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[:fr]Pour le moment, ils sont les seuls à le faire : le Crédit Agricole Nord-Est peut être joint sur whatsapp[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Whatsapp n’ a jamais caché ses ambitions en matière de services bancaires et notamment de paiements en ligne. Et dès lors que l’appli compte désormais plus de deux milliards d’utilisateurs, il est difficile de croire que les banques puissent l’ignorer. En Afrique et en Inde particulièrement, le Whatsapp Banking est en plein essor. En France, à notre connaissance, seul le Crédit Agricole Nord-Est, à travers sa banque pour les 18-30 ans APY, invite à le contacter via Whatsapp.

L’avantage avec Whatsapp, bien sûr, c’est qu’il est très utilisé et qu’il peut l’être de manière gratuite. Mais le réseau passe pour être mal sécurisé et pour ne pas l’être suffisamment, en tous cas, pour que la réglementation bancaire puisse accepter que des traders l’utilisent pour conclure des opérations de marché. La pratique n’est visiblement pas rare mais JP Morgan a été condamné l’année dernière à une amende de 200 millions $ aux Etats-Unis pour avoir laissé ses opérateurs de marché le faire.

Il y a toutefois plusieurs solutions pour surmonter les questions de sécurité, ce qui permet d’envisager un usage bancaire de Whatsapp. Pour le moment, l’appli APY du Crédit Agricole Nord-Est ne l’utilise que comme un canal de communication pour le service client. Cela aura-t-il valeur de test pour l’ensemble du secteur ? On peut en effet se demander pourquoi le Crédit Agricole Nord-Est est a priori le seul établissement à se connecter à un réseau de communication qu’utilisent désormais plus de la moitié des Français.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Mobilité bancaire, souscription à une banque en ligne : rien n’a changé depuis 5 ans [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est le constat qu’on est inévitablement conduit à formuler en prenant connaissance des résultats d’une récente étude/enquête publiée par Panorabanques.

On y apprend qu’au cours des douze derniers mois, 12% des Français ont changé de banque mais que seulement un peu plus d’un tiers d’entre eux ont utilisé le dispositif de mobilité bancaire (que toutes les banques proposent désormais) mis en place en 2017 pour leur faciliter (grandement) le passage.

Ces changements ne correspondent pas à un afflux vers les banques en ligne et encore moins les néobanques. Seulement 6% des Français ont choisi l’une des premières comme banque principale et 1% l’une des secondes.

Et le profil-type du client des banques en ligne ne bouge pas : un homme, autour de la quarantaine, qui met en concurrence ses différentes banques puisque 69% des Français qui ont une banque en ligne comme banque principale ont une ou plusieurs banques secondaires.

38% des Français clients d’une banque traditionnelle déclarent rester dans leur banque car ils ne font pas confiance aux banques en ligne. Dans la mesure où ces dernières sont des filiales des banques traditionnelles, cette défiance n’est pas très facile à comprendre.

Deux choses :

  • Tous ces chiffres n’ont pas changé depuis 5 ans et plus.
  • Cette situation est désormais assez spécifiquement française, si on la compare à d’autres grands marchés bancaires (Etats-Unis, UK, Allemagne même, …).

Comment l’expliquer ? Faut-il invoquer le conservatisme ou la frilosité du public ? Pourtant, les répondants à l’enquête semblent sensibles aux offres innovantes. Et seulement 28% des clients des banques traditionnelles tiennent à pouvoir disposer d’une agence.

Les clients sont-ils très satisfaits de leur banque actuelle et ne désirent-ils nullement en changer ? Pourtant, ceux qui se déclarent satisfaits à différents titres de leur établissement ne dépassent guère un tiers des répondants.

Ou bien faut-il considérer que les nouveaux acteurs ne se démarquent pas suffisamment des banques classiques et ne proposent pas ce qui marquerait une vraie différence pour les clients, qui pourrait tenir notamment à de nouveaux usages et à des offres profondément renouvelées (par exemple en matière de découvert, puisque c’est un sujet qui est actuellement beaucoup considéré) ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]La banque populaire grand ouest s’adresse aux plus de 50 ans[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Les banques françaises ont un problème avec les séniors ! Elles les traitent en effet comme une grande catégorie fourre-tout, sans forte distinction entre les 55-75 ans qui, au sein de la population, représentent la classe d’âge la plus aisée, la mieux dotée en patrimoine et dont beaucoup sont au top de leur carrière professionnelle, des 75 ans + qui entrent dans une période de vie souvent assistée. En bref, une fois notre crédit immobilier remboursé, notre banque ne sait guère nous proposer autre chose que préparer notre retraite et notre dépendance. Nous caricaturons à peine ! Il est donc particulièrement intéressant de voir la Banque Populaire Grand Ouest introduire un nouveau critère d’âge : « à partir de 50 ».

