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Décryptage

[:fr]Les historiques de crédit ne prouvent rien ![:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Sur eux se fonde en large partie le scoring des demandes de crédit. Que cela se fasse à travers des fichiers globaux privés ou publics (credit bureau aux Etats-Unis et ailleurs, fichiers d’impayés des banques centrales, …) ou les bases de données propres des établissements financiers, le fait de n’avoir connu aucun ou au contraire un ou des incidents de paiement sur des crédits déjà accordés favorise ou exclut prioritairement l’accès au financement et détermine ainsi en large partie l’inclusion et l’exclusion financière.

Pourtant, une étude mondiale publiée par TransUnion (Empowering Credit Inclusion : A Deeper Perspective on New-to-Credit Consumers) montre qu’on ne peut pratiquement pas différencier en termes de défaillances effectives ceux qui portent un crédit pour la première fois de ceux qui disposent d’un historique. Cela se vérifie aussi bien au Canada qu’au Brésil, aux Philippines qu’aux Etats-Unis. Et cela s’applique également aux catégories d’emprunteurs sub-prime (qui connaissent statistiquement le plus de défauts).

Convient-il de souligner que ce qu’établit cette étude est assez énorme ? Deux populations sont en effet comparées : l’une ayant fait l’objet d’un scoring fondé sur des historiques et l’autre non. Or, en termes de risques, on peut à peine les distinguer. Cela n’indique donc non pas seulement qu’opposer le manque de données historiques les concernant aux demandeurs de crédit n’est pas pertinent. Cela signifie surtout que les méthodes de scoring, largement fondées sur des historiques, sont en fait assez superfétatoires !

Face à un individu demandant un prêt, qui refusera de croire que savoir que le même individu a déjà connu un incident de remboursement ne représente pas un indice de risque sérieux ? Pourtant, il pourrait bien s’agir d’un préjugé. L’avenir ne reproduit pas automatiquement le passé et les risques estimés statistiquement ne préjugent pas des risques au niveau individuel.

 

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Tiens, Capital One supprime ses postes de promoteurs « d’agitilité » ! [:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La banque américaine a supprimé plus de 1 100 postes liés à la promotion interne de méthodologies « agile ». Pourquoi donc ?

L’explication parait assez logique : Capital One estime que la conversion à ces méthodologies n’est plus nécessaire en elle-même et qu’elles peuvent être directement intégrées dans les modes de travail des chefs de produit et développeurs.

« The agile role in our tech organisation was critical to our earlier transformation phases but as our organisation matured, the natural next step is to integrate agile delivery processes directly into our core engineering practices.

Les « agilitateurs » sont donc invité à postuler à de nouveaux emplois internes. Cette décision ne correspond pas, indique l’établissement, à un jugement sur ces personnes ou sur le travail qu’elles ont mené. Leurs contributions ont été essentielles pour faire mûrir la conception logicielle et animer la transformation technologique globale de la banque.

Sans doute et on peut donc y voir une évolution assez naturelle. Mais de mauvais esprits ne pourront s’empêcher de penser qu’il s’agit peut-être aussi de reconnaitre que « l’agilité » aura souvent été une de ces modes managériales qui reviennent à tout changer pour que rien ne change et qui paraissent un peu chères quand cela devient flagrant !

Source : Finextra

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Le management bancaire en pleine évolution[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Le Centre Luxembourg for Finance le souligne, le rôle des CEO a beaucoup changé dans la banque.

Il leur faut désormais :

  • Tenir compte de plus en plus d’informations et y réagir en temps de plus en plus court.
  • Intégrer à ses stratégies les évolutions sociétales – la responsabilité sociale et environnementale particulièrement.
  • Prendre en compte des attentes de plus en plus fortes de ses collaborateurs.
  • Employer des compétences de plus en plus techniques et disparates.
  • Gérer des relations de plus en plus sensibles avec clients, personnels, actionnaires et autorités de tutelle.

Le rôle du manager est désormais d’assurer une communication en situation complexe, ainsi que la coordination de dimensions de plus en plus techniques. Avec une réactivité devenue elle-même décisive. De plus en plus déterminantes, les orientations et compétences technologiques ont besoin d’un chef d’orchestre. Au niveau du management de tête, elles ne peuvent plus être ignorée ou survolées.

Bref, le plan stratégique à cinq ans ne fournit plus le cadre managérial de référence – pour ne pas dire qu’il parait de moins en moins pertinent.

