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Banque de Financement et d’Investissement

[:fr]Que proposent les établissements financiers en matière de crypto-devises ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La vague des cryptos parait devoir durer. Selon la récente étude Adan/KPMG, 8% des Français adultes ont investi dans des crypto-actifs et 30% envisagent de le faire.

Par comparaison, rappelons que 6,7% des Français seulement détiennent des actions en propre. Les cryptos séduisent surtout les jeunes (12% des 18-35 ans ont investi dans des crypto-actifs) et, avec leurs perspectives d’enrichissement rapide, de nombreuses personnes aux revenus moyens : 37% des Français investis dans des crypto-actifs gagneraient moins de 18 000 € par an.

Dans ces conditions, beaucoup de banques sont tentées de se positionner sur un marché qui a un fort besoin d’intermédiaires, tant la principale barrière pour le public sont moins les risques que la complexité des cryptos.

Selon le Baromètre EY 2022, 55% des banques suisses, par exemple, prévoient de proposer prochainement des placements en cryptos.

En France, les initiatives restent plus timides. Voici donc un petit tour d’horizon de ce que les établissements financiers peuvent proposer. En 10 exemples :

1 – Elémentaire (mais encore peu fréquent) : achat/vente, conservation. Ex : Unify Financial Credit Union.

2 – Indispensable : crypto-as-a-service, pour que les entreprises puissent proposer des offres en cryptos. Ex : l’assurance voyage.

3 – Utile : un wallet accueillant les crypto-devises. Ex : BBVA Suisse

4 – Hasardeux ? : des conseils en placements. Ex : Visa Consulting & Analytics

5 – Incontournable : un ETF. Ex : la Sberbank.

6 – Inévitable : des prêts avec des cryptos en garantie. Ex : ING (en projet pour des prêts Defi en P2P).

7 – Judicieux : accepter les paiements en cryptos pour son propre compte. Ex : 2 courtiers d’assurance strasbourgeois.

8 – Evident (mais encore peu fréquent) : assurer la gestion des paiements des firmes spécialisées dans les cryptos. Ex : Customers Bank.

9 – Malin : assurer la trésorerie des firmes spécialisées dans les cryptos, qui n’utilisent généralement pas ces dernières pour payer leurs employés et fournisseurs ! Ex : BankProv.

10 – Audacieux : faire le trading d’une crypto-devise. Ex : Arab Bank Switzerland/Tezos

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]JP Morgan s’installe dans le Métavers. Et alors ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]A travers sa marque Onyx dédiée à la blockchain et aux crypto-actifs, JP Morgan vient d’ouvrir un lounge sur Decentraland. Difficile de ne pas remarquer cette info : c’est la première fois qu’une banque s’installe dans le métavers. Et JP Morgan sera sans doute suivi par beaucoup d’autres, comme Axa, qui a annoncé son arrivée prochaine sur The Sandbox.

Pourtant, il n’y a pas grand-chose à voir dans ce nouveau lounge.

La banque américaine a également publiée une jolie note qui nous dit tout ce qu’on sait déjà : que le métavers sera l’univers de consommation de demain. Bref, s’agit-il du non-événement incontournable du moment ?

Anne Boden, la fondatrice de Starling, souligne que dès 2006, une banque (il s’agissait d’ABN Amro, voir ici) a ouvert une agence sur Second Life et que cela ne lui a servi à rien. On peut en dire effectivement à peu près autant de la présence de Wells Fargo, à la même époque, sur Second Life, dont la banque américaine a tiré un jeu éducatif, Stagecoach Island. A l’époque, mieux valait s’atteler à bâtir des applis bancaires, estime Anne Boden. Attention donc, une innovation médiatisée peut en cacher une autre bien plus décisive !

Reste que Second Life annonçait ce qui est en train de se produire de manière beaucoup plus accélérée sur les deux principaux mondes virtuels que sont devenus Decentraland et The Sandbox, estime Ron Shevlin dans Forbes. A eux deux, ces deux métavers ont déjà suscités 460 millions $ de transactions de vente pour 86 000 propriétés virtuelles. La lutte pour compter parmi les premiers propriétaires, alors que les « terrains » sont encore très accessibles, est engagée.

