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DEVLHON

[:fr]La fintech prête désormais à s’imposer[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Alors que de nombreuses alertes ont couru tout au long de l’année dernière concernant la situation des fintechs face à la crise, les plus de 150 pages de l’attendu 2020 Annuel Fintech Almanach de FT Partners montrent cependant un impact global très limité quant aux financements. Et sur la lancée des précédentes années, la fintech semble avoir décidément franchi un cap.

On a pu craindre le pire mais, finalement, 2020 aura pratiquement été la meilleure année pour le financement des fintechs. Si les volumes (45 milliards $) ont légèrement fléchi par rapport à 2019, le nombre de deals (1 989) est un record. C’est l’inverse pour les opérations de fusion-acquisition impliquant des fintechs : un record en volumes (276 milliards $) et le deuxième meilleur score en nombre de deals (969).

Dès lors, il faut élargir la focale. En 10 ans, le financement de la fintech est passé de 5,2 milliards $ à 45,1 milliards $. De 458 à 1 989 deals. Et c’est surtout la taille des financements qui est impressionnante : les tickets de plus de 100 millions $ sont passés de 11 à 105 et l’on a compté 10 financements de 500 millions $ et plus en 2020 contre un seul en 2019.

Sachant que dans ce total, le secteur des néobanques et des alternative lenders est le mieux représenté, cela signifie que le marché est désormais capable de doter certains nouveaux acteurs de moyens leur permettant de véritablement rivaliser avec les plus grandes banques.

 

Par ailleurs, les financements et investissements transfrontières sont de plus en plus importants. En 2020, 28% des financements de fintechs européennes ont été réalisés par des investisseurs américains. Tandis que les opérations de M&A transfrontières dépassant le milliard $ sont passées de 23 en 2019 à 42 en 2020.

Seules quelques fintech françaises, comme Qonto, apparaissent parmi les plus gros deals de 2020. Elles sont notamment absentes des principaux alternative lenders.

Cela semble notamment tenir à leur faible internationalisation. Car une nette différence apparaît entre les fintech et néobanques américaines (Affirm, Chyme), qui peuvent gérer leur développement sur leur seul marché domestique, compte tenu de sa taille, et les Européennes, particulièrement anglaises et suédoises (Revolut, Klarna) qui, pour se distinguer, ont su très vite gérer un développement sur plusieurs pays.

Quoi qu’il en soit, il semble bien que les fintechs, à présent, vont véritablement pouvoir s’imposer.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]La banque des usages va-t-elle se développer… sans les banques!?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

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Aujourd’hui, compte tenu du niveau des taux, l’épargne a perdu beaucoup de ses attraits. Pour les banques, comme pour leurs clients. Lesquels, depuis plusieurs années, ont tendance à laisser leurs économies simplement sur leur compte courant (auquel est assimilé le Livret A). En revanche, parvenir à mettre de l’argent de côté suscite une forte demande ! En tant que produit, l’épargne a perdu beaucoup d’intérêt. Mais pas en tant qu’usage. Le problème est que les banques restent focalisées sur le produit, quand d’autres acteurs qu’elles désormais se consacrent à faciliter l’usage.

En France, le phénomène est très peu apparent. En France, les banques ont (pour le moment encore) la chance d’avoir des compétiteurs essentiellement tournés vers les paiements ou des services quasi comparables aux leurs mais en ligne. Seules quelques néo-banques, comme celles dédiées aux jeunes, commencent à les challenger sur les usages, les modes de vie et les tendances.

Aux Etats-Unis, en revanche, la situation est d’ores et déjà très sensiblement différente, selon les chiffres que publie le cabinet de conseil Cornerstone Advisors. Parmi les possesseurs d’un smartphone, 76% utilisent une app pour gérer leurs finances. Le pourcentage atteint 93% chez les 21/40 ans, 81% chez les 41/55 ans et même 56% chez les Baby boomers. Or, dans la plupart des cas, ces app ne sont pas celles de leur banque principale.

Ainsi, pour les aider à épargner :

Il y a les produits : les comptes d’épargne que proposent les banques, aux taux insignifiants. Et puis il y a l’usage, qui dans le contexte de crise actuel est particulièrement sensible. Selon l’enquête menée par Cornerstone Advisors, ceux qui utilisent des coachs d’épargne parviennent à mettre de côté en moyenne 600 $ en plus de leur niveau courant d’économies. Avec les taux moyens de rémunération que proposent les banques américaines, il faut disposer d’au moins 1,2 million $ d’épargne pour gagner 600 $ !