Ces évolutions, générales, frappent tous les domaines. Mais le secteur bancaire semble à la traine. Selon une étude de KPMG, 22% seulement des dirigeants de services financiers auraient vraiment conscience que leur rôle a changé.

Cependant, The Financial Brand vient de publier deux tableaux des grands challenges pour un panel international de dirigeants de banques.

Ceux qui les ont les plus occupés en 2022 :

Et ceux qui les attendent en 2023, parmi lesquels on note l’importance de la banque ouverte à des compétences et des offres tierces :

Incontestablement, ces challenges sont ceux, clairement technologiques, d’un secteur bancaire de plus en plus industrialisé.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]ChatGPT, en quoi les banques sont-elles concernées ? [:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Difficile d’échapper actuellement à la dernière technologie d’OpenAI, ChatGPT. A quoi les banques pourraient-elles effectivement l’utiliser ? Un article de Finovate ouvre quelques pistes.

ChatGPT s’appuie sur Generative Pre-trained Transformer 3 (GPT-3), le modèle de génération de langage d’OpenAI qui, accessible via l’API d’OpenAI, est beaucoup plus puissant pour être personnalisé et s’adapter à une gamme de tâches de traitement du langage naturel. Alors que ChatGPT ne s’exécute que sur 20 milliards de paramètres, GPT-3 prend 175 milliards de paramètres en compte.

Il faudra donc beaucoup de temps pour explorer les possibilités de tels outils mais, d’ores et déjà, on peut penser à plusieurs utilisations permettant de réduire les coûts et d’améliorer l’expérience client :

  • Intégrer GPT-3 dans les chatbots ou les assistants virtuels pour réduire le volume des demandes téléphoniques du service client. GPT-3 peut facilement gérer les demandes courantes des clients, telles que les demandes de solde de compte ou les mises à jour de l’état des demandes de prêt.
  • La puissance de GPT-3 peut être utilisée pour améliorer la détection des fraudes.
  • Elle peut également servir à analyser, classer et traiter la documentation reçue (factures, demandes de prêts et pièces annexées, …).
  • En analysant la situation, la tolérance au risque, les objectifs d’investissement et l’historique des relations pour chaque client, GPT-3 peut créer des conseils financiers plus personnalisés, tels que des recommandations d’investissement.
  • Enfin, d’un point de vue marketing, GPT-3 peut être utilisé pour déterminer la notoriété de la marque et le sentiment général envers une entreprise ou une marque. En analysant les commentaires des clients et les interactions sur les réseaux sociaux, les entreprises peuvent obtenir des informations sur les déploiements de nouveaux produits et mesurer la satisfaction des clients au fil du temps.

Et… c’est tout ? L’article de Finovate le reconnait : tous ces outils et fonctionnalités existent déjà. GPT-3 va seulement les rendre plus puissants et moins onéreux en s’appliquant à un plus grand nombre de cas.

Il est donc permis d’être déçu. Avec GPT-3, l’IA franchit un cap (non tant technique d’ailleurs qu’en termes de standardisation et d’usages). A terme, cela dessine la possibilité de banques dont 70% des process externes (conseil, service client, …) et internes (back-office, management, …) seraient automatisés. C’est d’ailleurs une perspective qui va toucher tous les secteurs – au Texas, McDonald’s est en train de tester son premier restaurant entièrement automatisé pour ce qui regarde le contact client. Ce dernier exemple souligne assez quelles problématiques et quelles difficultés de mise en œuvre et d’acceptabilité vont apparaitre. Mais, face à un cap technologique, le moins que l’on puisse faire est d’avoir un minimum d’imagination !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Nos données financières sont-elles vraiment protégées ?[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Plaid, le champion de l’agrégation de comptes, lance Plaid Privacy Controls. Une sorte de portail à usage personnel pour contrôler l’utilisation de ses données financières par les entreprises que l’on a autorisé à les collecter.

Dans le contexte d’un renforcement probable et prochain de la réglementation américaine à cet égard, l’idée de Plaid est d’en équiper ses (nombreuses) banques et fintechs clientes, pour qu’elles-mêmes mettent ce service à disposition de leurs clients.

Plaid inscrit sa démarche en correspondance avec la forte demande du public pour davantage de confidentialité et de contrôle quant à l’utilisation ou tout à simplement quant à la protection des données personnelles disséminées en ligne.

