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Activités transverses

[:fr]Comme la banque, l’assurance entre dans l’ère de l’usage[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Un exemple saillant en est fourni par Ornikar qui, après avoir renouvelé le marché de l’apprentissage de la conduite, s’attaque à l’assurance automobile pour les plus jeunes avec pour objectif de créer un écosystème complet d’accès à l’autonomie, au service des moins de 30 ans.

 

Selon son dernier communiqué de presse, Ornikar, première auto-école de France avec près de 3 millions d’élèves, attaque désormais le marché de l’assurance automobile en proposant une offre inédite et compétitive notamment pour les jeunes, en s’associant à Wakam, compagnie d’assurance B2B2C. Pour ses outils de souscription et gestion des contrats et sinistres, Ornikar a fait appel à Guidewire et Salesforce, pour sa politique de tarification elle s’appuie sur les services d’Akur8 et pour opérer l’ensemble des services d’assistance sur Mondial Assistance

Il s’agit ainsi de viser une population mal servie : les jeunes conducteurs. Mais Ornikar n’hésite pas à parler de « casser les rentes qui persistent encore dans le secteur de la mobilité ».

Des rentes de fait mais aussi, plus fondamentalement peut-être, une approche par les produits auxquels les usages différenciés selon les populations et les besoins sont obligés de s’adapter. Aujourd’hui, l’enjeu est précisément de renverser cette démarche.

Les jeunes conducteurs subissent traditionnellement des primes particulièrement élevées en assurance tous risques, autour de 2 000 euros par an, soit un montant exorbitant par rapport à leur pouvoir d’achat. Un tarif que les assureurs justifient par l’accidentologie des conducteurs novices. En réalité, souligne Ornikar, cette tarification excessive provient de l’absence de connaissance que les assureurs traditionnels ont de l’expérience de conduite des jeunes conducteurs.

Justement, à cet égard, Ornikar jouit d’un avantage de taille : la connaissance de près de 3 millions d’élèves formés dans son école de conduite : « aujourd’hui, 1 jeune sur 2 passe par Ornikar pour préparer et passer son permis de conduire […] et nous travaillons sans relâche pour faire le lien entre apprentissage de la conduite et accidentologie. Par exemple, nous avons pu démontrer le lien entre le respect des distances de sécurité lors du parcours d’apprentissage et l’accidentologie au volant après le passage du permis. C’est tout l’intérêt de l’écosystème que nous créons pour favoriser la mobilité des jeunes : plus celui-ci aura réalisé d’étapes d’apprentissage avec Ornikar (code puis conduite), plus sa tarification sera adaptée et sur-mesure » précise Benjamin Gaignault, co-fondateur d’Ornikar.

Partir de la situation, modifier au besoin l’usage, personnaliser et adapter le produit et ses tarifs en conséquence.  Depuis son lancement en 2013, Ornikar a mis en place un nouveau standard de prix du permis en le divisant par deux, obligeant ainsi les auto-écoles traditionnelles à s’aligner et donc à revoir leur modèle économique. Et s’il en allait de même dans l’assurance auto ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Faites-vous bien la différence entre « Bank as a service » et « Embedded Banking » ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est normal : à pratiques nouvelles, expressions nouvelles et confusions assurées ! Aussi n’est-il pas inintéressant de consacrer deux minutes à éclaircir des termes de plus en plus employés.

The Financial Brand relaie à cet effet les efforts de définition d’Alloy Labs pour distinguer « Banking-as-a-Service » (BaaS) et « Embedded Banking ».

Le BaaS désigne un modèle de partenariat à travers lequel une institution financière disposant d’une licence bancaire permet à une ou des sociétés financières, qui n’en disposent pas,  d’offrir directement des comptes de dépôt à leurs clients.

Cela se fait généralement en marque blanche et certaines institutions, classiques (The Bancorp) ou néobanque (Starling), se déploient particulièrement sur ce segment.