Cela, les banques ne le réalisent pas, souligne Ron Shevlin, le Managing Director de Cornerstone Advisors, parce que cela ne se traduit pas pour elles par une perte importante de clients. Ceux-ci, dans leur majorité, ne quittent pas pour autant leur banque principale. Une autre étude le montre : 76% des Américains qui achètent en ligne utilisent pour cela l’appli de leur banque principale. Mais ils n’utilisent cette appli que pour des fonctions de base :

Nous avons ainsi affaire à une nouvelle forme de multibancarisation. Par les usages. Qui voit les clients se tourner vers d’autres services pour guider leurs comportements financiers. Ce qui signifie que le compte courant sera de moins en moins le support d’une relation nourrie et durable.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Quoi de neuf en février 2021?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Nous retiendrons particulièrement trois innovations et initiatives dans des domaines très différents mais qui ont en commun d’adapter les offres aux usages plutôt que d’obliger les utilisateurs à se plier à ce que permettent et ne permettent pas (souvent sans trop d’explication) les produits et services qu’on leur fournit.

Paiements

MoneyVox signale l’apparition chez Banque populaire et Caisse d’épargne de cartes de paiement à autorisation « quasi-systématique ».

Une carte de paiement à autorisation systématique n’autorise un règlement que si le solde en compte le permet. Ce qui peut poser des problèmes dès lors que les terminaux de paiement ne sont pas en mesure de contacter la banque pour autoriser une opération. C’est particulièrement le cas et c’est alors particulièrement bloquant dans les parkings et aux péages. Dès lors, une carte à autorisation « quasi systématique » tolèrera des exceptions, pour éviter des situations pénibles. On ne sait néanmoins ni pour quels types de paiements susceptibles d’être réalisés hors ligne, ni pour quels montants et fréquence de paiements ces exceptions joueront (par ailleurs, restent également les cas de paiements, comme aux distributeurs automatiques d’essence, où le solde en compte doit couvrir un montant plafond, tel que 150 €). La démarche n’en est pas moins à saluer.

Comptes joints.

Ils sont devenus la règle pour les couples aujourd’hui mais ils obéissent à un formalisme juridique assez lourd, notamment pour la souscription et l’annulation. C’est une incommodité d’usage que s’efforce de gommer la startup américaine Zeta, spécialisée dans les finances des couples. Elle s’y efforce mais – elle le reconnait elle-même – n’y est pas encore vraiment parvenue. Sa solution voudrait mettre en place un simple outil de gestion intelligent, branché sur les comptes individuels des deux membres du couple et s’y alimentant pour couvrir des dépenses communes qu’il apprendrait à estimer, à suivre et à prévenir quasiment seul, sous le contrôle du couple.

C’est la solution que propose Zeta mais sans pouvoir se dispenser, à ce stade, d’ouvrir formellement un compte commun. L’intention est en tous cas intéressante, tout de même que la manière – très représentative de la nouvelle tournure que sont en train de prendre les offres bancaires – dont Zeta propose sa solution. Comme une véritable expérience à faire à deux. Pour découvrir la personnalité de chacun en matière de finances et tester la capacité du couple à durer. D’ailleurs, la solution doit être sollicitée par l’un des membres, sans que l’autre soit forcément au courant. Comme s’il s’agissait d’une surprise, d’un cadeau !

Indépendants

Monabanq leur propose le compte PratiqPro. Et la démarche recoupe assez les deux précédentes. Gommer les difficultés d’usage : en proposant d’emblée une facilité de caisse notamment. Et proposer un accompagnement, quasiment une expérience, pour les autoentrepreneurs sous le régime fiscal de la microentreprise ayant décidé de se lancer. Ceci en mettant en avant la dimension des soutiens juridiques (responsabilité civile professionnelle, protection juridique, accès  à des conseillers, assurance e-réputation). Une offre visiblement conçue sur la base d’une analyse précise des difficultés que rencontrent les autoentrepreneurs et qui – mine de rien – renouvelle assez les offres bancaires classiques avec la volonté de leur apporter comme une dimension en plus.

