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Crise sanitaire

[:fr]Le crédit à la consommation est-il entrain de devenir un privilège ?[:]

[:fr]En situation d’incertitude, si vous vous retrouvez à souscrire un crédit à la consommation c’est que vous estimez n’avoir pas le choix pour faire face à certaines dépenses, sans savoir exactement comment vous le rembourserez ou en sachant que vous ne le rembourserez jamais. En matière de crédit à la consommation, ces cas de figure ont toujours existé mais, en l’occurrence, il ne semble pas du tout qu’ils expliquent les rebonds de souscriptions enregistrés en juin (+7,5%) et juillet (+1,8%) derniers.

C’est donc que la majorité de ceux qui ont souscrit des crédits n’ont pas trop d’inquiétude quant à leur situation financière future. Et ils ne sont pas difficiles à identifier, ce sont tous ceux dont la crise n’a pas vocation à entamer la régularité et le niveau de revenu : salariés en CDI (bien que, parmi eux, la part de ceux qui peuvent s’estimer à l’abri de tout aléa est de plus en plus restreinte) et surtout fonctionnaires et retraités. Pourtant, cette explication n’est pas suffisante.

Quand on entend dire que 48% des Français envisagent de souscrire un crédit pour soulager un projet plutôt que de toucher à leur épargne, une autre question de bon sens vient immédiatement : tous les Français ont-ils la possibilité de bénéficier d’un crédit à la consommation ? En fait, cela ne concerne qu’un quart d’entre eux (26,5%) et un organisme spécialisé comme Cofidis déclare qu’il n’est en mesure d’accepter que 2 demandes sur 10.

Bien entendu, dans les critères de sélection, l’assurance de revenus stables est déterminante et cela confirme que les catégories précédentes sont les plus à même d’en bénéficier. Mais allons un peu plus loin : ce pourcentage de 48% des Français préférant s’endetter plutôt que d’entamer leur épargne atteignait déjà 34% avant la crise. Ce qui est considérable. On sera tenté de l’expliquer par le fait que les Français ont bien perçu l’intérêt d’emprunter quand les taux sont faibles. Cependant, le public regarde bien plus le montant des mensualités par rapport à son budget que les taux. Or, ce qui booste actuellement le crédit à la consommation est en fait le paiement fractionné. En juin 2020, 27% des Français ont payé en plusieurs fois sans frais dans l’année, contre 19% en 2019.

En somme, le gros du phénomène ne tient pas à ce que les Français, massivement, s’endettent pour ne pas utiliser leur épargne. Il faut plutôt reconnaitre que, ceux qui le peuvent, étalent leurs dépenses pour accélérer leur épargne ! Ce qui est l’indice que, même chez les catégories dont les revenus sont protégés, l’inquiétude est sans doute forte, quoique non immédiate.

Parmi les Français qui ont l’intention de souscrire un crédit à la consommation dans les mois à venir, et qui le feront surtout pour des dépenses conséquentes (véhicule, isolement du logement), 91% assurent qu’ils n’auront aucune difficulté pour le rembourser. Dans le contexte actuel, les Français qui peuvent avoir une telle assurance sont de moins en moins nombreux. Le crédit à la consommation va-t-il ainsi devenir un privilège ? Peut-être la crise ne fait-elle en l’occurrence qu’accentuer une tendance bien antérieure. La part des ménages qui ont ou peuvent avoir recours au crédit à la consommation baisse depuis dix ans pour toutes les catégories de dépenses, sauf pour régler des factures imprévues :

Que reste-t-il aux autres ? A ces 6 foyers sur 10 qui doivent actuellement restreindre leurs dépenses et dont la moitié d’entre eux rognent sur leur budget alimentation, les médicaments non prescrits (64%) et les consultations médicales non intégralement remboursées (54%) ? Il reste le découvert, s’il est possible et, pour certains sans doute, la misère ! Selon Cofidis :

« Plus de la moitié des jeunes actifs et des chômeurs ont vu leur situation financière se dégrader, tout comme les trois quarts des commerçants, des artisans et des chefs d’entreprise. Les découverts bancaires, quant à eux, ont connu une très forte hausse, passant de 34 € sur un an en moyenne à 375 € ! Les aides proposées par le gouvernement ne suffisent pas à combler cette carence. En moyenne, Cofidis estime qu’il manque 449 € aux familles françaises à la fin de chaque mois pour vivre confortablement. »

Concluons donc par une dernière question de bon sens : mais où vivent donc tous les experts et décideurs qui nous annonçaient qu’à l’issue du confinement l’épargne accumulée allait rapidement relancer l’économie !

