{"id":7388,"date":"2022-01-20T17:43:53","date_gmt":"2022-01-20T16:43:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/?p=7388"},"modified":"2022-01-20T17:43:53","modified_gmt":"2022-01-20T16:43:53","slug":"a-lissue-de-la-crise-quelle-recomposition-attendre-du-paysage-bancaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/fr\/a-lissue-de-la-crise-quelle-recomposition-attendre-du-paysage-bancaire\/","title":{"rendered":"A l\u2019issue de la crise, quelle recomposition attendre du paysage bancaire?"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]<span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">Dans sa\u00a0<strong>Global Banking Annual Review 2021<\/strong>, le cabinet international de conseil McKinsey nous donne une nouvelle version, bancaire, du combat des Anciens contre les Modernes. Une partition qui a beaucoup \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e depuis plus de dix ans. Un air connu\u00a0: les banques classiques vont \u00eatre supplant\u00e9es par de nouveaux acteurs plus innovants (les fintechs) ou se diversifiant dans les services financiers (les Big Tech). Pourtant, l\u2019examen m\u00eame des nombreuses donn\u00e9es rassembl\u00e9es par McKinsey ne permet plus d\u2019y croire. Il est temps de changer de disque.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">L\u2019argumentaire que d\u00e9veloppe le cabinet repose essentiellement sur le constat que, fond\u00e9es sur un mod\u00e8le \u00e9conomique tr\u00e8s consommateur en capital, les banques classiques, voyant leur rentabilit\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement s\u2019erroder, ont de plus en plus de mal \u00e0 supporter le co\u00fbt de leurs fonds propres. Tandis que pointent, sur leurs march\u00e9s, de nouveaux acteurs souvent sp\u00e9cialis\u00e9s (notamment dans les paiements) et bien moins gourmands en fonds propres, parce qu\u2019ils n\u2019entrent pas dans le cadre des exigences r\u00e9glementaires.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">Cet argumentaire n\u2019a rien de nouveau et, il y a dix ans, les perspectives paraissaient beaucoup plus claires\u00a0: les banques classiques semblaient irr\u00e9m\u00e9diablement condamn\u00e9es. Il est bien plus difficile de le soutenir aujourd\u2019hui.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">Au cours de la crise sanitaire, en effet, les banques ont fait preuve d\u2019une forte r\u00e9silience. Non sans aides publiques certes mais d\u2019une mani\u00e8re bien plus vigoureuse qu\u2019attendue. Le tournant num\u00e9rique, que la crise a favoris\u00e9 chez leurs clients (un \u00ab\u00a0tournant\u00a0\u00bb que l\u2019on a sans doute tendance \u00e0 surestimer d\u2019ailleurs) ne les a ni disqualifi\u00e9es, ni d\u00e9tr\u00f4n\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">Cependant, depuis deux ans, un autre ph\u00e9nom\u00e8ne est intervenu\u00a0: le surfinancement de certaines fintechs. Il permet \u00e0 quelques-unes d\u2019entre elles d\u2019\u00eatre bien mieux valoris\u00e9es d\u00e9sormais que des banques classiques de premier rang, ainsi que d\u2019acqu\u00e9rir une stature internationale ou, aux Etats-Unis, de commencer \u00e0 s\u00e9rieusement concurrencer les plus grands \u00e9tablissements en nombre de clients.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">D\u2019un c\u00f4t\u00e9, donc, des banques toujours bien camp\u00e9es sur leurs positions. De l\u2019autre, des licornes conqu\u00e9rantes. Tout semble en place pour un combat final\u2026 qui n\u2019aura pas lieu.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">Toute l\u2019analyse de McKinsey et son calcul de co\u00fbt des fonds propres repose sur le parcours boursiers des principales banques. Lequel s\u2019est redress\u00e9 mais demeure assez peu flatteur, les banques offrant un profil de rentabilit\u00e9 \u00ab\u00a0d\u00e9cent mais peu attractif\u00a0\u00bb. En regard, les fintechs attirent massivement les investisseurs. Et cela se prolongera \u00e0 terme en bourse, pr\u00e9dit de mani\u00e8re int\u00e9ressante McKinsey, car la richesse est en train, avec l\u2019\u00e2ge, de changer de mains, passant des boomers et de leurs ain\u00e9s, \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration X et aux Millenials, qui ont d\u2019autres crit\u00e8res d\u2019appr\u00e9ciation en mati\u00e8re de services financiers.