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Banque de détail

[:fr]Le Crédit Agricole Ile-de-France propose un parrainage solidaire[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Le parrainage client, dans les banques, est actuellement en question – nous venons de publier une fiche constats/conseils sur ce sujet. Singulière, l’initiative du CAIDF parait donc intéressante.

On parraine mais on ne gagne rien. Voilà la proposition. Cependant, l’établissement verse un don de 50€ à l’une de ces trois associations au choix : La Cravate solidaire, l’Institut Curie ou l’Organe de Sauvetage Solidaire.

Ce qui est intéressant, c’est que la formule du parrainage est maintenue et même le montant moyen qui est généralement offert. Cependant, la formule est complètement transformée, en même temps que l’image de l’établissement : pas d’ouvertures de compte à tous prix, pas de conquête clients fondée sur des effets d’aubaine. Du coup, pas de conditions et de limites à poser non plus (sinon que le filleul devienne effectivement client).

Le Crédit Agricole Ile-de-France propose tout à la fois à ses clients un renoncement, un engagement et un bénéfice… pour d’autres. C’est sans doute une très bonne approche en matière de banque responsable.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Actualité des néobanques : le FMI met en garde, N26 inquiète, starling confirme,…[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Même si elles commencent à jouer dans la cour des Grands aux Etats-Unis, nous l’avons notamment signalé pour Chime ou Sofi, les néobanques ne sont encore la banque principale que de 1% des Français. Autant dire que leur développement (et leur train de vie) sont encore financés par des investisseurs bien plus que par leurs résultats. Cela durera-t-il dans le contexte actuel où, face à l’inflation, la remontée des taux pourrait rendre les liquidités moins abondantes ? Le FMI s’en inquiète (un article de l’Agefi).

En France, ce sont les clients de N26 qui s’inquiètent, pour leur argent (BFM). Tandis que, de l’autre côté des Alpes, la Banque d’Italie a interdit à la néobanque de poursuivre son extension commerciale dans le pays (Galitt) – en France, Lydia a également dû bloquer des comptes dont la provenance des fonds paraissait incertaine (JDN). Néanmoins, N26 vise une introduction en bourse avant la fin d’année (Finextra).

Starling avait ceci de singulier parmi toutes les néobanques d’avoir été assez rapidement rentable. Elle le confirme avec des résultats récents qui ont augmenté de… 600% (Finextra). Une nouvelle levée de fonds a été lancée, à laquelle participe une nouvelle fois Goldman Sachs, dont on connait pourtant les ambitions anglaises avec Marcus.

Dans le même temps, Monzo s’est lancée aux Etats-Unis , Revolut propose une assurance Animaux de compagnie (Revolut), Nickel vient de dépasser les 2,5 millions de clients (MoneyVox) et s’étend en Europe (Nickel). Tandis que Société Générale transforme Yeeld en néobanque, en partenariat avec Treezor et Franfinance (Société Générale).

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les réalités du paiement fractionné en France[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Younited a récemment publié une étude, conduite avec l’institut MixFactory, sur le paiement fractionné en Europe à ne pas rater, parce qu’elle est pleine de chiffres et parce qu’elle contient des éléments… troublants.

Pour les chiffres, nous ne pouvons que renvoyer à l’étude elle-même :

En revanche, deux passages du compte rendu de l’étude nous ont laissés interrogatifs.

C’est un peu le monde à l’envers, non ? Les débiteurs se méfient de ceux qui leur font crédit. Cela explique peut-être leur relative prudence à ce stade (petits montants, courtes durées). Mais autant dire clairement que les consommateurs craignent de se faire arnaquer ! Sinon, quoi d’autre ? Et que les marques traditionnelles de crédit à la consommation sont frappées par ce soupçon.

On lit également ceci :

C’est peut-être nous mais, quand nous lisons ceci, il nous est difficile de ne pas en retenir qu’actuellement, en matière de paiement fractionné en France, les vérifications de solvabilité des bénéficiaires ne sont pas extrêmement rigoureuses. Mais c’est sans doute que nous lisons mal…

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Que peuvent posposer les banques face à l’inflation ? (Cashback et Cryptos)[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]En France, où l’inflation fait le succès des prêts sur gages (France Info), les initiatives bancaires sont encore très peu nombreuses – nous en avons présenté une. Aux Etats-Unis, elles sont principalement de deux ordres, selon The Financial Brand.