 

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les banques vont-elles devoir passer du rôle de conseiller à celui d’influenceur?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La question peut surprendre mais deux exemples tout à fait différents permettent concrètement de l’envisager.

Il y a quelques mois, nous présentions le nouveau planificateur financier digital Life Plan de Bank of America. Disponible en complément de l’appli de l’établissement, Life Plan invite ses utilisateurs à définir leurs objectifs de vie et à voir comment leur donner une traduction financière à partir de leur situation propre. Sur la base des données personnelles dont elle dispose pour chaque client et qu’elle lui restitue ainsi, la banque traduit ces préférences en objectifs et formule des recommandations pour parvenir à les atteindre. Un conseil personnalisé peut alors être réalisé avec son chargé de compte pour aller plus loin.

De son côté, le groupe australien ANZ Bank a lancé un coaching financier présenté et animé par un spécialiste local du fitness, Sam Wood. Un programme de 6 semaines pour reprendre la main sur ses finances et mieux les gérer. Pour cela, différents outils sont proposés, ainsi que des encouragements et un suivi personnalisés. Mais surtout, si l’on commence dans le cadre du programme par établir son propre score, pour déterminer à quel type de profil on se rattache en matière de gestion de ses finances, on est invité ensuite à poser ses objectifs de vie, pour mieux définir les moyens de les atteindre.

Ainsi, quoique totalement différente dans les moyens, la démarche d’ANZ Bank est comparable à celle de Bank of America. Les deux approches paraissent même assez complémentaires. Et, dans les deux cas, on assiste à une évolution importante du rôle du banquier, qui passe de conseiller à influenceur. Car il ne s’agit pas seulement d’éclairer et de recommander mais d’aider et d’accompagner, de mettre en mouvement. Ceci par rapport à des objectifs financiers, correspondant aussi à des objectifs de vie, qui orientent la relation bancaire.

Traditionnellement, l’influence en matière financière s’exerçait dans un cercle très restreint : la famille et les proches. Pour le reste et pour la plupart des gens, il y avait le conseiller bancaire et seulement lui. Cette situation a bien changé : réseaux sociaux, plateformes d’échanges (voir le succès récent de Clubhouse notamment), notre sphère d’influences s’est beaucoup élargie. Des coachs financiers sont apparus en ligne – par exemple Katia Finances, en France. Et l’on peut en attendre tout à la fois des mises en mouvement, des réactions assez massives – c’est le phénomène Robinhood – en même temps qu’une évolution de l’éducation financière qui, d’apprendre à bien, à sagement gérer ses ressources, s’oriente déjà vers la découverte d’opportunités, à la poursuite d’objectifs de vie de plus en plus divers.

Car ce sont ces objectifs qui vont désormais compter le plus. Exactement comme notre rapport à l’alimentation ou au sport intègre différentes influences et s’oriente en fonction d’objectifs de santé, d’esthétique et de style de vie, n’en ira-t-il pas de même demain dans la gestion de nos finances ? Cela signifierait une réinitialisation assez complète de la relation client et les démarches ci-dessus de Bank of America et d’ANZ Bank en sont les premières illustrations.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]La voiture va-t-elle devenir un moyen de paiement ?[:]

[:fr]Ce qui est certain, c’est que les voitures sont en train de devenir des objets connectés. Dès lors, l’idée est rapidement apparue de permettre de réaliser des paiements sur la route (péages, carburant, stations-services, drive-in, …) à partir du véhicule lui-même, sans avoir à utiliser d’autre moyen de paiement. Ou plutôt, parce qu’un certain nombre de solutions, comme le télépéage, existent déjà, l’idée est plutôt de les regrouper en une seule fonction associée à la conduite du véhicule. Cependant, ceci qui revient à transformer la voiture en moyen de paiement et qui parait assez logique, n’est peut-être qu’une fausse piste si l’on s’en tient là. Pourquoi donc ?

Comme souvent, l’idée a d’abord été développée sous la forme de solutions exclusives.Un opérateur ou un constructeur proposant seul un mode de paiement commode mais exigeant, supposant un matériel particulier. Comme une borne de reconnaissance optique associée à un terminal de paiement, permettant aux conducteurs de lier leur plaque à leur carte bancaire avec la solution Automatric qu’Oney envisageait de développer avec PSA.

