Warning: Undefined variable $is_shop_page in /srv/data/web/vhosts/www.devlhon-consulting.com/htdocs/wp-content/themes/transera/includes/helpers.php on line 607
Service Client

[:fr]Elon Musk va-t-il lancer une superapp financière avec Twitter ?[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Que fera Elon Musk de Twitter s’il l’acquiert finalement ? L’intéressé a bien sûr déclaré que son rachat visait à préserver la liberté d’expression sur la plate-forme mais comment ne pas lui prêter d’autres ambitions ? Aux Etats-Unis, les spéculations vont bon train concernant le lancement d’une superapp. Pour The Financial Brand, il s’agit d’un peu plus que de spéculations.

Dans des discussions avec des investisseurs et même dans plusieurs tweets, Musk a en effet déjà nommé cette superapp : « X ».


Cette désignation ferait référence à X.com, une start-up créée en 1999 par Musk et l’une des premières banques en ligne. À l’époque, il envisageait que X.com devienne à terme un guichet unique pour les services financiers. Mais X.com a fusionné avec Confinity en 2001 et a été rebaptisé PayPal. Musk a racheté le nom de domaine « X » à PayPal en 2017.

Désormais, Musk cite en exemple la superapp chinoise WeChat, lancée en 2011 par Tencent, pour concurrencer Alipay de l’autre géant chinois de l’internet Alibaba et qui est finalement parvenue à la supplanter. En 2022, avec 800 millions d’utilisateurs, WeChat rallie près de 60% de la population chinoise. C’est que l’on peut tout faire avec WeChat, passer des messages, acheter en ligne, l’utiliser dans les transports, calculer ses itinéraires, etc. et surtout, pour ce qui nous intéresse, réaliser ses opérations bancaires de base. Le tout sans jamais quitter l’application.

A la base, comme Alipay, WeChat s’est appuyé sur un service de messagerie. Serait-il possible de faire de même avec Twitter ?

Cela supposerait d’y proposer une identification numérique autorisant les paiements et les transactions ; lesquels devraient y être également intégrés, en même temps que des services à fort engagement (market places, covoiturage, voyages et hôtellerie, etc.).

Ce n’est pas la première fois que WeChat est pris pour modèle par les Big Tech (Facebook fut le premier) et bien d’autres (c’est toute la thématique des superapps, sur laquelle s’est engagé une néobanque comme Revolut). De sorte que les réserves que l’on peut avoir face à une telle ambition ne sont pas nouvelles non plus :

  • Assez faible pénétration de Twitter par comparaison avec celle dont pouvaient disposer Alibaba et Tencent en Chine :
  • Caractère non comparable du marché chinois où Alibaba et Tencent ont apporté une solution simple à des populations qui n’étaient pas ou peu bancarisées. Il y avait peu d’usages à transformer.
  • Dispositions réglementaires en matière de concurrence, de protection de la vie privée et des activités bancaires bien plus contraignantes en Occident qu’en Chine et dont on voit mal comment elles pourraient permettre l’émergence d’une superapp à la WeChat.
  • A quoi on peut encore ajouter la personnalité de Musk, qui peut sans doute susciter autant d’adhésions que de rejets immédiats.

Réciproquement, c’est la personnalité du patron de Tesla, de SpaceX et de Starlink qui représente le principal argument de ceux qui veulent croire que lui seul pourrait peut-être donner corps à une ambition qui, autrement, parait bien inaccessible. Ce qui témoigne peut-être surtout que le rêve d’une solution centralisée et quasi-unique à la chinoise, capable à elle seule de transformer complètement les usages bancaires, passe complètement à côté des réalités du marché des services financier tel qu’il s’est développé depuis dix ans !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les DAB vont-ils disparaitre plus vite que les agences bancaires ? [:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr][vc_row][vc_column][vc_column_text]Les automates bancaires (distributeurs ou guichets automatiques de billets ou de banque) connaitront-ils prochainement un sort comparable à celui des cabines téléphoniques – que les moins de trente ans n’ont jamais connues (même si la dernière n’a été démontée qu’en 2019) – et en partie pour la même raison, l’utilisation des téléphones mobiles ?

