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Open technology

[:fr]ChatGPT, en quoi les banques sont-elles concernées ? [:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Difficile d’échapper actuellement à la dernière technologie d’OpenAI, ChatGPT. A quoi les banques pourraient-elles effectivement l’utiliser ? Un article de Finovate ouvre quelques pistes.

ChatGPT s’appuie sur Generative Pre-trained Transformer 3 (GPT-3), le modèle de génération de langage d’OpenAI qui, accessible via l’API d’OpenAI, est beaucoup plus puissant pour être personnalisé et s’adapter à une gamme de tâches de traitement du langage naturel. Alors que ChatGPT ne s’exécute que sur 20 milliards de paramètres, GPT-3 prend 175 milliards de paramètres en compte.

Il faudra donc beaucoup de temps pour explorer les possibilités de tels outils mais, d’ores et déjà, on peut penser à plusieurs utilisations permettant de réduire les coûts et d’améliorer l’expérience client :

  • Intégrer GPT-3 dans les chatbots ou les assistants virtuels pour réduire le volume des demandes téléphoniques du service client. GPT-3 peut facilement gérer les demandes courantes des clients, telles que les demandes de solde de compte ou les mises à jour de l’état des demandes de prêt.
  • La puissance de GPT-3 peut être utilisée pour améliorer la détection des fraudes.
  • Elle peut également servir à analyser, classer et traiter la documentation reçue (factures, demandes de prêts et pièces annexées, …).
  • En analysant la situation, la tolérance au risque, les objectifs d’investissement et l’historique des relations pour chaque client, GPT-3 peut créer des conseils financiers plus personnalisés, tels que des recommandations d’investissement.
  • Enfin, d’un point de vue marketing, GPT-3 peut être utilisé pour déterminer la notoriété de la marque et le sentiment général envers une entreprise ou une marque. En analysant les commentaires des clients et les interactions sur les réseaux sociaux, les entreprises peuvent obtenir des informations sur les déploiements de nouveaux produits et mesurer la satisfaction des clients au fil du temps.

Et… c’est tout ? L’article de Finovate le reconnait : tous ces outils et fonctionnalités existent déjà. GPT-3 va seulement les rendre plus puissants et moins onéreux en s’appliquant à un plus grand nombre de cas.

Il est donc permis d’être déçu. Avec GPT-3, l’IA franchit un cap (non tant technique d’ailleurs qu’en termes de standardisation et d’usages). A terme, cela dessine la possibilité de banques dont 70% des process externes (conseil, service client, …) et internes (back-office, management, …) seraient automatisés. C’est d’ailleurs une perspective qui va toucher tous les secteurs – au Texas, McDonald’s est en train de tester son premier restaurant entièrement automatisé pour ce qui regarde le contact client. Ce dernier exemple souligne assez quelles problématiques et quelles difficultés de mise en œuvre et d’acceptabilité vont apparaitre. Mais, face à un cap technologique, le moins que l’on puisse faire est d’avoir un minimum d’imagination !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Saxo envisage la fin de la Fintech[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Si l’on aime les scénarios-catastrophe, on sera servi avec les dix prévisions-choc que dresse le service de trading et d’investissement en ligne Saxo pour 2023. Une série d’événements « improbables mais sous-estimés qui, s’ils devaient se produire, pourraient créer une onde de choc sur les marchés financiers ainsi que dans les cultures politiques et populaires. »

 

Pour Saxo, il s’est agi d’envisager « toute l’étendue de ce qui est possible, même si ce n’est pas nécessairement probable. » Avec pour sous-jacent : « Les prévisions choc de cette année soutiennent que toute croyance en un retour à la dynamique désinflationniste d’avant la pandémie est impossible parce que nous sommes entrés dans une économie de guerre mondiale, où toutes les grandes puissances du monde s’efforcent désormais de renforcer leur sécurité nationale sur tous les fronts, que ce soit dans un sens militaire réel ou en raison des profondes insécurités de la chaîne d’approvisionnement, de l’énergie et même des finances qui ont été mises à nu par l’expérience de la pandémie et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. »

 

A partir de là, nous vous laisserons découvrir les 9 premières prévisions qui, de la démission d’Emmanuel Macron au retour de la Grande-Bretagne dans l’UE, n’entrent pas dans les thèmes de ce blog.