Cela fonctionne de même pour les paiements mais Alloy Labs nomme plutôt cela « BIN sponsor » (BIN = Bank Identification Number), soit un modèle de partenariat à travers lequel une institution financière membre d’un ou plusieurs réseaux de cartes de paiement permet à une ou des sociétés de services financiers non membres d’émettre des cartes de débit , de crédit ou des produits prépayés sous leur nom propre.

Enfin, l’Embedded Banking est un modèle de partenariat à travers lequel une banque propose ses services directement aux clients d’entreprises non financières, notamment à travers le site de ces dernières. Mais, dans la plupart des cas, le nom de la banque n’apparait pas, ou pas directement, comme si le site marchand proposait lui-même les crédits. On parle ainsi de « banque invisible. »

Au total, on peut distinguer :

  • La banque ouverte, qui relaie auprès de ses clients, des offres de partenaires non financiers.
  • La banque « invisible » ou « enfouie » qui représente comme le contraire et qui permet à des distributeurs non financiers de proposer les offres d’une banque sous leurs propres noms – le BaaS et l’Embedded Banking en relèvent.

En espérant que ces précisions vous auront été utiles. Pour aller plus loin sur le sujet du BaaS lui-même, voir cet article.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]La banque populaire grand ouest s’adresse aux plus de 50 ans[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Les banques françaises ont un problème avec les séniors ! Elles les traitent en effet comme une grande catégorie fourre-tout, sans forte distinction entre les 55-75 ans qui, au sein de la population, représentent la classe d’âge la plus aisée, la mieux dotée en patrimoine et dont beaucoup sont au top de leur carrière professionnelle, des 75 ans + qui entrent dans une période de vie souvent assistée. En bref, une fois notre crédit immobilier remboursé, notre banque ne sait guère nous proposer autre chose que préparer notre retraite et notre dépendance. Nous caricaturons à peine ! Il est donc particulièrement intéressant de voir la Banque Populaire Grand Ouest introduire un nouveau critère d’âge : « à partir de 50 ».

Pourtant, la première impression est que l’établissement a encore bien du mal à ne pas associer séniorité et vieillesse. Dès les premières lignes sur la page, on parle obsèques, dépendance, …

C’est qu’en fait la démarche est visiblement partie de l’accompagnement des aidants, sur lequel le Groupe BPCE s’est positionné récemment, pour constater que les « Silver », les 50-65 ans (et plus) ont encore souvent des parents quasiment à charge et que, d’une certaine façon, ce sont eux qui sont les meilleurs destinataires des offres liées à la dépendance ou à la transmission.

La dernière génération qui n’est pas à l’aise avec les nouvelles technologies sont les parents des 50-65 ans actuels. Autant donc adresser directement à ces derniers les solutions qui facilitent l’usage des nouvelles technologies :

A partir de là, il est possible d’élargir l’offre aux attentes plus spécifiques des Silver : loisirs, mobilisation du patrimoine, nouvelles occupations, …

Nous sommes ici en plein dans la banque des usages et, en France, cette approche est encore singulière. Il s’agit de reconfigurer et d’enrichir les offres classiques en considérant les modes de vie. Pour cela, il suffisait d’abaisser le curseur des seniors à 50 ans. Simple ! Mais, à notre connaissance, la Banque Populaire Grand Ouest est la seule à y avoir pensé.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Que proposent les établissements financiers en matière de crypto-devises ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La vague des cryptos parait devoir durer. Selon la récente étude Adan/KPMG, 8% des Français adultes ont investi dans des crypto-actifs et 30% envisagent de le faire.

Par comparaison, rappelons que 6,7% des Français seulement détiennent des actions en propre. Les cryptos séduisent surtout les jeunes (12% des 18-35 ans ont investi dans des crypto-actifs) et, avec leurs perspectives d’enrichissement rapide, de nombreuses personnes aux revenus moyens : 37% des Français investis dans des crypto-actifs gagneraient moins de 18 000 € par an.