Malheureusement, les données proprement bancaires ne représentent qu’une partie relativement restreinte de ces données et, si elles sont évidemment très sensibles, elles ne sont pas les plus difficiles à protéger, notamment pour tout ce qui concerne nos moyens de paiement.

Mais le reste ? Une récente étude menée par la société de cybersécurité NordVPN, portant sur les 100 sites web les plus populaires dans 25 pays du monde, révèle que les sites web français disposent en moyenne de 17 traqueurs pour collecter et éventuellement monétiser des données personnelles.

Le nombre de traqueurs, dépendant des lois sur la protection des données dans chaque pays, est moins élevé en Europe qu’aux Etats-Unis (23 traqueurs en moyenne) et en Asie (45,4 traqueurs à Hong-Kong). En Europe, il faut y voir l’impact du RGPD. Toutefois, si l’on compte 17 traqueurs en moyenne sur les sites français, il n’y en a que 11,4 en Autriche.

En France, les sites de e-commerce sont ceux qui en possèdent le plus avec 27 traqueurs en moyenne. On en compte 18, un peu plus que la moyenne, chez les établissements financiers.

Il convient de souligner que la plupart de ces traqueurs n’appartiennent pas aux possesseurs des sites eux-mêmes. Sur ces traqueurs tiers, 30% sont ceux de Google, 11% ceux de Facebook et 7% ceux d’Adobe.

Généralement insérés dans le code des sites web et difficiles à détecter pour un utilisateur ordinaire, tous ces traqueurs recueillent des informations qui incluent  l’adresse et la localisation IP, l’historique de navigation, les clics d’un utilisateur sur un site web, les éléments qu’il a consultés et leur durée, ainsi que les données relatives au navigateur et à l’appareil qu’il utilise.

Tout cela, bien entendu, aide les administrateurs de sites à améliorer l’expérience des utilisateurs mais ces informations permettent également de créer des profils d’utilisateurs vendus à des tiers, notamment pour diffuser des publicités plus ciblées, qui suivent ensuite les utilisateurs de site en site.

Si des cybercriminels mettent la main sur ces données, ils peuvent compiler un dossier détaillé sur une personne et l’utiliser contre elle dans le cadre d’une attaque par hameçonnage en élaborant un message hautement personnalisé et crédible. Or, selon MoneyVox, 4 Français sur 10 ont déjà subi un débit frauduleux sur leur compte bancaire.

Il n’est pas sûr, on le voit, qu’une solution comme celle de Plaid puisse réellement changer quelque chose à cet écheveau de pratiques et d’intervenants. Il n’est pas sûr du tout qu’un acteur puisse le faire seul. Pourtant, une réglementation comme le RGPD a-t-elle réellement changé les choses ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Comment le Gouvernement Japonais entend limiter l’usage du Cash[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Parmi les économies développées, le Japon est sans doute le pays où le cash reste le plus utilisé. En 2021, les deux tiers de toutes les transactions commerciales s’y sont faites en espèces. Un particularisme japonais ? Oui mais ce n’est pas le plus important. En fait, la situation n’est pas très différente de celle des pays occidentaux et il est donc intéressant de voir quelle mesure très simple le gouvernement japonais a prise pour essayer de changer les usages.

Certes, les Japonais, comme les Allemands, utilisent beaucoup d’espèces. Mais l’on se tromperait à n’y voir qu’un traditionalisme, opposant le Japon à la Corée du Sud ou à la Chine, où le paiement par mobile s’est généralisé. En fait, le Japon est peut-être le pays où les solutions de paiement électronique sont les plus nombreuses et les plus anciennes. Mais, justement, aucune ne s’est imposée. Comme en Occident, finalement, elles se sont multipliées et se sont ajoutées aux usages traditionnels plutôt qu’elles ne les ont remplacés.

Le Japon a ainsi connu, comme nulle part ailleurs, un développement des cartes de paiement sans contact émises par les principales compagnies ferroviaires, comme la Super Urban Intelligent Card (SUICA) de la compagnie des chemins de fer de la région de Tokyo JR Higashi Nihon, assimilable au Pass’Navigo français mais qui couvre également les vols aériens intérieurs. A quoi s’est ajouté le paiement par QR Code dans le commerce, tiré par des acteurs comme PayPay (45% du marché avec 51 millions d’utilisateurs enregistrés, soit environ la moitié de la population adulte), Line Pay ou Rakuten.

