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évolution bancaire

[:fr]Nubank, la première banque a lancer sa cryptomonnaie[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

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Malgré le contexte actuel peu favorable aux cryptos, la néobanque brésilienne Nubank compte lancer le Nucoin l’année prochaine, en adoptant une démarche originale.

  • Nubank est la néobanque qui a connu le succès le plus fulgurant. Fondée en 2013, entrée en bourse l’année dernière, elle compte 70 millions d’utilisateurs au Brésil, au Mexique et en Colombie.
  • Comme d’autres néobanques, Nubank permet déjà à ses utilisateurs brésiliens d’investir dans le bitcoin (1 million d’utilisateurs en juillet dernier, un mois après le lancement du service).
  • Le Nucoin sera développé sur la blockchain Polygon (Ethereum). 2 000 clients, parmi les membres les plus engagés de la NuCommunity, seront invités à un exercice de cocréation dans les mois prochains.
  • C’est la première fois qu’une banque lancera une véritable crypto, au cours flottant – en comparaison, le JPMCoin de JP Morgan est un stablecoin. Revolut est donnée pour avoir un projet comparable à celui de Nubank.

Les Nucoins seront distribués gratuitement aux clients de l’établissement à l’instar de points de fidélité et ils ouvriront droit à des cashbacks et autres avantages. Devenue rapidement une banque de masse, Nubank vise ainsi en premier lieu à démocratiser les cryptos et l’usage de la blockchain. C’est la première fois qu’une banque développe une telle approche.

Dans des pays comme le Brésil, marqués par une instabilité économique fréquente, les cryptos ont souvent une valeur refuge. L’initiative de Nubank doit également être comprise sous cette perspective, avec la possibilité de développer, selon la démarche adoptée, la crypto qui sera la plus communément détenue dans le pays.

Pour l’anecdote, il convient de souligner qu’à travers sa société d’investissement Berkshire Hathaway, Warren Buffett, est un important investisseur de Nubank et un sceptique affiché face aux cryptos. Mais il est vrai qu’à l’instar d’autres nouveaux acteurs bancaires, Nubank a vu récemment sa valorisation fortement baisser depuis celle de son introduction en bourse…

Source : CNBC.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Résultats des banques 2012-2022 : Dix ans de stagnation ![:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Bien sûr, il est paradoxal de parler de stagnation de leurs résultats quand, ces dernières années, les banques françaises ont engrangé des bénéfices par dizaine de milliards. Cet été encore, à l’occasion des Trimestriels, face à une nouvelle salve d’excellents résultats, les commentateurs se sont interrogés : performances réelles ou aubaine ?

Il importe de clarifier la situation alors qu’avec la crise qui pointe et les déboires du Crédit Suisse, le spectre d’un effondrement bancaire a de nouveau récemment resurgi.

Sur la base des analyses de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, on peut par exemple partir de l’évolution du RoE (rémunération des fonds propres par les bénéfices) des principaux groupes bancaires français. Son dernier pic a été atteint en 2006. Il était alors proche de 15%. Après une chute brutale en 2008, le RoE se redresse à un nouveau pic de 8% en 2010. Il stagne en dessous depuis :

 

Cette évolution est assez générale. Il en va de même des autres principaux indicateurs de résultat, si on les rapporte à l’activité des établissements que traduit la taille de leur bilan. Ainsi du résultat brut d’exploitation moyen, rivé autour de 0,7%. Depuis des années, tout stagne dans un étroit tunnel, à l’instar des frais d’exploitation, contenus entre 1% et 1,5% du total bilan. Et la tendance est généralement à la baisse. C’est particulièrement le cas du produit net bancaire (l’équivalent du chiffre d’affaires des banques), ayant longtemps oscillé autour de 2% du total bilan et tendant vers 1,5% depuis 2017. Il en va de même encore des prêts non performants, ce qui est là un bon signal (passés en moyenne de 2,8% à 2,2%).

Mais alors, comment expliquer la récente forte hausse des résultats en montants ? C’est assez simple. Tous les indicateurs ci-dessus sont exprimés en pourcentages des bilans. Or la taille des bilans a explosé ! Le phénomène a été particulièrement fort en France et au Japon. Mécaniquement, le montant des résultats a suivi, alors que les performances, elles, ont stagné.

Qu’est-ce qui explique ce phénomène lui-même ? Rien d’autre que la politique monétaire. L’incroyable gonflement de la masse monétaire qu’ont provoqué les injections de liquidités des Banques centrales, souvent réalisées à travers les banques directement, à des taux quasiment à zéro.