Allons plus loin et parlons de front pionnier. A la découverte de nouvelles pratiques et de nouvelles technologies promises à changer considérablement nos vies. Avec la finance décentralisée et le métavers, c’est la première fois sans doute que les marques sont confrontées à des perspectives aussi radicalement nouvelles. Et la première, comme nous l’annonçons dans un de nos derniers billets, consiste à prendre désormais les gamers au sérieux.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Le désarmant succès de Chime, la première des néo-banques[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Mal connue en France, l’Américaine Chime est la première néo-banque qui soit parvenue à concurrencer sérieusement les plus grands établissements. Ce succès, désarmant de simplicité, ne peut être ignoré par quiconque s’intéresse à l’évolution du marché bancaire.

Créée en 2013 à San Francisco, Chime n’a atteint le million de clients qu’en mai 2018. Ensuite, son développement a été fulgurant. Chime, qui est valorisée plus de 14 milliards $,  compte 12 millions de clients aujourd’hui. Elle concentre 35% de tous les comptes bancaires en ligne aux Etats-Unis et laisse loin derrière elle tous ses concurrents.

Plus impressionnant encore, en nombre de clients dont elle gère le compte principal, Chime commence à rejoindre les plus grands établissements :

Or le succès de Chime est désarmant ! Un site simplissime. Et quelques offres : pas de frais de comptes (y compris pour les retraits sur automates), deux formules d’épargne automatique, un accompagnement vers le crédit (points de score) avec sa carte de paiement, une avance de deux jours, par rapport aux autres établissements, sur le versement des salaires, aides et crédit d’impôts (s’ils sont domiciliés sur un compte Chime) et des possibilités de découvert pilotées, limitées (jusqu’à 100 $) mais sans frais.

Ces offres séduisent une clientèle populaire : les deux-tiers des clients de Chime ont moins de 40 ans. Ils ne sont que 15% à posséder un college degree (contre 44% de la population américaine) et 12% à gagner plus de 75 000 $ par an (contre 33% des Américains). De sorte que les analystes s’inquiètent, malgré le succès : Chime saura-t-elle séduire une clientèle plus aisée ? Saura-t-elle diversifier ses revenus, qui reposent actuellement trop sur les interchanges (ce qui fait que Chime n’est pas encore rentable) ?

Questions classiques. Mais Chime n’est pas une banque. Elle ne dispose pas d’une licence bancaire ainsi mais s’appuie sur The Bancorp pour tous ses traitements. Championne des levées de fonds historiques, pour une fintech, Chime a largement les moyens de développer son acquisition clients, qui représente l’essentiel de ses coûts (48 millions $ de spots tv en 2019).

Chime est un trompe-l’œil ! Sa simplicité, notamment, est très étudiée : il a fallu utiliser l’IA ainsi pour tester 216 versions différentes de sa page d’accueil sur son site. Et derrière Chime, il y a, en soutien logistique mais non en capital, The Bancorp – ce véritable passager clandestin de l’innovation bancaire, que nous présentions ici, comme tel, dès 2014.

Avant Chime, The Bancorp était notamment derrière Simple (avant son rachat par BBVA). L’une des toutes premières banques en ligne ayant été lancée, avec une formule sans frais de comptes. Longtemps, Chime a eu la même offre limitée que Simple, ainsi que le même discours, tourné vers tous les exclus, les délaissés des banques (c’est ainsi que nous présentions Chime début 2019).

Et puis Chime a redessiné son offre, tout à la fois dans le sens d’un accompagnement de ses clients et d’une différenciation affichée par rapport aux banques.

Comme toutes les néo-banques ? Non pas. La plupart des néo-banques s’adressent en priorité à une clientèle bien ciblée, vers certains segments (adolescents, communautés, …) souvent et, de manière très générale, avec une forte préférence pour les millenials urbains à potentiel. Chime est tous public et plutôt orientée vers les bas revenus.

