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innovation

[:fr]Une vision terrifiante mais cohérente de la monnaie dans vingt ans[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Sur Forbes.com, un certain Matthew Harris, Partner chez Bain Capital Ventures, vient de donner une vision de la finance dans vingt ou trente ans qui, pour une fois, mérite sérieusement le détour. Autant la plupart des scénarios de banque-fiction sont généralement faibles, en effet, se contentant de projeter à 5 ou 10 ans des avancées techniques toutes ponctuelles, comme si elles étaient définitives, autant, dans le cas présent, l’auteur parvient de manière cohérente, en partant des avancées actuelles, à imaginer de manière crédible une véritable révolution.

A le suivre, tout partira de la sécurité informatique. Pour l’assurer, nous disposerons tous de clés cryptographiques, comme aujourd’hui avec les crypto-monnaies. Des clés qui scelleront notre identité numérique. Laquelle ne se bornera pas, comme aujourd’hui, à nous identifier. Avec la circulation et le traitement des données, notre identité sera inséparable d’une cote de confiance, calculée par des algorithmes. Un scoring de crédit social, en somme. En temps réel. Ce qui n’a plus rien d’utopique dès aujourd’hui.

Or, selon l’auteur, cette dimension va complètement transformer la monnaie. Celle-ci était quelque chose de matériel, qu’il fallait conserver et protéger physiquement. Même devenue digitale, nous continuons à l’accumuler sur des comptes. Nous ne dépensons que ce que nous avons gagné. Ce que nous possédons ou parvenons à emprunter. Des notions qui vont beaucoup se transformer.

Dès lors qu’une cote de confiance nous sera attribuée, on estimera aussi bien notre valeur financière, présente et future. Dans un monde digital totalement liquide, l’argent ne sera plus seulement quelque chose que l’on possède mais quelque chose que l’on crée. Actualisés et estimés en permanence, en fonction de notre profil, de notre activité et de notre environnement, nos revenus futurs seront placés bien avant de nous être versés.

La monnaie circulera en fonction d’une réallocation constante. On sera aussi bien emprunteur que prêteur, sans nous fonder sur ce que nous avons effectivement en compte – les banques, gestionnaires de comptes, n’auront plus guère d’utilité – mais sur ce que nous valons et pouvons valoir dans la chaine économique à un moment donné. Nous aurons presque autant de comptes que de transactions. Et des relations financières de prêts/emprunts avec tous les commerces que nous utilisons.

Tout cela ne pourra se faire que de manière automatisée. Tout sera confié aux machines. Dès lors que la monnaie sera réellement dématérialisée, c’est-à-dire sans plus avoir à être conservée en un endroit précis, la finance sera mondiale et complètement décentralisée.

Bien entendu, il faudrait prendre le temps d’expliciter chacune de ces prévisions qui paraissent obscures ainsi énoncées mais qui, toutes, font effectivement écho à des évolutions en cours dont on ne voit pas forcément l’importance – à nombre de ces changement qu’il ne cesse d’être trop tôt pour juger des effets que lorsqu’il est trop tard pour revenir en arrière !

La révolution qu’il annonce, en tous cas, enthousiasme l’auteur. Toutefois, si on lui accorde que d’instrument de conservation, la monnaie tend désormais à devenir un simple actif circulant, marquant instantanément la valeur présente et future de chacun, il faut considérer que nos revenus suivront de plus en plus notre utilité économique réelle. De sorte qu’arrivera un moment où, du fait de la vieillesse ou d’accidents de parcours et de vie, l’estimation des cash-flows futurs que nous sommes susceptibles de générer se réduira à presque rien. Faut-il croire dès lors qu’à ce moment, les algorithmes commanderont notre élimination !?

Selon l’article, les Etats et les banques feront tout pour empêcher cette révolution. Mais, bien que l’auteur ne semble pas même l’imaginer, peut-être y aura-t-il également un certain nombre d’individus pour s’opposer au cauchemar qu’il anticipe !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les banques de détail ont-elles tort d’abandonner l’innovation technologique? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]En matière d’innovation, la plupart des banques délaissent aujourd’hui l’aspect technologique, pour se centrer sur les innovations de produits, de services et d’usages. Et pour se reposer, au plan technologique, sur des solutions tierces ou partenaires. Pourtant, certains établissements (BBVA par exemple) mènent encore des activités de recherche propres. Et, parmi eux, Bank of America a déposé pas moins de 227 brevets auprès de l’USPDO depuis le début de l’année !