Dans ces conditions, beaucoup de banques sont tentées de se positionner sur un marché qui a un fort besoin d’intermédiaires, tant la principale barrière pour le public sont moins les risques que la complexité des cryptos.

Selon le Baromètre EY 2022, 55% des banques suisses, par exemple, prévoient de proposer prochainement des placements en cryptos.

En France, les initiatives restent plus timides. Voici donc un petit tour d’horizon de ce que les établissements financiers peuvent proposer. En 10 exemples :

1 – Elémentaire (mais encore peu fréquent) : achat/vente, conservation. Ex : Unify Financial Credit Union.

2 – Indispensable : crypto-as-a-service, pour que les entreprises puissent proposer des offres en cryptos. Ex : l’assurance voyage.

3 – Utile : un wallet accueillant les crypto-devises. Ex : BBVA Suisse

4 – Hasardeux ? : des conseils en placements. Ex : Visa Consulting & Analytics

5 – Incontournable : un ETF. Ex : la Sberbank.

6 – Inévitable : des prêts avec des cryptos en garantie. Ex : ING (en projet pour des prêts Defi en P2P).

7 – Judicieux : accepter les paiements en cryptos pour son propre compte. Ex : 2 courtiers d’assurance strasbourgeois.

8 – Evident (mais encore peu fréquent) : assurer la gestion des paiements des firmes spécialisées dans les cryptos. Ex : Customers Bank.

9 – Malin : assurer la trésorerie des firmes spécialisées dans les cryptos, qui n’utilisent généralement pas ces dernières pour payer leurs employés et fournisseurs ! Ex : BankProv.

10 – Audacieux : faire le trading d’une crypto-devise. Ex : Arab Bank Switzerland/Tezos

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Quoi de neuf en février 2021?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Nous retiendrons particulièrement trois innovations et initiatives dans des domaines très différents mais qui ont en commun d’adapter les offres aux usages plutôt que d’obliger les utilisateurs à se plier à ce que permettent et ne permettent pas (souvent sans trop d’explication) les produits et services qu’on leur fournit.

Paiements

MoneyVox signale l’apparition chez Banque populaire et Caisse d’épargne de cartes de paiement à autorisation « quasi-systématique ».

Une carte de paiement à autorisation systématique n’autorise un règlement que si le solde en compte le permet. Ce qui peut poser des problèmes dès lors que les terminaux de paiement ne sont pas en mesure de contacter la banque pour autoriser une opération. C’est particulièrement le cas et c’est alors particulièrement bloquant dans les parkings et aux péages. Dès lors, une carte à autorisation « quasi systématique » tolèrera des exceptions, pour éviter des situations pénibles. On ne sait néanmoins ni pour quels types de paiements susceptibles d’être réalisés hors ligne, ni pour quels montants et fréquence de paiements ces exceptions joueront (par ailleurs, restent également les cas de paiements, comme aux distributeurs automatiques d’essence, où le solde en compte doit couvrir un montant plafond, tel que 150 €). La démarche n’en est pas moins à saluer.

Comptes joints.

Ils sont devenus la règle pour les couples aujourd’hui mais ils obéissent à un formalisme juridique assez lourd, notamment pour la souscription et l’annulation. C’est une incommodité d’usage que s’efforce de gommer la startup américaine Zeta, spécialisée dans les finances des couples. Elle s’y efforce mais – elle le reconnait elle-même – n’y est pas encore vraiment parvenue. Sa solution voudrait mettre en place un simple outil de gestion intelligent, branché sur les comptes individuels des deux membres du couple et s’y alimentant pour couvrir des dépenses communes qu’il apprendrait à estimer, à suivre et à prévenir quasiment seul, sous le contrôle du couple.