Pour ce qui concerne les agences bancaires, il n’y a plus vraiment débat aujourd’hui : de nouvelles présences, de nouveaux formats et une forte restriction de leur nombre s’imposent. Pour autant, fonctionner sans points de contact physique et sans l’aura de marque des enseignes relève encore de la gageure et le restera sans doute pour les dix prochaines années pour les banques, dont certaines, parmi les plus grandes, sont loin d’avoir abandonné leurs réseaux d’agences.

Mais les automates ? Le phénomène est peu aperçu mais leurs fermetures s’accélèrent. Dans les pays anglo-saxons surtout – en Australie, depuis 2020, 460 agences ont fermé et 3 800 automates ont été démontés. En Chine, où le mobile s’est bien plus généralisé qu’en Occident pour les paiements, les automates disparaissent à tour-de-bras (à leur pic, en 2017, on en comptait 3,28 millions !) ; comme en Inde, où l’on mise sur la quasi-disparition du cash.

La France est moins desservie en automates bancaires : on en compte 107 pour 100 00 habitants, contre 164 en Australie ou 131 au Royaume-Uni. Toutefois, ils étaient 58 586 à leur pic, en 2012, moins nombreux que les feux-rouges mais plus que les abribus. Ils ne sont plus que 48 710, au dernier comptage et plutôt bien répartis sur l’ensemble du territoire selon la Banque de France. Cependant, depuis 2020, leur nombre a encore baissé de 3,2%. La crise sanitaire a d’ailleurs porté une sorte d’estocade aux distributeurs : les retraits d’espèces ont chuté de 15% en 2020, tandis qu’avec le relèvement des plafonds, les paiements sans contact augmentaient de 86%.

Mais la crise n’a fait qu’accentuer une réalité de fond. Si l’on compte en moyenne 2 120 utilisateurs par automate, beaucoup sont à moins de 1 200 ; beaucoup d’automates bancaires ne sont donc pas rentables.

Maintenant, on imagine immédiatement que la disparition des automates signifierait celle des espèces ou bien créerait de véritables déserts bancaires pour certaines populations ou localisations. Ce dernier aspect serait vrai en France et encore plus dans certains pays comme l’Allemagne, où l’on compte 121 automates pour 100 000 habitants, donc seulement un peu plus qu’en France mais où un Allemand y retire en moyenne 7 027 € en espèces par an, contre 1 318 € pour un Français.

Seulement, il n’en est rien ! Nous parlons des automates bancaires tels que nous les connaissons. Des machines sophistiquées qui n’ont jamais réussi à beaucoup convertir leurs utilisateurs à d’autres fonctions que le retrait d’argent et la consultation de comptes (qui a désormais lieu sur mobile). Nous parlons ainsi de machines bien trop sophistiquées et onéreuses pour leur utilité désormais, dont on peut facilement envisager le remplacement par des distributeurs bien plus simples (sans écran ni clavier et commandables par mobile, par exemple), par des relais chez des commerces (il en existe déjà plus de 25 000 en France) ou d’autres formules (les livraisons d’argent par drones ont même pu être testées !).

Plus immédiatement, une mutualisation des automates entre banques représenterait une première solution. On peut donc s’étonner qu’hormis au Royaume-Uni, cette formule – pourtant favorablement envisagée entre plusieurs grandes banques françaises il y a déjà cinq ans – ne soit pas davantage explorée.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][:en]

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Les automates bancaires (distributeurs ou guichets automatiques de billets ou de banque) connaitront-ils prochainement un sort comparable à celui des cabines téléphoniques – que les moins de trente ans n’ont jamais connues (même si la dernière n’a été démontée qu’en 2019) – et en partie pour la même raison, l’utilisation des téléphones mobiles ?