La plupart des néo-banques entendent soigner l’expérience client – Chime se contente d’être très simple – et entendent séduire par la gratuité de produits d’appels (de plus en plus limités d’ailleurs et en tous cas facilement proposés également par les banques). Chime, avec ses versements en avance ou ses découverts gratuits, ouvre une autre voie.

Elle défend un discours assez radical :

Surtout – le fait qu’un vrai établissement bancaire comme The Bancorp soit derrière n’y est sans doute pas pour rien – Chime attaque les banques par où elles ont le plus de mal à suivre : renoncer à gagner… encore un p’tit sou !

Score Advisor

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[:fr]Comment les Big Tech vont obliger les Banques à revoir profondément leurs stratégies ?[:]

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Alors que l’on parle actuellement beaucoup des GAFAM, c’est l’occasion de souligner ici comment les banques elles-mêmes sont de plus en plus dépendantes des Big Tech. Et comment cela va profondément bouleverser leurs activités.

Il y a quelques mois, en réponse à une consultation publique de la Commission européenne, la BCE a reconnu la nécessité pour elle d’appréhender et d’évaluer – particulièrement en termes de concentrations et de risques systémiques – les liens que les banques de la zone euro sont désormais à même de nouer avec des fournisseurs non-européens de services et d’infrastructures techniques en cloud.

Sont ainsi notamment désignés, sans être nommés, les Amazon Web Service, Microsoft Azure ou Google Cloud. Des plateformes à travers lesquelles les Big Tech proposent leurs propres moyens technologiques aux entreprises pour développer des services modulaires allant du stockage d’informations à des applications complexes. Et derrière le souci formulé par la BCE se devine facilement la crainte que les Big Tech n’acquièrent ainsi un savoir-faire leur permettant de concurrencer directement les banques, sans être soumises aux mêmes obligations réglementaires qu’elles.

En avril 2019, la Banque des règlements internationaux (BRI), exprimant visiblement les craintes du monde bancaire dans son ensemble, soulignait en effet que les Big Tech ont la capacité de gagner rapidement des parts significatives sur le marché bancaire. A quoi, dans sa récente communication, la BCE répond qu’elle appliquera alors strictement le principe « mêmes activités, mêmes règles ». En d’autres termes, qui développera des activités comparables à celles de banques sera soumis à la même réglementation qu’elles.

Mais est-ce bien là la question ? Les développements des Big Tech en matière d’activités bancaires, particulièrement de crédit, demeurent modestes et il semble assez clair que la volonté d’un Google n’est pas de concurrencer frontalement les banques mais plutôt de se positionner en distributeur de leurs produits et services.

Ainsi, au cours de l’été dernier, six autres banques ont été associées au compte courant Google, en plus des deux établissements déjà retenus pour son lancement. Et la diversité de ces partenaires – du mastodonte Citi à de modestes Credit Union régionaux – témoigne que Google est ouvert à de très nombreuses collaborations.

Dans le même temps, Google annonçait sa volonté de faire évoluer Google Pay en une vaste place de marché accueillant une multitude de commerces en ligne. Dans la continuité de son positionnement historique, Google veut être l’intermédiaire numéro un pour l’usage d’internet. Pour les clients comme pour les fournisseurs. Pour les banques, comme pour les autres commerces.

Pour cela, Google dispose d’un atout essentiel : mettre à la disposition de ses utilisateurs ses propres moyens technologiques. Ainsi propose-t-il désormais aux banques d’intégrer directement Androïd Pay à leurs applis mobiles et de se relier à son assistant vocal Google Home. Et c’est également tout l’enjeu des services proposés sur Google Cloud. D’ores et déjà, des établissements comme Intesa Sanpaolo ou la Deutsche Bank sont entrés en discussion avec Google pour y avoir recours. C’est-à-dire non pas seulement pour y héberger certaines de leurs applications mais, selon leurs propres dires, afin de profiter des compétences et des moyens de Google pour concevoir et développer leurs services digitaux.

