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banque de détail

[:fr]Avec les fermetures d’agences, la crainte de la disparition des banques [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Avec les fermetures d’agences, ainsi que des automates, la crainte de voir apparaitre des « déserts bancaires », précarisant des populations isolées ou fragiles, est apparue.  Forte dans certains pays (Royaume-Uni) et beaucoup moins dans d’autres (Pays-Bas), cette crainte, parfois exagérée, suscite des solutions nouvelles, comme des agences mutualisées. Tandis qu’une autre menace apparait aujourd’hui, du côté des banques elles-mêmes.

Bien entendu, les constats sont incontournables :

  • ce que proposent les agences peut pour l’essentiel être désormais fait en ligne ou à distance.
  • La proportion des clients qui fréquentent toujours régulièrement les agences ne justifie plus l’ouverture de la plupart d’entre elles.
  • Les essais pour relancer ou sauver la fréquentation des agences ont été peu concluants (qui parle encore du « phygital » ?).

On comprend donc que les parcs d’agences se réduisent, surtout dans des pays comme la France ou les Etats-Unis où ils demeurent bien fournis. Selon The Financial Brand, 3 100 agences ont été fermées aux USA l’année dernière :

On est encore pourtant loin d’une disparition des agences, puisque l’on est seulement passé d’une agence pour 1 240 ménages à une pour 1 060. C’est que, comme le soulignait le Président de JP Morgan, Jamie Dimon, début 2021, 60% à 70% des ouvertures de compte se font toujours en agence. Mais il y a plus. Une crainte qui freine actuellement les fermetures.

Avec la crise sanitaire, une analogie s’est imposée : les agences bancaire remplissaient un rôle semblable à celui des médecins généralistes. Elles seront désormais comparables à des médecins spécialistes, que l’on consulte bien moins souvent et de manière moins urgente, quoique souvent pour des décisions importantes, de sorte que l’on peut accepter de plus grands déplacements. Sur ce principe, la plupart des agences de proximité peuvent être fermées et les services qu’elles assurent être concentrés en quelques points (ainsi que rendus au besoin plus mobiles).

Oui mais, en termes de présence de marque, est-ce que cela ne signifierait pas la quasi disparition des banques ?

En ligne, la présence de marque n’est pas du tout la même. Et la concurrence est plus forte car l’attachement à la marque est supplanté par la sensibilité aux nouvelles offres. D’ailleurs, les banques digitales  rencontrent le même problème, de sorte que beaucoup d’entre elles cherchent à développer des relais physiques, d’une manière ou d’une autre.

La question de l’avenir des agences, ainsi, n’est pas tant suspendue au développement des canaux digitaux qu’à la possibilité – encore toute exploratoire – de développer d’autres présences de marque et de proximité.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Banque des usages : en avant pour la GrandTech ! [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Arkea Assistance vient de lancer une nouvelle offre de téléassistance avec vidéo “Premium +”. Et Arkea pourrait bien ouvrir ainsi en France une tendance qui va devenir de plus en plus importante.

Il y a plusieurs années, nous avons lancé le sujet : et si les « Silver », les jeunes séniors, étaient le cœur de cible le plus intéressant pour les banques ? Nous demandions même : pour les banques en ligne ?

Il faut bien le reconnaitre, le succès fut, c’est un euphémisme, assez mitigé. Bien sûr, nous n’étions pas en peine d’arguments : les Silver, soit les plus de 55 ans qui ont quasiment les mêmes comportements bancaires que leurs cadets, sont de plus en plus nombreux. Leur segment va jusqu’à 70 ans aujourd’hui. Il ira bientôt jusqu’à 75 ans. Et cette population, particulièrement consommatrice de conseils bancaires pour ses problématiques propres (passage à la retraite, cessions et transmissions, gestion de l’immobilier, …), dispose d’un revenu 30% plus élevé en moyenne que le reste de la population.

Mais rien n’y fait. En France, le marketing bancaire ne s’intéresse pas aux plus de 35 ans ! Et s’il doit se pencher sur les séniors, il les voit grabataires et à peine capables d’utiliser un ordinateur.

La France n’est visiblement pas la seule dans ce cas si l’on juge par cet article de C’est pas mon idée ! consacré aux efforts que la Caixa a décidé d’engager vis-à-vis de ses clients séniors. Les considérant quasiment comme une clientèle fragile, la banque espagnole entend leur dédier des services d’assistance, allant jusqu’à guider les personnes âgées pour se servir des automates !