Selon cet article, ces brevets couvrent une large gamme de solutions orientées clients, dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage automatique, de la sécurité et de l’analyse de données. Un peu plus précisément, cela concerne l’utilisation de l’IA dans les conversations avec la clientèle, la réalité augmentée pour les affichages, l’automatisation de processus, la capture dynamique d’images, …

Depuis janvier, le nombre de brevets déposés est un record mais cette dimension de recherche technologique a toujours été un élément fort de la culture de Bank of America, l’établissement qui a quasiment inventé (dès 1959), les cartes bancaires. Aujourd’hui, la banque a déposé 4 943 brevets. L’un de ses principaux inventeurs, Manu Kurian, Vice-President Senior, a déposé à lui seul plus de 360 brevets.

Dans l’univers bancaire, tout cela donne à Bank of America une évidente singularité. Mais également un avantage décisif ? Il n’est pas manifeste pour le moment. Cependant, un tel avantage doit compter non pas tant en termes de différenciation de services, comme on peut immédiatement être tenté de le croire, que dans la capacité pour une banque à standardiser des solutions de pointe. Nous l’avons souligné il y a quelques mois avec le lancement de l’outil de PFM Life Plan : Bank of America  parait l’un des derniers grands établissements à se soucier d’avoir les moyens propres de lancer de manière intégrée des outils bâtis pour les marchés de masse qui sont ceux des grandes banques universelles.

Une approche obsolète ? Le temps le dira. Force est pour le présent de souligner qu’en ne s’occupant désormais quasiment plus que d’innovations de services et de produits, la plupart des banques ne disposeront bientôt plus que de savoir-faire facilement appropriables par d’autres acteurs. Dont certains technologiquement dominants. A l’âge digital, cela se révèlera-t-il avoir été une orientation stratégiquement désastreuse ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Pourquoi Revolut pourrait devenir énorme[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]En 2020, Revolut a vu ses pertes presque doubler, passant de 106,5 à 207 millions £. Mais, en 2020, Revolut a également augmenté son chiffre d’affaires de 160 à 222 millions £ (voir ici), alors que, la même année, la néobanque, d’abord lancée sur le segment des voyageurs fréquents, voyait pourtant ses revenus brutalement fondre de 40% avec l’arrêt des déplacements provoqué par la crise sanitaire. C’est là un signe de vitalité qui invite à se demander jusqu’où peut aller Revolut, présent dans 37 pays depuis sa création il y a seulement six ans et qui laisse désormais loin derrière lui les néobanques anglaises Starling et Monzo.

Revolut, c’est un peu la néobanque pour consultants (avec Starling, soyons justes). Ils font pratiquement tout ce qu’on peut recommander en matière de développements bancaires ! Une appli fondée sur l’expérience client, plutôt que sur les produits.  L’insistance sur les usages. La transparence tarifaire. L’Open Banking. Le choix de différents niveaux de service. Le choix de nouveaux relais d’influence (voir par exemple leur programme Affiliate Partners).

Et à tout ceci, Revolut ajoute encore une très forte réactivité : en 2020, voyant leurs revenus s’effondrer et constatant le succès de Robinhood sur le trading, ils ont très vite su proposer quelque chose d’équivalent, avant de proposer également à leurs clients l’accès au trading de cryptos, lequel a fait 20% de leur chiffre d’affaires.

Une forte réactivité et une ambition énorme. Tout de suite, cette néobanque active au Royaume-Uni mais installée en Lituanie, créée par un Russe et un Ukrainien, anciens du Crédit Suisse, s’est voulue internationale. Et elle l’est devenue à marche forcée. Non sans faux pas, particulièrement en matière de gestion des hommes (voir ici). Tout a été consacré au développement, multi-langues, de l’appli. Le reste suivra ! Il manque encore plein de choses et le service client est minimaliste (des bots et la mobilisation de la communauté d’utilisateurs).

Les créateurs de Revolut sont pressés. C’est qu’ils entendent profiter d’une opportunité unique. Regardant les super-app chinoises Alipay et Wechat comme des modèles, ils se sont convaincus que personne n’allait rapidement proposer l’équivalent en Occident. Ni les Big Tech, pas encore assez impliquées dans la finance. Ni les grandes banques, ne disposant pas de la réactivité nécessaire. Ni les fintech et néobanques, beaucoup trop mono-produit ou pas assez ambitieuses. Et si c’était là la chance de Revolut ? La question peut légitimement être posée.

La néobanque situe son ambition dans la perspective d’un paysage bancaire complètement intégré demain et qui sera dominé par quelques très grands acteurs internationaux et une foule de solutions limitées. Parmi ces acteurs, il y aura quelques-unes des plus grandes banques actuelles. Mais des places importantes sont à prendre à côté d’elles. A l’instar de ce que Paypal a su faire pour le e-commerce.