Bien entendu, on pourra estimer que nous sommes naïfs. Si un acteur de la taille de Google acquiert de telles compétences, on peut juger qu’il tiendra les banques comme en tenaille, maitrisant à la fois la distribution et la production de leurs produits et services. Il lui sera alors facile de les supplanter ou même de les faire disparaitre.

Peut-être. Mais une telle vision parait un peu trop simple. Elle se nourrit d’un présupposé courant dès que l’on parle des Big Tech, dont on estime trop facilement a priori que tout ce qu’elles réalisent ne pourra à terme manquer d’aboutir et de réussir. Comme si elles étaient forcément l’avenir. Pourtant, en tentant de se diversifier, notamment dans le domaine financier, Google a enregistré un certain nombre d’échecs. Bien sûr, l’échec est tout à fait normal pour qui innove. Mais cela souligne que ce qui est ambitieux est également en général hasardeux.

Car de quoi parle-t-on exactement en fait de menace qu’un Google pourrait exercer vis-à-vis des banques ? La BRI l’exprime clairement : les Big Tech ont accès à des données clients dont les banques ne disposent pas ou qu’elles n’ont pas le droit d’exploiter, elles bénéficient de davantage de moyens technologiques pour traiter ces données, tout en disposant d’un réseau de distribution sans égal et de moyens de pression considérablement plus étendus que ceux des banques sur les emprunteurs (qui voudra être noté mauvais payeur par Google !?).

En d’autres termes, les Big Tech pourraient être bien plus efficaces et rentables que les banques, en fournissant les mêmes offres de base qu’elles. Toutefois, ceci – qui ressemble assez à ce que les grands de l’internet chinois sont parvenus à réaliser – serait soumis à de nombreux aléas. Cela suppose notamment en premier lieu que les Big Tech couvrent suffisamment le marché des paiements. Bref, tout reste à faire, de sorte que cette menace que les Big Tech pourraient représenter pour les banques n’est peut-être pas, encore une fois, la vraie question qui doit être considérée dans l’immédiat.

En revanche, de l’exemple de Google, on peut retenir trois orientations qui ébranlent dans ses fondements mêmes l’architecture des banques. La première est que ces dernières vont devoir apprendre à travailler sur des réseaux de distribution dont elles ne seront pas propriétaires. La deuxième est qu’à cet effet, elles ne peuvent compter disposer par elles-mêmes de tous les moyens de conception et de production nécessaires, ceci incluant les données clients. La troisième orientation est qu’en conséquence, les banques ne seront plus maitresses d’une partie des savoir-faire nécessaires en termes de produits, de services et de relations commerciales.

Autant dire que c’est tout le modèle classique de la banque de détail qui doit évoluer et que ce n’est que s’il n’y parvient pas que la menace des Big Tech s’exercera vraiment. Un modèle classique qui, fondamentalement, fait des banques des conservateurs de valeurs, dans leurs coffres ou leurs systèmes d’information sécurisés et qui se matérialise avant tout par l’ouverture d’un compte, dont les mouvements représentent l’essentiel de l’information client. En somme, donc, la connaissance et au-delà la relation client bancaire sont à repenser. De manière d’autant plus pressante dans le contexte d’une crise sanitaire qui accélère la digitalisation. Ce sera certainement, en matière de stratégie bancaire, le thème de l’année.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Va-t-il falloir réglementer les engagements de responsabilité sociale et environnementale des banques ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr]Cela aura été l’un des derniers actes de l’administration républicaine au pouvoir ces quatre dernières années aux Etats-Unis : réglementer les engagements que les banques peuvent choisir de suivre en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE) vis-à-vis de certains secteurs. Cette disposition ne sera sans doute pas reconduite par la nouvelle administration démocrate mais la problématique n’en disparaitra pas pour autant. Elle risque en fait de s’imposer de manière de plus en plus pressante – en France, la filière de la défense a récemment saisi le gouvernement de la frilosité des banques à son égard.