Et comme souvent, certaines visions exploratoires ont également nourri d’ambitieux projets, liés en l’occurrence aux voitures autonomes et à l’économie du partage. L’idée était alors que le véhicule possède, gère et même gagne son propre argent. Le tout sur une blockchain, bien sûr. La voiture autonome pourrait ainsi se louer toute seule – Visa et Docusign ont présenté un projet en ce sens il y a quelques années.

Toutefois, quelques difficultés techniques et surtout pratiques sont venues sérieusement freiner l’essor des véhicules autonomes et partagés. Et les solutions de paiement in-car n’ont pas beaucoup progressé.

Des constructeurs proposent un portefeuille électronique, comme RCI-Pay (Renault) ou FordPay, associé à une appli qui permet la gestion de son véhicule à partir de son mobile et qui offre quelques commodités de paiement, avec de futures extensions possibles. A ce stade, l’une des solutions les plus complètes pour ce qui concerne les paiements, a été bâtie,  à travers des partenariats, par Nissan au Brésil avec Sem Parar (paiement de péages, stations, carburants, Drive-in, lavages).

Par ailleurs, l’idée est aussi bien d’utiliser les assistants vocaux automobiles, comme Echo Auto d’Amazon. C’est notamment ce que propose, avec ses propres assistants, la startup spécialisée Cerence.

Cependant, l’usage des assistants vocaux – particulièrement en matière de paiement – se développe très lentement. Et il en ira probablement de même avec les solutions de paiement in-car, qui ont de commun avec les premiers de ne viser qu’un seul objectif : le moindre-effort. Pour installer l’utilisateur dans une passivité assez totale, avec des paiements « sans couture ». Une passivité qui n’a d’égale que la confiance quasi absolue dans la technologie qui est alors réclamée des utilisateurs, ce qui explique pourtant nombre de leurs réticences.

A quelques avancées près, on peut ainsi s’étonner que la transformation de la voiture en objet connecté ne suscite pas plus d’initiatives cherchant à accompagner de nouveaux styles de vie (quels early adopters d’ailleurs peuvent bien avoir été identifiés pour ces solutions ?), de nouveaux usages (pas de couplage avec les drives des grandes surfaces par exemple) et styles de conduite. Les nouvelles mobilités, ainsi, n’invitent-elles pas à ne plus lier les solutions in-car à une seule immatriculation ? Comme avec les nouveaux contrats d’assurance et d’assistance d’OnStar/General Motors.

Et si au lieu d’aboutir à un wallet, c’est-à-dire à un nouveau compte de paiement, les solutions in-car s’efforçaient de rendre les conducteurs plus actifs ? Ouvrant sur de nouveaux services, d’autres manières de gérer ses dépenses routières ou même de gagner de l’argent ? Jaguar, avec son Smart Wallet ou Nissan, avec le paiement de parkings financé par l’énergie produite par ses voitures électriques (à ce stade un pur projet) permettent de dessiner une autre approche.

Score Advisor

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[:fr]L’identité numérique : une application concrète et décisive de la banque vue comme tiers de confiance[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr]Alors que l’on parle, depuis longtemps certes mais plus que jamais actuellement, du positionnement clé de tiers de confiance pour les établissements bancaires, il est intéressant de considérer quelques initiatives prises dans les différents pays européens en matière d’identité numérique.

Boursorama permet désormais d’ouvrir un compte en s’identifiant et en validant son identité à travers France Connect, le service d’identité numérique de l’administration française.

Lancé en 2016, France Connect permet l’identification facilitée des usagers lors de leur connexion à des services administratifs publics en ligne. L’année dernière, France Connect a également été rendu utilisable par des acteurs privés ayant réglementairement l’obligation de vérifier l’identité de leurs clients. Comme les banques. Pour ces dernières, la solution apporte une incontestable commodité. France Connect est en effet à même de leur communiquer différentes informations, détenues par les administrations (justification de domicile, par exemple) et que les clients n’auront donc pas à se mettre en peine de fournir, tout en les authentifiant. Il est donc plutôt probable que d’autres établissements imiteront Boursorama. Et, dans le cadre de ce système d’échange d’informations par API, il est également prévu que les banques puissent devenir fournisseuses de données vis-à-vis de services publics, ce qui pourra fluidifier d’autant les démarches administratives de leurs clients.

