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moyens de paiement

[:fr]Picard lance son propre moyen de paiement ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

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C’était à la mode il y a dix ans et plus. Beaucoup d’enseignes lançaient leur compte privatif, rechargeable et assorti d’un ou de moyens de paiement, une carte ou autre chose (télépéage). Ceci avec un succès le plus souvent mitigé. Aujourd’hui, les surgelés Picard lancent un compte 100% digital et c’est intéressant car le contexte a changé.

Sauf lorsqu’ils étaient liés à un service particulier, comme le télépéage, comptes et cartes privatifs n’apportaient en général pas grand-chose : peu ou pas de réductions sur les achats, de maigres programmes de fidélité,… Ils satisfaisaient surtout le souhait d’isoler et de suivre certaines dépenses, notamment professionnelles, ce que les applis de gestion de comptes permettent désormais de faire facilement, sans avoir à s’encombrer de moyens de paiement supplémentaires et particuliers.

Picard Pay suit cependant une autre orientation. En magasin, livraison ou en Click&Collecte, le compte est facilement utilisable (par mail) par plusieurs utilisateurs. Il vise les familles et fratries et, particulièrement, les parents soucieux que leurs enfants accèdent à une nourriture de qualité.

Malgré la crise et les tensions sur le pouvoir d’achat !, faut-il ajouter. Car c’est cela qui parait le plus intéressant dans la démarche. La formule parait assez bien adaptée à des temps difficiles : souci (pour ceux qui en ont les moyens bien sûr mais pas seulement) qu’une nourriture saine ne soit pas sacrifiée à d’autres dépenses, renforcement des solidarités générationnelles quand les budgets se resserrent, souhait de mieux maitriser ses dépenses en leur consacrant des enveloppes dédiées (une vieille, très vieille méthode, qui refleurit sur TikTok…).

La formule peut par ailleurs trouver de nombreuses extensions (services associés, produits partenaires, abonnements, …) et il sera donc intéressant de voir si elle prend dans le contexte actuel.

Score Advisor

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[:fr]Actualité des néobanques : le FMI met en garde, N26 inquiète, starling confirme,…[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Même si elles commencent à jouer dans la cour des Grands aux Etats-Unis, nous l’avons notamment signalé pour Chime ou Sofi, les néobanques ne sont encore la banque principale que de 1% des Français. Autant dire que leur développement (et leur train de vie) sont encore financés par des investisseurs bien plus que par leurs résultats. Cela durera-t-il dans le contexte actuel où, face à l’inflation, la remontée des taux pourrait rendre les liquidités moins abondantes ? Le FMI s’en inquiète (un article de l’Agefi).

En France, ce sont les clients de N26 qui s’inquiètent, pour leur argent (BFM). Tandis que, de l’autre côté des Alpes, la Banque d’Italie a interdit à la néobanque de poursuivre son extension commerciale dans le pays (Galitt) – en France, Lydia a également dû bloquer des comptes dont la provenance des fonds paraissait incertaine (JDN). Néanmoins, N26 vise une introduction en bourse avant la fin d’année (Finextra).

Starling avait ceci de singulier parmi toutes les néobanques d’avoir été assez rapidement rentable. Elle le confirme avec des résultats récents qui ont augmenté de… 600% (Finextra). Une nouvelle levée de fonds a été lancée, à laquelle participe une nouvelle fois Goldman Sachs, dont on connait pourtant les ambitions anglaises avec Marcus.

Dans le même temps, Monzo s’est lancée aux Etats-Unis , Revolut propose une assurance Animaux de compagnie (Revolut), Nickel vient de dépasser les 2,5 millions de clients (MoneyVox) et s’étend en Europe (Nickel). Tandis que Société Générale transforme Yeeld en néobanque, en partenariat avec Treezor et Franfinance (Société Générale).

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les réalités du paiement fractionné en France[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Younited a récemment publié une étude, conduite avec l’institut MixFactory, sur le paiement fractionné en Europe à ne pas rater, parce qu’elle est pleine de chiffres et parce qu’elle contient des éléments… troublants.

Pour les chiffres, nous ne pouvons que renvoyer à l’étude elle-même :

En revanche, deux passages du compte rendu de l’étude nous ont laissés interrogatifs.

C’est un peu le monde à l’envers, non ? Les débiteurs se méfient de ceux qui leur font crédit. Cela explique peut-être leur relative prudence à ce stade (petits montants, courtes durées). Mais autant dire clairement que les consommateurs craignent de se faire arnaquer ! Sinon, quoi d’autre ? Et que les marques traditionnelles de crédit à la consommation sont frappées par ce soupçon.

On lit également ceci :

C’est peut-être nous mais, quand nous lisons ceci, il nous est difficile de ne pas en retenir qu’actuellement, en matière de paiement fractionné en France, les vérifications de solvabilité des bénéficiaires ne sont pas extrêmement rigoureuses. Mais c’est sans doute que nous lisons mal…

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Paiements par carte : quelques découvertes ![:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]On apprend plein de choses à lire l’Observatoire CB du Groupement des Cartes Bancaires CB. Et l’on remet en perspective l’évolution des paiements en France.

Ainsi apprend-on que les paiements sans contact ont représenté en 2020 39% des paiements par carte, ce qui souligne leur généralisation. On peut mesurer exactement la part du commerce en ligne en montants : 103,8 milliards € en 2020, soit 21% des 486,2 milliards € réglés par carte en 2020. On découvre d’ailleurs que si, sans surprise, les sites marchands généralistes (Amazon, etc.) ont largement profité de la crise sanitaire avec une hausse des paiements les concernant de 18,5%, les vétérinaires et animaleries ont fait pratiquement aussi bien (+17,6%) ! On en a très peu parlé mais, en 2020, les Français ont dépensé comme jamais pour leurs animaux domestiques. C’est l’une des principales tendances de l’année.

Autre découverte, la distribution sur le territoire français des paiements par carte. Difficile de mieux souligner l’hyper-concentration économique sur la seule région de l’Ile-de-France (toutefois, cela fait des années que nous tentons d’alerter – sans grand succès ! – sur ce phénomène et ses conséquences pour la banque de détail) :

La carte bancaire (on en compte 72,7 millions en France) est le moyen le plus utilisé (60%) pour les dépenses courantes des ménages et il ne cesse de se développer. Pourtant, il semble se heurter à un plafond de verre, comme l’indique la survie des chèques, en nombres :

Et surtout en montants :

C’est là une spécificité française dans la zone Euro, où les chèques ne représentent pas 1% des paiements dans la plupart des pays. La carte ne parvient pas à se substituer facilement aux chèques pour les dépenses de gros montants. Pourtant, en France, n’a-t-on pas trop tendance à tout miser sur elle ?

Selon l’Observatoire, la France était en 2019 le premier marché des paiements par carte de la zone Euro avec 608,8 milliards, loin, très loin devant l’Allemagne (350 milliards), l’Italie (219 milliards) et l’Espagne (210 milliards).

Or quelle est la principale différence avec l’Allemagne en termes de moyens de paiement ? Non pas tant l’usage du cash, comme on le croit souvent trop vite. En Allemagne, les prélèvements représentent plus de la moitié des paiements et plus du double, en proportion, par rapport à la France. Quant aux virements, ils comptent pour plus de 30% des paiements, contre moins de 20% en France.

En somme, on se félicite de la montée en puissance du sans contact et, désormais, du paiement par mobile. Toutefois, au vu de ces chiffres, l’évolution des paiements ne demeure-t-elle pas assez incomplète en France ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]