Pour ce qui concerne les agences bancaires, il n’y a plus vraiment débat aujourd’hui : de nouvelles présences, de nouveaux formats et une forte restriction de leur nombre s’imposent. Pour autant, fonctionner sans points de contact physique et sans l’aura de marque des enseignes relève encore de la gageure et le restera sans doute pour les dix prochaines années pour les banques, dont certaines, parmi les plus grandes, sont loin d’avoir abandonné leurs réseaux d’agences.

Mais les automates ? Le phénomène est peu aperçu mais leurs fermetures s’accélèrent. Dans les pays anglo-saxons surtout – en Australie, depuis 2020, 460 agences ont fermé et 3 800 automates ont été démontés. En Chine, où le mobile s’est bien plus généralisé qu’en Occident pour les paiements, les automates disparaissent à tour-de-bras (à leur pic, en 2017, on en comptait 3,28 millions !) ; comme en Inde, où l’on mise sur la quasi-disparition du cash.

La France est moins desservie en automates bancaires : on en compte 107 pour 100 00 habitants, contre 164 en Australie ou 131 au Royaume-Uni. Toutefois, ils étaient 58 586 à leur pic, en 2012, moins nombreux que les feux-rouges mais plus que les abribus. Ils ne sont plus que 48 710, au dernier comptage et plutôt bien répartis sur l’ensemble du territoire selon la Banque de France. Cependant, depuis 2020, leur nombre a encore baissé de 3,2%. La crise sanitaire a d’ailleurs porté une sorte d’estocade aux distributeurs : les retraits d’espèces ont chuté de 15% en 2020, tandis qu’avec le relèvement des plafonds, les paiements sans contact augmentaient de 86%.

Mais la crise n’a fait qu’accentuer une réalité de fond. Si l’on compte en moyenne 2 120 utilisateurs par automate, beaucoup sont à moins de 1 200 ; beaucoup d’automates bancaires ne sont donc pas rentables.

Maintenant, on imagine immédiatement que la disparition des automates signifierait celle des espèces ou bien créerait de véritables déserts bancaires pour certaines populations ou localisations. Ce dernier aspect serait vrai en France et encore plus dans certains pays comme l’Allemagne, où l’on compte 121 automates pour 100 000 habitants, donc seulement un peu plus qu’en France mais où un Allemand y retire en moyenne 7 027 € en espèces par an, contre 1 318 € pour un Français.

Seulement, il n’en est rien ! Nous parlons des automates bancaires tels que nous les connaissons. Des machines sophistiquées qui n’ont jamais réussi à beaucoup convertir leurs utilisateurs à d’autres fonctions que le retrait d’argent et la consultation de comptes (qui a désormais lieu sur mobile). Nous parlons ainsi de machines bien trop sophistiquées et onéreuses pour leur utilité désormais, dont on peut facilement envisager le remplacement par des distributeurs bien plus simples (sans écran ni clavier et commandables par mobile, par exemple), par des relais chez des commerces (il en existe déjà plus de 25 000 en France) ou d’autres formules (les livraisons d’argent par drones ont même pu être testées !).

Plus immédiatement, une mutualisation des automates entre banques représenterait une première solution. On peut donc s’étonner qu’hormis au Royaume-Uni, cette formule – pourtant favorablement envisagée entre plusieurs grandes banques françaises il y a déjà cinq ans – ne soit pas davantage explorée.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:]

[:fr]10 ans d’initiatives bancaires dans la réalité virtuelle[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]

Un rapide tout d’horizon.