Il est encore difficile d’avoir des chiffres d’utilisation des services d’identité numérique, qui semblent varier fortement d’un pays à l’autre. Au Royaume-Uni, ainsi, seulement 3% de la population disposerait d’une identité numérique. Mais, de manière générale, il semble que la coordination de quelques grands acteurs – comme en Belgique, le système Itsme, qui associe banques et opérateurs téléphoniques – favorise de manière décisive l’adoption de l’e-ID à une large échelle.

De ce point de vue, selon un rapport du cabinet de consulting Arkwright, commandé par le fournisseur de solutions de vérification d’identité numérique Signicat, c’est en Scandinavie que les choses vont le plus vite. Avec des taux d’ores et déjà impressionnants d’adoption d’un système d’identité mis en place directement par des banques de Norvège, Suède, Finlande et Danemark.

En fait, si ce système proposé par les banques elles-mêmes est devenu largement dominant – au point que toutes les banques scandinaves sont ou vont être obligées de l’adopter et de renoncer à leur propre système propriétaire d’identité numérique – c’est parce que les autorités des différents pays ont considéré que les établissements bancaires, crédités d’une forte confiance en termes de sécurité par leurs clients, étaient les meilleurs accélérateurs possibles pour faire adopter un système d’e-ID généralisable à l’ensemble des services publics et privés.

Or, alors même qu’elles sont susceptibles d’être challengées par de nouveaux acteurs digitaux, un tel succès pour les banques scandinaves est évidemment important. D’abord, il rend assez nécessaire de continuer à ouvrir un compte chez elles. Ensuite confortant leur positionnement de tiers de confiance privilégié, il met les applis bancaires en avant pour accéder à d’autres services tiers. Enfin, cela permet de développer de nouveaux services dans la conservation et la gestion des données au profit des clients (en leur proposant notamment de choisir quelles données ils veulent partager et avec qui). Toutefois, souligne le rapport d’Arkwright, rien n’aurait été possible sans la décision des banques de collaborer sur ce terrain, plutôt que de se faire concurrence.

Score Advisor

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[:fr]Quelles stratégies clientèles pour néo-banques et fintech ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr]Après Atom, voici deux nouvelles banques anglaises : Starling et Monzo, les deux derniers établissements à avoir obtenu une licence. Deux néo-banques, comme on les appelle désormais, en cours de constitution et dont la stratégie est intéressante ; à ce point qu’on peut se demander si elle ne préfigure pas celle que vont adopter, pour survivre, la plupart des fintechs.

A ce stade, Starling et Monzo n’apportent rien de nouveau. Des outils de PFM sur mobile et une fonction d’agrégation de comptes qui reste largement à préciser mais sur la base de laquelle il s’agit de bâtir une vraie banque. Comment ? C’est justement ce que ces deux néo-banques ne veulent surtout pas s’empresser de dire. Venez chez nous et faites votre banque vous-mêmes, annoncent-elles plutôt à leurs futurs clients.

Pour cela, elles comptent sur les open API, ces interfaces applicatifs qui permettent à des systèmes informatiques différents de se connecter et d’interagir et qui rendent ainsi possible d’assembler à sa façon différents services financiers. Depuis leur utilisation par Uber, qui intègre notamment ainsi Google Map et le service de paiement de BrainTree, beaucoup – dont les autorités britanniques, suivies par la Commission européenne – voient dans les APIs l’avenir de la banque, favorisant l’assaut de nouvelles solutions.

Voici donc les banques « Do It Yourself ». En crowdsourçant leurs services et produits, elles vont permettre à leurs clients un assemblage plus ou moins (ce n’est guère précis à ce stade) modulaire de ce qui leur convient le mieux. Elles deviendront ainsi des plateformes de services et de produits compatibles, non propriétaires, tout en cultivant la relation client, notamment en offrant une souplesse et des possibilités de personnalisation que les autres banques ne proposent pas. Monzo multiplie les hackathons. Starling invite ainsi ses futurs clients à dessiner avec elle un compte courant best-in-class.

Cependant, à qui s’adressent de telles offres ? Qui peuvent-elles concerner à part quelques geeks et des jeunes et moins jeunes actifs aisés, déjà suffisamment bien servis par les banques pour savoir clairement ce qui pourrait mieux leur convenir. Une population de bankless qui est prête à se passer des banques classiques, dont nous avons déjà souligné l’importance mais qui est encore loin de représenter un public de masse.