Depuis plusieurs années, de nombreuses banques ont pris l’engagement de ne plus financer les énergies fossiles. Aux Etats-Unis, Bank of America ou Citi ont également annoncé des restrictions concernant le financement du secteur des armes à feu. Dès lors que l’incarcération d’étrangers en situation irrégulière a pu être dénoncée outre-Atlantique, JP Morgan Chase a décidé de ne plus financer de prisons privées. Paypal a pu interdire les paiements et fermer les comptes de personnes qu’il accuse de propager des propos haineux. Mastercard a annoncé son intention de faire de même.

Est-ce bien aux banques de décider de ce qui est légal et de ce qui est illégal ?, s’est néanmoins demandée l’administration américaine face aux refus de financement rencontrés par les secteurs de l’énergie ou des armes. Une nouvelle réglementation, finalisée tout récemment, impose ainsi aux plus grandes banques de motiver sérieusement et individuellement leurs refus de financement et donc de ne pas procéder à des exclusions sectorielles a priori. Ce qui a suscité des réactions scandalisées de la part d’associations de consommateurs, d’élus démocrates, ainsi que de la part des banques, dénonçant des pressions gouvernementales visant à leur retirer leur liberté de décision.

En fait, les banques ne sont pas tout à fait libres de leurs choix. Car si, traditionnellement, neutralité et discrétion caractérisaient l’ethos bancaire, il n’en va plus tout à fait ainsi. Vis-à-vis de leurs actionnaires et de leurs clients, comme vis-à-vis de leurs collaborateurs actuels et futurs, les banques sont de plus en plus comptables d’un risque de réputation qui inclut désormais non seulement leurs activités mais également les bénéficiaires de leurs services et financements.

Cette évolution est loin de ne concerner que les banques mais ces dernières, parce qu’elles sont à la source de financements qui sont la clé de tout, sont particulièrement et de plus en plus sous observation. Il y a deux ans, réagissant à la publication d’un rapport de l’ONG Oxfam France dénonçant des établissements financiers français « accros aux énergies fossiles », le ministre de l’Economie et des Finances annonçait immédiatement vouloir réunir les banquiers, assureurs et gestionnaires d’actifs français pour qu’ils s’engagent à arrêter tout financement des activités les plus polluantes.

Les banques, ainsi, n’ont pas vraiment le choix. Au-delà du respect de leurs obligations légales et réglementaires, leurs engagements mêmes commencent à être scrutés par l’opinion publique. C’est un fait et cela exige de nouvelles approches et de nouvelles compétences en matière d’analyses des risques et de gestion d’image. Toutefois, dès lors que le critère de légalité n’est plus seul légitime mais qu’il faut également répondre des activités en termes d’impacts collectifs et d’image, toute une casuistique ne peut manquer de se développer quant à la nature même et quant à la mesure des risques et des impacts. Est-il bien, par exemple, de financer ce qui est licite dans d’autres pays mais ne l’est pas ici ? Le gaz de schiste en fournit un exemple. Comme le nouveau marché du cannabis aux Etats-Unis. Peut-on défendre son rôle de soutien à l’économie et aux territoires et restreindre drastiquement ses engagements vis-à-vis d’un secteur de la défense dont on connait le poids économique en France, en termes d’exportation, de recherche et d’emploi ?

S’ouvre alors la perspective d’un jeu auquel, accusés, au gré des différentes parties prenantes, d’être trop ou pas assez présents, les établissements financiers seront finalement toujours perdants.

Tandis qu’un nouveau risque apparait : les banques ne risquent-elles pas en effet de se retrouver entrainées dans des mouvements d’opinions susceptibles de prendre barre sur la gestion de leurs engagements ? Car, bien entendu, si l’on refuse de financer ce qui est mal, comment peut-on refuser de financer ce qui est bien !? Si les banques sont dénoncées pour soutenir de mauvaises causes, le seront-elles moins si elles refusent de financer les bonnes ? Quitte à devoir soutenir des projets purement opportunistes ou sans logique financière saine.