Auparavant, le Japon avait enregistré le succès le plus large qu’un opérateur téléphonique ait rencontré dans les paiements. En 2004, en effet, l’opérateur téléphonique NTT Docomo a lancé l’osaifu keita, un mobile équipé d’une puce sans contact. Il compterait aujourd’hui plus de 30 millions d’utilisateurs. Le succès est venu de l’intégration de plusieurs services existants, auxquels NTT a permis ainsi l’accès au sans contact, et notamment du portefeuille électronique EDY de Bitwallet (20 millions d’utilisateurs) utilisable dans de nombreux commerces et taxis, ainsi que de la Suica (17 millions d’usagers, dont 13 ont également l’osaifu keita).

NTT est un opérateur téléphonique largement dominant au Japon (près de 60% du marché). Pourtant l’osaifu keita n’a pas pu relever tous les enjeux d’intégration, comme l’illustre le dessin suivant :

Au total, comme en Occident, les vieux usages se sont maintenus : le chèque chez nous et les espèces au Japon.

Dans ces conditions, le gouvernement cherche désormais à encourager l’utilisation des portefeuilles électroniques plutôt que physiques et il vient de rendre possible le versement de salaires sur ces supports.

En cas de faillite d’un opérateur de wallet, l’Etat garantira jusqu’à 1 million de yens (6 800 $), remboursés aux utilisateurs. L’objectif est de porter les paiements numériques à 40% de l’ensemble des paiements d’ici 2025.

Pour cela, le gouvernement japonais a estimé que le changement d’usages serait davantage facilité si sont ainsi alimentés les véritables moyens de paiement que sont les mobiles, plutôt que de compter sur le développement des moyens de paiement électroniques en eux-mêmes, à partir des comptes bancaires. Ce qui favorisera évidemment les acteurs non bancaires des paiements – jusqu’à sortir proprement les banques des paiements, si cette solution prend. C’est la première fois qu’un objectif de réduction du cash contourne ainsi ostensiblement les banques.

On voit mal cependant en quoi ce nouvel usage – largement inspiré d’une tactique nudge – aura de quoi supplanter les anciens.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les Cryptos au secours de la Philanthropie ? [:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est la piste qu’explore un récent rapport Philanthropy and the Global Economy de Citibank.

  • Selon les estimations du rapport, 550 milliards $ sont versés chaque à des organisations caritatives dans le monde entier et ce pourrait être plus.

  • La crise actuelle devrait néanmoins restreindre les dons – lesquels ont tendance d’ailleurs à se réduire ces dernières années. Une triple pression va s’exercer sur le secteur : réduction du pouvoir d’achat des donateurs, augmentation des coûts pour les organismes de bienfaisance, en même temps qu’accroissement des besoins face aux difficultés.
  • Une manne de 2 400 milliards de dollars est cependant disponible, selon le rapport. Il suffit pour la mobiliser, de se tourner vers les actifs numériques – que très peu d’organismes de bienfaisance acceptent cependant.

Selon le rapport, les particuliers qui sont actifs sur le marché des cryptos présentent un profil particulièrement compatible avec ce que pourraient leur proposer un secteur philanthropique davantage tourné vers leur univers et recourant à la blockchain pour permettre une meilleure traçabilité de l’usage de dons qui prendraient la forme d’actifs numériques.

Ces particuliers, en effet, sont généralement :

  • Plus jeunes que les donateurs moyens. Ils représentent donc une nouvelle cible actuellement peu mobilisée.
  • Pourtant, quand il leur arrive de faire des dons, ceux-ci sont 82 fois supérieurs à la valeur des dons classiques (ce chiffre a été néanmoins constaté en 2021, quand le boom des cryptos pouvait particulièrement rendre généreux leurs possesseurs).
  • Par ailleurs, les propriétaires d’actifs numériques regardent en moyenne favorablement les organisations indépendantes et décentralisées, comme le sont de nombreux organismes de bienfaisance

Cependant, les barrières sont encore importantes à l’acceptation de cryptos par le secteur philanthropique. Méconnaissance de ces actifs complexes, par ailleurs secoués par des troubles importants depuis des mois, mauvaise réputation (la faillite de FTX ne va rien arranger !) et nécessité de renforcer fortement les règles de KYC.

