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fintech

[:fr]Saxo envisage la fin de la Fintech[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Si l’on aime les scénarios-catastrophe, on sera servi avec les dix prévisions-choc que dresse le service de trading et d’investissement en ligne Saxo pour 2023. Une série d’événements « improbables mais sous-estimés qui, s’ils devaient se produire, pourraient créer une onde de choc sur les marchés financiers ainsi que dans les cultures politiques et populaires. »

 

Pour Saxo, il s’est agi d’envisager « toute l’étendue de ce qui est possible, même si ce n’est pas nécessairement probable. » Avec pour sous-jacent : « Les prévisions choc de cette année soutiennent que toute croyance en un retour à la dynamique désinflationniste d’avant la pandémie est impossible parce que nous sommes entrés dans une économie de guerre mondiale, où toutes les grandes puissances du monde s’efforcent désormais de renforcer leur sécurité nationale sur tous les fronts, que ce soit dans un sens militaire réel ou en raison des profondes insécurités de la chaîne d’approvisionnement, de l’énergie et même des finances qui ont été mises à nu par l’expérience de la pandémie et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. »

 

A partir de là, nous vous laisserons découvrir les 9 premières prévisions qui, de la démission d’Emmanuel Macron au retour de la Grande-Bretagne dans l’UE, n’entrent pas dans les thèmes de ce blog.

La dixième et dernière prévision, en revanche, ne peut manquer d’attirer notre attention.

 

On ne manque pas de souligner, depuis plusieurs mois, que le relèvement des taux d’intérêt, rendant plus onéreux le financement des fonds d’investissement, risque de largement pénaliser l’écosystème de la tech. Mais c’est la première fois que nous voyons suggéré de manière aussi lapidaire que tout cela repose au fond encore plus sur les paradis fiscaux !

 

Dès lors, si cela est juste et si la prévision se réalisait, que faudrait-il dire dans le cas précis des fintechs ? Que portées par de l’argent quasiment gratuit et une défiscalisation massive, de jeunes sociétés ont développé des solutions innovantes concurrençant fortement les banques mais sans parvenir, ni à déstabiliser ces dernières, ni même, malgré des conditions incroyablement favorables, à dégager la moindre rentabilité dans la plupart des cas ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]L’invraisemblable aventure de Fidor ![:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Selon Les Echos, BPCE a échoué à vendre Fidor au fonds Ripplewood Advisors, après deux ans de négociations. Le groupe mutualiste garde ainsi sur les bras la néobanque allemande qui devait être l’étendard de sa stratégie numérique.

Repassons brièvement le film. Au début des années 2010, Fidor, fondée en 2009 à Munich, est l’une des premières néobanques à apparaitre et à se distinguer. Il n’en faut pas plus pour qu’elle incarne la banque de demain. A l’époque, les séquelles de la crise de 2008 sont à peine refermées et on annonce tous les jours que les grandes banques sont condamnées, qu’elles vont incessamment être supplantées par de nouveaux acteurs agiles et disruptifs. On lit alors dans la presse spécialisée que le crowdfunding va largement remplacer les crédits bancaires…

On le dit, alors beaucoup y croient ! Et BPCE, en mettant la main sur Fidor en 2016, est sûre d’avoir réussi un joli coup. Au point que l’on puisse se demander si elle a vraiment examiné son acquisition !

Inséparable de la vogue qui est alors celle des réseaux sociaux, Fidor est une banque communautaire ou plutôt affinitaire, privilégiant le dialogue avec une communauté d’affidés plus que de réels clients. Au sein de BPCE, on pourrait rapprocher cette démarche de celles du Crédit coopératif ou de la Casden mais le rapprochement, visiblement, ne sera pas envisagé. Fidor doit être le fer de lance de la digitalisation du Groupe, dans le cadre de son Plan TEC 2020.

Pourtant, l’intégration de Fidor avec les Banques populaires et les Caisses d’épargne n’est pas du tout prête. Peu importe ! A l’époque, on croit au développement des solutions bancaires en « mode startup ». Fidor sera donc laissée libre de son développement. N’offre-t-elle pas de plus une intéressante fenêtre en Allemagne et au Royaume-Uni (où elle n’est implantée que depuis 2015).

