{"id":7040,"date":"2021-05-03T15:15:27","date_gmt":"2021-05-03T13:15:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/?p=7040"},"modified":"2021-05-03T15:15:27","modified_gmt":"2021-05-03T13:15:27","slug":"sanlam-cherche-la-bonne-formule","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/sanlam-cherche-la-bonne-formule\/","title":{"rendered":"(Fran\u00e7ais) Sanlam cherche la bonne formule"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]<em>Deux ans apr\u00e8s avoir jet\u00e9 son d\u00e9volu sur le marocain Saham Finances, le g\u00e9ant sud-africain tarde \u00e0 tirer le meilleur parti de cette acquisition. Mais sa direction reste optimiste.<\/em><\/p>\n<p>Une grosse valorisation, une vaste empreinte g\u00e9o\u00adgraphique, une pl\u00e9thore<br \/>\nde personnalit\u00e9s &#8230; Quand Sanlam et Saham Finances annoncent leur mariage en<br \/>\nmars 2018, les ingr\u00e9dients d&#8217;un \u00e9v\u00e9ne\u00adment \u00e0 marquer d&#8217;une pierre blanche sont r\u00e9unis. Le premier assureur africain, qui se pr\u00e9vaut, au moment de l&#8217;op\u00e9ration, d&#8217;un chiffre d&#8217;affaires concernant la vente de services financiers de 58,7 milliards de rands (4,5 milliards de dollars) au titre de l&#8217;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e, signe un ch\u00e8que de 1,05 milliard de dollars pour acqu\u00e9rir la totalit\u00e9 des parts dans la branche assu\u00adrances du groupe Saham, de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l&#8217;Industrie etdu Commerce du Maroc depuis 2013. \u00ab En 2018, Saham Finances a la plus grande couverture de march\u00e9s en Afrique (26 pays lors de l&#8217;acqui\u00adsition) &#8211; hors Afrique du Sud-, et Sanlam bataille avec Old Mutual pour la place de leader en Afrique australe. Lorsque vous combinez Sanlam et Saham Finances, vous arrivez \u00e0 la plus grande op\u00e9ration du secteur des assurances en Afrique, en dehors des r\u00e9assureurs \u00bb, rappelle un analyste financier. Sur le papier, le mariage est quasi parfait car les deux groupes pr\u00e9\u00adsentent des m\u00e9tiers compl\u00e9mentaires. L&#8217;assureur ch\u00e9rifien se positionne his\u00adtoriquement sur le cr\u00e9neau non-vie et le sud-africain sur celui de l&#8217;assurance vie. En fusionnant, sous la houlette de l&#8217;entit\u00e9 Sanlam Emerging Markets (SEM), chacun pouvait garder sa sp\u00e9\u00adcificit\u00e9 et poursuivre son d\u00e9veloppe\u00adment tout en profitant de synergies comme l&#8217;optimisation de la r\u00e9assu\u00adrance et l&#8217;am\u00e9lioration de la diversifi\u00adcation des gammes de produits.<br \/>\nMais deux ans apr\u00e8s la conclusion d\u00e9finitive du deal, la fusion des deux groupes n&#8217;est pas totalement abou\u00adtie. \u00ab Chacune des deux entit\u00e9s est rest\u00e9e ans sa comp\u00e9tence m\u00e9tier, m\u00eame si les synergies s&#8217;es\u00adquissent, par exemple avec le partage d&#8217;w\u00e9rience de Saham en gestion des sinistres\u00bb, observe Yoann Lhonneur, directeur associ\u00e9 du cabinet Devlhon Consulting. \u00ab Sanlam est davantage reconnu pour les produits vie, et Saham les produits non-vie, \u00e0 savoir des assurances traditionnelles rela\u00adtives \u00e0 l&#8217;automobile, \u00e0 l&#8217;habitation &#8230; Toutefois, l&#8217;int\u00e9gration apporte une vraie capacit\u00e9 \u00e0 servir la client\u00e8le des multinationales\u00bb, poursuit-il.<\/p>\n<p>La situation est bien prise en compte par le g\u00e9ant sud-africain, qui entend mener \u00e0 bien ses objectifs, initiale\u00adment fix\u00e9s \u00e0 2020. \u00ab L&#8217;int\u00e9gration des entit\u00e9s de Saham est toujours en cours, et nous nous concentrons sur les synergies dans l&#8217;expansion des activi\u00adt\u00e9s vie (life insurance) sur les march\u00e9s de Saham historiquement domin\u00e9s par l&#8217;assurance g\u00e9n\u00e9rale (general insu\u00adrance) \u00bb, explique \u00e0 JA Heinie Werth, le directeur g\u00e9n\u00e9ral de SEM.