La dixième et dernière prévision, en revanche, ne peut manquer d’attirer notre attention.

 

On ne manque pas de souligner, depuis plusieurs mois, que le relèvement des taux d’intérêt, rendant plus onéreux le financement des fonds d’investissement, risque de largement pénaliser l’écosystème de la tech. Mais c’est la première fois que nous voyons suggéré de manière aussi lapidaire que tout cela repose au fond encore plus sur les paradis fiscaux !

 

Dès lors, si cela est juste et si la prévision se réalisait, que faudrait-il dire dans le cas précis des fintechs ? Que portées par de l’argent quasiment gratuit et une défiscalisation massive, de jeunes sociétés ont développé des solutions innovantes concurrençant fortement les banques mais sans parvenir, ni à déstabiliser ces dernières, ni même, malgré des conditions incroyablement favorables, à dégager la moindre rentabilité dans la plupart des cas ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Nos données financières sont-elles vraiment protégées ?[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Plaid, le champion de l’agrégation de comptes, lance Plaid Privacy Controls. Une sorte de portail à usage personnel pour contrôler l’utilisation de ses données financières par les entreprises que l’on a autorisé à les collecter.

Dans le contexte d’un renforcement probable et prochain de la réglementation américaine à cet égard, l’idée de Plaid est d’en équiper ses (nombreuses) banques et fintechs clientes, pour qu’elles-mêmes mettent ce service à disposition de leurs clients.

Plaid inscrit sa démarche en correspondance avec la forte demande du public pour davantage de confidentialité et de contrôle quant à l’utilisation ou tout à simplement quant à la protection des données personnelles disséminées en ligne.

Malheureusement, les données proprement bancaires ne représentent qu’une partie relativement restreinte de ces données et, si elles sont évidemment très sensibles, elles ne sont pas les plus difficiles à protéger, notamment pour tout ce qui concerne nos moyens de paiement.

Mais le reste ? Une récente étude menée par la société de cybersécurité NordVPN, portant sur les 100 sites web les plus populaires dans 25 pays du monde, révèle que les sites web français disposent en moyenne de 17 traqueurs pour collecter et éventuellement monétiser des données personnelles.

Le nombre de traqueurs, dépendant des lois sur la protection des données dans chaque pays, est moins élevé en Europe qu’aux Etats-Unis (23 traqueurs en moyenne) et en Asie (45,4 traqueurs à Hong-Kong). En Europe, il faut y voir l’impact du RGPD. Toutefois, si l’on compte 17 traqueurs en moyenne sur les sites français, il n’y en a que 11,4 en Autriche.

En France, les sites de e-commerce sont ceux qui en possèdent le plus avec 27 traqueurs en moyenne. On en compte 18, un peu plus que la moyenne, chez les établissements financiers.

Il convient de souligner que la plupart de ces traqueurs n’appartiennent pas aux possesseurs des sites eux-mêmes. Sur ces traqueurs tiers, 30% sont ceux de Google, 11% ceux de Facebook et 7% ceux d’Adobe.

Généralement insérés dans le code des sites web et difficiles à détecter pour un utilisateur ordinaire, tous ces traqueurs recueillent des informations qui incluent  l’adresse et la localisation IP, l’historique de navigation, les clics d’un utilisateur sur un site web, les éléments qu’il a consultés et leur durée, ainsi que les données relatives au navigateur et à l’appareil qu’il utilise.

Tout cela, bien entendu, aide les administrateurs de sites à améliorer l’expérience des utilisateurs mais ces informations permettent également de créer des profils d’utilisateurs vendus à des tiers, notamment pour diffuser des publicités plus ciblées, qui suivent ensuite les utilisateurs de site en site.