Mais il y a sans doute une réticence plus fondamentale, que ne cache pas le rapport. Les particuliers investis sur les cryptos sont sans doute plus actifs que les donateurs traditionnels. Et si le recours à la blockchain accroit la transparence quant à l’emploi des dons, cela peut conduire les donateurs à s’immiscer bien davantage dans la gestion des organismes de bienfaisance.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Service Client : Quelles évolutions notables en 2022 ?[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Relationclientmag. Fr publie les résultats d’une enquête réalisée par Qualimétrie sur les Français et le service client en 2022. Cela concerne tous les secteurs mais les banques sont particulièrement concernées, puisqu’avec les assurances, elles sont de loin les entreprises les plus sollicitées (par près de trois quarts des Français), avec – une nouveauté cette année ! – les fournisseurs d’énergie (58%).

Trois évolutions notables :

  • Si, sans surprise, le mail (84%) et le téléphone (74%) sont les canaux les plus largement utilisés pour entrer en contact avec les entreprises, les réseaux sociaux sont désormais le 3° canal le plus utilisé, devant les chats.

  • Alors que les contacts augmentent fortement (+13% par rapport à 2021), les réclamations bondissent de près de 10% en nombre et représentent désormais 25% des contacts, contre 31% pour les demandes d’information ou de renseignement.
  • La qualité des contacts fait l’objet d’un très fort partage d’expérience : 64% des Français en parlent, dont 59% dans leur entourage et 5% sur les réseaux sociaux.

Des rapports clients de plus en plus sensibles donc et en chambre d’écho. Sachant que pour 24% des Français, une mauvaise expérience avec le service client est le premier critère susceptible de faire quitter une enseigne.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Quelle stratégie derrière Stancer ?[:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Ces dernières semaines, on a reparlé de la Free Bank. Une idée qui traine depuis des années. Qu’un acteur innovant comme Free se lance dans les services bancaires, beaucoup l’ont imaginé en effet.

En fait, on en a surtout parlé avant le lancement de Stancer Pay fin septembre, Iliad, la maison-mère, ayant reproduit la communication par effets de mystère qui avait précédé celle de Free. A cette occasion, la presse était toute prête à s’emballer. Pensez, après la téléphonie, Xavier Niel allait sûrement complètement bouleverser la banque. Une « révolution » était d’ailleurs annoncée.

Depuis, l’effet d’annonce est rapidement retombé. A l’adresse des commerces et des indépendants, Stancer casse (réellement) les prix sur l’encaissement des paiements en ligne et en magasin (avec la fourniture gratuite, sous certaines conditions, d’un terminal de paiement). C’est bien. Mais le grand public n’est pas concerné. C’est une solution quasi uniquement technologique (qu’Iliad utilise déjà pour ses propres encaissements), que beaucoup d’autres acteurs proposent. Enfin, par rapport à ce qui était attendu, c’est un peu court !

Apparemment, Stancer entend lancer à l’avenir d’autres outils pour les pros. Quoi qu’il en soit, la stratégie consiste à commencer par casser les prix. Pourquoi pas ? D’autres fintechs et néobanques ont fait de même. Gagnant ainsi, dans le meilleur des cas, une position de niche et forçant leurs concurrents à s’aligner, notamment quant aux tarifs, de sorte que les banques ont, chaque fois, été peu menacées.

Toutefois, cette stratégie a généralement pris place dans le cadre d’usages nouveaux (Paypal) ou bien, lorsqu’elle consistait surtout à casser les prix (cas des commissions de change appliquées sur les dépenses à l’étranger en d’autres devises avec certaines néobanques), elle n’était que la tête de gondole d’une offre bancaire d’emblée beaucoup plus large (N26, Revolut, …).

Rien de tel avec Stancer, qui se contente de casser les prix, la solution technologique proposée paraissant par ailleurs performante, sans rien présenter de révolutionnaire. De sorte qu’une question pointe inévitablement : Iliad aurait-il commis l’erreur de croire qu’il peut faire la même chose sur le marché bancaire que ce qu’il a fait sur celui de la téléphonie mobile, alors que les deux domaines et le positionnement dont Iliad pouvait bénéficier sur l’un et l’autre n’ont strictement rien à voir ?

Il serait ridicule de préjuger à ce stade du succès de Stancer, surtout quand un acteur comme Iliad se tient derrière. Toutefois, même un tel acteur n’est pas à l’abri d’erreurs grossières.

La page LinkedIn de Stancer déclare : nous sommes convaincus que chaque individu peut devenir un acteur de l’économie. En rendant les infrastructures de paiement plus simples, accessibles et transparentes, nous permettons à chacun d’atteindre son potentiel d’entrepreneur.

Une telle langue de bois était déjà complètement dépassée il y a cinq ans !

