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BBVA

[:fr]Comment BBVA s’internationalise à travers l’écosystème fintech[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr]Dans son Rapport annuel 2017, BBVA présente sa politique vis-à-vis des fintechs et le dispositif qu’il a bâti en conséquence. Un ensemble de démarches que l’on retrouve désormais chez beaucoup d’autres établissements mais par rapport auxquelles BBVA a été précurseur et qu’il déploie surtout – cela reste fort original – à une échelle mondiale, au-delà de ses propres marchés. Ou comment une banque espagnole de taille moyenne à l’échelle européenne est en train de gagner une envergure digitale globale. Quelle banque française, de ce point de vue, pourrait-elle lui être comparée ?

Explorer. Construire. Monter des partenariats. Investir. Soutenir. Ce sont les cinq piliers sur lesquels BBVA appuie son approche de l’écosystème fintech.

Explorer, cela recouvre tout un process d’expression de besoins en interne, de sollicitation de fintechs pour y répondre à travers des challenges propres (BBVA Open Talent), la participation à des événements (Money 2020, …) et la mise en rapport des équipes avec quelques startups choisies (22 en 2017) à travers un réseau international de points de rencontre.

Construire, cela consiste à incuber certaines fintechs devenant « résidentes » pour les lancer sur le marché. Six solutions ont ainsi été concernées en 2017, comme Muno (assurances pour les indépendants) ou Denizen (un compte en ligne pour les voyageurs fréquents).

Des partenariats sont montés avec des fintechs plus développées (Raisin, Ripple) ou de grands comptes (Alipay, Walmart, Amazon), pour élargir l’offre digitale de BBVA.

Les investissements dans des fintechs, allant jusqu’à l’acquisition, accélèrent eux la transformation digitale de l’établissement et complètent son offre sous d’autres marques.

Enfin, à travers Propel Ventures Partners (250 M$ de dotation), BBVA soutient le développement de quelques fintech jugées intéressantes ou importantes (Prosper, Earnest, Insikt, Coinbase, …) sans volonté de prise de contrôle – à cet égard, toutefois, BBVA est engagé dans un processus d’évaluation permanent (130 cibles ont ainsi été considérées en 2017, débouchant sur une montée en capital et sur une acquisition).

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Au total, même si de semblables démarches sont aujourd’hui déployées par de nombreuses banques, peu parmi elles semblent avoir aussi résolument adapté leur stratégie en tenant compte de l’écosystème fintech. Ce qui recouvre notamment l’acceptation d’un développement multi-marques. Et ce qui signifie encore le renoncement tant à la maîtrise de la totalité de la relation client, qu’à l’idée de bâtir seul ses nouvelles offres.

Alors que l’on imagine encore souvent, particulièrement en France, que les fintechs sont promises à remplacer les banques ou au moins à leur faire une concurrence impitoyable, BBVA considère plutôt les fintechs comme un vaste marché sur lequel il lui importe de se positionner avec un coup d’avance face… aux autres banques.

Par ailleurs, BBVA comptant avec Banco Santander parmi les banques qui ont le mieux su s’internationaliser au cours des vingt dernières années, il est frappant de constater que son approche de l’écosystème fintech est mondiale. Parmi ses acquisitions de fintechs, ainsi, on compte l’Américain Simple ou le Mexicain Openpay – deux pays dans lesquels BBVA est bien implanté – aussi bien que l’Anglaise Atom Bank ou le Finlandais Holvi. De fait, dans le domaine de la banque de détail et d’entreprises, le champ des innovations est aujourd’hui mondial et ne suivre les fintechs que d’un seul pays reviendrait à se boucher les yeux. Mais surtout, BBVA est convaincu qu’acquérir une envergure globale représente, en termes d’opportunités de développement, une issue évidente pour une banque digitale et la seule parade à l’arrivée potentielle d’acteurs comme Amazon ou Alibaba. Qui osera dire qu’il se trompe sûrement ?