Sur le même site, un autre article contrebalance cette approche par celle d’ABN Amro, en se fondant sur une étude montrant que, face à la banque numérique, les différences entre générations sont de moins en moins significatives et qu’il s’agit là évidemment d’une tendance forte.

Bien entendu, une fraction des séniors, parmi les plus âgés, demeure souvent désemparée face au digital, ce qui requiert de la part des banques un service particulier. Par ailleurs, les plus de 60 ans ont des besoins particuliers. Qu’on prenne ceux-ci en compte cependant et tout un nouveau champ d’innovation apparait : ce que l’on commence à nommer la GrandTech, qui revient à associer les dispositifs numériques particulièrement utilisés par les 60 ans et plus, comme les outils de surveillance de santé,  à d’autres usages numériques, comme les applis bancaires – lesquelles sont parmi les interfaces numériques le plus utilisées par les jeunes séniors et celles qui recueillent le plus leur confiance en termes de sécurité.

Au Royaume-Uni, une nouvelle banque – Longevity Bank – tente de se lancer sur ce principe et propose d’ores et déjà Longevity Card :

Faut-il vraiment une nouvelle banque ? N’est-ce pas plutôt ce que beaucoup de banques proposeront bientôt ? Pour Arkea Assistance, sa solution de téléassistance est une sorte de réseau social privé (famille, amis, voisinage, …), qui intègre d’autres fonctionnalités comme les consultations médicales en ligne ou la sécurité des personnes. Si un lien est créé avec l’appli bancaire du Groupe (il y a déjà longtemps, BBVA avait eu l’idée d’un crowdfunding familial…), ce sera un excellent exemple de la manière dont la banque des usages peut complètement renouveler la banque.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]En 2022, la vraie bascule des banques sur les réseaux sociaux ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Selon les dernier rapport annuel de Hootsuite, 5 tendances majeures vont s’exercer sur les réseaux sociaux en 2022 :

  • Grâce aux créateurs de contenu, les marques vont enfin arriver à créer leurs propres communautés.
  • Les consommateurs exigeront des marques qu’elles fassent preuve de plus de créativité en matière de publicités sur les médias sociaux.
  • Les réseaux sociaux ne seront plus l’affaire du seul marketing, les Directions se soucieront de renforcer les programmes d’employés ambassadeurs et de maitriser le social listening.
  • Les médias sociaux seront de plus en plus la nouvelle interface du commerce en ligne et de l’expérience client.
  • Offrir un excellent service client sur les réseaux sociaux sera le meilleur marketing des marques.

Bien entendu, les banques n’y échapperont pas et certaines commencent déjà à montrer comment faire pour créer des communautés d’influence et de confiance. Notamment sur TikTok, avec son nouveau format vidéo de trois minutes :

  • Lancée en 2019, la Parisienne Vybe, néo-banque visant les 13/17 ans, a fédéré plus de 60 000 followers sur ses réseaux, tout en générant 400 000 impressions sur TikTok.
  • Sur TikTok, BBVA diffuse des tutoriels généraux (non bancaires), en insistant sur la thématique du développement durable. Puis saupoudre le résultat d’un zeste d’originalité.

Enfin, il faut souligner la stratégie de La Poste dans le marketing digital. Après TimeOne Group en juin, le groupe vient d’acquérir CyberCité, agence spécialisée dans le search marketing et le social media. Les deux vont rejoindre Isoskèle, la filiale digitale de La Poste. « CyberCité a une très bonne connaissance des audiences Web, explique La Poste dans une interviewCela va nous permettre de comprendre ce qui motive une cible spécifique, avant d’imaginer des dispositifs marketing et média qui lui sont consacrés« . « L’objectif, c’est d’être dans le top 3 des agences de communication digitale d’ici deux ans« Il sera particulièrement intéressant de suivre quelles applications cette démarche pourra trouver pour les activités de la Banque postale.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Vers l’agence bancaire virtuelle ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Quelles nouveautés du côté des agences bancaires ?

Peu de choses vraiment nouvelles !

Des perspectives de fermetures – 15% du parc actuel d’ici 2024, selon SIA Partners – qui ne surprennent plus et qui paraissent en fait en-deçà de la réalité. A l’heure où HSBC France a cédé son réseau d’agences pour… un euro symbolique.