A partir de là, cependant, rien ne va plus aller. Découvertes de pertes importantes liés à des placements hasardeux. Prise de distance des fondateurs. Et surtout, en 2017, Fidor ne parait plus si innovante.

Des néobanques autrement plus conquérantes, abondamment soutenues par des fonds d’investissement, vont changer la donne. Bientôt, on ne parlera plus guère de Fidor, qui parait comme vidée de sa substance. Acquise pour 150 millions €, Fidor fait l’objet d’une dépréciation d’actif de 148 millions € dans les comptes 2019 de BPCE ! La décision est prise de renoncer à lancer Fidor en France. BPCE se contera de lancer en Algérie, à travers la filiale locale de Natixis, Banxy, une banque sur mobile qui s’appuie sur la technologie de Fidor.

Fidor, en effet – c’est rétrospectivement ce qu’elle avait sans doute de plus innovant – a développé toute une activité de BaaS. Mais celle-ci sera cédée à Sopra Steria fin 2020.

Au total, on retrouve ici une attitude très fréquente des banques vis-à-vis des fintechs, qui revient à croire que l’acquisition d’un acteur innovant va d’elle-même les transformer. Le problème de BPCE en l’occurrence semble d’avoir beaucoup attendu de sa nouvelle nouvelle filiale, sans se demander au fond comment le groupe pouvait, à travers Fidor, lui-même innover.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Elon Musk va-t-il lancer une superapp financière avec Twitter ?[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Que fera Elon Musk de Twitter s’il l’acquiert finalement ? L’intéressé a bien sûr déclaré que son rachat visait à préserver la liberté d’expression sur la plate-forme mais comment ne pas lui prêter d’autres ambitions ? Aux Etats-Unis, les spéculations vont bon train concernant le lancement d’une superapp. Pour The Financial Brand, il s’agit d’un peu plus que de spéculations.

Dans des discussions avec des investisseurs et même dans plusieurs tweets, Musk a en effet déjà nommé cette superapp : « X ».


Cette désignation ferait référence à X.com, une start-up créée en 1999 par Musk et l’une des premières banques en ligne. À l’époque, il envisageait que X.com devienne à terme un guichet unique pour les services financiers. Mais X.com a fusionné avec Confinity en 2001 et a été rebaptisé PayPal. Musk a racheté le nom de domaine « X » à PayPal en 2017.

Désormais, Musk cite en exemple la superapp chinoise WeChat, lancée en 2011 par Tencent, pour concurrencer Alipay de l’autre géant chinois de l’internet Alibaba et qui est finalement parvenue à la supplanter. En 2022, avec 800 millions d’utilisateurs, WeChat rallie près de 60% de la population chinoise. C’est que l’on peut tout faire avec WeChat, passer des messages, acheter en ligne, l’utiliser dans les transports, calculer ses itinéraires, etc. et surtout, pour ce qui nous intéresse, réaliser ses opérations bancaires de base. Le tout sans jamais quitter l’application.

A la base, comme Alipay, WeChat s’est appuyé sur un service de messagerie. Serait-il possible de faire de même avec Twitter ?

Cela supposerait d’y proposer une identification numérique autorisant les paiements et les transactions ; lesquels devraient y être également intégrés, en même temps que des services à fort engagement (market places, covoiturage, voyages et hôtellerie, etc.).

Ce n’est pas la première fois que WeChat est pris pour modèle par les Big Tech (Facebook fut le premier) et bien d’autres (c’est toute la thématique des superapps, sur laquelle s’est engagé une néobanque comme Revolut). De sorte que les réserves que l’on peut avoir face à une telle ambition ne sont pas nouvelles non plus :

  • Assez faible pénétration de Twitter par comparaison avec celle dont pouvaient disposer Alibaba et Tencent en Chine :
  • Caractère non comparable du marché chinois où Alibaba et Tencent ont apporté une solution simple à des populations qui n’étaient pas ou peu bancarisées. Il y avait peu d’usages à transformer.
  • Dispositions réglementaires en matière de concurrence, de protection de la vie privée et des activités bancaires bien plus contraignantes en Occident qu’en Chine et dont on voit mal comment elles pourraient permettre l’émergence d’une superapp à la WeChat.
  • A quoi on peut encore ajouter la personnalité de Musk, qui peut sans doute susciter autant d’adhésions que de rejets immédiats.