Si des cybercriminels mettent la main sur ces données, ils peuvent compiler un dossier détaillé sur une personne et l’utiliser contre elle dans le cadre d’une attaque par hameçonnage en élaborant un message hautement personnalisé et crédible. Or, selon MoneyVox, 4 Français sur 10 ont déjà subi un débit frauduleux sur leur compte bancaire.

Il n’est pas sûr, on le voit, qu’une solution comme celle de Plaid puisse réellement changer quelque chose à cet écheveau de pratiques et d’intervenants. Il n’est pas sûr du tout qu’un acteur puisse le faire seul. Pourtant, une réglementation comme le RGPD a-t-elle réellement changé les choses ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Comment rendre plus durables les billets de banque ?[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

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La Banque d’Angleterre a pu indiquer que 67% de ses émissions de CO2 proviennent des activités liées à la création et à la gestion de billets de banque ! Comment résoudre ce problème alors que les billets de banque demeurent, de loin, la forme de monnaie la plus utilisée sur la planète ?

A cet effet, le spécialiste allemand de la gestion du cash Giesecke+Devrient Currency Technology (G+D) a lancé en mars dernier une Green BankNote Initiative, qui mérite un détour. Il s’agit de revoir de fond en comble les processus de création et de circulation des billets. L’objectif est ainsi de parvenir à produire un « billet vert » dont l’empreinte carbone limitée à 7,8 grammes de dioxyde de carbone.

A cet effet, le billet de banque que G+D propose aux Banques centrales et à leurs fournisseurs de développer a un noyau de fibres renouvelables, composé de 50 % de coton biologique et de 50 % de pâte de bois certifiée FSC (un label de durabilité du bois). Le coton est cultivé de manière bio principalement en Turquie et en Grèce à ce stade. Pour autant, le passage à cette nouvelle production de billets n’a pas d’impact sur les coûts de production.

Pour lui donner plus de résistance, le billet vert est recouvert d’une couche de polymère plus fine que le billet hybride standard, ce qui signifie 30 % de plastique en moins par billet. De plus, il est 5 % plus léger, ce qui revient à économiser environ cinq tonnes de plastique pour 100 tonnes de substrat hybride. En matière de transport, cela permet également d’économiser du carburant.

Le billet vert intègre également des éléments de sécurité tels que des filigranes et des patchs, appliqués à l’aide d’une feuille de support composée à 70 % de polyéthylène recyclé. Enfin, G+D utilise également les toutes premières encres sans huile minérale pour l’impression des billets.

La démarche devant couvrir tout le cycle de vie des billets, il s’agit également d’apprendre à réutiliser et à recycler les billets et à transformer les lambeaux de billets mis au rebut. Tout cela, sans investissements dans des équipements nouveaux.

A chaque étape, ainsi, les actions à mener ont été précisément calibrées. Cependant, ne s’agit-il pas là d’un combat d’arrière-garde ? Faut-il engager de tels changements qui, pour avoir un réel impact, devraient être largement adoptés par les Banque centrales à travers le monde, alors que l’avenir semble être aux monnaies numériques ? Alors que des pays comme l’Inde s’efforcent de se détourner de l’usage des espèces ?

Non sans difficultés cependant et la position de G+D est de ce point de vue intéressante car, à l’entendre, vouloir se débarrasser du cash n’est qu’un mirage. Pas plus que les aspirateurs n’ont fait disparaitre les balais, la monnaie électronique va continuer à se développer, à être largement adoptée mais les espèces demeureront importantes car elles représentent la monnaie la plus inclusive – un point de vue que l’on entend en effet de plus en plus.

G+D y autre argument : si sa démarche était adoptée, alors les billets de banque présenteraient une durabilité bien supérieure à celle des monnaies numériques – sans parler des actifs cryptographiques tels que le Bitcoin, dont on connait assez le caractère énergivore.

On peut finalement en retenir que l’on ne se débarrassera pas du cash de sitôt par une simple attrition de ses usages. Pour que les espèces disparaissent, il faudrait que cela relève d’une décision volontariste décidée au niveau gouvernemental. Mais quels en seraient exactement les motifs ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]