 

 

A ce stade, c’est la Caixa Bank qui fournit l’exemple le plus suggestif d’une implantation dans le Métavers (Decentraland). Il y a quelques années, la Caixa a lancé sa banque digitale Imagin, centrée sur les jeunes (non forcément clients) et leurs styles de vie. Une plateforme qui intègre, en plus de la banque, de la musique, des jeux, les nouvelles technologies et le développement durable, ainsi que des événements virtuels – ou réels dans un ImaginCafé ouvert à Barcelone. Or celui-ci sera virtuellement transposé en un ImaginLand. Pour son inauguration, un concert de rock réel, y sera retransmis de manière virtuelle.

La Caixa ne se demande donc pas quelles nouvelles fonctionnalités elle devrait proposer sur le métavers. Elle n’aborde pas ce dernier en termes purement technologiques mais comme un ensemble d’univers nouveaux dans lesquels elle doit faire valoir son approche aussi bien et de la même manière que dans le monde réel. La réflexion porte ainsi, beaucoup plus largement, sur le rôle et la place des banques désormais dans l’espace public.

L’orientation vers la banque des usages que développe la Caixa part en effet d’une interrogation sur l’évolution des agences et la baisse de fréquentation qu’elles enregistrent depuis des années, sans que la demande de contacts humains directs ne baisse pourtant au sein de la clientèle. Comment créer désormais, dans le monde réel aussi bien que virtuel, une certaine fréquence de contact ? Des relations privilégiées de confiance et d’intérêt ? Quels seront les lieux de rencontre, de rassemblement et de partage réels et virtuels demain ? Autour de quelles fonctions et de quelles activités se bâtiront-ils : le sport ? Le travail ? L’accès facilité à de nouveaux centres d’intérêt ? Pour la Caixa, les banques doivent simplement s’efforcer de conserver en tous cas leur rôle de relais de proximité réels et désormais virtuels.

Dès lors, si à l’origine, dans les villes, beaucoup d’agences bancaires furent créées autour de la place du marché, il s’agit aujourd’hui de repérer et de contribuer à animer, dans les nouveaux mondes virtuels, les quartiers les plus fréquentés.

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Le KYC, un facteur d’exclusion bancaire[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]

C’est une réalité que pointe le Financial Transparency and Inclusion Report 2022 de LexisNexis Risk Solutions.

  • La collecte et la vérification des informations personnelles que les banques doivent effectuer au titre des réglementations dénommées « Know your Customers» représentent une véritable barrière à l’inclusion financière des populations non ou faiblement bancarisées, dont les données personnelles sont souvent manquantes ou sont difficiles à vérifier.
  • Selon le rapport, la solution peut passer par le développement d’outils s’appuyant sur l’IA.

“Rejecting potential customers due to inefficient or manual processes rather than regulatory reasons can be detrimental to genuine individuals trying to access financial services. With robust data and the right technology and processes in place, institutions can help improve global rates of financial inclusion without compromising on compliance.”

  • On peut néanmoins se demander si l’automatisation des process peut ne pas manquer de les rendre encore plus rigides et infranchissables pour tous ceux qui ne rempliront pas exactement les critères prévus.
  • Le problème est que la transparence réglementaire et l’inclusion financière obéissent à des logiques tout à fait différentes. Et comme il parait peu probable que l’on revienne en arrière en matière de conformité légale, il faut sans doute prévoir que l’inclusion financière suscitera prochainement des initiatives particulières en compensation, telles que la mise en place de quotas de crédit.

Source : The Fintech Times

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Inclusion financière : la France mal classée ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]En comparant 42 pays, un récent rapport renouvelle assez largement la vision de l’inclusion financière. Malheureusement, en embrouillant considérablement le concept.

Prenez une notion complexe et large, l’inclusion financière, dont il est difficile de définir des critères précis et mêlez-y toutes sortes de choses telles que l’accès au crédit, l’instantanéité des transactions bancaires, le nombre et la qualité des fintechs, l’état et le niveau des retraites et ceux du marché de l’emploi,… C’est ce que propose le Global Financial Inclusion Index du Principal Financial Group (en partenariat avec le Centre for Economics and Business Research).