Pourtant, la première impression est que l’établissement a encore bien du mal à ne pas associer séniorité et vieillesse. Dès les premières lignes sur la page, on parle obsèques, dépendance, …

C’est qu’en fait la démarche est visiblement partie de l’accompagnement des aidants, sur lequel le Groupe BPCE s’est positionné récemment, pour constater que les « Silver », les 50-65 ans (et plus) ont encore souvent des parents quasiment à charge et que, d’une certaine façon, ce sont eux qui sont les meilleurs destinataires des offres liées à la dépendance ou à la transmission.

La dernière génération qui n’est pas à l’aise avec les nouvelles technologies sont les parents des 50-65 ans actuels. Autant donc adresser directement à ces derniers les solutions qui facilitent l’usage des nouvelles technologies :

A partir de là, il est possible d’élargir l’offre aux attentes plus spécifiques des Silver : loisirs, mobilisation du patrimoine, nouvelles occupations, …

Nous sommes ici en plein dans la banque des usages et, en France, cette approche est encore singulière. Il s’agit de reconfigurer et d’enrichir les offres classiques en considérant les modes de vie. Pour cela, il suffisait d’abaisser le curseur des seniors à 50 ans. Simple ! Mais, à notre connaissance, la Banque Populaire Grand Ouest est la seule à y avoir pensé.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Avec les fermetures d’agences, la crainte de la disparition des banques [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Avec les fermetures d’agences, ainsi que des automates, la crainte de voir apparaitre des « déserts bancaires », précarisant des populations isolées ou fragiles, est apparue.  Forte dans certains pays (Royaume-Uni) et beaucoup moins dans d’autres (Pays-Bas), cette crainte, parfois exagérée, suscite des solutions nouvelles, comme des agences mutualisées. Tandis qu’une autre menace apparait aujourd’hui, du côté des banques elles-mêmes.

Bien entendu, les constats sont incontournables :

  • ce que proposent les agences peut pour l’essentiel être désormais fait en ligne ou à distance.
  • La proportion des clients qui fréquentent toujours régulièrement les agences ne justifie plus l’ouverture de la plupart d’entre elles.
  • Les essais pour relancer ou sauver la fréquentation des agences ont été peu concluants (qui parle encore du « phygital » ?).

On comprend donc que les parcs d’agences se réduisent, surtout dans des pays comme la France ou les Etats-Unis où ils demeurent bien fournis. Selon The Financial Brand, 3 100 agences ont été fermées aux USA l’année dernière :

On est encore pourtant loin d’une disparition des agences, puisque l’on est seulement passé d’une agence pour 1 240 ménages à une pour 1 060. C’est que, comme le soulignait le Président de JP Morgan, Jamie Dimon, début 2021, 60% à 70% des ouvertures de compte se font toujours en agence. Mais il y a plus. Une crainte qui freine actuellement les fermetures.

Avec la crise sanitaire, une analogie s’est imposée : les agences bancaire remplissaient un rôle semblable à celui des médecins généralistes. Elles seront désormais comparables à des médecins spécialistes, que l’on consulte bien moins souvent et de manière moins urgente, quoique souvent pour des décisions importantes, de sorte que l’on peut accepter de plus grands déplacements. Sur ce principe, la plupart des agences de proximité peuvent être fermées et les services qu’elles assurent être concentrés en quelques points (ainsi que rendus au besoin plus mobiles).

Oui mais, en termes de présence de marque, est-ce que cela ne signifierait pas la quasi disparition des banques ?

En ligne, la présence de marque n’est pas du tout la même. Et la concurrence est plus forte car l’attachement à la marque est supplanté par la sensibilité aux nouvelles offres. D’ailleurs, les banques digitales  rencontrent le même problème, de sorte que beaucoup d’entre elles cherchent à développer des relais physiques, d’une manière ou d’une autre.

La question de l’avenir des agences, ainsi, n’est pas tant suspendue au développement des canaux digitaux qu’à la possibilité – encore toute exploratoire – de développer d’autres présences de marque et de proximité.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Mais pourquoi certains usages répandus sont ils complètement ignores par…[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]De nos jours, de plus en plus de personnes gagnent un peu d’argent, notamment grâce à des plateformes en ligne, en plus de leurs revenus principaux. Nous l’avons déjà souligné, ces nouveaux revenus ne sont pas toujours faciles à bien appréhender et ils peuvent embarrasser les banques. Mais dans certains cas, qu’ils soient complètement ignorés devient difficile à comprendre.

La Fédération bancaire française publie une enquête Harris Interactive sur l’éducation financière et les usages monétaires de 8-14 ans.  Sans surprise, on y apprend que les plus jeunes achètent non seulement de plus en plus en ligne mais qu’ils y revendent également beaucoup de ce qui ne leur sert plus et de ce qui ne leur plait pas.