Réciproquement, c’est la personnalité du patron de Tesla, de SpaceX et de Starlink qui représente le principal argument de ceux qui veulent croire que lui seul pourrait peut-être donner corps à une ambition qui, autrement, parait bien inaccessible. Ce qui témoigne peut-être surtout que le rêve d’une solution centralisée et quasi-unique à la chinoise, capable à elle seule de transformer complètement les usages bancaires, passe complètement à côté des réalités du marché des services financier tel qu’il s’est développé depuis dix ans !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Le nouveau marché de l’Influence Financière [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Bien entendu, il y a beaucoup à dire sur le rapport que les femmes, de manière distincte des hommes, peuvent avoir à l’argent et à sa gestion. Nous en avons déjà traité. Des initiatives assez nombreuses ont été lancées à cet égard, notamment en termes de conseil et d’accompagnement. Mais quand Qorus (ex-EFMA) signale le lancement de Finmarie, une Fintech de femmes pour les femmes, le discours sonne sensiblement différent.

Finmarie se définit comme a fintech that is providing financial education for women and self-determination in planning their financial futures. Des comme ça, a-t-on immédiatement envie de dire, il y en a d’autres ! Mais que dit Leitha Matz, l’une des co-fondatrices :

We realized that women weren’t talking or focusing enough on the big financial topics in their lives, like investment, insurance and the gaps in pay and pensions.”

Il ne s’agit pas tant de résoudre des problèmes à travers des conseils ou un coaching, d’aider à surmonter des difficultés mais bien plus simplement d’amener les femmes à s’intéresser davantage aux aspects financiers. Finmarie ne se positionne pas tant comme une solution d’assistance que d’influence. Et cela marque l’importance qu’ont pris les influenceuses et influenceurs en ce domaine, notamment sur TikTok. Tout un marché s’est en fait récemment créé, qui cherche désormais d’autres relais que les seuls échanges sur les réseaux sociaux. De sorte que, probablement, des initiatives comme celle-ci, il y en aura bien d’autres.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les stratégies de niche, clé du développement des néobanques américaines[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]

Faire la différence sur un segment particulier de clientèle mal servi par les banques et se développer sur cette base c’est, comme nous l’avons déjà plusieurs fois souligné, ce qui a été le tremplin du développement de néobanques qui, comme Chime ou SoFi, challengent aujourd’hui sérieusement les établissements bancaires classiques aux Etats-Unis. C’est également une stratégie qui inspire de nombreuses créations.

Mais le terme de « niche » peut être trompeur car on pense alors à une clientèle bien particulière. En fait, il s’agit plutôt d’identifier un besoin mal servi par les banques, ce qui pèse particulièrement sur différents publics. Ainsi, la fintech californienne X1 entend répondre à la difficulté que rencontre pour accéder au crédit tous ceux – jeunes exerçant un premier emploi, étrangers récemment arrivés, … – qui ne disposent pas d’un credit score et qui ont besoin d’en obtenir un rapidement.

A ce compte, la « niche » peut être très large et, dans une interview à The Financial Brand, le Chief Marketing Officer de la néobanque Dave affirme viser une « niche » de… 50 millions d’Américains qui, pour financer leurs dépenses courantes, doivent recourir à des solutions onéreuses telles que les découverts.

L’idée n’est donc pas de viser seulement une clientèle en particulier mais, par rapport à un besoin précis, de changer les règles du jeu. Ce qui permet de positionner son image et d’étendre ensuite ses offres.

Une approche assez classique somme toute mais à laquelle, si l’on regarde bien, les fintechs européennes ont bien moins recours.

Score Advisor

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[:fr]Banque des usages : et si l’on prenait les Gamers au sérieux ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr][vc_row][vc_column][vc_column_text]Ils sont trois milliards dans le monde et 285 millions rien qu’en Amérique du Nord. « Ils », ce sont tous ceux qui jouent, régulièrement ou non, aux jeux vidéo. Les gamers. Un marché potentiellement gigantesque donc mais un marché totalement ignoré par une large majorité des marques, dont les banques.

Est-ce parce que les banques n’auraient rien à faire sur un tel marché ? La plupart d’entre elles le pensent sans doute et l’on ne saurait dès lors mieux leur recommander que de lire l’interview d’Elliot Goykhman, le CEO de Zelf sur The Financial Brand.

