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Nouveaux modèles d’agences

[:fr]Les DAB vont-ils disparaitre plus vite que les agences bancaires ? [:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr][vc_row][vc_column][vc_column_text]Les automates bancaires (distributeurs ou guichets automatiques de billets ou de banque) connaitront-ils prochainement un sort comparable à celui des cabines téléphoniques – que les moins de trente ans n’ont jamais connues (même si la dernière n’a été démontée qu’en 2019) – et en partie pour la même raison, l’utilisation des téléphones mobiles ?

Pour ce qui concerne les agences bancaires, il n’y a plus vraiment débat aujourd’hui : de nouvelles présences, de nouveaux formats et une forte restriction de leur nombre s’imposent. Pour autant, fonctionner sans points de contact physique et sans l’aura de marque des enseignes relève encore de la gageure et le restera sans doute pour les dix prochaines années pour les banques, dont certaines, parmi les plus grandes, sont loin d’avoir abandonné leurs réseaux d’agences.

Mais les automates ? Le phénomène est peu aperçu mais leurs fermetures s’accélèrent. Dans les pays anglo-saxons surtout – en Australie, depuis 2020, 460 agences ont fermé et 3 800 automates ont été démontés. En Chine, où le mobile s’est bien plus généralisé qu’en Occident pour les paiements, les automates disparaissent à tour-de-bras (à leur pic, en 2017, on en comptait 3,28 millions !) ; comme en Inde, où l’on mise sur la quasi-disparition du cash.

La France est moins desservie en automates bancaires : on en compte 107 pour 100 00 habitants, contre 164 en Australie ou 131 au Royaume-Uni. Toutefois, ils étaient 58 586 à leur pic, en 2012, moins nombreux que les feux-rouges mais plus que les abribus. Ils ne sont plus que 48 710, au dernier comptage et plutôt bien répartis sur l’ensemble du territoire selon la Banque de France. Cependant, depuis 2020, leur nombre a encore baissé de 3,2%. La crise sanitaire a d’ailleurs porté une sorte d’estocade aux distributeurs : les retraits d’espèces ont chuté de 15% en 2020, tandis qu’avec le relèvement des plafonds, les paiements sans contact augmentaient de 86%.

Mais la crise n’a fait qu’accentuer une réalité de fond. Si l’on compte en moyenne 2 120 utilisateurs par automate, beaucoup sont à moins de 1 200 ; beaucoup d’automates bancaires ne sont donc pas rentables.

Maintenant, on imagine immédiatement que la disparition des automates signifierait celle des espèces ou bien créerait de véritables déserts bancaires pour certaines populations ou localisations. Ce dernier aspect serait vrai en France et encore plus dans certains pays comme l’Allemagne, où l’on compte 121 automates pour 100 000 habitants, donc seulement un peu plus qu’en France mais où un Allemand y retire en moyenne 7 027 € en espèces par an, contre 1 318 € pour un Français.

Seulement, il n’en est rien ! Nous parlons des automates bancaires tels que nous les connaissons. Des machines sophistiquées qui n’ont jamais réussi à beaucoup convertir leurs utilisateurs à d’autres fonctions que le retrait d’argent et la consultation de comptes (qui a désormais lieu sur mobile). Nous parlons ainsi de machines bien trop sophistiquées et onéreuses pour leur utilité désormais, dont on peut facilement envisager le remplacement par des distributeurs bien plus simples (sans écran ni clavier et commandables par mobile, par exemple), par des relais chez des commerces (il en existe déjà plus de 25 000 en France) ou d’autres formules (les livraisons d’argent par drones ont même pu être testées !).

Plus immédiatement, une mutualisation des automates entre banques représenterait une première solution. On peut donc s’étonner qu’hormis au Royaume-Uni, cette formule – pourtant favorablement envisagée entre plusieurs grandes banques françaises il y a déjà cinq ans – ne soit pas davantage explorée.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][:en]

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Les automates bancaires (distributeurs ou guichets automatiques de billets ou de banque) connaitront-ils prochainement un sort comparable à celui des cabines téléphoniques – que les moins de trente ans n’ont jamais connues (même si la dernière n’a été démontée qu’en 2019) – et en partie pour la même raison, l’utilisation des téléphones mobiles ?

Pour ce qui concerne les agences bancaires, il n’y a plus vraiment débat aujourd’hui : de nouvelles présences, de nouveaux formats et une forte restriction de leur nombre s’imposent. Pour autant, fonctionner sans points de contact physique et sans l’aura de marque des enseignes relève encore de la gageure et le restera sans doute pour les dix prochaines années pour les banques, dont certaines, parmi les plus grandes, sont loin d’avoir abandonné leurs réseaux d’agences.

Mais les automates ? Le phénomène est peu aperçu mais leurs fermetures s’accélèrent. Dans les pays anglo-saxons surtout – en Australie, depuis 2020, 460 agences ont fermé et 3 800 automates ont été démontés. En Chine, où le mobile s’est bien plus généralisé qu’en Occident pour les paiements, les automates disparaissent à tour-de-bras (à leur pic, en 2017, on en comptait 3,28 millions !) ; comme en Inde, où l’on mise sur la quasi-disparition du cash.