<\/p>\n<h3><strong>Repenser les Implantations<\/strong><\/h3>\n<p>Longtemps cantonn\u00e9 \u00e0 l&#8217;Afrique aus\u00adtrale, Sanlam s&#8217;est massivement implant\u00e9 dans les pays francophones gr\u00e2ce \u00e0 cette fusion. Un gain qui s&#8217;est mat\u00e9rialis\u00e9 dans les comptes du groupe sud-africain qui, apr\u00e8s la consolidation des r\u00e9sultats de Saham, a d\u00e9gag\u00e9 des revenus en progression de pr\u00e8s de 30 % l&#8217;an dernier, \u00e0 84,25 mil\u00adliards de rands. L&#8217;assureur, qui compte d\u00e9sormais des filiales au Maroc, en Alg\u00e9rie, en Tunisie, en C\u00f4te d&#8217;Ivoire ou encore au S\u00e9n\u00e9gal, doit n\u00e9anmoins encore batailler pour atteindre son ambition de figurer parmi les leaders dans chacun de ces pays.<br \/>\nEn C\u00f4te d&#8217;Ivoire &#8211; son premier march\u00e9 subsaharien francophone-, Allianz, Sunu, Axa et NSIA se par\u00adtagent l&#8217;essentiel du march\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s de Sanlam. Et, bien que ce dernier reste leader sur le segment non-vie avec 52 milliards de F CFA (79 mil\u00adlions d&#8217;euros) de chiffres d&#8217;affaires en 2018, son pendant vie est largement devanc\u00e9. \u00ab Saham \u00e9tait historiquement tr\u00e8s fort en IARD (incendies, accidents et risques divers), mais sur le segment vie, Sunu Assurances Vie C\u00f4te d&#8217;Ivoire [48 milliards de F CFA contre 24 mil\u00adliards pour Saham en 2018] et Allianz Vie (27 milliards de F CFA] sont de loin les mieux implant\u00e9s\u00bb, nous confie un expert en assurances en Afrique de l&#8217;Ouest. Celui-ci note \u00e9galement que le changement de direction r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 la fin de 2018 et l&#8217;arriv\u00e9e du Burkinab\u00e8 Roland Ouedraogo en remplacement de l&#8217;architecte du d\u00e9veloppement de la filiale ivoirienne, Jo\u00ebl Ackah, a sans doute provoqu\u00e9 un \u00ab l\u00e9ger trou d&#8217;air, avec des pertes de portefeuilles.\u00bb<br \/>\nSanlam doit par ailleurs parachever la rationalisation de sa pr\u00e9sence dans les pays o\u00f9 le groupe sud-africain et Saham s&#8217;\u00e9taient tous deux d\u00e9velop\u00adp\u00e9s. Le processus a \u00e9t\u00e9 entam\u00e9 au Rwanda l&#8217;an dernier, o\u00f9 Sanlam a d\u00e9cid\u00e9 de fusionner ses deux filiales Soras Assurance et Saham Rwanda, ax\u00e9es sur le segment vie. Mais aussi au Kenya, au mois de juillet, o\u00f9 il a c\u00e9d\u00e9 la filiale locale h\u00e9rit\u00e9e du groupe marocain au profit de l&#8217;assureur mau\u00adricien MUA. Au Nigeria, la red\u00e9fini\u00adtion de l&#8217;implantation est \u00e9galement en cours. Avant le rachat par Sanlam, Saham d\u00e9tenait une participation minoritaire dans Unitrust et une autre, majoritaire, dans Continental Re. De son c\u00f4t\u00e9, Sanlam disposait d&#8217;une part minoritaire dans FBN Insurance.<br \/>\n\u00ab Une fois le rapprochement r\u00e9alis\u00e9, et afin d&#8217;\u00e9viter les doublons, le groupe a c\u00e9d\u00e9 sa participation au niveau d&#8217;Uni\u00adtrust en 2019. Et au vu de l&#8217;importance du march\u00e9, il a renforc\u00e9 sa position dans FBN Insurance, montant \u00e0 100 % au capital\u00bb, explique-t-on au si\u00e8ge de Casablanca. Pour l&#8217;heure, reste donc encore le cas de Continental Re. Un investissement \u00ab qui n&#8217;a pas donn\u00e9 les r\u00e9sultats escompt\u00e9s compte tenu de la situation \u00e9conomique du pays et qui a n\u00e9cessit\u00e9 l&#8217;injection de nou\u00adveaux capitaux en 2018 \u00bb, estime Godfrey Chingono, directeur adjoint assurances pour l&#8217;agence sud-africaine GCR Ratings.