Franchement, quels parents ne sont pas au courant du phénomène ? Pourtant, vendre en ligne n’est pas si simple. Comment exactement les jeunes s’y prennent-ils ? A travers quelles plateformes ? Mystère ! De cela, personne ne parle parmi les nombreuses offres (Freedom de Boursorama ou Boost de Société Générale, par exemple) et nouveaux acteurs (Kard, PixPay, Vybe ou Xaalis) qui ont fleuris à l’adresse des enfants et des adolescents. Revolut Junior renvoie sur ses solutions pour demander et recevoir de l’argent, notamment par QR Code mais ce n’est pas explicite. A ce stade, le seul acteur qui traite la question, nous l’avons déjà signalé, est Zelf :

Toutefois, cette non reconnaissance d’un usage de plus en plus courant est difficile à comprendre. Les solutions pour jeunes visent essentiellement leurs parents en fait, pour simplifier la vie financière de leur progéniture (argent de poche, etc.) et lui fournir une éducation financière, tout en facilitant le contrôle qu’ils peuvent avoir sur ce que font leurs enfants.

Or, de deux choses l’une : soit ces reventes échappent à la surveillance des parents et il est probable que ceux-ci voudraient justement en savoir plus ; soit les parents sont largement au courant, comme l’indique l’enquête ci-dessus. Dans les deux cas, il n’y a donc rien à cacher et il y aurait lieu tout au contraire de faciliter et de rendre transparent cet usage, par rapport auquel les banques peuvent  d’ailleurs trouver à remplir un rôle de tiers de confiance (ce qu’a parfaitement saisi Zelf).

Comment comprendre que cet usage soit à ce point ignoré dès lors ? Il faut croire que les acteurs concernés n’y ont pas vraiment pensé ou qu’ils ont délibérément écarté un usage qui leur paraissait plus difficile à traiter que ce qu’ils proposent par ailleurs. Quand on vous dit que ce sont les usages qui vont réinventer la banque !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Ces banques qui renoncent aux frais de découvert[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Nous avons déjà présenté la problématique : bien qu’ils représentent une source de revenu significative, les découverts paraissent désormais d’un autre âge. Avec la crise sanitaire, les choses ont commencé à bouger – pour le moment surtout aux Etats-Unis – et un récent article de The Financial Brand livre un premier point d’étape.

Actuellement, la situation est campée par le tableau suivant :

Tout en bas, les néo-banques qui ne facturent pas de frais de découvert (Ally, Monzo), qui sont capables d’attendre que leurs clients renflouent leur compte sans pénalités (Revolut) ou qui ne facturent rien jusqu’à un certain montant de découvert (200 $ avec Chime).

En regard, quelques-unes de premières banques américaines n’ont pas modifié leurs tarifs d’un iota (Chase, Wells Fargo, PNC).

Certaines ont – très timidement – introduit un montant de découvert sans frais (TD Bank : 50 $ ; Santander : 100 $). Ce n’est pas grand-chose mais cela montre que le sujet est devenu sensible.

Dans le même temps, en effet, Bank of America a fortement réduit ses frais flat de découvert : de 35 à 10 $.

Tandis que Citibank a franchi le pas : elle s’efforce de proposer des solutions de financement pour limiter au maximum les occasions de découverts mais, si ceux-ci apparaissent, il n’y a pas de frais.

Quant à Capital One, elle n’accepte les découverts que sur autorisation. Mais ceux-ci sont désormais sans frais. Une révolution !

Il y a quelques années, les dispositions qu’introduisait Huntington Bank paraissaient aussi originales qu’audacieuses : pas de frais jusqu’à 50 $ de découvert et une facturation ne commençant qu’à J+1, pour laisser le temps aux clients de combler un dépassement ponctuel.

Aujourd’hui, ces dispositions paraissent frileuses. Les néo-banques sont passées par là et la morale de l’histoire parait claire : si jusque ici, les banques classiques toléraient facilement autour d’elles de nouveaux acteurs pratiquant des tarifs avantageux mais ne leur faisant finalement pas beaucoup d’ombre, ce n’est désormais plus le cas !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Depuis 5 ans, les tarifs bancaires baissent. Mais… [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]« La hausse des tarifs bancaires restera limitée en 2022 », titre l’Agefi. C’est trop peu dire. En fait, il serait plus juste d’écrire : en 2022, les tarifs bancaires continueront à baisser. Le problème est que personne ne s’en rend compte !