La masse monétaire de l’Eurozone est passée de 1 100 milliards € en 1980 à 4 800 milliards € en 2000. En juillet 2021, elle atteignait 15 000 milliards €. Sur cette masse, la liquidité (M1) représente 70%.

 

De 2015 à 2019, la croissance de la masse monétaire de l’Eurozone a connu un taux annuel situé entre 4% et 6%. Pour contrer les effets de la crise sanitaire, la masse monétaire a augmenté de 9,6% entre janvier 2020 et janvier 2021. Sa croissance s’est maintenue ensuite à 9%. Ainsi, alors que les liquidités quasi gratuites de la BCE pouvaient être replacées, même à des taux faibles, sur des marchés, notamment ceux de l’immobilier et du crédit aux entreprises, protégés contre la récession par les Etats (puisant eux-mêmes dans les liquidités de la Banque centrale), les résultats des banques ont naturellement suivi.

Aujourd’hui, face au catastrophisme bancaire ambiant, il faut souligner qu’il est très difficile d’augurer des prochains résultats des établissements. C’est que, liée à la politique monétaire et à la situation économique, l’évolution de ces résultats échappera largement aux banques. Et c’est tout le problème !

Que s’est-il donc passé depuis dix ans en effet ? Les banques ont mené une transition numérique qui est encore loin d’être achevée et qui ne génère guère de nouveaux revenus. Tandis que le marché bancaire est désormais sous la pression d’une multitude de nouveaux acteurs. Et tandis qu’un renouvellement et un élargissement des offres traditionnelles se font toujours attendre. Une situation qui pourrait être grave si les derniers résultats florissants en font négliger le caractère alarmant.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les DAB vont-ils disparaitre plus vite que les agences bancaires ? [:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr][vc_row][vc_column][vc_column_text]Les automates bancaires (distributeurs ou guichets automatiques de billets ou de banque) connaitront-ils prochainement un sort comparable à celui des cabines téléphoniques – que les moins de trente ans n’ont jamais connues (même si la dernière n’a été démontée qu’en 2019) – et en partie pour la même raison, l’utilisation des téléphones mobiles ?

Pour ce qui concerne les agences bancaires, il n’y a plus vraiment débat aujourd’hui : de nouvelles présences, de nouveaux formats et une forte restriction de leur nombre s’imposent. Pour autant, fonctionner sans points de contact physique et sans l’aura de marque des enseignes relève encore de la gageure et le restera sans doute pour les dix prochaines années pour les banques, dont certaines, parmi les plus grandes, sont loin d’avoir abandonné leurs réseaux d’agences.

Mais les automates ? Le phénomène est peu aperçu mais leurs fermetures s’accélèrent. Dans les pays anglo-saxons surtout – en Australie, depuis 2020, 460 agences ont fermé et 3 800 automates ont été démontés. En Chine, où le mobile s’est bien plus généralisé qu’en Occident pour les paiements, les automates disparaissent à tour-de-bras (à leur pic, en 2017, on en comptait 3,28 millions !) ; comme en Inde, où l’on mise sur la quasi-disparition du cash.

La France est moins desservie en automates bancaires : on en compte 107 pour 100 00 habitants, contre 164 en Australie ou 131 au Royaume-Uni. Toutefois, ils étaient 58 586 à leur pic, en 2012, moins nombreux que les feux-rouges mais plus que les abribus. Ils ne sont plus que 48 710, au dernier comptage et plutôt bien répartis sur l’ensemble du territoire selon la Banque de France. Cependant, depuis 2020, leur nombre a encore baissé de 3,2%. La crise sanitaire a d’ailleurs porté une sorte d’estocade aux distributeurs : les retraits d’espèces ont chuté de 15% en 2020, tandis qu’avec le relèvement des plafonds, les paiements sans contact augmentaient de 86%.

Mais la crise n’a fait qu’accentuer une réalité de fond. Si l’on compte en moyenne 2 120 utilisateurs par automate, beaucoup sont à moins de 1 200 ; beaucoup d’automates bancaires ne sont donc pas rentables.

Maintenant, on imagine immédiatement que la disparition des automates signifierait celle des espèces ou bien créerait de véritables déserts bancaires pour certaines populations ou localisations. Ce dernier aspect serait vrai en France et encore plus dans certains pays comme l’Allemagne, où l’on compte 121 automates pour 100 000 habitants, donc seulement un peu plus qu’en France mais où un Allemand y retire en moyenne 7 027 € en espèces par an, contre 1 318 € pour un Français.