<br \/>\n\u00ab D&#8217;autres filiales ont des fonda\u00admentaux qui s&#8217;affaiblissent et qui ont besoin de capitaux\u00bb, compl\u00e8te l&#8217;ana\u00adlyste sud-africain. En 2019, Sanlam a utilis\u00e9 48 millions de dollars pour recapitaliser ses activit\u00e9s en zone Cima, \u00ab mais avec peu de perspec\u00adtives de retour sur investissement. Des coupes restent donc possibles \u00bb, explique l&#8217;analyste.<\/p>\n<h3>\n<strong>Plus forts face \u00e0 la crise<\/strong><\/h3>\n<p>Mais \u00e0 l&#8217;heure o\u00f9 la crise du corona\u00advirus mobilise toute l&#8217;attention du groupe, il est probable que la direc\u00adtion de Sanlam se concentre dans l&#8217;imm\u00e9diat sur la gestion des affaires courantes. Sanlam traverse en effet \u00ab la p\u00e9riode la plus difficile \u00e0 laquelle le groupe a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 depuis de nombreuses d\u00e9cennies \u00bb, a reconnu Paul Hanratty, le nouveau DG du groupe, \u00e0 l&#8217;occasion de la pr\u00e9sentation des r\u00e9sultats int\u00e9rimaires. Au cours des six premiers mois de 2020, Sanlam a d&#8217;ailleurs affich\u00e9 un r\u00e9sultat op\u00e9ration\u00adnel en baisse de 39 %, \u00e0 3,5 milliards de rands contre 5,8 milliards en juin 2019.<br \/>\n\u00ab Dans l&#8217;imm\u00e9diat, l&#8217;urgence pour un groupe comme Sanlam n&#8217;est pas de vendre ou d&#8217;acheter des actifs, mais bien de s\u00e9curiser ses activit\u00e9s\u00bb, estime Patrick Vernet, expert dans le secteur des services financiers en Afrique, qui souligne la d\u00e9cision, intervenue en mai, de suspendre le plan d&#8217;expansion de l&#8217;assureur en Egypte et en Ethiopie.<br \/>\nRalentie par la crise \u00e9conomique, la fusion des activit\u00e9s h\u00e9rit\u00e9es de Saham avec celles de Sanlam reste n\u00e9anmoins pleine de promesses, assure la direc\u00adtion du groupe sud-africain. Pour lui donner plus de visibilit\u00e9, ce dernier vient d&#8217;adopter une marque com\u00admune: Sanlam Pan Africa. D\u00e9clin\u00e9e en Sanlam Pan Africa Vie et Sanlam Pan Africa Non-Vie, pour des activit\u00e9s toujours g\u00e9r\u00e9es respectivement depuis Le Cap et Casablanca.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Aur\u00e9lie M&#8217;BIDA, Jeune Afrique sp\u00e9cial finance d&#8217;octobre 2020[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"qtranxs-available-languages-message qtranxs-available-languages-message-en\">Sorry, this entry is only available in <a href=\"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7040\" class=\"qtranxs-available-language-link qtranxs-available-language-link-fr\" title=\"Fran\u00e7ais\">Fran\u00e7ais<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":7043,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"seo_booster_metabox":"","footnotes":""},"categories":[138,137,184],"tags":[472,72,76,471],"class_list":["post-7040","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-analyse","category-article","category-publications-jeune-afrique","tag-assurance","tag-banque","tag-devlhon-consulting","tag-jeuneafrique"],"amp_validity":null,"amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7040","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7040"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7040\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7046,"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7040\/revisions\/7046"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7043"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7040"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7040"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.devlhon-consulting.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7040"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}