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">De fait, \u00e0 terme, la question de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une pr\u00e9sence en bourse pour un certain nombre de banques se posera sans doute. Mais quand, quelques pages du rapport plus loin, on d\u00e9couvre que dans les pays les plus avanc\u00e9s, les fintechs ont su capter 30% et plus de la client\u00e8le, tout en ne r\u00e9alisant que 5% au mieux des revenus bancaires globaux, la faveur dont elles b\u00e9n\u00e9ficient actuellement de la part des investisseurs ressemble tout simplement \u00e0 une bulle \u2013\u00a0<strong>certains observateurs n\u2019h\u00e9sitent d\u2019ailleurs plus \u00e0 le dire<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">En tous cas, ces chiffres invitent \u00e0 formuler un diagnostic sensiblement diff\u00e9rent de celui que livre McKinsey. La rentabilit\u00e9 des banques classiques s\u2019affaisse mais les nouveaux acteurs sont encore moins rentables. Ni les uns ni les autres n\u2019ont su en fait renouveler le mod\u00e8le \u00e9conomique bancaire. Balle au centre\u00a0!<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">D\u2019ici 2025, McKinsey pr\u00e9dit un ROE bancaire moyen entre 7% et 12%, pour un co\u00fbt des fonds propres de 10%. Or ce que cela annonce n\u2019est pas un combat des Anciens contre les Modernes mais un paysage beaucoup plus \u00e9clat\u00e9, au sein duquel certains \u00e9tablissements \u2013 nouveaux mais aussi anciens \u2013 distanceront de plus en plus les autres.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-11036\" src=\"http:\/\/score-advisor.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/mck-1024x740.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 851px) 100vw, 851px\" srcset=\"https:\/\/score-advisor.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/mck-1024x740.jpg 1024w, https:\/\/score-advisor.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/mck-300x217.jpg 300w, https:\/\/score-advisor.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/mck-768x555.jpg 768w, https:\/\/score-advisor.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/mck-600x433.jpg 600w, https:\/\/score-advisor.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/mck.jpg 1088w\" alt=\"\" width=\"851\" height=\"615\" \/>Que voit-on d\u2019ailleurs, d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0\u00a0? Des banques d\u2019affaires se d\u00e9ployant dans la banque de d\u00e9tail (Goldman Sachs). Des banques classiques tentant de r\u00e9inventer la banque de d\u00e9tail (JP Morgan Chase) et d\u2019autres d\u00e9laissant de plus en plus ce march\u00e9 (HSBC). Des acteurs technologiques cr\u00e9ant de nouveaux r\u00e9seaux de distribution financiers, ainsi que des partenariats \u00e0 travers le cloud, plut\u00f4t qu\u2019ils ne se substituent aux banques (Google, Amazon). De nouveaux acteurs de la banque de masse gagnant imm\u00e9diatement une stature internationale avant de se diversifier (Klarna). Les variables boursi\u00e8res ne suffisent pas pour r\u00e9aliser ce qu\u2019il est en train de se passer.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: helvetica; font-size: 14pt;\">Score Advisor<\/span>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Dans sa\u00a0Global Banking Annual Review 2021, le cabinet international de conseil McKinsey nous donne une nouvelle version, bancaire, du combat des Anciens contre les Modernes. Une partition qui a beaucoup \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e depuis plus de dix ans. 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