Les cashbacks, associés à l’usage des cartes bancaires, sont la réponse la plus communément adoptée par les banques américaines. Mais il faut alors qu’ils puissent correspondre à des dépenses courantes dont les prix s’enflamment. Chase en propose ainsi de 5% (sous des conditions assez limitées toutefois, pour ceux qui souscrivent à ses cartes) pour l’essence :

Il s’agit non seulement d’augmenter le nombre de produits bénéficiant de cashbacks mais même d’étendre ces derniers à l’ensemble des dépenses. Le problème cependant est que plus les cashbacks couvrent différentes dépenses, moins ils sont généreux. Ainsi Capital One, à l’adresse des étudiants :

Une autre solution peut-elle être de proposer des cashbacks en cryptos, des « cryptobacks » ? La réponse est encore toute exploratoire. Des supports existent, comme les cartes Blockfi et Gemini Mastercard. Cette dernière (dont les commandes sont actuellement suspendues) permet de recevoir jusqu’à 3% de ses dépenses dans une soixantaine de cryptos au choix :

A notre connaissance, une seule néobanque a vraiment mis cette solution en place à ce stade, SoFi, en proposant simplement aux porteurs de sa carte de convertir leurs cashbacks en crypto via leur compte (une commission est-elle prise ? ce n’est pas très clair).

Toutefois, les cryptos représentent-elles réellement un refuge contre la dépréciation des monnaies ? Depuis le début de l’année, leurs cours suivent plutôt l’évolution des marchés. Ils plongent !

A suivre donc.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Pour le moment, ils sont les seuls à le faire : le Crédit Agricole Nord-Est peut être joint sur whatsapp[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Whatsapp n’ a jamais caché ses ambitions en matière de services bancaires et notamment de paiements en ligne. Et dès lors que l’appli compte désormais plus de deux milliards d’utilisateurs, il est difficile de croire que les banques puissent l’ignorer. En Afrique et en Inde particulièrement, le Whatsapp Banking est en plein essor. En France, à notre connaissance, seul le Crédit Agricole Nord-Est, à travers sa banque pour les 18-30 ans APY, invite à le contacter via Whatsapp.

L’avantage avec Whatsapp, bien sûr, c’est qu’il est très utilisé et qu’il peut l’être de manière gratuite. Mais le réseau passe pour être mal sécurisé et pour ne pas l’être suffisamment, en tous cas, pour que la réglementation bancaire puisse accepter que des traders l’utilisent pour conclure des opérations de marché. La pratique n’est visiblement pas rare mais JP Morgan a été condamné l’année dernière à une amende de 200 millions $ aux Etats-Unis pour avoir laissé ses opérateurs de marché le faire.

Il y a toutefois plusieurs solutions pour surmonter les questions de sécurité, ce qui permet d’envisager un usage bancaire de Whatsapp. Pour le moment, l’appli APY du Crédit Agricole Nord-Est ne l’utilise que comme un canal de communication pour le service client. Cela aura-t-il valeur de test pour l’ensemble du secteur ? On peut en effet se demander pourquoi le Crédit Agricole Nord-Est est a priori le seul établissement à se connecter à un réseau de communication qu’utilisent désormais plus de la moitié des Français.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Mobilité bancaire, souscription à une banque en ligne : rien n’a changé depuis 5 ans [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est le constat qu’on est inévitablement conduit à formuler en prenant connaissance des résultats d’une récente étude/enquête publiée par Panorabanques.

On y apprend qu’au cours des douze derniers mois, 12% des Français ont changé de banque mais que seulement un peu plus d’un tiers d’entre eux ont utilisé le dispositif de mobilité bancaire (que toutes les banques proposent désormais) mis en place en 2017 pour leur faciliter (grandement) le passage.

Ces changements ne correspondent pas à un afflux vers les banques en ligne et encore moins les néobanques. Seulement 6% des Français ont choisi l’une des premières comme banque principale et 1% l’une des secondes.