Quelques initiatives. Citibank ouvre un flagship à New York, qui semble avoir plusieurs années de retard (voir néanmoins les explications du CEO).

Il en va de même avec la Caixa, qui renouvelle ses locaux à Ibiza : 1 500 m2 consacrés à l’accueil, déballage d’écrans et de bornes sans contact…

Rien de vraiment nouveau, non plus, avec l’expérimentation de BNP Paribas visant à mieux répartir ses clients au sein d’agences différenciées, par tranches de revenus, pour améliorer la qualité de service et mieux répondre aux besoins distincts des clients (voir cet article). Il y a déjà quelques années, HSBC avait tenté une expérience semblable au Royaume-Uni. Mais, comme nous l’avions alors signalé sur ce blog : l’agence pour les riches ne marche pas !

Beaucoup plus intéressante, l’initiative (lancée en 2018 mais étendue récemment) du Crédit Agricole Franche-Comté proposant (en collaboration avec la préfecture) à tous les habitants du Département du Doubs d’accomplir leurs démarches administratives en ligne (demande de carte grise ou de permis de conduire, inscription à Pôle Emploi, dépôt de dossier pour l’obtention d’une carte d’identité ou d’un passeport, …) dans une vingtaine d’agences, avec l’assistance de conseillers spécialement formés. Près de la moitié des personnes poussant ainsi la porte des agences pour profiter de ce service ne seraient pas clientes (voir cet article).

Enfin, cet intéressant article de The Financial Brand signale le développement de nouvelles agences virtuelles.

Portée par la vogue des outils collaboratifs à distance depuis le début de la crise sanitaire, cette solution est finalement bien plus commode à mettre en place, pour les banques, que le video banking.  Et cela ne fait que souligner, ce que nous signalons par ailleurs, que si les agences bancaires physiques ont encore vraiment un sens aujourd’hui, c’est surtout pour mettre en avant et en soi, comme un canal privilégié, le contact direct.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Quelle actualité des chatbots bancaires ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

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Il y a quelques semaines, un article dressait un constat très désenchanté quant à la performance et quant à l’utilité des chatbots bancaires. Pourtant, selon l’Observatoire des services clients de BVA, les chatbots représentent le seul canal émergent (Livechat, messagerie mobile ou réseaux sociaux, …) qui progresse réellement, ayant représenté 23% des interactions avec les services clients en moyenne en 2021, contre 19% en 2020.

Pour 2022, les tendances annoncées sont les suivantes :

  • Une association de plus en plus forte des chatbots avec l’IA, qui va devenir majoritaire.
  • Tout en demeurant largement publiés sur des sites web, les chatbots vont de plus en plus migrer sur SVI-Callbots, Google Business Messages & Whatsapp.
  • Ils vont de moins en moins être dédiés à l’assistance et au support et de plus en plus aux ventes.

Traduction immédiate dans le domaine financier : Stripe et Botnation annoncent développer de concert un module de paiement par carte bancaire (voir avec des cryptos) sur Whatsapp. Deux tendances se croisent ici : les chatbots vont permettre de réaliser directement des transactions bancaires et l’on va de plus en plus pouvoir passer des commandes et payer sur des réseaux sociaux comme Whatsapp (Casino va le permettre pour les membres de son club LeaderPrice).

On peut donc prévoir une évolution des chatbots bancaires qui, pour le moment, sont surtout dédiés à des tâches d’assistance et d’information (Sobot de Société Générale), de support interne pour les forces de vente (ARI de BNP Paribas, Caesar de Crédit Agricole) ou les deux (Floa Bank).

Première étape : les réseaux sociaux. Parmi les « 7 chatbots qui font la différence », Relation Client Mag. retient une seule référence bancaire, Kodi de Bank of Africa, un assistant désormais disponible sur Whatsapp.

Score Advisor

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[:fr]A l’issue de la crise, quelle recomposition attendre du paysage bancaire?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Dans sa Global Banking Annual Review 2021, le cabinet international de conseil McKinsey nous donne une nouvelle version, bancaire, du combat des Anciens contre les Modernes. Une partition qui a beaucoup été jouée depuis plus de dix ans. Un air connu : les banques classiques vont être supplantées par de nouveaux acteurs plus innovants (les fintechs) ou se diversifiant dans les services financiers (les Big Tech). Pourtant, l’examen même des nombreuses données rassemblées par McKinsey ne permet plus d’y croire. Il est temps de changer de disque.