C’est la solution que propose Zeta mais sans pouvoir se dispenser, à ce stade, d’ouvrir formellement un compte commun. L’intention est en tous cas intéressante, tout de même que la manière – très représentative de la nouvelle tournure que sont en train de prendre les offres bancaires – dont Zeta propose sa solution. Comme une véritable expérience à faire à deux. Pour découvrir la personnalité de chacun en matière de finances et tester la capacité du couple à durer. D’ailleurs, la solution doit être sollicitée par l’un des membres, sans que l’autre soit forcément au courant. Comme s’il s’agissait d’une surprise, d’un cadeau !

Indépendants

Monabanq leur propose le compte PratiqPro. Et la démarche recoupe assez les deux précédentes. Gommer les difficultés d’usage : en proposant d’emblée une facilité de caisse notamment. Et proposer un accompagnement, quasiment une expérience, pour les autoentrepreneurs sous le régime fiscal de la microentreprise ayant décidé de se lancer. Ceci en mettant en avant la dimension des soutiens juridiques (responsabilité civile professionnelle, protection juridique, accès  à des conseillers, assurance e-réputation). Une offre visiblement conçue sur la base d’une analyse précise des difficultés que rencontrent les autoentrepreneurs et qui – mine de rien – renouvelle assez les offres bancaires classiques avec la volonté de leur apporter comme une dimension en plus.

 

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Comment les Big Tech vont obliger les Banques à revoir profondément leurs stratégies ?[:]

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Alors que l’on parle actuellement beaucoup des GAFAM, c’est l’occasion de souligner ici comment les banques elles-mêmes sont de plus en plus dépendantes des Big Tech. Et comment cela va profondément bouleverser leurs activités.

Il y a quelques mois, en réponse à une consultation publique de la Commission européenne, la BCE a reconnu la nécessité pour elle d’appréhender et d’évaluer – particulièrement en termes de concentrations et de risques systémiques – les liens que les banques de la zone euro sont désormais à même de nouer avec des fournisseurs non-européens de services et d’infrastructures techniques en cloud.

Sont ainsi notamment désignés, sans être nommés, les Amazon Web Service, Microsoft Azure ou Google Cloud. Des plateformes à travers lesquelles les Big Tech proposent leurs propres moyens technologiques aux entreprises pour développer des services modulaires allant du stockage d’informations à des applications complexes. Et derrière le souci formulé par la BCE se devine facilement la crainte que les Big Tech n’acquièrent ainsi un savoir-faire leur permettant de concurrencer directement les banques, sans être soumises aux mêmes obligations réglementaires qu’elles.

En avril 2019, la Banque des règlements internationaux (BRI), exprimant visiblement les craintes du monde bancaire dans son ensemble, soulignait en effet que les Big Tech ont la capacité de gagner rapidement des parts significatives sur le marché bancaire. A quoi, dans sa récente communication, la BCE répond qu’elle appliquera alors strictement le principe « mêmes activités, mêmes règles ». En d’autres termes, qui développera des activités comparables à celles de banques sera soumis à la même réglementation qu’elles.

Mais est-ce bien là la question ? Les développements des Big Tech en matière d’activités bancaires, particulièrement de crédit, demeurent modestes et il semble assez clair que la volonté d’un Google n’est pas de concurrencer frontalement les banques mais plutôt de se positionner en distributeur de leurs produits et services.

Ainsi, au cours de l’été dernier, six autres banques ont été associées au compte courant Google, en plus des deux établissements déjà retenus pour son lancement. Et la diversité de ces partenaires – du mastodonte Citi à de modestes Credit Union régionaux – témoigne que Google est ouvert à de très nombreuses collaborations.

Dans le même temps, Google annonçait sa volonté de faire évoluer Google Pay en une vaste place de marché accueillant une multitude de commerces en ligne. Dans la continuité de son positionnement historique, Google veut être l’intermédiaire numéro un pour l’usage d’internet. Pour les clients comme pour les fournisseurs. Pour les banques, comme pour les autres commerces.

