux parlent d’eux-mêmes. Il serait très intéressant d’avoir les mêmes pour la France.

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