Depuis quelques années, les établissements financiers décrivent très en détail leurs engagements de RSE et s’engagent à suivre une logique conséquentialiste qui évalue les impacts de leurs financements du point de vue de l’intérêt général. Cette louable démarche ne risque-t-elle pas de se révéler néanmoins un piège ? Certains n’y voyant que la volonté des établissements financiers de s’assurer qu’on les sauvera en cas de difficultés, quoi qu’il en soit et quoi qu’il en coûte. Tandis que d’autres estimeront que ce n’est pas aux banques de décider de l’intérêt général et voudront de plus en plus encadrer leur pouvoir de décision.

Alors que, comme nous l’avons signalé récemment, le public pourrait bien commencer à recevoir avec une certaine irritation les proclamations des entreprises en matière de responsabilité sociale et environnementale, dont il ne perçoit pas forcément les effets à son niveau, les banques vont devoir davantage s’interroger sur la portée générale de leurs engagements.

Score Advisor

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[:fr]HSBC[:]

[:fr]

 

Mission : « Programme de remédiation France en criminalité financière »

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Travaux :

  • Adhésion d’HSBC France avec les principes et règles du Groupe HSBC et/ou des régulateurs, dans le sujet de FCC (Recommandations ACPR, Monitor USA, FATCA, …)
  • Animation de comités dirigés à la haute administration de la banque (COOs, CEO, FCC, etc.) sur l’ensemble des problématiques et de leur résolution
  • Mise en oeuvre et suivi des plans d’actions uniformément au niveau des lignes métiers (CIB, Trade Finance, salle de marché, …)
  • Gestion des échanges et de la documentation régulateurs relatives aux sujets

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[:fr]Raiffeisen[:]

[:fr]

 

Mission : « Projet d’implémentation des standards IFRS9 au sein de la banque »

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Travaux :

  • Analyse de l’existant et évaluation des impacts organisationnels, techniques et opérationnels
  • Définition de la gouvernance et de la roadmap du projet
  • Pilotage du Projet

[:]

[:fr]BPCE[:]

[:fr]

 

Mission : « Programme de mise à niveau des dispositifs comptables et risques face aux exigences BCBS 239 »

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Travaux :

  • Développement et mutualisation des dispositifs construits autour de la zone d’échange normalisée (ZEN) et de la chaîne prudentielle
  • Cadrage, accompagnement et gouvernance de la mise en œuvre de la ZEN
  • Amélioration de la qualité des données et alignement comptable entre BPCE et les établissements

[:]

BNP Paribas

Posted By: Maxence

[:fr] 

Mission : « Mise en place d’un dispositif GRC de risques opérationnels et contrôle permanent »

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Travaux :

  • Cartographie et évaluation des risques opérationnels sur le référentiel Groupe
  • Développement et consolidation des indicateurs de contrôle permanent (incidents opérationnels, procédures, taux et résultats de contrôles, suivi des recommandations)
  • Mise en production du GRC et gestion des 1ères campagnes de reporting Groupe

[:en]Traduction[:]

TFBank

[:fr] 

Mission : « Mise en conformité de l’ensemble des fonctions centrales selon les rapports régulateurs »

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Travaux :

  • Redimensionnement des fonctions centrales (fiches de poste, recrutement et intégration)
  • Définition et mise en œuvre de > 10 chantiers, > 500 actions couvrant > 130 recommandations
  • Chantier spécifique : Définition de la méthodologie de scoring client (KYC / LCB-FT)

[:en]

Catégorie Banque de détail / conformité

Mission :

Mise en conformité de l’ensemble des fonctions centrales selon les rapports régulateurs

Travaux :

  • Redimensionnement des fonctions centrales (fiches de poste, recrutement et intégration)
  • Définition et mise en œuvre de > 10 chantiers, > 500 actions couvrant > 130 recommandations
  • Chantier spécifique : Définition de la méthodologie de scoring client (KYC / LCB-FT)

Fonction :

Direction Générale[:]