Pour cela, Google dispose d’un atout essentiel : mettre à la disposition de ses utilisateurs ses propres moyens technologiques. Ainsi propose-t-il désormais aux banques d’intégrer directement Androïd Pay à leurs applis mobiles et de se relier à son assistant vocal Google Home. Et c’est également tout l’enjeu des services proposés sur Google Cloud. D’ores et déjà, des établissements comme Intesa Sanpaolo ou la Deutsche Bank sont entrés en discussion avec Google pour y avoir recours. C’est-à-dire non pas seulement pour y héberger certaines de leurs applications mais, selon leurs propres dires, afin de profiter des compétences et des moyens de Google pour concevoir et développer leurs services digitaux.

Bien entendu, on pourra estimer que nous sommes naïfs. Si un acteur de la taille de Google acquiert de telles compétences, on peut juger qu’il tiendra les banques comme en tenaille, maitrisant à la fois la distribution et la production de leurs produits et services. Il lui sera alors facile de les supplanter ou même de les faire disparaitre.

Peut-être. Mais une telle vision parait un peu trop simple. Elle se nourrit d’un présupposé courant dès que l’on parle des Big Tech, dont on estime trop facilement a priori que tout ce qu’elles réalisent ne pourra à terme manquer d’aboutir et de réussir. Comme si elles étaient forcément l’avenir. Pourtant, en tentant de se diversifier, notamment dans le domaine financier, Google a enregistré un certain nombre d’échecs. Bien sûr, l’échec est tout à fait normal pour qui innove. Mais cela souligne que ce qui est ambitieux est également en général hasardeux.

Car de quoi parle-t-on exactement en fait de menace qu’un Google pourrait exercer vis-à-vis des banques ? La BRI l’exprime clairement : les Big Tech ont accès à des données clients dont les banques ne disposent pas ou qu’elles n’ont pas le droit d’exploiter, elles bénéficient de davantage de moyens technologiques pour traiter ces données, tout en disposant d’un réseau de distribution sans égal et de moyens de pression considérablement plus étendus que ceux des banques sur les emprunteurs (qui voudra être noté mauvais payeur par Google !?).

En d’autres termes, les Big Tech pourraient être bien plus efficaces et rentables que les banques, en fournissant les mêmes offres de base qu’elles. Toutefois, ceci – qui ressemble assez à ce que les grands de l’internet chinois sont parvenus à réaliser – serait soumis à de nombreux aléas. Cela suppose notamment en premier lieu que les Big Tech couvrent suffisamment le marché des paiements. Bref, tout reste à faire, de sorte que cette menace que les Big Tech pourraient représenter pour les banques n’est peut-être pas, encore une fois, la vraie question qui doit être considérée dans l’immédiat.

En revanche, de l’exemple de Google, on peut retenir trois orientations qui ébranlent dans ses fondements mêmes l’architecture des banques. La première est que ces dernières vont devoir apprendre à travailler sur des réseaux de distribution dont elles ne seront pas propriétaires. La deuxième est qu’à cet effet, elles ne peuvent compter disposer par elles-mêmes de tous les moyens de conception et de production nécessaires, ceci incluant les données clients. La troisième orientation est qu’en conséquence, les banques ne seront plus maitresses d’une partie des savoir-faire nécessaires en termes de produits, de services et de relations commerciales.