Ce dernier public, beaucoup de fintech semblent à présent s’en détourner. Certaines se focalisent sur les underbanked, ceux qui n’accèdent pas ou pas facilement aux services bancaires. Mais la plupart ciblent une upper class technophile, vis-à-vis de laquelle elles développent une offre customisée qui évoque celle qui fut longtemps celle… des constructeurs de voitures de sport et de luxe. Jusque dans les années 50, ainsi, Rolls Royce laissa à ses clients le choix de leur carrosserie et de leur carrossier.

Un constat s’impose derrière une telle orientation : la plupart des fintechs n’ont pas les moyens de conquérir un public de masse. Pas les moyens et, finalement, pas les idées non plus ! Car, au total, Starling et Monzo n’ont rien à proposer ! Rien en tous cas qui paraisse en mesure de vaincre l’inertie de comportement de la grande majorité des clients des banques. Dans ces conditions, les néo-banques, sauf à être absorbées par de grands groupes, comme Fidor ou Holvi, pourraient trouver davantage d’avenir dans la banque privée que dans celle de détail ! Car, dans ce dernier domaine, les choses sont pourtant assez simples. Bien qu’on nous rabâche que l’avenir est digital, ce qui est à la fois indiscutable et insuffisant, les clients, comme le rappelle une nouvelle fois une enquête d’Accenture Strategy, veulent surtout un contact humain qui prenne en compte leurs attentes et leurs insatisfactions. Mais cette demande attend toujours sa révolution.

Guillaume ALMERAS/Score Advisor

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[:fr]Comment BBVA s’internationalise à travers l’écosystème fintech[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr]Dans son Rapport annuel 2017, BBVA présente sa politique vis-à-vis des fintechs et le dispositif qu’il a bâti en conséquence. Un ensemble de démarches que l’on retrouve désormais chez beaucoup d’autres établissements mais par rapport auxquelles BBVA a été précurseur et qu’il déploie surtout – cela reste fort original – à une échelle mondiale, au-delà de ses propres marchés. Ou comment une banque espagnole de taille moyenne à l’échelle européenne est en train de gagner une envergure digitale globale. Quelle banque française, de ce point de vue, pourrait-elle lui être comparée ?

Explorer. Construire. Monter des partenariats. Investir. Soutenir. Ce sont les cinq piliers sur lesquels BBVA appuie son approche de l’écosystème fintech.

Explorer, cela recouvre tout un process d’expression de besoins en interne, de sollicitation de fintechs pour y répondre à travers des challenges propres (BBVA Open Talent), la participation à des événements (Money 2020, …) et la mise en rapport des équipes avec quelques startups choisies (22 en 2017) à travers un réseau international de points de rencontre.

Construire, cela consiste à incuber certaines fintechs devenant « résidentes » pour les lancer sur le marché. Six solutions ont ainsi été concernées en 2017, comme Muno (assurances pour les indépendants) ou Denizen (un compte en ligne pour les voyageurs fréquents).

Des partenariats sont montés avec des fintechs plus développées (Raisin, Ripple) ou de grands comptes (Alipay, Walmart, Amazon), pour élargir l’offre digitale de BBVA.

Les investissements dans des fintechs, allant jusqu’à l’acquisition, accélèrent eux la transformation digitale de l’établissement et complètent son offre sous d’autres marques.

Enfin, à travers Propel Ventures Partners (250 M$ de dotation), BBVA soutient le développement de quelques fintech jugées intéressantes ou importantes (Prosper, Earnest, Insikt, Coinbase, …) sans volonté de prise de contrôle – à cet égard, toutefois, BBVA est engagé dans un processus d’évaluation permanent (130 cibles ont ainsi été considérées en 2017, débouchant sur une montée en capital et sur une acquisition).

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Au total, même si de semblables démarches sont aujourd’hui déployées par de nombreuses banques, peu parmi elles semblent avoir aussi résolument adapté leur stratégie en tenant compte de l’écosystème fintech. Ce qui recouvre notamment l’acceptation d’un développement multi-marques. Et ce qui signifie encore le renoncement tant à la maîtrise de la totalité de la relation client, qu’à l’idée de bâtir seul ses nouvelles offres.