L’index est fondé sur trois « piliers » : le soutien gouvernemental, le soutien des banques et le soutien des employeurs, par quoi il faut surtout entendre ce que ces trois types d’acteurs fournissent d’outils, de services et de conseils pertinents aux citoyens en matière d’inclusion financière. A partir de là, beaucoup de classements différents apparaissent, que pratiquement aucun chiffre n’explique ou ne justifie.

Les cinq pays les plus performants sont : Singapour, les Etats-Unis, la Suède, Hong-Kong et la Finlande. La France est 23° sur 42 pays, moins bien classée que la Chine en matière d’inclusion financière. Mais la question est de savoir s’il faut consacrer beaucoup de temps à examiner ce rapport, pourtant prometteur.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Transition énergétique : les banques rattrapées par la crise[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]

Depuis plusieurs années, des mesures en faveur de la transition énergétique impactent les offres courantes des banques et des assurances. Cela concerne aussi bien l’habitat, que la mobilité et l’épargne, ainsi que désormais la gestion des dépenses et des comptes.

A ce stade, une multitude de dispositions ont ainsi été déployées qui transforment sensiblement l’expérience client : financements favorisés des véhicules « verts » et des mobilités urbaines, fourniture de services et de nouveaux types d’assurance associés, prise en compte de la performance énergétique des logements, calcul, planification et financement des rénovations, orientation de l’épargne, calcul d’empreinte énergétique des dépenses, … Ces offres très diverses atteignent un premier stade de maturité et sont désormais largement déployées. Ceci survient, néanmoins, dans un contexte qui est lui-même en train de sensiblement changer.

Le plus souvent associées aux engagements des établissements quant à leur propre transformation énergétique, ces offres proposent aux clients des choix responsables. Que cela consiste à savoir quel impact écologique peut être lié à son épargne ou que cela conduise à ne plus vouloir utiliser de cartes de paiement en plastique, c’est un choix qui est proposé, assorti de quelques encouragements.

Toutefois, la perception par le public des nécessités de la transition énergétique est en train de changer et même de se dramatiser, tant sous l’effet des pénuries d’énergies traditionnelles qui menacent, que sous celui des excès caniculaires de l’été. Du choix, nous sommes en train de passer à la nécessité. La hausse fulgurante des prix de l’énergie va lier indissociablement pouvoir d’achat et consommation énergétique et, de ce point de vue, les nouvelles offres bancaires vont paraitre insuffisantes. Dans un contexte de sobriété nécessaire, un accompagnement plus fort va être attendu des banques, sans lequel elles seront sans doute jugées ne pas en faire assez, malgré leurs efforts récents !

Quelles orientations pourrait prendre un tel accompagnement ? On peut considérer qu’il sera le trait d’union entre, d’un côté, l’intégration à l’expérience client des exigences écologiques et, de l’autre, les mesures exceptionnelles qui seront inévitablement prises pour surmonter la crise énergétique.

Quelque chose qui relierait la sensibilité environnementale complètement intégrée d’Imagin, la banque pour jeunes de la Caixa espagnole au vif succès (c’est désormais l’une des néobanques les plus utilisées d’Europe) et les efforts de provisionnement que réalisent actuellement les plus grandes banques italiennes pour pouvoir accompagner (report d’échéances et prêts relais) leurs entreprises clientes qui seront les plus exposées aux contraintes énergétiques. Quelque chose que le schéma du nouveau Prêt à Impact de BPCE, avec la prise en compte, dans les conditions de financement, d’indicateurs et de résultats non financiers, permet d’imaginer.

Accompagner plus étroitement la transition énergétique pourrait bien ainsi pousser les banques à faire un pas décisif vers une plus large prise en compte des usages et personnalisation des offres – un pas décisif vers leur propre transformation.