Le lancement de Stancer Pay oblige ainsi à se demander s’il ne s’agit pas en l’occurrence de débouler sur un marché bancaire mal cerné mais dont on croit qu’il peut facilement changer, en comptant sur l’adhésion rapide d’un public qui n’attendrait que ça. Bien d’autres grands acteurs ont commis une telle erreur. Le dernier étant Orange.

Mais Stancer a sans doute d’autres choses dans ses cartons.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Résultats des banques 2012-2022 : Dix ans de stagnation ![:en]Brouillon auto[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Bien sûr, il est paradoxal de parler de stagnation de leurs résultats quand, ces dernières années, les banques françaises ont engrangé des bénéfices par dizaine de milliards. Cet été encore, à l’occasion des Trimestriels, face à une nouvelle salve d’excellents résultats, les commentateurs se sont interrogés : performances réelles ou aubaine ?

Il importe de clarifier la situation alors qu’avec la crise qui pointe et les déboires du Crédit Suisse, le spectre d’un effondrement bancaire a de nouveau récemment resurgi.

Sur la base des analyses de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, on peut par exemple partir de l’évolution du RoE (rémunération des fonds propres par les bénéfices) des principaux groupes bancaires français. Son dernier pic a été atteint en 2006. Il était alors proche de 15%. Après une chute brutale en 2008, le RoE se redresse à un nouveau pic de 8% en 2010. Il stagne en dessous depuis :

 

Cette évolution est assez générale. Il en va de même des autres principaux indicateurs de résultat, si on les rapporte à l’activité des établissements que traduit la taille de leur bilan. Ainsi du résultat brut d’exploitation moyen, rivé autour de 0,7%. Depuis des années, tout stagne dans un étroit tunnel, à l’instar des frais d’exploitation, contenus entre 1% et 1,5% du total bilan. Et la tendance est généralement à la baisse. C’est particulièrement le cas du produit net bancaire (l’équivalent du chiffre d’affaires des banques), ayant longtemps oscillé autour de 2% du total bilan et tendant vers 1,5% depuis 2017. Il en va de même encore des prêts non performants, ce qui est là un bon signal (passés en moyenne de 2,8% à 2,2%).

Mais alors, comment expliquer la récente forte hausse des résultats en montants ? C’est assez simple. Tous les indicateurs ci-dessus sont exprimés en pourcentages des bilans. Or la taille des bilans a explosé ! Le phénomène a été particulièrement fort en France et au Japon. Mécaniquement, le montant des résultats a suivi, alors que les performances, elles, ont stagné.

Qu’est-ce qui explique ce phénomène lui-même ? Rien d’autre que la politique monétaire. L’incroyable gonflement de la masse monétaire qu’ont provoqué les injections de liquidités des Banques centrales, souvent réalisées à travers les banques directement, à des taux quasiment à zéro.

La masse monétaire de l’Eurozone est passée de 1 100 milliards € en 1980 à 4 800 milliards € en 2000. En juillet 2021, elle atteignait 15 000 milliards €. Sur cette masse, la liquidité (M1) représente 70%.

 

De 2015 à 2019, la croissance de la masse monétaire de l’Eurozone a connu un taux annuel situé entre 4% et 6%. Pour contrer les effets de la crise sanitaire, la masse monétaire a augmenté de 9,6% entre janvier 2020 et janvier 2021. Sa croissance s’est maintenue ensuite à 9%. Ainsi, alors que les liquidités quasi gratuites de la BCE pouvaient être replacées, même à des taux faibles, sur des marchés, notamment ceux de l’immobilier et du crédit aux entreprises, protégés contre la récession par les Etats (puisant eux-mêmes dans les liquidités de la Banque centrale), les résultats des banques ont naturellement suivi.

Aujourd’hui, face au catastrophisme bancaire ambiant, il faut souligner qu’il est très difficile d’augurer des prochains résultats des établissements. C’est que, liée à la politique monétaire et à la situation économique, l’évolution de ces résultats échappera largement aux banques. Et c’est tout le problème !

Que s’est-il donc passé depuis dix ans en effet ? Les banques ont mené une transition numérique qui est encore loin d’être achevée et qui ne génère guère de nouveaux revenus. Tandis que le marché bancaire est désormais sous la pression d’une multitude de nouveaux acteurs. Et tandis qu’un renouvellement et un élargissement des offres traditionnelles se font toujours attendre. Une situation qui pourrait être grave si les derniers résultats florissants en font négliger le caractère alarmant.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]