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épargne

[:fr]Un marché unique du crédit en Europe, cela a-t-il un sens ?[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est en tous cas l’objectif que s’est fixé la startup estonienne Mifundo.

L’idée est de monter une simple plateforme, ouverte à toutes les banques de l’UE. Les particuliers pourraient y formuler des demandes et recevoir des réponses mettant en concurrence un nombre incalculablement élargi – à ce stade – d’établissements financiers.

Bien entendu, compte tenu de la diversité des pratiques d’octroi et des conditions applicables aux crédits dans toute l’UE, parvenir à formuler ne seraient-ce que des demandes et des offres standardisées représente un chantier assez titanesque. Ensuite se posera la question de l’évaluation et du suivi des risques.

Pour tout cela, la startup collabore avec les spécialistes de l’IA de l’Université de Tartu. Toutefois, pour le présent, Mifundo n’a levé qu’1,2 million €…

L’Union européenne compte parmi les apporteurs de fonds qui soutiennent le projet. Le marché bancaire unifié de l’UE pourrait-il être réalisé à travers des initiatives de ce genre ? Des initiatives dont l’impulsion parait devoir être attendue davantage de nouveaux acteurs que des banques européennes elles-mêmes.

Un élément de contexte sert aujourd’hui le projet : l’inflation et ses disparités entre les pays de l’UE (les pays baltes y étant particulièrement exposés). Kaido Saar, le fondateur de Mifundo : « si le taux d’intérêt moyen des crédits à la consommation en Estonie est aujourd’hui de 12 %, en Finlande il est deux fois plus bas et reste en moyenne à 6 %, tandis qu’en Suède il est inférieur à 4 % et à 2% au Luxembourg. » Et si de telles différences, pouvant paraitre assez insurmontables, devenaient décisives dans le contexte actuel ?

Si elle réussissait, une plateforme comme Mifundo mettrait finalement en compétition les pays de l’UE eux-mêmes, poussant à l’uniformisation de leurs politiques monétaires. On comprend que l’UE s’intéresse au projet.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Que signifie exactementle rapport « décomplexé » à l’argent que l’on signale aujourd’hui chez les plus jeunes ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La Banque de France a récemment publié les résultats de son Enquête sur la culture financière du grand public, menée à l’été 2021. Les constats se veulent positifs et rassurants. Par rapport à l’année précédente, en effet, le nombre de Français déclarant avoir du mal à joindre les deux bouts (39%) a nettement baissé (47% en 2020). Cependant, la moitié des sondés estiment que leur situation financière limite leur capacité à réaliser des projets qui comptent pour eux. « Les Français sont très impliqués dans la gestion de leur budget », se félicite la Banque de France : 77% consultent au moins une fois par semaine le solde de leur compte courant. Mais seulement 37% ont une idée précise de leurs dépenses mensuelles. La plupart naviguent à vue ainsi, avec beaucoup d’incertitudes.

Un thème l’illustre particulièrement : la retraite. Peu de Français (6%) dans l’ensemble se soucient de la préparer. C’est une caractéristique forte par rapport à d’autres pays et l’on ne sait d’ailleurs, compte tenu de la situation financière d’une large partie des Français, comment ils pourraient y faire face. Pourtant, seulement 37% sont confiants quant à son financement à terme et 28% ne savent pas !

Ainsi, par rapport à leur situation financière, le manque de clairvoyance de beaucoup de Français est patent. D’autant plus qu’il s’accompagne de difficultés assez incroyables à maitriser de simples questions arithmétiques. Sur ce que représente un taux d’intérêt, il faut que les répondants aient plus que le bac pour atteindre plus de 60% de réponses justes. Et quant à l’impact de l’inflation sur une somme épargnée, 44% des Français ne le comprennent pas bien, dont 65% des 18-24 ans.

Situation financière tendue, manque de clairvoyance et manque de confiance (seuls 32% des Français pensent que leur argent est en sécurité dans une banque !), quelle peut être l’issue d’une situation que ces termes semblent caractériser pour beaucoup de Français ? La réponse est à chercher chez les plus jeunes.

Si l’on compare en effet, dans l’enquête de la Banque de France, les réponses des 18-24 ans par rapport à l’ensemble des Français, les principaux écarts portent sur une sorte « d’esprit de débrouille », tenant à la volonté de s’en sortir, quels qu’en soient les moyens et quitte à prendre des risques.

Les plus jeunes paraissent ainsi nettement plus affranchis de certains scrupules – certains diront qu’ils ont un rapport à l’argent plus « décomplexé » – que leurs ainés. Est-on obligé de rembourser un emprunt ? Les Français répondent oui à 79% ; les 18-24 ans à 63%. Parmi l’ensemble des répondants, 66% déclarent tenir à rester honnêtes. Le pourcentage peut paraitre assez faible. Il n’est que de 52% chez les plus jeunes. Si un commerçant vous donne trop d’argent en vous rendant la monnaie, allez-vous le lui dire ? Les Français répondent non à 31% et à 45% chez les 18-24 ans.