Et le profil-type du client des banques en ligne ne bouge pas : un homme, autour de la quarantaine, qui met en concurrence ses différentes banques puisque 69% des Français qui ont une banque en ligne comme banque principale ont une ou plusieurs banques secondaires.

38% des Français clients d’une banque traditionnelle déclarent rester dans leur banque car ils ne font pas confiance aux banques en ligne. Dans la mesure où ces dernières sont des filiales des banques traditionnelles, cette défiance n’est pas très facile à comprendre.

Deux choses :

  • Tous ces chiffres n’ont pas changé depuis 5 ans et plus.
  • Cette situation est désormais assez spécifiquement française, si on la compare à d’autres grands marchés bancaires (Etats-Unis, UK, Allemagne même, …).

Comment l’expliquer ? Faut-il invoquer le conservatisme ou la frilosité du public ? Pourtant, les répondants à l’enquête semblent sensibles aux offres innovantes. Et seulement 28% des clients des banques traditionnelles tiennent à pouvoir disposer d’une agence.

Les clients sont-ils très satisfaits de leur banque actuelle et ne désirent-ils nullement en changer ? Pourtant, ceux qui se déclarent satisfaits à différents titres de leur établissement ne dépassent guère un tiers des répondants.

Ou bien faut-il considérer que les nouveaux acteurs ne se démarquent pas suffisamment des banques classiques et ne proposent pas ce qui marquerait une vraie différence pour les clients, qui pourrait tenir notamment à de nouveaux usages et à des offres profondément renouvelées (par exemple en matière de découvert, puisque c’est un sujet qui est actuellement beaucoup considéré) ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]La banque populaire grand ouest s’adresse aux plus de 50 ans[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Les banques françaises ont un problème avec les séniors ! Elles les traitent en effet comme une grande catégorie fourre-tout, sans forte distinction entre les 55-75 ans qui, au sein de la population, représentent la classe d’âge la plus aisée, la mieux dotée en patrimoine et dont beaucoup sont au top de leur carrière professionnelle, des 75 ans + qui entrent dans une période de vie souvent assistée. En bref, une fois notre crédit immobilier remboursé, notre banque ne sait guère nous proposer autre chose que préparer notre retraite et notre dépendance. Nous caricaturons à peine ! Il est donc particulièrement intéressant de voir la Banque Populaire Grand Ouest introduire un nouveau critère d’âge : « à partir de 50 ».

Pourtant, la première impression est que l’établissement a encore bien du mal à ne pas associer séniorité et vieillesse. Dès les premières lignes sur la page, on parle obsèques, dépendance, …

C’est qu’en fait la démarche est visiblement partie de l’accompagnement des aidants, sur lequel le Groupe BPCE s’est positionné récemment, pour constater que les « Silver », les 50-65 ans (et plus) ont encore souvent des parents quasiment à charge et que, d’une certaine façon, ce sont eux qui sont les meilleurs destinataires des offres liées à la dépendance ou à la transmission.

La dernière génération qui n’est pas à l’aise avec les nouvelles technologies sont les parents des 50-65 ans actuels. Autant donc adresser directement à ces derniers les solutions qui facilitent l’usage des nouvelles technologies :

A partir de là, il est possible d’élargir l’offre aux attentes plus spécifiques des Silver : loisirs, mobilisation du patrimoine, nouvelles occupations, …

Nous sommes ici en plein dans la banque des usages et, en France, cette approche est encore singulière. Il s’agit de reconfigurer et d’enrichir les offres classiques en considérant les modes de vie. Pour cela, il suffisait d’abaisser le curseur des seniors à 50 ans. Simple ! Mais, à notre connaissance, la Banque Populaire Grand Ouest est la seule à y avoir pensé.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Avec les fermetures d’agences, la crainte de la disparition des banques [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Avec les fermetures d’agences, ainsi que des automates, la crainte de voir apparaitre des « déserts bancaires », précarisant des populations isolées ou fragiles, est apparue.  Forte dans certains pays (Royaume-Uni) et beaucoup moins dans d’autres (Pays-Bas), cette crainte, parfois exagérée, suscite des solutions nouvelles, comme des agences mutualisées. Tandis qu’une autre menace apparait aujourd’hui, du côté des banques elles-mêmes.