Seulement, il n’en est rien ! Nous parlons des automates bancaires tels que nous les connaissons. Des machines sophistiquées qui n’ont jamais réussi à beaucoup convertir leurs utilisateurs à d’autres fonctions que le retrait d’argent et la consultation de comptes (qui a désormais lieu sur mobile). Nous parlons ainsi de machines bien trop sophistiquées et onéreuses pour leur utilité désormais, dont on peut facilement envisager le remplacement par des distributeurs bien plus simples (sans écran ni clavier et commandables par mobile, par exemple), par des relais chez des commerces (il en existe déjà plus de 25 000 en France) ou d’autres formules (les livraisons d’argent par drones ont même pu être testées !).

Plus immédiatement, une mutualisation des automates entre banques représenterait une première solution. On peut donc s’étonner qu’hormis au Royaume-Uni, cette formule – pourtant favorablement envisagée entre plusieurs grandes banques françaises il y a déjà cinq ans – ne soit pas davantage explorée.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][:en]

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Les automates bancaires (distributeurs ou guichets automatiques de billets ou de banque) connaitront-ils prochainement un sort comparable à celui des cabines téléphoniques – que les moins de trente ans n’ont jamais connues (même si la dernière n’a été démontée qu’en 2019) – et en partie pour la même raison, l’utilisation des téléphones mobiles ?

Pour ce qui concerne les agences bancaires, il n’y a plus vraiment débat aujourd’hui : de nouvelles présences, de nouveaux formats et une forte restriction de leur nombre s’imposent. Pour autant, fonctionner sans points de contact physique et sans l’aura de marque des enseignes relève encore de la gageure et le restera sans doute pour les dix prochaines années pour les banques, dont certaines, parmi les plus grandes, sont loin d’avoir abandonné leurs réseaux d’agences.

Mais les automates ? Le phénomène est peu aperçu mais leurs fermetures s’accélèrent. Dans les pays anglo-saxons surtout – en Australie, depuis 2020, 460 agences ont fermé et 3 800 automates ont été démontés. En Chine, où le mobile s’est bien plus généralisé qu’en Occident pour les paiements, les automates disparaissent à tour-de-bras (à leur pic, en 2017, on en comptait 3,28 millions !) ; comme en Inde, où l’on mise sur la quasi-disparition du cash.

La France est moins desservie en automates bancaires : on en compte 107 pour 100 00 habitants, contre 164 en Australie ou 131 au Royaume-Uni. Toutefois, ils étaient 58 586 à leur pic, en 2012, moins nombreux que les feux-rouges mais plus que les abribus. Ils ne sont plus que 48 710, au dernier comptage et plutôt bien répartis sur l’ensemble du territoire selon la Banque de France. Cependant, depuis 2020, leur nombre a encore baissé de 3,2%. La crise sanitaire a d’ailleurs porté une sorte d’estocade aux distributeurs : les retraits d’espèces ont chuté de 15% en 2020, tandis qu’avec le relèvement des plafonds, les paiements sans contact augmentaient de 86%.

Mais la crise n’a fait qu’accentuer une réalité de fond. Si l’on compte en moyenne 2 120 utilisateurs par automate, beaucoup sont à moins de 1 200 ; beaucoup d’automates bancaires ne sont donc pas rentables.

Maintenant, on imagine immédiatement que la disparition des automates signifierait celle des espèces ou bien créerait de véritables déserts bancaires pour certaines populations ou localisations. Ce dernier aspect serait vrai en France et encore plus dans certains pays comme l’Allemagne, où l’on compte 121 automates pour 100 000 habitants, donc seulement un peu plus qu’en France mais où un Allemand y retire en moyenne 7 027 € en espèces par an, contre 1 318 € pour un Français.

Seulement, il n’en est rien ! Nous parlons des automates bancaires tels que nous les connaissons. Des machines sophistiquées qui n’ont jamais réussi à beaucoup convertir leurs utilisateurs à d’autres fonctions que le retrait d’argent et la consultation de comptes (qui a désormais lieu sur mobile). Nous parlons ainsi de machines bien trop sophistiquées et onéreuses pour leur utilité désormais, dont on peut facilement envisager le remplacement par des distributeurs bien plus simples (sans écran ni clavier et commandables par mobile, par exemple), par des relais chez des commerces (il en existe déjà plus de 25 000 en France) ou d’autres formules (les livraisons d’argent par drones ont même pu être testées !).

Plus immédiatement, une mutualisation des automates entre banques représenterait une première solution. On peut donc s’étonner qu’hormis au Royaume-Uni, cette formule – pourtant favorablement envisagée entre plusieurs grandes banques françaises il y a déjà cinq ans – ne soit pas davantage explorée.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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