Alors que l’on imagine encore souvent, particulièrement en France, que les fintechs sont promises à remplacer les banques ou au moins à leur faire une concurrence impitoyable, BBVA considère plutôt les fintechs comme un vaste marché sur lequel il lui importe de se positionner avec un coup d’avance face… aux autres banques.

Par ailleurs, BBVA comptant avec Banco Santander parmi les banques qui ont le mieux su s’internationaliser au cours des vingt dernières années, il est frappant de constater que son approche de l’écosystème fintech est mondiale. Parmi ses acquisitions de fintechs, ainsi, on compte l’Américain Simple ou le Mexicain Openpay – deux pays dans lesquels BBVA est bien implanté – aussi bien que l’Anglaise Atom Bank ou le Finlandais Holvi. De fait, dans le domaine de la banque de détail et d’entreprises, le champ des innovations est aujourd’hui mondial et ne suivre les fintechs que d’un seul pays reviendrait à se boucher les yeux. Mais surtout, BBVA est convaincu qu’acquérir une envergure globale représente, en termes d’opportunités de développement, une issue évidente pour une banque digitale et la seule parade à l’arrivée potentielle d’acteurs comme Amazon ou Alibaba. Qui osera dire qu’il se trompe sûrement ?

Score Advisor[:]

[:fr]les banques superstore de demain[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr]Nous vous parlons souvent du développement de supermarchés bancaires, ces plateformes en ligne qui vendent des produits financiers de toutes marques. A l’échelle mondiale, une tendance encore plus forte s’affirme : les banques qui vendent de tout, les banques supermarchés. Nous n’y sommes pas tout à fait encore sans doute mais la banque superstore s’installe un peu partout… ailleurs que dans les pays occidentaux ; ce qui ne veut pas dire que ceux-ci y échapperont, au contraire. Comme vous visitez peut-être rarement les sites des banques asiatiques, sud-américaines ou africaines cette tendance a pu vous échapper. Petit tour d’horizon.

Cette tendance est d’abord liée aux CLO, les offres liées à la carte : des promotions et cashbacks liés aux achats par carte bancaires chez des enseignes partenaires. Mais ce système tend à devenir de plus en plus général, comme si la banque ne s’occupait plus seulement des paiements mais des achats de ses clients. Sur le site de Frank, la banque pour jeunes d’OCBC (Singapour), les « hot deals » apparaissent désormais tout à côté des produits bancaires.

Affichant des dizaines d’enseignes partenaires, Maybank (Malaisie) finit même par ressembler à une véritable galerie marchande.

Nous pourrions multiplier les exemples de banques asiatiques devenant de plus en plus de véritables plateformes d’achats pour des produits de plus en plus variés : par exemple Hong Leong Bank ou Affin Bank en Malaisie, DBS à Singapour, ICICI Bank, parmi d’autres, en Inde et en Indonésie UOB ou encore Danamon (dont le site est trop kitsch, non ?)

Il en est de même en Afrique du Sud, avec Absa, FNB ou NedBank :

Remontant du paiement à la vente et même à la décision d’achat, les banques profitent de leurs larges bases de clients pour devenir des vitrines généralistes. Face à des clients de plus en volages et sollicités de toutes parts, paiements, solutions d’épargne et crédits deviennent inséparables d’un projet de dépense ou d’un acte d’achat précis, assortis d’un « bon plan », d’une promotion.

Les banques deviennent ainsi intermédiaires en tout et, à la Kasikorn Bank thaïlandaise, une plateforme de ventes immobilières a pu ainsi être complètement intégrée au site (ce que le Crédit Agricole n’a pas osé faire avec Square Habitat).

Au plan visuel, la présentation d’offres souvent tout à fait hétéroclites tend à emprunter une formule d’étiquettes qui évoque Pinterest – ainsi Bradesco, au Brésil :

Bank of America a déjà développé ce modèle sur Pinterest directement, avec sa page Better Money Habits.

Cela montre que la même tendance pourrait rapidement saisir les banques occidentales. Il suffit d’ailleurs de jeter un œil sur la page Avantage+ de LCL :

 

Wayne C./Score Advisor[:]

[:fr]L’avenir des établissements bancaires sur le continent africain[:]

[:fr]Retrouvez l’interview complète du directeur associé Yoann Lhonneur du cabinet DEVLHON Consulting ici :

Interview sur Jeune Afrique

 

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