L’argumentaire que développe le cabinet repose essentiellement sur le constat que, fondées sur un modèle économique très consommateur en capital, les banques classiques, voyant leur rentabilité régulièrement s’erroder, ont de plus en plus de mal à supporter le coût de leurs fonds propres. Tandis que pointent, sur leurs marchés, de nouveaux acteurs souvent spécialisés (notamment dans les paiements) et bien moins gourmands en fonds propres, parce qu’ils n’entrent pas dans le cadre des exigences réglementaires.

Cet argumentaire n’a rien de nouveau et, il y a dix ans, les perspectives paraissaient beaucoup plus claires : les banques classiques semblaient irrémédiablement condamnées. Il est bien plus difficile de le soutenir aujourd’hui.

Au cours de la crise sanitaire, en effet, les banques ont fait preuve d’une forte résilience. Non sans aides publiques certes mais d’une manière bien plus vigoureuse qu’attendue. Le tournant numérique, que la crise a favorisé chez leurs clients (un « tournant » que l’on a sans doute tendance à surestimer d’ailleurs) ne les a ni disqualifiées, ni détrônées.

Cependant, depuis deux ans, un autre phénomène est intervenu : le surfinancement de certaines fintechs. Il permet à quelques-unes d’entre elles d’être bien mieux valorisées désormais que des banques classiques de premier rang, ainsi que d’acquérir une stature internationale ou, aux Etats-Unis, de commencer à sérieusement concurrencer les plus grands établissements en nombre de clients.

D’un côté, donc, des banques toujours bien campées sur leurs positions. De l’autre, des licornes conquérantes. Tout semble en place pour un combat final… qui n’aura pas lieu.

Toute l’analyse de McKinsey et son calcul de coût des fonds propres repose sur le parcours boursiers des principales banques. Lequel s’est redressé mais demeure assez peu flatteur, les banques offrant un profil de rentabilité « décent mais peu attractif ». En regard, les fintechs attirent massivement les investisseurs. Et cela se prolongera à terme en bourse, prédit de manière intéressante McKinsey, car la richesse est en train, avec l’âge, de changer de mains, passant des boomers et de leurs ainés, à la génération X et aux Millenials, qui ont d’autres critères d’appréciation en matière de services financiers.

De fait, à terme, la question de la nécessité d’une présence en bourse pour un certain nombre de banques se posera sans doute. Mais quand, quelques pages du rapport plus loin, on découvre que dans les pays les plus avancés, les fintechs ont su capter 30% et plus de la clientèle, tout en ne réalisant que 5% au mieux des revenus bancaires globaux, la faveur dont elles bénéficient actuellement de la part des investisseurs ressemble tout simplement à une bulle – certains observateurs n’hésitent d’ailleurs plus à le dire.

En tous cas, ces chiffres invitent à formuler un diagnostic sensiblement différent de celui que livre McKinsey. La rentabilité des banques classiques s’affaisse mais les nouveaux acteurs sont encore moins rentables. Ni les uns ni les autres n’ont su en fait renouveler le modèle économique bancaire. Balle au centre !

D’ici 2025, McKinsey prédit un ROE bancaire moyen entre 7% et 12%, pour un coût des fonds propres de 10%. Or ce que cela annonce n’est pas un combat des Anciens contre les Modernes mais un paysage beaucoup plus éclaté, au sein duquel certains établissements – nouveaux mais aussi anciens – distanceront de plus en plus les autres.

Que voit-on d’ailleurs, d’ores et déjà ? Des banques d’affaires se déployant dans la banque de détail (Goldman Sachs). Des banques classiques tentant de réinventer la banque de détail (JP Morgan Chase) et d’autres délaissant de plus en plus ce marché (HSBC). Des acteurs technologiques créant de nouveaux réseaux de distribution financiers, ainsi que des partenariats à travers le cloud, plutôt qu’ils ne se substituent aux banques (Google, Amazon). De nouveaux acteurs de la banque de masse gagnant immédiatement une stature internationale avant de se diversifier (Klarna). Les variables boursières ne suffisent pas pour réaliser ce qu’il est en train de se passer.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Au cours de la crise sanitaire, la banque digitale a augmenté le nombre de ses clients mais n’a pas élargi sa base de clientèle[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est ce qui ressort d’une étude mondiale sur la banque numérique que publient N26 et Accenture.