La France est moins desservie en automates bancaires : on en compte 107 pour 100 00 habitants, contre 164 en Australie ou 131 au Royaume-Uni. Toutefois, ils étaient 58 586 à leur pic, en 2012, moins nombreux que les feux-rouges mais plus que les abribus. Ils ne sont plus que 48 710, au dernier comptage et plutôt bien répartis sur l’ensemble du territoire selon la Banque de France. Cependant, depuis 2020, leur nombre a encore baissé de 3,2%. La crise sanitaire a d’ailleurs porté une sorte d’estocade aux distributeurs : les retraits d’espèces ont chuté de 15% en 2020, tandis qu’avec le relèvement des plafonds, les paiements sans contact augmentaient de 86%.

Mais la crise n’a fait qu’accentuer une réalité de fond. Si l’on compte en moyenne 2 120 utilisateurs par automate, beaucoup sont à moins de 1 200 ; beaucoup d’automates bancaires ne sont donc pas rentables.

Maintenant, on imagine immédiatement que la disparition des automates signifierait celle des espèces ou bien créerait de véritables déserts bancaires pour certaines populations ou localisations. Ce dernier aspect serait vrai en France et encore plus dans certains pays comme l’Allemagne, où l’on compte 121 automates pour 100 000 habitants, donc seulement un peu plus qu’en France mais où un Allemand y retire en moyenne 7 027 € en espèces par an, contre 1 318 € pour un Français.

Seulement, il n’en est rien ! Nous parlons des automates bancaires tels que nous les connaissons. Des machines sophistiquées qui n’ont jamais réussi à beaucoup convertir leurs utilisateurs à d’autres fonctions que le retrait d’argent et la consultation de comptes (qui a désormais lieu sur mobile). Nous parlons ainsi de machines bien trop sophistiquées et onéreuses pour leur utilité désormais, dont on peut facilement envisager le remplacement par des distributeurs bien plus simples (sans écran ni clavier et commandables par mobile, par exemple), par des relais chez des commerces (il en existe déjà plus de 25 000 en France) ou d’autres formules (les livraisons d’argent par drones ont même pu être testées !).

Plus immédiatement, une mutualisation des automates entre banques représenterait une première solution. On peut donc s’étonner qu’hormis au Royaume-Uni, cette formule – pourtant favorablement envisagée entre plusieurs grandes banques françaises il y a déjà cinq ans – ne soit pas davantage explorée.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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[:fr]Quel avenir pour les agences bancaires ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est un article pas toujours très clair mais important que McKinsey a publié cet été, appuyé sur une enquête mondiale concernant les usages des clients des banques en matière d’agences et de canaux digitaux. Un article qui rompt – enfin ! – avec le discours quasi unique que l’on entend depuis des années sur la transition naturelle qui devrait s’opérer des agences aux canaux numériques.

Inutile de rappeler le caractère exceptionnel des activités bancaires en 2020 et, dans ce contexte, la baisse de fréquentation, en partie forcée, qu’ont subie les agences. Considérant que la pandémie ne faisait qu’accélérer des changements de comportements déjà ancrés, les banques réduisent depuis fortement leurs réseaux d’agences – les fermetures ont touché 9% du parc en 2021, le plus fort pourcentage depuis 5 ans.

Cependant, ce mouvement de redimensionnement des réseaux était déjà largement engagé et, soyons clair, depuis longtemps plus personne ne pense que l’agence puisse continuer à être le principal canal de distribution et de contact bancaire. Cependant les agences vont-elles, doivent-elles fermer ? Allons plus loin, l’idée de « transition » digitale n’est-elle pas trompeuse ?

En 2021, souligne McKinsey, les ventes digitales ont, en moyenne mondiale, atteint 40% du total des ventes. Mais après avoir été largement été contraintes par les circonstances en 2020, elles n’ont augmenté que de 4% en 2021. Trop peu pour compenser une baisse des ventes totales de 10% (tenant à plusieurs facteurs). Tandis qu’un tiers du panel des banques étudiées voyaient l’activité de leurs agences augmenter de 20%.

Plus encore, souligne McKinsey, les clients ne pensent pas en termes de transition simple entre les services physiques et numériques. Face à ces derniers, on constate des gaps considérables entre volonté de les utiliser, préférences et comportements réels :

McKinsey ne le dit pas mais, au vu de ces données, on est invité à se demander si, en fait de transition, nous n’assistons pas en réalité chez une part importante de la clientèle à un empilement des usages. C’est après tout ce à quoi l’on assiste depuis deux décennies en matière de moyens de paiement nouveaux : ils se superposent à ceux existants bien plus qu’ils ne les remplacent, sinon sur le très long terme. Ne va-t-on pas assister au même phénomène avec les canaux digitaux et physiques ? Certains établissements, comme JP Morgan Chase, en semblent en tous cas convaincus et ils adoptent, comme nous l’avons déjà signalé, une stratégie en matière de canaux de distribution sensiblement différente.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]