Bien entendu, les constats sont incontournables :

  • ce que proposent les agences peut pour l’essentiel être désormais fait en ligne ou à distance.
  • La proportion des clients qui fréquentent toujours régulièrement les agences ne justifie plus l’ouverture de la plupart d’entre elles.
  • Les essais pour relancer ou sauver la fréquentation des agences ont été peu concluants (qui parle encore du « phygital » ?).

On comprend donc que les parcs d’agences se réduisent, surtout dans des pays comme la France ou les Etats-Unis où ils demeurent bien fournis. Selon The Financial Brand, 3 100 agences ont été fermées aux USA l’année dernière :

On est encore pourtant loin d’une disparition des agences, puisque l’on est seulement passé d’une agence pour 1 240 ménages à une pour 1 060. C’est que, comme le soulignait le Président de JP Morgan, Jamie Dimon, début 2021, 60% à 70% des ouvertures de compte se font toujours en agence. Mais il y a plus. Une crainte qui freine actuellement les fermetures.

Avec la crise sanitaire, une analogie s’est imposée : les agences bancaire remplissaient un rôle semblable à celui des médecins généralistes. Elles seront désormais comparables à des médecins spécialistes, que l’on consulte bien moins souvent et de manière moins urgente, quoique souvent pour des décisions importantes, de sorte que l’on peut accepter de plus grands déplacements. Sur ce principe, la plupart des agences de proximité peuvent être fermées et les services qu’elles assurent être concentrés en quelques points (ainsi que rendus au besoin plus mobiles).

Oui mais, en termes de présence de marque, est-ce que cela ne signifierait pas la quasi disparition des banques ?

En ligne, la présence de marque n’est pas du tout la même. Et la concurrence est plus forte car l’attachement à la marque est supplanté par la sensibilité aux nouvelles offres. D’ailleurs, les banques digitales  rencontrent le même problème, de sorte que beaucoup d’entre elles cherchent à développer des relais physiques, d’une manière ou d’une autre.

La question de l’avenir des agences, ainsi, n’est pas tant suspendue au développement des canaux digitaux qu’à la possibilité – encore toute exploratoire – de développer d’autres présences de marque et de proximité.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Mais pourquoi certains usages répandus sont ils complètement ignores par…[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]De nos jours, de plus en plus de personnes gagnent un peu d’argent, notamment grâce à des plateformes en ligne, en plus de leurs revenus principaux. Nous l’avons déjà souligné, ces nouveaux revenus ne sont pas toujours faciles à bien appréhender et ils peuvent embarrasser les banques. Mais dans certains cas, qu’ils soient complètement ignorés devient difficile à comprendre.

La Fédération bancaire française publie une enquête Harris Interactive sur l’éducation financière et les usages monétaires de 8-14 ans.  Sans surprise, on y apprend que les plus jeunes achètent non seulement de plus en plus en ligne mais qu’ils y revendent également beaucoup de ce qui ne leur sert plus et de ce qui ne leur plait pas.

Franchement, quels parents ne sont pas au courant du phénomène ? Pourtant, vendre en ligne n’est pas si simple. Comment exactement les jeunes s’y prennent-ils ? A travers quelles plateformes ? Mystère ! De cela, personne ne parle parmi les nombreuses offres (Freedom de Boursorama ou Boost de Société Générale, par exemple) et nouveaux acteurs (Kard, PixPay, Vybe ou Xaalis) qui ont fleuris à l’adresse des enfants et des adolescents. Revolut Junior renvoie sur ses solutions pour demander et recevoir de l’argent, notamment par QR Code mais ce n’est pas explicite. A ce stade, le seul acteur qui traite la question, nous l’avons déjà signalé, est Zelf :

Toutefois, cette non reconnaissance d’un usage de plus en plus courant est difficile à comprendre. Les solutions pour jeunes visent essentiellement leurs parents en fait, pour simplifier la vie financière de leur progéniture (argent de poche, etc.) et lui fournir une éducation financière, tout en facilitant le contrôle qu’ils peuvent avoir sur ce que font leurs enfants.