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Six Millions de Slashers en France[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Nous avons déjà traité, sur MoneyVox, de la prise en compte, encore difficile et hésitante par les banques, des revenus complémentaires que gagnent de plus en plus de Français.  Des chiffres récents permettent de mieux cerner le phénomène.

Présentée par Comarketing-news, l’étude a été menée en juin 2022 par Createst pour le Salon SME qui vient de se tenir à Paris. Un quart de la population active française – c’est 2 millions de plus qu’en 2016, quand le phénomène avait été révélé en France – aurait donc une seconde activité générant des revenus déclarés.

Des revenus souvent faibles – moins de 300 € net par mois pour 46% des slashers et plus de 3 000 € pour seulement 3% d’entre eux – mais non négligeables dans de nombreux cas (51% gagnent entre 300 et 3 000 €). Sachant que la plupart de ces revenus sont encore récents (seuls 20% des slashers exercent depuis plus de trois ans) et de plus en plus gagnés auprès des entreprises (38%) et des associations (16%).

A cet égard, si le bouche-à-oreille et les connaissances personnelles sont encore les moyens les plus utilisés pour démarrer, les plateformes internet (pour les freelances, les services aux particuliers, sans oublier les livraisons et la location de biens immobiliers) sont citées dans 38% des cas, avant le e-commerce (ce qui inclut les réseaux sociaux, les achats de mots-clés, la création de site), qui concerne 23% des cas.

Et si 36% des slashers n’exercent leur seconde activité qu’occasionnellement (moins de 5 heures par semaine), les réguliers (39% entre 5 et 10 heures par semaine) et les intensifs (25% plus  de 10 heures par semaine) sont de plus en plus nombreux.

Nous avons donc bien affaire à un phénomène de société, en France comme ailleurs. Pourtant, combien d’établissements financiers l’intègrent dans leurs ciblages marketing et leurs estimations de risque ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Picard lance son propre moyen de paiement ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]

C’était à la mode il y a dix ans et plus. Beaucoup d’enseignes lançaient leur compte privatif, rechargeable et assorti d’un ou de moyens de paiement, une carte ou autre chose (télépéage). Ceci avec un succès le plus souvent mitigé. Aujourd’hui, les surgelés Picard lancent un compte 100% digital et c’est intéressant car le contexte a changé.

Sauf lorsqu’ils étaient liés à un service particulier, comme le télépéage, comptes et cartes privatifs n’apportaient en général pas grand-chose : peu ou pas de réductions sur les achats, de maigres programmes de fidélité,… Ils satisfaisaient surtout le souhait d’isoler et de suivre certaines dépenses, notamment professionnelles, ce que les applis de gestion de comptes permettent désormais de faire facilement, sans avoir à s’encombrer de moyens de paiement supplémentaires et particuliers.

Picard Pay suit cependant une autre orientation. En magasin, livraison ou en Click&Collecte, le compte est facilement utilisable (par mail) par plusieurs utilisateurs. Il vise les familles et fratries et, particulièrement, les parents soucieux que leurs enfants accèdent à une nourriture de qualité.

Malgré la crise et les tensions sur le pouvoir d’achat !, faut-il ajouter. Car c’est cela qui parait le plus intéressant dans la démarche. La formule parait assez bien adaptée à des temps difficiles : souci (pour ceux qui en ont les moyens bien sûr mais pas seulement) qu’une nourriture saine ne soit pas sacrifiée à d’autres dépenses, renforcement des solidarités générationnelles quand les budgets se resserrent, souhait de mieux maitriser ses dépenses en leur consacrant des enveloppes dédiées (une vieille, très vieille méthode, qui refleurit sur TikTok…).

La formule peut par ailleurs trouver de nombreuses extensions (services associés, produits partenaires, abonnements, …) et il sera donc intéressant de voir si elle prend dans le contexte actuel.