Parallèlement, il y a la part du rêve. Pour soulager leurs difficultés financières, 25% des Français et 36% des plus jeunes ont recours… aux loteries et jeux d’argent. On pense également à la spéculation sur les crypto-devises. Cependant, la France a été bien moins touchée par le phénomène que les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Pourtant, la tentation est sensible et c’est sur ce point que les écarts entre l’ensemble des Français et les plus jeunes sont les plus élevés. Mi-2021, était-ce le bon moment pour investir dans les cryptos ? Seulement 17% des Français répondaient oui mais 44% des 18-24 ans.

Un tel écart est si frappant qu’il mérite qu’on lui prête attention. En fait, il faut le rapporter à un autre, tout aussi significatif. Traditionnellement, les Français n’aiment pas parler de la gestion de leur argent, même avec leurs proches. Ils ne sont que 22% à le faire. Mais, chez les 18-24 ans, le pourcentage atteint 37%. Pourquoi faut-il rapprocher ce chiffre de l’attrait pour les crypto-devises ? Parce qu’en l’occurrence, l’initiation à ces dernières et les décisions d’achats interviennent majoritairement à travers les réseaux sociaux. Au Royaume-Uni, où le phénomène a connu une plus large ampleur qu’en France, une enquête de la Financial Conduct Authority a montré que 58% des décisions se prennent via les réseaux sociaux.

Mais l’enquête britannique va plus loin : elle montre que l’attrait pour les crypto-monnaies est dans 76% des cas porté par une véritable compétition entre ceux qui y investissent et qui échangent sur les plateformes sociales.

En somme, chez une large partie des plus jeunes, une situation financière morose et sans vraies perspectives alimente une volonté de s’en sortir qui fait sauter certaines barrières et qui est d’autant plus vive qu’elle est entretenue par un double phénomène émergent d’influence et d’émulation entre pairs. Ce qui, par rapport à la gestion de ses finances, représente un phénomène si nouveau que la Banque de France n’a même pas pensé à l’aborder dans son enquête.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les français ont de plus en plus de mal à épargner. Les banques n’ont-elles rien à leur dire?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Le Journal du Dimanche publie les résultats d’un sondage : seuls 39% des Français s’estiment en capacité d’épargner à la fin du mois. C’est 5% de moins qu’en 2014 et 10% de moins qu’en 2010. Et le journal de parler d’appauvrissement vécu par une partie (faudrait-il dire la majorité !?) de la population. Mince, alors que depuis plus d’un an on ne nous parle que de l’énorme épargne que les Français ont accumulée lors de la crise !

En fait, nous l’avons plusieurs fois souligné sur ce site, cette épargne a été très inégale : 20% des ménages l’ont réalisée à 70%. Cette forte inégalité dans l’épargne n’est pas d’aujourd’hui mais, en France, personne ne veut l’entendre. Pour les médias français (et la grande majorité des économistes), le cliché est inébranlable : les Français sont de gros, d’indéfectibles épargnants frileux. Attendons-nous donc à lire encore de nombreux articles qui le claironnent. Pour notre part, nous nous sommes lassés d’inviter à voir les choses un peu différemment.

Nos remarques concerneront un autre aspect, qui touche l’expérience que les banques sont à même de proposer à leurs clients. Fin 2018, face à la crise des Gilets jaunes, nous demandions pourquoi les banques n’avaient pas été lanceuses d’alerte. Les mois précédents, en effet, les résultats de différentes enquêtes sur la situation financière des Français avaient eu de quoi alarmer.

Aujourd’hui, en 2021, on parle beaucoup de bien-être financier. De la capacité à gérer ses finances sans angoisse et à poursuivre ses objectifs de budget avec sérénité. Mais qu’en est-il de tous ces Français – désormais une majorité semble-t-il – qui n’ont plus rien à la fin du mois et qui entendent partout, autour d’eux, puisque c’est ce que les médias nous serinent, que les gens ont les poches pleines, une épargne abondante et qu’on attend d’eux des dépenses à la même hauteur pour entretenir la reprise ? Une situation plutôt inconfortable, non ? D’autant plus qu’on se croit seul à la vivre.

Pourquoi les banques, qui ont toutes les données en temps réel (donc mieux que les services des impôts), ne communiquent-elles pas dans le cadre de telles situation ? Pour permettre déjà à leurs clients de se situer par comparaison, donc en leur livrant des évaluations par profils de vie, tranches et types de revenus, en distinguant clairement épargne financière et valeurs patrimoniales (ce que l’INSEE ne fait pas clairement, d’où d’énormes confusions) ? Pourquoi négligent-elles une aussi appréciable occasion d’être très réellement utiles à leurs clients ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]