Nous avons déjà eu l’occasion de présenter cette toute récente et très originale initiative. A l’époque, Zelf était encore en lancement. Depuis juin 2020, cependant, Zelf a conquis plus d’un million d’utilisateurs ; essentiellement en Europe (pour l’UE, Zelf utilise les services de Treezor).

Zelf veut être le partenaire financier (elle ne dispose d’aucune licence bancaire) de tous les jeunes qui, en ligne, gagnent de l’argent (par exemple sur Vinted) ou réalisent des transactions entre eux, particulièrement dans le cadre des jeux.

Pour cela, les internautes ne disposent d’aucun moyen de facturation, tandis que soumis à de nombreuses fraudes et détournements, leurs achats ne sont absolument pas sécurisés. C’est face à ces deux constats que Zelf entend d’abord leur être utile. Et pour cela, il ne propose même pas une app. Son site ne permet aucune transaction. Zelf n’existe qu’à travers les applis de messagerie et vient de nouer un partenariat avec Discord (qui avec ses 350 millions d’utilisateurs, est sans doute le premier canal de communication des gamers entre eux).

Il est donc difficile de croire que les banques n’ont rien à faire dans l’univers des jeux – au-delà de proposer des cartes spéciales pour les influenceurs, des solutions de gestion de fortune pour les youtubers à succès ou des dispositifs d’anti-addiction aux jeux.

En cultivant une proximité avec les internautes via les messageries, elles peuvent en tant qu’intermédiaires de confiance sécuriser les paiements et aider à mieux vendre en ligne. C’est la stratégie de Zelf. Car si la plupart des internautes sont clients de banques, celles-ci se contentent de leur fournir des moyens de paiement. Rien de plus.

Au total, alors qu’on ne cesse aujourd’hui de gloser sur les réseaux sociaux comme canaux de vente et sur le Metaverse (mais où commence-t-il, sinon avec les gamers ?), un marché de plusieurs milliards d’individu existe et demeure inexploré, faute seulement, de la part des établissements financiers, d’oser s’y aventurer.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][:en]

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Ils sont trois milliards dans le monde et 285 millions rien qu’en Amérique du Nord. « Ils », ce sont tous ceux qui jouent, régulièrement ou non, aux jeux vidéo. Les gamers. Un marché potentiellement gigantesque donc mais un marché totalement ignoré par une large majorité des marques, dont les banques.

Est-ce parce que les banques n’auraient rien à faire sur un tel marché ? La plupart d’entre elles le pensent sans doute et l’on ne saurait dès lors mieux leur recommander que de lire l’interview d’Elliot Goykhman, le CEO de Zelf sur The Financial Brand.

Nous avons déjà eu l’occasion de présenter cette toute récente et très originale initiative. A l’époque, Zelf était encore en lancement. Depuis juin 2020, cependant, Zelf a conquis plus d’un million d’utilisateurs ; essentiellement en Europe (pour l’UE, Zelf utilise les services de Treezor).

Zelf veut être le partenaire financier (elle ne dispose d’aucune licence bancaire) de tous les jeunes qui, en ligne, gagnent de l’argent (par exemple sur Vinted) ou réalisent des transactions entre eux, particulièrement dans le cadre des jeux.

Pour cela, les internautes ne disposent d’aucun moyen de facturation, tandis que soumis à de nombreuses fraudes et détournements, leurs achats ne sont absolument pas sécurisés. C’est face à ces deux constats que Zelf entend d’abord leur être utile. Et pour cela, il ne propose même pas une app. Son site ne permet aucune transaction. Zelf n’existe qu’à travers les applis de messagerie et vient de nouer un partenariat avec Discord (qui avec ses 350 millions d’utilisateurs, est sans doute le premier canal de communication des gamers entre eux).

Il est donc difficile de croire que les banques n’ont rien à faire dans l’univers des jeux – au-delà de proposer des cartes spéciales pour les influenceurs, des solutions de gestion de fortune pour les youtubers à succès ou des dispositifs d’anti-addiction aux jeux.

En cultivant une proximité avec les internautes via les messageries, elles peuvent en tant qu’intermédiaires de confiance sécuriser les paiements et aider à mieux vendre en ligne. C’est la stratégie de Zelf. Car si la plupart des internautes sont clients de banques, celles-ci se contentent de leur fournir des moyens de paiement. Rien de plus.