Score Advisor

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Le nouveau marché de l’Influence Financière [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Bien entendu, il y a beaucoup à dire sur le rapport que les femmes, de manière distincte des hommes, peuvent avoir à l’argent et à sa gestion. Nous en avons déjà traité. Des initiatives assez nombreuses ont été lancées à cet égard, notamment en termes de conseil et d’accompagnement. Mais quand Qorus (ex-EFMA) signale le lancement de Finmarie, une Fintech de femmes pour les femmes, le discours sonne sensiblement différent.

Finmarie se définit comme a fintech that is providing financial education for women and self-determination in planning their financial futures. Des comme ça, a-t-on immédiatement envie de dire, il y en a d’autres ! Mais que dit Leitha Matz, l’une des co-fondatrices :

We realized that women weren’t talking or focusing enough on the big financial topics in their lives, like investment, insurance and the gaps in pay and pensions.”

Il ne s’agit pas tant de résoudre des problèmes à travers des conseils ou un coaching, d’aider à surmonter des difficultés mais bien plus simplement d’amener les femmes à s’intéresser davantage aux aspects financiers. Finmarie ne se positionne pas tant comme une solution d’assistance que d’influence. Et cela marque l’importance qu’ont pris les influenceuses et influenceurs en ce domaine, notamment sur TikTok. Tout un marché s’est en fait récemment créé, qui cherche désormais d’autres relais que les seuls échanges sur les réseaux sociaux. De sorte que, probablement, des initiatives comme celle-ci, il y en aura bien d’autres.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Quel avenir pour les agences bancaires ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est un article pas toujours très clair mais important que McKinsey a publié cet été, appuyé sur une enquête mondiale concernant les usages des clients des banques en matière d’agences et de canaux digitaux. Un article qui rompt – enfin ! – avec le discours quasi unique que l’on entend depuis des années sur la transition naturelle qui devrait s’opérer des agences aux canaux numériques.

Inutile de rappeler le caractère exceptionnel des activités bancaires en 2020 et, dans ce contexte, la baisse de fréquentation, en partie forcée, qu’ont subie les agences. Considérant que la pandémie ne faisait qu’accélérer des changements de comportements déjà ancrés, les banques réduisent depuis fortement leurs réseaux d’agences – les fermetures ont touché 9% du parc en 2021, le plus fort pourcentage depuis 5 ans.

Cependant, ce mouvement de redimensionnement des réseaux était déjà largement engagé et, soyons clair, depuis longtemps plus personne ne pense que l’agence puisse continuer à être le principal canal de distribution et de contact bancaire. Cependant les agences vont-elles, doivent-elles fermer ? Allons plus loin, l’idée de « transition » digitale n’est-elle pas trompeuse ?

En 2021, souligne McKinsey, les ventes digitales ont, en moyenne mondiale, atteint 40% du total des ventes. Mais après avoir été largement été contraintes par les circonstances en 2020, elles n’ont augmenté que de 4% en 2021. Trop peu pour compenser une baisse des ventes totales de 10% (tenant à plusieurs facteurs). Tandis qu’un tiers du panel des banques étudiées voyaient l’activité de leurs agences augmenter de 20%.

Plus encore, souligne McKinsey, les clients ne pensent pas en termes de transition simple entre les services physiques et numériques. Face à ces derniers, on constate des gaps considérables entre volonté de les utiliser, préférences et comportements réels :

McKinsey ne le dit pas mais, au vu de ces données, on est invité à se demander si, en fait de transition, nous n’assistons pas en réalité chez une part importante de la clientèle à un empilement des usages. C’est après tout ce à quoi l’on assiste depuis deux décennies en matière de moyens de paiement nouveaux : ils se superposent à ceux existants bien plus qu’ils ne les remplacent, sinon sur le très long terme. Ne va-t-on pas assister au même phénomène avec les canaux digitaux et physiques ? Certains établissements, comme JP Morgan Chase, en semblent en tous cas convaincus et ils adoptent, comme nous l’avons déjà signalé, une stratégie en matière de canaux de distribution sensiblement différente.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]