D’après les chiffres publiés, 23% des clients des banques et assurances avaient ouvert un compte dans une banque digitale en 2020 – ce qui n’est guère précis : quelles banque « digital–only » sont-elles effectivement considérées ? Combien de leurs clients les utilisent comme banque principale ? Quoi qu’il en soit, alors que l’étude annonce de forts potentiels pour la banque numérique, pays par pays, seuls cinq parmi tous ceux considérés comptent à ce stade plus d’un tiers de personnes bancarisées clientes d’un établissement digital : l’Arabie saoudite, le Brésil, la Chine, les Emirats Arabes Unis et le Japon.

Par comparaison, la France compte 19,7% de clients des banques disposant d’un compte dans une banque digital-only (contre 12,9% en 2018). L’étude estime qu’en France, le potentiel de la banque numérique (mais qu’est-ce que cela désigne précisément ?) atteint aujourd’hui plus de la moitié (54,6%) du marché bancaire.

On note toutefois que les 5 pays ci-dessus sont également les seuls dont la clientèle digitale s’écarte significativement du profil moyen du client de la banque numérique que l’on retrouve partout ailleurs : un homme, disposant de bons revenus, d’âge moyen.

Aux Etats-Unis, ainsi, la banque numérique séduit surtout des hommes (66% des clients), disposant de bons revenus (63%). En Italie, où la banque digitale est plus développée qu’en France (26,1% des clients des banques), les genres sont plus équilibrés (55% d’hommes) mais 45% des clients ont plus de 45 ans.

A noter, en France : parmi les clients de la banque digitale, les plus de 55 ans sont aussi nombreux (20%) que les 18-24 ans (20%).

La clientèle prioritaire de la banque digitale s’estime à l’aise avec sa banque principale et n’hésite pas ainsi à la mettre en concurrence avec une banque digitale. Au-delà, il ne semble pas que les différents établissements numériques proposent de nouveaux produits et usages susceptibles de provoquer des conversions massives. Et quant à leurs principaux atouts, ils restent visiblement  à améliorer puisque, parmi leurs utilisateurs, seulement 34% soulignent leurs tarifs avantageux et 27% leur commodité.

En somme, le propre des banques digital-only reste d’être digital-only et cela se limite à ça, avec différents avantages et inconvénients, sans renouveler profondément l’offre bancaire. On peut donc considérer qu’en l’état actuel, la banque digitale l’emportera à terme mais assez lentement.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Résultats trimestriels : les banques françaises se redressent, sans se presser ! [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Les banques françaises publient leurs résultats trimestriels et les présentations qui les accompagnent laissent souvent une impression assez étrange. Pourquoi donc, en les lisant, en vient-on à évoquer le syndrome Kodak ? Ou l’équipage d’un navire qui se féliciterait d’avoir bravé une tempête, sans voir l’ouragan qui lui fonce droit dessus !

Prenons notamment Société Générale. Nettement supérieurs aux attentes, ainsi qu’aux performances moyennes des autres établissements, ses résultats au troisième trimestre sont bons et même historiquement bons.

Pour le constater pleinement, il convient de comparer ces résultats non pas à ceux de 2020 – année atypique –  mais à ceux de 2019. Le PNB a augmenté de 11,5%. Les coûts sont bien maitrisés. En 2021, les métiers actions ont surperformé. Mais ils n’expliquent pas tout. Les services aux entreprises enregistrent de beaux résultats et la banque de détail en France n’est pas en reste : par comparaison avec le T3 2019, son PNB augmente de 5,2% et ses coûts baissent de 1,7%.

Si l’on se souvient que, début 2020, Société Générale était en pertes, il faut reconnaitre que le Groupe a non seulement bien traversé la crise mais que, malgré le contexte, il s’est redressé. Au dernier trimestre, il dégage un bénéfice de 1,6 md €.

Bien entendu, cela ne lève pas toutes les inquiétudes. Comme les autres banques, Société Générale profite de plusieurs effets : l’euphorie boursière, la bonne tenue du marché immobilier, le soutien public aux entreprises au cours de la crise sanitaire (trois phénomènes liés aux injections monétaires des banques centrales).