Autant dire que c’est tout le modèle classique de la banque de détail qui doit évoluer et que ce n’est que s’il n’y parvient pas que la menace des Big Tech s’exercera vraiment. Un modèle classique qui, fondamentalement, fait des banques des conservateurs de valeurs, dans leurs coffres ou leurs systèmes d’information sécurisés et qui se matérialise avant tout par l’ouverture d’un compte, dont les mouvements représentent l’essentiel de l’information client. En somme, donc, la connaissance et au-delà la relation client bancaire sont à repenser. De manière d’autant plus pressante dans le contexte d’une crise sanitaire qui accélère la digitalisation. Ce sera certainement, en matière de stratégie bancaire, le thème de l’année.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Va-t-il falloir réglementer les engagements de responsabilité sociale et environnementale des banques ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr]Cela aura été l’un des derniers actes de l’administration républicaine au pouvoir ces quatre dernières années aux Etats-Unis : réglementer les engagements que les banques peuvent choisir de suivre en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE) vis-à-vis de certains secteurs. Cette disposition ne sera sans doute pas reconduite par la nouvelle administration démocrate mais la problématique n’en disparaitra pas pour autant. Elle risque en fait de s’imposer de manière de plus en plus pressante – en France, la filière de la défense a récemment saisi le gouvernement de la frilosité des banques à son égard.

Depuis plusieurs années, de nombreuses banques ont pris l’engagement de ne plus financer les énergies fossiles. Aux Etats-Unis, Bank of America ou Citi ont également annoncé des restrictions concernant le financement du secteur des armes à feu. Dès lors que l’incarcération d’étrangers en situation irrégulière a pu être dénoncée outre-Atlantique, JP Morgan Chase a décidé de ne plus financer de prisons privées. Paypal a pu interdire les paiements et fermer les comptes de personnes qu’il accuse de propager des propos haineux. Mastercard a annoncé son intention de faire de même.

Est-ce bien aux banques de décider de ce qui est légal et de ce qui est illégal ?, s’est néanmoins demandée l’administration américaine face aux refus de financement rencontrés par les secteurs de l’énergie ou des armes. Une nouvelle réglementation, finalisée tout récemment, impose ainsi aux plus grandes banques de motiver sérieusement et individuellement leurs refus de financement et donc de ne pas procéder à des exclusions sectorielles a priori. Ce qui a suscité des réactions scandalisées de la part d’associations de consommateurs, d’élus démocrates, ainsi que de la part des banques, dénonçant des pressions gouvernementales visant à leur retirer leur liberté de décision.

En fait, les banques ne sont pas tout à fait libres de leurs choix. Car si, traditionnellement, neutralité et discrétion caractérisaient l’ethos bancaire, il n’en va plus tout à fait ainsi. Vis-à-vis de leurs actionnaires et de leurs clients, comme vis-à-vis de leurs collaborateurs actuels et futurs, les banques sont de plus en plus comptables d’un risque de réputation qui inclut désormais non seulement leurs activités mais également les bénéficiaires de leurs services et financements.

Cette évolution est loin de ne concerner que les banques mais ces dernières, parce qu’elles sont à la source de financements qui sont la clé de tout, sont particulièrement et de plus en plus sous observation. Il y a deux ans, réagissant à la publication d’un rapport de l’ONG Oxfam France dénonçant des établissements financiers français « accros aux énergies fossiles », le ministre de l’Economie et des Finances annonçait immédiatement vouloir réunir les banquiers, assureurs et gestionnaires d’actifs français pour qu’ils s’engagent à arrêter tout financement des activités les plus polluantes.

Les banques, ainsi, n’ont pas vraiment le choix. Au-delà du respect de leurs obligations légales et réglementaires, leurs engagements mêmes commencent à être scrutés par l’opinion publique. C’est un fait et cela exige de nouvelles approches et de nouvelles compétences en matière d’analyses des risques et de gestion d’image. Toutefois, dès lors que le critère de légalité n’est plus seul légitime mais qu’il faut également répondre des activités en termes d’impacts collectifs et d’image, toute une casuistique ne peut manquer de se développer quant à la nature même et quant à la mesure des risques et des impacts. Est-il bien, par exemple, de financer ce qui est licite dans d’autres pays mais ne l’est pas ici ? Le gaz de schiste en fournit un exemple. Comme le nouveau marché du cannabis aux Etats-Unis. Peut-on défendre son rôle de soutien à l’économie et aux territoires et restreindre drastiquement ses engagements vis-à-vis d’un secteur de la défense dont on connait le poids économique en France, en termes d’exportation, de recherche et d’emploi ?