Au total, alors qu’on ne cesse aujourd’hui de gloser sur les réseaux sociaux comme canaux de vente et sur le Metaverse (mais où commence-t-il, sinon avec les gamers ?), un marché de plusieurs milliards d’individu existe et demeure inexploré, faute seulement, de la part des établissements financiers, d’oser s’y aventurer.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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[:fr]BaaS : Les services bancaires vont-ils échapper aux banques ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Oui, à ce stade, la question peut paraitre un peu exagérée. Quoique… Faisons ensemble un petit tour d’horizon du Banking as a Service (BaaS), tel qu’il est en train d’évoluer.

Très vite, dès que des fintechs ont acquis une certaine stature et ont proposé des offres crédibles, certains établissements bancaires, comme The Bancorp, leur ont proposé leurs services en marque blanche et en ont rapidement fait une spécialité (nous vous l’avons présenté dès 2014).

Ensuite, certaines fintechs sont devenues des néo-banques et l’on s’est mis à parler de BaaS. L’idée est en effet apparue qu’à travers des API, des marques non financières dotées de nombreux clients pouvaient proposer à ces derniers des services financiers (comptes, crédits, dépôts, …) en rapport direct avec leurs achats.

Tout un nouveau marché potentiellement considérable est donc ainsi apparu, sur lequel les banques ne se sont pas vraiment engouffrées. Des acteurs spécialisés, comme Synapse ou Contis, ont plutôt émergé ; certains ayant d’ailleurs vocation à accompagner les banques sur ce marché, comme MuleSoft. Et de nouvelles plateformes spécialisées ne cessent d’apparaitre, comme Alviere par exemple.

Tout le monde peut donc désormais proposer des services bancaires de base et même plus. Or Synctera ou Productfy ne suggèrent pas seulement de les proposer mais également de les concevoir et de les bâtir, à sa façon. Avec le Français Swan, tout le monde peut devenir une néo-banque.  Et Rize propose même le Fintech-as-a-Service.

Si le BaaS est désormais une offre fer-de-lance pour certaines néo-banques, comme Starling, les banques classiques, elles, demeurent pratiquement absentes de ce marché,  sinon quelques-unes et surtout sur les paiements, comme Société Générale avec Treezor ou le Crédit Agricole, dont La Fabrique by CA vient d’acquérir la SFPMEI (le BaaS de Lydia, Spendesk, Blank).

Les banques ont une offre si limitée en matière de BaaS que l’on voit apparaitre, non pas des acteurs spécialisés développant des services mais de simples intermédiaires entre fintechs et banques, comme Treasury Prime. Et bientôt entre marques et banques. Car le marché ne peut que s’étendre. Il touchera bientôt certaines PME et commerces sans doute.

Finalement, tous ces services bancaires, de plus en plus standardisés en même temps qu’innovants, risquent d’échapper aux établissements classiques. A ce point qu’un spécialiste comme Nymbus propose désormais ses services…  aux banques elles-mêmes !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Visa et Mastercard poursuivent leur duel[:]

Posted By: Narcisse Tankam

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[:fr]Pourquoi la France parait-elle peu concernée par le boom des applis bancaires et financières ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Aïe ! Nous n’allons pas forcément nous faire des amis du côté des directions marketing. Car celles-ci, découvrant le remarquable travail d’AppsFlyer, penseront sans doute y trouver des arguments très convaincants pour justifier l’orientation actuellement assez générale qui consacre l’essentiel des budgets marketing à la promotion des applis bancaires. Examinons cependant les choses d’un peu plus près.

Dans le rapport The State of Finance App Marketing qu’il vient de publier, le spécialiste de l’attribution mobile AppsFlyer décortique le boom que connaissent, dans le monde entier, les applis financières depuis les débuts de la crise sanitaire. Un boom que la France, cependant ignore pratiquement :

 

Les comparaisons sont frappantes en Europe. La France n’a pas complètement ignoré le mouvement, bien sûr. Mais alors que le décollage a particulièrement eu lieu fin 2020, il a pris une bien moindre mesure en France (+26%) qu’en Allemagne (+84%) ou en Grande-Bretagne (63%) :