Or, de deux choses l’une : soit ces reventes échappent à la surveillance des parents et il est probable que ceux-ci voudraient justement en savoir plus ; soit les parents sont largement au courant, comme l’indique l’enquête ci-dessus. Dans les deux cas, il n’y a donc rien à cacher et il y aurait lieu tout au contraire de faciliter et de rendre transparent cet usage, par rapport auquel les banques peuvent  d’ailleurs trouver à remplir un rôle de tiers de confiance (ce qu’a parfaitement saisi Zelf).

Comment comprendre que cet usage soit à ce point ignoré dès lors ? Il faut croire que les acteurs concernés n’y ont pas vraiment pensé ou qu’ils ont délibérément écarté un usage qui leur paraissait plus difficile à traiter que ce qu’ils proposent par ailleurs. Quand on vous dit que ce sont les usages qui vont réinventer la banque !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Face à l’inflation, que peuvent proposer les banques ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Alors qu’elle suscite de plus en plus de craintes, les établissements financiers peuvent-ils proposer des parades face à l’inflation ? Du côté des banques, il y a encore peu de choses à signaler. Fintechs et néobanques, en revanche, sont bien plus actives. En voici trois exemples.

La première difficulté face au renchérissement du coût de la vie consiste à savoir en quoi, précisément, on lui est exposé. Sur ce constat, la startup britannique Nous propose d’analyser toutes les dépenses récurrentes des utilisateurs de son appli, de tenir compte des hausses tarifaires prévisibles ou annoncées et d’en anticiper en conséquence l’impact sur les dépenses à venir, avec des projections de budget. L’idée est très simple ainsi : évaluer l’impact de l’inflation sur son pouvoir d’achat. Et Nous ambitionne de pouvoir ensuite proposer de choisir, en fonction des besoins, des fournisseurs proposant de meilleurs tarifs.

Une autre solution pour se protéger de l’inflation est bien entendu d’acheter le plus vite possible ce dont on a besoin. Ou plutôt, puisque l’on ne dispose pas forcément des fonds pour le faire, d’acheter maintenant et de payer plus tard. Cette solution, qui revient à rendre possible ou à généraliser les achats à terme pour les particuliers, suscite désormais un certain nombre d’initiatives, comme le projet Adva en France. Il y a également la solution de la fintech américaine Accrue Savings. Vous voulez acheter un bien dont vous redoutez que le prix monte mais vous ne disposez pas des fonds nécessaires ? Accrue Savings vous propose d’ouvrir une cagnotte, que vous abonderez périodiquement jusqu’à une date d’échéance fixée. Rien de plus banal. Oui mais l’idée d’Accrue Savings, toute simple mais assez géniale, est d’avoir pensé à en prévenir le vendeur du bien qui vous intéresse ! Celui-ci trouve ainsi un nouveau canal de vente sur lequel, pour encourager ses clients, il peut proposer des promotions qui réduiront la hausse de prix possible lors de l’achat. A terme, Accrue Savings ambitionne ainsi de développer une marketplace d’un genre tout à fait nouveau.

Enfin, si les prix grimpent en flèche, le recours à quelques emprunts sera peut-être nécessaire à titre temporaire.  Il s’agit donc de faciliter l’accès au crédit. Et dans les pays anglo-saxon où ce dernier est conditionné par un credit score et un historique de crédit, la néobanque Monese propose son Credit Builder, c’est-à-dire une solution aussi simple qu’astucieuse, en même temps qu’un peu limite, qui consiste à transformer votre épargne en emprunt !

Vous choisissez en effet de mettre de côté périodiquement une certaine somme jusqu’à un certain montant pendant douze mois sur un compte bloqué. Monese vous fait un prêt du même montant sans intérêts. Ainsi, en même temps que vous épargnez, vous remboursez un crédit, ce qui va compter dans votre historique et améliorer votre credit score !

Faut-il dire qu’une telle solution dénature l’idée même du credit score ? Ou qu’elle représente une habile mais légitime manière de l’améliorer ? On vous laisse sur ces intéressantes questions…

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]