Paypal, avec Venmo, est en effet le grand concurrent possible de Revolut. Car lui aussi, désormais, poursuit une stratégie de super-app. Mais, comme le note The Financial Brand, soupesant les chances de Revolut sur le marché américain (sur lequel il s’est lancé en mars 2020), Paypal parait bien plus un obstacle majeur qu’un réel concurrent tant le rapport est celui d’un David à un Goliath. Revolut compte près de 15 millions d’utilisateurs, ce qui est beaucoup au bout de six ans. Mais Paypal, c’étaient 377 millions d’utilisateurs fin  2020. 21,4 milliards $ de chiffre d’affaires et 4,2 milliards $ de résultats. En regard, l’offre de Revolut n’inclut pas le crédit. Et elle séduit un segment trop limité du public, qui est celui privilégié des néobanques : des hommes (60%) dans la trentaine (34 ans en moyenne, tout à fait comparable à Monzo : 32 ans et Starling : 35 ans).

Pourtant la rentabilité annuelle par client ne présente pas un écart aussi considérable, compte tenu de la différence de taille entre les deux établissements : 33 $ pour Revolut et 56 $ pour Paypal. Nous sommes sur un terrain innovant où tout peut aller très vite. Surtout, quel est l’enjeu ? Pour une stratégie de super-app, il consiste à créer de nouveaux usages liés aux services financiers, beaucoup plus ouverts et donc bien plus fréquents. Or, cet enjeu, Revolut parait assez bien placé pour le relever si l’on considère qu’en montant moyen de transactions par utilisateur, Paypal est à 3 068 $ et Revolut à 9 028 $.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Renouvellement de la relation banque/client : l’AgriTech pour exemple ?

Alors que l’on parle actuellement beaucoup de personnalisation des offres, à travers les nouveaux outils de la connaissance clients, on en reste le plus souvent à des perspectives de ventes ponctuelles, voire immédiates, fondées sur une meilleure compréhension des besoins et attentes des clients. Cependant, les outils que développent certaines startups AgriTech et que les banques sont susceptibles de s’approprier, invitent à voir beaucoup plus loin.
Les prix agricoles sont soumis à des aléas de marchés largement imprévisibles, aux impacts financiers redoutables pour les exploitants. Pour aider ces derniers à y faire face, un agriculteur et un ancien salarié de Google et Lydia ont créé Perfarmer, une appli mobile qui surveille les prix agricoles, aide les agriculteurs à définir en conséquence leurs prix de vente, ainsi qu’à mieux déterminer les opportunités de mise en marché.
Perfarmer
Bien entendu, l’approche de Perfarmer est susceptible de se traduire par des impacts sur les besoins en trésorerie des exploitants. Or, de son côté, Thegreendata, une autre AgriTech, a conçu Smart Farm, une appli de prévision de trésorerie qui intègre plusieurs centaines de variables techniques, financières et économiques des exploitations agricoles.
Thegreendata
Ces deux initiatives sont susceptibles d’épauler certaines offres bancaires. Dans le cas de Perfarmer, on peut par exemple songer à la couverture Préviris du Crédit Mutuel :

Quant à Smart Farm, la solution a directement été incubée par le Crédit Agricole Val de France. Suite aux inondations de 2016 en Eure-et-Loir et dans le Loir-et-Cher, la Caisse régionale a en effet souhaité disposer d’un outil permettant de modéliser l’impact d’événements de ce type sur les revenus et la trésorerie des exploitants. Une solution a ainsi été développée avec Thegreendata, sur la base de données anonymisées fournies par la Caisse Régionale, croisées avec une quinzaine de sources externes. Cette solution est actuellement en test. Elle doit permettre de simuler des scénarios « crash test » personnalisés et d’évaluer en conséquence les risques et couvertures appropriées.
Or, si de telles solutions s’imposent dans un secteur agricole particulièrement sensible, rien n’empêche d’imaginer que l’approche puisse être généralisée vis-à-vis d’autres entreprises et même vis-à-vis des particuliers (notamment dans le cadre de leurs investissements). L’idée est assez simple : repérer les risques encourus de manière suffisamment précise pour intégrer, de manière personnalisée, cette dimension dans les offres. Pourtant, il s’agit bien comme d’une nouvelle dimension des offres bancaires, fondée sur des projections dans l’avenir, qui pourrait permettre de développer un accompagnement des clients complètement renouvelé.

Score Advisor

[:fr]La banque de demain sera-t-elle nécessairement fun ?[:]

[:fr][vc_row][vc_column][vc_column_text]Cela fait déjà plusieurs années que nous voyons apparaitre un nouveau phénomène, la « ludification » dans les milieux et les secteurs qui somme toute semblent très austères, comme le bancaire. Mais quels sont les enjeux réels de cette ludification, qui parait tout à fait normale auprès des jeunes générations – sans même parler de « gamification » ? Read more