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KYC

[:fr]Le KYC, un facteur d’exclusion bancaire[:]

Posted By: Narcisse Tankam

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C’est une réalité que pointe le Financial Transparency and Inclusion Report 2022 de LexisNexis Risk Solutions.

  • La collecte et la vérification des informations personnelles que les banques doivent effectuer au titre des réglementations dénommées « Know your Customers» représentent une véritable barrière à l’inclusion financière des populations non ou faiblement bancarisées, dont les données personnelles sont souvent manquantes ou sont difficiles à vérifier.
  • Selon le rapport, la solution peut passer par le développement d’outils s’appuyant sur l’IA.

“Rejecting potential customers due to inefficient or manual processes rather than regulatory reasons can be detrimental to genuine individuals trying to access financial services. With robust data and the right technology and processes in place, institutions can help improve global rates of financial inclusion without compromising on compliance.”

  • On peut néanmoins se demander si l’automatisation des process peut ne pas manquer de les rendre encore plus rigides et infranchissables pour tous ceux qui ne rempliront pas exactement les critères prévus.
  • Le problème est que la transparence réglementaire et l’inclusion financière obéissent à des logiques tout à fait différentes. Et comme il parait peu probable que l’on revienne en arrière en matière de conformité légale, il faut sans doute prévoir que l’inclusion financière suscitera prochainement des initiatives particulières en compensation, telles que la mise en place de quotas de crédit.

Source : The Fintech Times

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[:fr]L’échec, très prévisible, de la DSP2[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Adoptée le 8 octobre 2015, la seconde Directive européenne sur les services de paiement (DSP 2) est entrée en vigueur en janvier 2018, avec un délai de mise en application jusqu’en novembre 2019. Aujourd’hui, cependant, on est encore loin d’un fonctionnement satisfaisant (voir ici). Et les effets attendus de l’open banking, notamment en termes de mobilité bancaire, n’ont été nulle part significatifs (y compris au Royaume-Uni, pays par excellence des néo-banques, qui était encore membre de l’UE quand la Directive a été publiée). La faute aux banques ? Sans doute. Mais une réaction assez inévitable aux dispositions d’une réglementation absurde.

La principale disposition de la DSP 2 oblige les banques à transférer les données clients dont elles disposent dès lors que de nouveaux acteurs non bancaires leur en font la demande, avec l’accord des clients. Ces nouveaux acteurs sont des opérateurs de paiement et des agrégateurs de compte, autant de « néo-banques » donc, proposant des services financiers aux clients des banques traditionnelles.

La DSP 2 pose ainsi le principe d’un accès ouvert et gratuit aux données bancaires, dans le but de susciter des offres concurrentes aux banques, synonymes de services nouveaux et de tarifs avantageux. A cet effet, les banques doivent donc mettre en place des API permettant ce partage de données.

Ces dispositions se fondent elles-mêmes sur le principe que leurs données appartiennent non aux banques mais aux clients, qui doivent donc pouvoir en disposer librement et gratuitement. Par ailleurs, ces orientations étaient portées par la conviction que les clients des banques n’attendaient que de trouver de meilleures offres et services et qu’ils allaient donc, dans ces conditions, changer massivement d’établissements. En l’occurrence, la DSP 2 se fondait ainsi sur deux illusions.

Que les données appartiennent aux clients auxquels elles se rapportent parait peu contestable sur le principe. Cependant, dans les faits, ces données n’existent pas en soi. De sorte qu’il suffirait de les transférer simplement d’un système à l’autre. Ces données, très dépendantes des systèmes et des institutions qui les produisent, ne sont pas du tout harmonisées. Tout un travail est donc nécessaire pour les rendre universellement utilisables. Un travail que la DSP 2 confie… aux banques. Lesquelles doivent ainsi payer pour organiser leur propre concurrence !

Aujourd’hui, la fintech Tide suggère à la Competition and Markets Authority britannique de mettre en place un système d’achat des données clients aux banques, pour faciliter la mise en œuvre de l’open banking. A rebours des principes de la DSP2 donc. Mais, dans la pratique, des intermédiaires sont apparus qui collectent et harmonisent certaines données bancaires, qu’ils revendent aux nouveaux acteurs.

Que l’on ne dise pas cependant qu’il est facile, avec le recul, de souligner tout ceci aujourd’hui. D’emblée, il était clair que l’on ne pouvait attendre des banques un grand empressement à appliquer les dispositions de la Directive ! On trouvera sur ce blog un billet qui, en 2017, le soulignait, en même temps qu’il présentait des études invitant à prendre avec beaucoup de précautions l’empressement à changer de banque que l’on prêtait au public.

Aux Etats-Unis, où les néo-banques ne se portent pas plus mal qu’en Europe, au contraire, le développement des API bancaires a été précédé par une harmonisation des normes de codification des données menée par la profession bancaire elle-même dans le cadre d’un Financial Data Exchange, sans obligation réglementaire de partage. Tandis qu’en Europe, on accuse plus facilement les banques de l’échec de la DSP2, beaucoup se refusant encore à reconnaitre l’absurdité d’une réglementation bancaire qui n’a d’autre but affiché que de pénaliser les banques et qui compte sur celles-ci pour le faire !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]La mutualisation du KYC[:]

Posted By: Broussais DANG

[:fr][vc_row][vc_column width= »1/2″][vc_column_text]Face aux enjeux réglementaires, il existe une solution pour améliorer et soulager le processus de KYC pour les acteurs du secteur bancaire mais pas seulement : la mutualisation du KYC.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_video link= »https://youtu.be/NfPOu8YHb2M »][/vc_column][/vc_row][:]