[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est un thème que nous suivons particulièrement car, à notre avis, il va prendre de plus en plus d’importance : comment les relations bancaires vont évoluer vers un coaching des usages financiers, assorti de ressorts psychologiques et notamment de récompenses (nous l’avons récemment signalé pour les coachs d’épargne par exemple). Une startup de Miami, dont l’activité n’a pas encore démarré, en fournit déjà un parfait exemple.
Debbie entend être une « Habit-shifting rewards Platform ». Une plateforme qui récompense les changements d’habitudes, en l’occurrence financières et particulièrement celles qui consistent à vivre constamment à crédit, jusqu’à s’exposer à payer des charges d’intérêt hors de contrôle, à s’exclure de l’accès aux financements bancaires et à ne plus pouvoir joindre les deux bouts alors que l’inflation s’enflamme.
Debbie propose donc un service gratuit qui consiste en un programme d’assistance invitant à se fixer des objectifs pour réduire sa vie à crédit et à recevoir en récompense des rewards pouvant atteindre jusqu’à 100$.
Ce sont les banques qui sont invitées à verser ces récompenses, puisqu’elles ont intérêt à ce que la santé financière de leurs clients s’améliore. Debbie se rémunère également auprès des institutions financières qui soutiennent son programme. Les utilisateurs ayant appliqué ce programme avec succès pourront-ils s’en prévaloir auprès de leur banque ou d’autres prêteurs ? Ce n’est pas clair à ce stade mais on peut imaginer qu’il en ira ainsi si Debbie se développe.
Or cela pourrait bien se produire car l’idée correspond à nombre d’orientations actuelles dans la banque de détail :
- Une assistance en prise directe avec les comportements. La banque des usages.
- Un accompagnement de plus en plus rapproché, de tous les jours. La banque as-a-utility.
- Une approche décomplexée des rapports, souvent difficiles, à l’argent. La banque psychologique.
- La généralisation des incentives. La banque nounou.
Debbie coche toutes les cases et y ajoute un rapport d’intermédiaire entre les établissements financiers et leurs clients qui renforce la relation bancaire. En somme, une fintech que les banques ont tout intérêt à aider.
Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]
L’offre anticipe ainsi une dépense future qui, pour beaucoup de ménages peu au courant à ce stade, reste encore imprévue. Une offre qui, par ailleurs, modifiera les comportements d’achat puisque les véhicules Crit’air 0 et 1 financés seront uniquement disponibles chez les professionnels, alors que les ménages aux revenus modestes sont habitués à acquérir des véhicules d’occasion, majoritairement entre particuliers.
Dès lors, le recours aux assistants vocaux en matière de services bancaires, s’il demeure relativement faible, parait plutôt prometteur : il augmente plus rapidement que la moyenne pour l’ensemble des usages (de 9% des utilisations des assistants ayant trait à des services bancaires en 2019 à 30% en 2021) et il représente un usage plus soutenu (la médiane est de 5 fois par mois) que d’autres. Il demeure toutefois trop souvent limité à la seule fonction de consultation du solde en compte. Mais la dynamique semble assez forte pour
A la question de savoir ce qui les a fait se sentir financièrement résilients au cours des deux dernières années, les répondants citent informations et conseils, bien sûr, ainsi que la disponibilité des applis mobiles. Mais ils citent également et pratiquement au même niveau le fait d’avoir un sommeil tranquille, une vie saine, une communication ouverte avec leurs proches, … Voilà les conditions qui les font se sentir financièrement résilients !
Ce qui est intéressant, c’est que la formule du parrainage est maintenue et même le montant moyen qui est généralement offert. Cependant, la formule est complètement transformée, en même temps que l’image de l’établissement : pas d’ouvertures de compte à tous prix, pas de conquête clients fondée sur des effets d’aubaine. Du coup, pas de conditions et de limites à poser non plus (sinon que le filleul devienne effectivement client).


C’est un peu le monde à l’envers, non ? Les débiteurs se méfient de ceux qui leur font crédit. Cela explique peut-être leur relative prudence à ce stade (petits montants, courtes durées). Mais autant dire clairement que les consommateurs craignent de se faire arnaquer ! Sinon, quoi d’autre ? Et que les marques traditionnelles de crédit à la consommation sont frappées par ce soupçon.
C’est peut-être nous mais, quand nous lisons ceci, il nous est difficile de ne pas en retenir qu’actuellement, en matière de paiement fractionné en France, les vérifications de solvabilité des bénéficiaires ne sont pas extrêmement rigoureuses. Mais c’est sans doute que nous lisons mal…
Une autre solution peut-elle être de proposer des cashbacks en cryptos, des « cryptobacks » ? La réponse est encore toute exploratoire. Des supports existent, comme les cartes 

Et le profil-type du client des banques en ligne ne bouge pas : un homme, autour de la quarantaine, qui met en concurrence ses différentes banques puisque 69% des Français qui ont une banque en ligne comme banque principale ont une ou plusieurs banques secondaires.