S’ouvre alors la perspective d’un jeu auquel, accusés, au gré des différentes parties prenantes, d’être trop ou pas assez présents, les établissements financiers seront finalement toujours perdants.

Tandis qu’un nouveau risque apparait : les banques ne risquent-elles pas en effet de se retrouver entrainées dans des mouvements d’opinions susceptibles de prendre barre sur la gestion de leurs engagements ? Car, bien entendu, si l’on refuse de financer ce qui est mal, comment peut-on refuser de financer ce qui est bien !? Si les banques sont dénoncées pour soutenir de mauvaises causes, le seront-elles moins si elles refusent de financer les bonnes ? Quitte à devoir soutenir des projets purement opportunistes ou sans logique financière saine.

Depuis quelques années, les établissements financiers décrivent très en détail leurs engagements de RSE et s’engagent à suivre une logique conséquentialiste qui évalue les impacts de leurs financements du point de vue de l’intérêt général. Cette louable démarche ne risque-t-elle pas de se révéler néanmoins un piège ? Certains n’y voyant que la volonté des établissements financiers de s’assurer qu’on les sauvera en cas de difficultés, quoi qu’il en soit et quoi qu’il en coûte. Tandis que d’autres estimeront que ce n’est pas aux banques de décider de l’intérêt général et voudront de plus en plus encadrer leur pouvoir de décision.

Alors que, comme nous l’avons signalé récemment, le public pourrait bien commencer à recevoir avec une certaine irritation les proclamations des entreprises en matière de responsabilité sociale et environnementale, dont il ne perçoit pas forcément les effets à son niveau, les banques vont devoir davantage s’interroger sur la portée générale de leurs engagements.

Score Advisor

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[:fr]TOTAL[:]

[:fr]

Mission : « Programme d’Efficacité Opérationnelle multi-filiales »

Travaux :

  • Permettre aux Directeurs Opérationnels et au Responsable Afrique de suivre l’implémentation des Plans d’actions de mise à niveau opérationnelle
  • Construction d’un outil simple d’utilisation destiné aux filiales, pour un tracking et un contrôle consolidé au niveau central

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[:fr]BNP Paribas[:]

[:fr]

 

Mission : « Définir et de mettre en œuvre la gestion contractuelle régulant la fourniture, par la maison-mère, de solutions de dispositifs relatifs à la LCB-FT (KYC, filtrage, surveillance) à destination de ses filiales Métier (bénéficiaires de ces services centraux Groupe) »

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Travaux :

  • Réorganisation et appropriation de la gestion des contrats de service (SLA) des Back Offices Conformité et de la Direction des Systèmes d’Information centrales (y compris Inde)
  • Déblocage de déploiements des services au sein des pays sensibles et sécurisation des processus LCB-FT vis-à-vis des régulateurs locaux
  • Facturation comptable des services centraux dans le respect des règles fiscales intragroupe

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[:fr]HSBC[:]

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Mission : « Pilotage et accompagnement fonctionnel du projet de mise en conformité en anticipation du déploiement des nouvelles réglementations début janvier 2018. Dans le cadre de la transformation du Groupe HSBC et de l’introduction des nouvelles réglementations »

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Travaux :

  • Structurer et piloter le Projet en lien avec les équipes sièges (ligne métier) et pays (structure juridique France)
  • Transformation du business model (GSM, déploiement de mandats sans rétrocessions des gestionnaires de fonds)
  • Déploiement de nouveaux process et documentation de la relation client (Lettre d’adéquation, diffusion des KID PRIIPs, divulgation ex-ante des coûts et charges, aménagement des – reportings existants, clients et régulateurs)
  • Accompagnement et formation des fonctions Front, Middle et Back office sur les étapes critiques de la mise en conformité

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