Et comme les autres banques dans ce contexte – cela explique largement leurs bénéfices – Société Générale a fortement (40%) réduit son coût du risque. Pour l’activité de détail en France, il est même à zéro :

Pour que cela soit vraiment tenable, il faudra que la reprise soit aussi forte qu’attendue et que l’inflation soit transitoire comme on l’annonce volontiers. Mais cela n’est peut-être pas le plus important.

En effet, une fois ses comptes redressés, que va faire Société Générale : massivement investir dans sa transformation ? Refondre ses systèmes à marche forcée ? Introduire des innovations vedettes ? Comme le font les grandes Américaines, qui commencent à regarder l’Europe avec appétit ?

Oui, peut-être… Mais dans l’immédiat, Société Générale va racheter ses propres actions pour 470 millions €. Pour BNP Paribas, c’est encore plus. Mais Société Générale a engagé la restructuration de ses réseaux de banque de détail en France (laquelle représente un tiers des résultats du Groupe), en les fusionnant avec ceux de sa filiale Crédit du Nord.

Une restructuration rapide ? Sur la base d’une informatique toute nouvelle ? Non. La fusion des SI devrait intervenir à partir du premier trimestre 2023. Et les 3 700 départs volontaires prévus s’échelonner jusqu’à fin 2025. Tranquillou !

Pourquoi se presser ? Parce que le marché bancaire est en train de complètement se transformer ? C’est surtout sous l’impact de licornes comme RevolutStripe, Klarna, Adyen, Plaid, … Il y en a d’autres. Mais ces nouveaux acteurs visent d’emblée un développement international. Et, à l’exception de la montée en puissance de Chime, SoFi ou de Venmo sur le marché américain, les banques classiques, pour la plupart, ne perçoivent pas encore la menace sur leur marché national.

Pourtant, nous le soulignons souvent, d’ores et déjà la plupart des grandes banques classiques ont de plus en plus de mal à s’aligner par rapport à ces licornes conquérantes, mieux valorisées qu’elles et disposant désormais de gros moyens pour financer leur développement. On aimerait donc savoir comment Société Générale imagine qu’il en sera, dans trois ou cinq ans, quand la fusion de son réseau avec celui du Crédit du Nord sera, enfin, achevée ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]LE MALAISE DES CONSEILLERS BANCAIRES ET CE QU’IL ANNONCE[:]

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Dans notre précédent billet, nous avons essayé de mettre en perspective le malaise actuel des conseillers bancaires et ce qu’il révèle : une focalisation quasi exclusive des banques sur leur rentabilité immédiate qui, à terme, ne peut que mettre à bas le modèle à partir duquel elles se sont développées. Il faut donc se demander également ce que le malaise des conseillers bancaires annonce. Et à cet égard, la décision de BNP Paribas de rendre payant l’accès à un conseiller attitré parait un signal important.

BNP Paribas a en effet annoncé il y a quelques mois son intention de généraliser d’ici 2022 un nouveau service « Affinité » rendant payant l’accès à un conseiller attitré, plus disponible et aux compétences renforcées. Cela pourrait coûter 12 € par mois mais avec une tarification globale sans doute différente (une carte gratuite ?) et des services nouveaux, peut-être, comme la gestion sous mandat de certaines opérations, à l’instar de ce qui est proposé dans la banque privée.

Un conseiller bancaire payant, dans la banque de détail, cela surprend bien sûr. Pourtant, c’est assez logique. Depuis plusieurs années, les banques ont commencé à facturer leurs interventions de conseil auprès des clients, notamment pour la mise en place de prêts. En allant un peu plus loin, BNP Paribas tente de valoriser à un prix abordable (surtout s’il est compensé par des aménagements tarifaires) et avec des fonctionnalités élargies, un service que les nouvelles banques peuvent difficilement proposer. Ce faisant, la première banque française ose également prendre enfin acte d’une réalité que les banques de détail ont jusqu’ici plutôt toujours évitée de regarder en face : un grand nombre de leurs clients sont peu rentables ou pas du tout !

En ce sens, l’information la plus importante n’est pas cette offre mais ce qui en découle : BNP Paribas, l’une des banques les plus importantes d’Europe, va faire de la relation avec un conseiller attitré non plus la règle mais l’exception ! Car les clients de l’enseigne qui ne voudront pas payer pourront toujours s’adresser non plus à leur mais à un ou à des conseillers disponibles. A l’instar de ce qui a lieu avec les banques en ligne.