Score Advisor[:]

[:fr]BBVA développe ses ventes sur les canaux digitaux et ses résultats plongent[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr]Banco Bilbao Vizcaya Argentaria est une des banques les plus engagées dans une dynamique d’innovation et de transformation ; laquelle s’accompagne en plus d’une croissance externe dirigée tant vers des fintech particulièrement intéressantes (Simple, Holvi, Atom Bank, …) que vers les pays émergents (la banque turque Garanti). Bref, BBVA est une banque à suivre et, à cet égard, il est intéressant de constater que sa transformation digitale s’accompagne de forts mauvais résultats. Autant le souligner d’emblée, il n’y a pas là un rapport de cause à effet. La transformation digitale ne fait pas baisser les résultats du Groupe. Mais elle ne les accroît pas non plus et c’est une situation que beaucoup de banques vont inévitablement traverser. Explications.

Au premier trimestre 2016, le résultat net de BBVA a plongé de 53,8% par rapport au premier trimestre 2015. Ce dernier était néanmoins exceptionnel avec la vente de la banque chinoise CNBC, a expliqué le CEO de BBVA Carlos Torres Vila lors de la présentation des résultats. Ceci et l’impact de l’évolution des changes sont responsables de l’essentiel de la baisse ; laquelle, corrigée de ces éléments, atteint néanmoins 16,3% par comparaison des deux premiers trimestres.

En parallèle, BBVA se félicite du développement des ventes sur les canaux digitaux. Il est en effet assez impressionnant. Plus de 20% des contacts clients ont désormais lieu en ligne mais surtout, aux USA et en Amérique du Sud, les ventes réalisées à travers les canaux digitaux ont doublé et représentent désormais, respectivement, 18,7% et 16,5% du total des ventes (il n’est pas précisé ce que recouvre exactement ce terme). En Espagne, elles ont augmenté de 40% (12,1% des ventes au Q1 2016). De manière assez étonnante, elles demeurent beaucoup plus faibles (3%) au Mexique.

 

Tout ceci ne se traduit néanmoins pas dans les chiffres, au double sens où cela ne semble ni accroître les ventes, ni baisser les coûts de fonctionnement – au contraire, le coefficient d’exploitation est passé de 49,3% à 54,8% sur un an (notamment sous l’impact de l’intégration de la Catalunya Bank en avril 2015). En d’autres termes, les ventes à travers les canaux digitaux ne sont pas encore suffisamment importantes pour que l’on puisse vraiment réduire le coût des autres canaux. Cela est particulièrement sensible en Turquie. En 2015, Garanti présentait une nette avance, quant aux ventes réalisées à travers les canaux digitaux (13,9% au Q1 2015), qu’elle a perdu aujourd’hui (14,6% des ventes au Q1 2016). Or, dans ce même pays, on été accrus le nombre des agences et celui des automates. Le constat vaut pour les autres pays. Sur aucun de ses grands marchés, BBVA n’a significativement réduit ses parcs d’automates et d’agences.

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Dans ces conditions, le digital ne soulage pas les autres canaux mais il s’ajoute à eux et les double. Dès lors, la productivité du digital demeure faible, tandis que celle des autres canaux tend à baisser. Pour combien de temps ? C’est toute la question car le développement des canaux digitaux, notamment en termes de ventes, est bien plus lent que prévu et, si cette situation perdure, la question se posera inévitablement de savoir si les banques ne doivent pas un peu forcer les comportements de leurs clients à changer.

Tous les mois, pratiquement, sort une nouvelle étude prospective sur la banque de demain. Et si la plupart nous martèlent les mêmes éléments, très peu s’aventurent à estimer le temps que prendra l’avènement de cette banque de demain et combien il coûtera. Autant d’éléments déterminants, cependant, quant aux stratégies que les banques peuvent retenir

  1. Reider/Score Adviso

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