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La plupart des données ci-dessus sont tirées des analyses que publie Cofidis avec Question de budget.[:]

[:fr]Fact-checking sur la profitabilité des banques françaises[:]

Posted By: Rima Malek

[:fr]Alors que les premiers impacts de la crise pandémique sur l’activité des banques françaises commencent à être chiffrés et se révèlent – sans surprise ! – très défavorables, on entend encore une fois souligner partout que la faiblesse des taux d’intérêt grève sérieusement la profitabilité des banques françaises. Pourtant, si l’on examine leurs activités en 2019, on constate que ce ne sont pas les marges d’intérêt qui ont baissé mais les commissions réalisées avec la clientèle.

 

Même si la baisse continue des taux a eu un impact, notamment sur les crédits à l’habitat (-6% de marges d’intérêt à la Société Générale en 2019 par exemple), le tableau ci-dessus montre que les banques françaises ont su la surmonter. Et finalement, la baisse des commissions réalisées avec la clientèle (à laquelle seule BNP Paribas échappe du fait de l’internationalisation de ses activités) parait plus inquiétante. Pour l’expliquer, certains établissements invoquent leur engagement de modération des frais bancaires pris fin 2018 dans le contexte des gilets jaunes. Il reste que la faible contribution des commissions au PNB est assez une spécificité française et que l’écart se creuse ainsi encore avec les établissements étrangers comparables, y compris à l’échelle européenne.

Cet état de fait renvoie à une tarification mal ajustée au coût réel et à l’utilité effective des services. Un point dont beaucoup d’établissements français continuent à ne pas vouloir du tout entendre parler cependant (la généralisation d’une certaine obsession de la rentabilité immédiate bloque à cet égard rapidement toute réflexion) et un point sur lequel peu d’avancées ont été réalisées depuis au moins dix ans. Pour en arriver là !

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[:fr]LE CONFINEMENT VA-T-IL ACCELERER LE PASSAGE AU VIDEO BANKING ?[:]

Posted By: Rima Malek

[:fr]Il est très probable que la crise actuelle, liée au covid-19, va accélérer le passage à la banque digitale. Exactement comme le passage à l’euro démultiplia les usages de la carte bancaire. Cela provoquera-t-il également le passage au video banking ?

Aux Etats-Unis, seulement 17% environ des clients des banques seraient en mesure d’entrer en contact avec leur établissement via la vidéo, à travers son site ou son appli mobile. Ce canal demeure encore peu développé ainsi et il l’est essentiellement par de petites banques locales, les Credit Unions – ceux-ci représentent actuellement 80% des 53 institutions financières clientes du fournisseur de solutions vidéo POPi/o.

Pourtant, le niveau de satisfaction des clients qui utilisent la vidéo pour entrer en contact avec leur banque et leur chargé de clientèle est très élevé. Et, depuis le début de la crise liée au Covid-19, les interactions de ce genre ont fortement augmenté, de 40% à 50%, voire beaucoup plus pour un établissement comme Pioneer Federal Credit Union.

Ainsi équipées, les banques peuvent plus facilement fermer leurs agences et leurs chargés de comptes peuvent continuer à travailler depuis leur domicile. Les fournisseurs de solutions comme POPi/o ou Invo Solutions reçoivent donc de plus en plus de demandes de la part d’établissements financiers, chez lesquels ils installent leur solution d’abord sur le site car c’est le plus rapide (une semaine, voire moins dans certains cas).

Pour autant, il est peu probable que la crise actuelle – sauf si le confinement devait durer de longs mois – favorise le passage au video banking de manière générale. Cela survient trop tôt en effet et les plus grands établissements n’y sont pas prêts – beaucoup d’entre eux, tout en s’intéressant au sujet, considèrent que l’essor de ce nouveau canal n’aura véritablement lieu, comme pour les objets connectés, qu’avec la généralisation de la 5G.

Ce qui est certain en revanche c’est que l’usage renforcé des canaux digitaux en période de confinement va fortement modifier les usages des clients, en même temps que les critères à partir desquels ceux-ci jugeront du niveau de service des banques. Après la crise, rien ne sera plus exactement comme avant pour les banques et dans ce contexte, le canal vidéo sollicitera inévitablement l’attention. Or, nous qui suivons les avancées en ce domaine depuis quelques années, nous avons pu nous rendre compte que la plupart des banques françaises l’ignorent presque totalement. La période actuelle leur fournit l’occasion d’ouvrir le dossier.

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