Cette novation est très importante car elle marque l’abandon du principe essentiel sur lequel a reposé le développement des banques de détail depuis les années 60. Quand, dans un contexte de croissance économique soutenue et de hausse des revenus, le pari fut de massifier les services bancaires et surtout l’accès au crédit, jusque-là pratiquement réservés à une clientèle relativement étroite. Fut alors développé à une échelle encore jamais vue le métier de banquier qui est fondamentalement – on l’oublie trop souvent – un pari sur l’avenir. Qu’il s’agisse d’accorder du crédit ou d’accompagner le développement d’une épargne, d’un patrimoine. Bien sûr, cela n’est rien de facile et les déboires – autant dire les insatisfactions ressenties par les clients – liés à une telle activité peuvent être nombreux. L’important est que tout cela ne peut vraiment reposer que sur une relation personnalisée. Parier sur l’avenir ne peut en effet se faire que dans le cadre d’une relation de confiance réciproque.

Peu à peu, cependant, la portée de ce principe a été atténuée. Avec le crédit à la consommation, une  relation directe n’a plus paru nécessaire. Les contraintes réglementaires ont poussé à la standardisation puis à l’automatisation des notations de crédit. Et les modes de gestion ont favorisé la spécialisation des services en silos. Le pouvoir de décision et le niveau d’information des conseillers clientèle ont ainsi sans cesse été rognés. Et, finalement, que seront ces conseillers disponibles auxquels s’adresseront les clients qui n’auront plus de chargé de compte attitré ? De simples interfaces avec la tuyauterie bancaire ; disponibles pour répondre à ce que les machines, les bots, n’auront pu traiter en ligne.

Cependant, il faut voir plus loin : si les décisions ne reposent plus sur une relation de confiance personnalisée, nous ne serons plus jugés que par des algorithmes. Plus de pari sur l’avenir mais des appréciations statistiques fondées sur ce que font en moyenne ceux qui nous ressemblent, ainsi que sur un historique de nos comportements (attention aux faux-pas de jeunesse !). Le crédit se limitera dès lors strictement à combler nos décalages de trésorerie réguliers ou reposera sur notre capacité de remboursement, estimée de manière prédictive sur la base de critères plus ou moins transparents. Pour tous ceux qui n’accèderont pas à un conseiller attitré, la confiance qu’on leur accordera devra pouvoir être strictement paramétrée. Sans possibilité d’appel auprès d’un responsable qui les connaisse.

Et c’est alors que les banques disparaitront ! Pas nécessairement parce qu’elles auront été remplacées par d’autres acteurs comme les Big Tech mais parce que les banques, telles que nous les connaissons encore, se seront radicalement transformées. Quant aux paris sur l’avenir, dès lors, ils pourront être tentés sur les marchés, les plateformes de financement participatif ou de courtage. La finance se substituera de ce point de vue à la banque. Pour les entreprises, l’equity remplacera alors le crédit. Tandis que les particuliers pourront essayer de monétariser leur profil social.

Sous ces perspectives, la proposition de BNP Paribas parait donc extrêmement intéressante. Si elle rallie un nombre conséquent de clients – ce qui dépendra des nouveaux services qui pourront lui être associés et de leur orientation vers la banque des usages – elle pourra correspondre à toute une réinvention de la relation bancaire. Sinon, elle amorcera un repli sur une clientèle privilégiée de la banque de détail telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Par rapport à cette dernière orientation, la seule alternative possible est de parvenir à accroitre significativement la rentabilité par client. A ce stade, la plupart des néobanques, quelles que soient les levées de fonds astronomiques dont elles peuvent bénéficier, ont surtout réussi à faire le contraire ! La plupart mais pas toutes.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Banque de Détail à l’International[:]

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Mission : « Stratégie sur les Marchés TPE et PME d’une Banque de Détail à l’International: Accompagnement pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une Stratégie sur les marchés des TPE et PME »

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Travaux :

  • Positionner la Banque sur les marchés des TPE et PME par rapport à son univers concurrentiel et dresser un diagnostic interne
  • Élaborer des options et scenarii stratégiques
  • Définir une stratégie TPME ambitieuse exploitant pleinement le potentiel du marché et en amorcer la mise en œuvre
  • Construire un plan de mise en œuvre de la stratégie et le système de pilotage adéquat
  • Établir des plans de sensibilisation et de formation internes

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