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Epargne & Crédit

[:fr]Le succès du lancement du compte d’épargne d’Apple et ce qu’il pourrait signifier[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Dans le contexte d’une fuite des dépôts frappant les banques moyennes aux Etats-Unis, Apple a collecté près d’1 milliard $ avec son nouveau compte d’épargne, dans les quatre jours suivants son lancement mi-avril dernier (source : Finextra). 240 000 comptes auraient été ouverts.

Certes, sans frais et sans condition de dépôt minimum, le compte Apple Savings présente un taux de rémunération attractif (4,15%). Mais on ne peut également s’empêcher de penser que, dans le contexte actuel, Apple parait un tiers de confiance plus sûr que beaucoup de banques.

C’est la première fois qu’un tel cas de figure survient véritablement et l’on peut comprendre que cela puisse inquiéter les banques. Pourtant, tout n’est pas qu’affaire de contexte. Avant son lancement, une enquête de Morning Consult montrait que l’idée d’épargner en complément d’Apple Pay et de l’Apple Card séduisait aussi bien les Z que les Y. Près de 7 titulaires de l’Apple Card sur 10 déclaraient qu’ils étaient enclins à ouvrir également un compte Apple Savings. Et l’idée séduisait aussi bien 20% des répondants (38% chez les Z et les Y) n’ayant pas d’Apple Card.

Ces données sont importantes : elles montrent qu’une Big Tech (appuyée néanmoins en l’occurrence sur les services de Goldman Sachs) peut aller plus loin qu’offrir des services de paiement. Surtout dans le contexte actuel. D’ailleurs, Apple Savings propose également des cashbacks. Et c’est ainsi qu’Apple pourrait bien finir par fournir une super-app financière.

Sous cette perspective, la question n’est pas de savoir si Apple va devenir une banque. Elle n’en aura pas besoin et c’est toute la nouveauté ! Selon un schéma déjà clairement pressenti depuis des années mais dont le contexte actuel pourrait favoriser l’éclosion effective, Apple se positionnerait en premier intermédiaire de ses utilisateurs pour l’essentiel de leurs besoins financiers, ravissant aux banques la relation de premier contact et de distributeur.

Un test crucial est donc de savoir si Apple sera capable de vaincre la très forte inertie qui frappe les comportements financiers. Ainsi, sachant que l’Apple Card est nécessaire pour accéder au compte d’épargne, combien parmi ceux que ce dernier intéresse seraient prêts à l’acquérir ? A cet égard, les résultats de l’enquête de Morning Consult sont en demi-teinte puisqu’ils tracent, pour ceux qui seraient prêt à acquérir la carte pour avoir le compte d’épargne, le profil – plutôt un homme, très instruit et à bons revenus – qui est déjà celui de l’utilisateur fréquent… des produits Apple.

Le contexte actuel permettra-t-il à Apple d’aller au-delà ?[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]En 2023, Epargne ou Surconsommation des Ménages ? [:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Rexecode s’est récemment posé la question et la réponse est en fait dans la question : ce ne sera ni l’une ni l’autre !

 

« Face à l’inflation, les ménages français vont-ils consommer davantage en anticipation des hausses futures de prix et puiser dans leurs réserves, notamment dans l’abondant surplus d’épargne accumulé durant la crise sanitaire ? Ou bien au contraire, vont-ils conserver voire renforcer cette épargne pour se prémunir d’une chute de leur pouvoir d’achat et de la valeur de leur épargne ? Le choix entre ces deux hypothèses forge une bonne partie de la prévision de croissance pour 2023 et 2024. Rexecode privilégie la seconde. »

 

Pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat, engendrée par l’inflation, les Français vont-ils renforcer leur épargne ou bien consommer davantage (il faut sans doute traduire : dépenser plus pour consommer autant) ?

 

Mais quelle épargne pourrait-elle être disponible pour répondre à la vigueur de l’inflation, surtout sur les produits de base ? L’épargne constituée à l’occasion de la crise sanitaire et de ses confinements : 170 milliards €, soit 11% du revenu annuel des ménages.

 

En France, en effet, les calculs d’épargne réalisent un miracle permanent : ils nous font les poches pleines ! Ici, en l’occurrence, on ne tient pas compte que cette « épargne covid » a été constituée à plus de 70% par moins de 30% des ménages !

 

Toutefois, l’article de Rexecode le reconnait : aujourd’hui, la plupart des ménages n’ont plus rien ; rien de plus qu’en 2019.

 

« Le passage de l’inflation a déjà érodé la valeur réelle de la surépargne et a effacé celle des ménages les plus modestes situés dans les premiers déciles de niveau de vie. Le Conseil d’Analyse Economique note ainsi que les ménages situés au décile médian maintenaient depuis le début de l’année un stock d’épargne équivalent à celui d’une tendance pré-Covid. »

 

Seuls les ménages situés dans les plus hauts déciles de niveaux de vie conservent une épargne supérieure de 10% par rapport à la situation d’avant la crise sanitaire.

 

« Mais ces ménages constatent aussi une perte de la valeur de leur patrimoine financier, notamment placé en obligations. La valeur d’un titre d’Etat à dix ans a perdu près de 15% depuis le début de l’année du fait de la remontée des taux. »

 

Donc, personne n’a trop de quoi faire face à l’inflation, laquelle ne permettra guère de se constituer une épargne supplémentaire, qu’elle rognerait fortement de toute façon. CQFD !

 

En 2023, épargne ou surconsommation des ménages ? Ni l’une ni l’autre. Mais bonne année quand même !

 

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]