Comment expliquer de tels écarts ? Apparemment, les établissements financiers français n’ont pas réalisé des dépenses marketing aussi élevées que leurs voisins anglais (+300%) ou allemands (+230%). Les banques françaises ont, semble-t-il, manqué d’agressivité commerciale. Pourtant, il n’en est rien. Car, en fait, on ne parle tout simplement pas de la même chose ! En France, ce sont les applis bancaires et celles des services financiers et néobanques qui ont été concernées :

Rien à voir en Allemagne et au Royaume-Uni où l’essentiel de la hausse des installations d’applis est due à ce qu’AppsFlyer nomme les « Investment Apps », type Robinhood, qui permettent de spéculer facilement sur les marchés boursiers et les cryptos.

La France a simplement davantage échappé que ses voisins au phénomène Robinhood, tandis que, globalement, les applis bancaires y ont connu un plus fort dynamisme qu’en Allemagne et de même niveau qu’au Royaume-Uni.

Par rapport à l’Allemagne, les applis financières françaises obtiennent des taux de conversion strictement comparables : 62% d’utilisateurs enregistrés le jour même du téléchargement (61% en Allemagne) et 77% dans les trois jours (78% en Allemagne). Mais ceci, en France, sans avoir fait exploser les coûts marketing comme en Allemagne (où ils ont presque quadruplé fin 2020 avant de s’effondrer) et au Royaume-Uni (où ils ont pratiquement doublé) :

En fait, l’essentiel du boom des installations d’applis ayant surtout été porté par les Investment Apps, les dépenses marketing qu’ont pu engager les établissements financiers ont été peu performantes (sur 700 millions d’installations d’applis en zone EMEA, 230 millions ont suivi des campagnes marketing), sinon à faire flamber les coûts d’acquisition ! Dans ces conditions, pour les banques, orienter l’essentiel des budgets marketing sur la promotion des applis serait sans doute une erreur.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]La fintech prête désormais à s’imposer[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Alors que de nombreuses alertes ont couru tout au long de l’année dernière concernant la situation des fintechs face à la crise, les plus de 150 pages de l’attendu 2020 Annuel Fintech Almanach de FT Partners montrent cependant un impact global très limité quant aux financements. Et sur la lancée des précédentes années, la fintech semble avoir décidément franchi un cap.

On a pu craindre le pire mais, finalement, 2020 aura pratiquement été la meilleure année pour le financement des fintechs. Si les volumes (45 milliards $) ont légèrement fléchi par rapport à 2019, le nombre de deals (1 989) est un record. C’est l’inverse pour les opérations de fusion-acquisition impliquant des fintechs : un record en volumes (276 milliards $) et le deuxième meilleur score en nombre de deals (969).

Dès lors, il faut élargir la focale. En 10 ans, le financement de la fintech est passé de 5,2 milliards $ à 45,1 milliards $. De 458 à 1 989 deals. Et c’est surtout la taille des financements qui est impressionnante : les tickets de plus de 100 millions $ sont passés de 11 à 105 et l’on a compté 10 financements de 500 millions $ et plus en 2020 contre un seul en 2019.

Sachant que dans ce total, le secteur des néobanques et des alternative lenders est le mieux représenté, cela signifie que le marché est désormais capable de doter certains nouveaux acteurs de moyens leur permettant de véritablement rivaliser avec les plus grandes banques.

 

Par ailleurs, les financements et investissements transfrontières sont de plus en plus importants. En 2020, 28% des financements de fintechs européennes ont été réalisés par des investisseurs américains. Tandis que les opérations de M&A transfrontières dépassant le milliard $ sont passées de 23 en 2019 à 42 en 2020.

Seules quelques fintech françaises, comme Qonto, apparaissent parmi les plus gros deals de 2020. Elles sont notamment absentes des principaux alternative lenders.

Cela semble notamment tenir à leur faible internationalisation. Car une nette différence apparaît entre les fintech et néobanques américaines (Affirm, Chyme), qui peuvent gérer leur développement sur leur seul marché domestique, compte tenu de sa taille, et les Européennes, particulièrement anglaises et suédoises (Revolut, Klarna) qui, pour se distinguer, ont su très vite gérer un développement sur plusieurs pays.

Quoi qu’il en soit, il semble bien que les fintechs, à présent, vont véritablement pouvoir s’imposer.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]