Prenons néanmoins les hausses moyennes de tarifs calculées par le comparateur de Panorabanques.  En 2017, ces tarifs ont augmenté de 1,7%, soit plus que l’inflation de 1%. Mais ensuite ? Ils n’ont augmenté en moyenne que de 0,25% en 2018. L’inflation était de 1,8%. Gelés par décision gouvernementale, les tarifs bancaires ont baissé de -1% en 2019, contre une inflation de 1,1%. Leur hausse n’a pas dépassé 0,2% en 2020, puis 0,6% en 2021 et finalement 1,5% début 2022, pour le coup très en deçà de l’inflation actuelle.

Au total, en valeur relative, les tarifs bancaires sont en moyenne en baisse, tirés notamment par le coût des services de banque à distance qui, selon l’Observatoire des Tarifs bancaires du CCSF, a pratiquement été réduit à rien depuis 10 ans (une baisse de -93,27% depuis 2012).

Pourtant, depuis le début de l’année, on a vu – encore une fois – revenir les alertes dans les médias : attention, les banques vont massacrer leurs clients ! Mais comment s’y prennent donc les banques pour en arriver là ?

Les constats de Panorabanques l’expliquent :

  • Des éclatements tarifaires par types de services. Ainsi, les frais de tenue de compte augmentent de 6% en 2022 (un montant moyen passant de 18,2 € à 19,3 € par an).
  • Des bizarreries : la carte à débit différé devient moins chère en moyenne que la carte à débit immédiat.
  • Des petits frais, perçus ici et là, qui sont autant d’irritants pour les clients : le coût annuel moyen pour 4 retraits déplacés par mois en France augmente de 39% en 2022 !
  • Des tarifs dissuasifs, particulièrement pour les opérations réalisées en agence, dont on peut se demander s’ils représentent encore un enjeu.
  • A quoi il faut encore ajouter des disparités de plus en plus fortes, non seulement entre banques en ligne et banques classiques mais même entre ces dernières. Le Crédit Agricole Atlantique Vendée, par exemple, ne facture pas de frais de tenue de compte.

Bref, à quand des formules différenciées d’abonnement avec une facturation globale unique, comme l’ont tenté, incomplètement et souvent maladroitement, les packages ?

Aujourd’hui, compte tenu de ce que vont dépenser en moyenne les Français en frais bancaires en 2022 (219,9€), un tel abonnement coûterait 18,3€ par mois. Cela n’a rien d’excessif mais ce n’est pas non plus donné par rapport aux forfaits mobiles ou à un abonnement à Netflix ou à Amazon Prime, dès lors que dans la plupart de leurs interactions avec leurs banques les clients font tout eux-mêmes en ligne ; l’utilisation des cartes de paiement rapportant elle aux banques par le jeu des interchanges. A terme, pour les opérations de base, les tarifs bancaires ne peuvent que continuer à baisser sans doute, quoique les banques n’en semblent pas encore convaincues. Tout cela manque de stratégies !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Banque des usages : et si l’on prenait les Gamers au sérieux ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[:fr][vc_row][vc_column][vc_column_text]Ils sont trois milliards dans le monde et 285 millions rien qu’en Amérique du Nord. « Ils », ce sont tous ceux qui jouent, régulièrement ou non, aux jeux vidéo. Les gamers. Un marché potentiellement gigantesque donc mais un marché totalement ignoré par une large majorité des marques, dont les banques.

Est-ce parce que les banques n’auraient rien à faire sur un tel marché ? La plupart d’entre elles le pensent sans doute et l’on ne saurait dès lors mieux leur recommander que de lire l’interview d’Elliot Goykhman, le CEO de Zelf sur The Financial Brand.

Nous avons déjà eu l’occasion de présenter cette toute récente et très originale initiative. A l’époque, Zelf était encore en lancement. Depuis juin 2020, cependant, Zelf a conquis plus d’un million d’utilisateurs ; essentiellement en Europe (pour l’UE, Zelf utilise les services de Treezor).

Zelf veut être le partenaire financier (elle ne dispose d’aucune licence bancaire) de tous les jeunes qui, en ligne, gagnent de l’argent (par exemple sur Vinted) ou réalisent des transactions entre eux, particulièrement dans le cadre des jeux.

Pour cela, les internautes ne disposent d’aucun moyen de facturation, tandis que soumis à de nombreuses fraudes et détournements, leurs achats ne sont absolument pas sécurisés. C’est face à ces deux constats que Zelf entend d’abord leur être utile. Et pour cela, il ne propose même pas une app. Son site ne permet aucune transaction. Zelf n’existe qu’à travers les applis de messagerie et vient de nouer un partenariat avec Discord (qui avec ses 350 millions d’utilisateurs, est sans doute le premier canal de communication des gamers entre eux).

Il est donc difficile de croire que les banques n’ont rien à faire dans l’univers des jeux – au-delà de proposer des cartes spéciales pour les influenceurs, des solutions de gestion de fortune pour les youtubers à succès ou des dispositifs d’anti-addiction aux jeux.

En cultivant une proximité avec les internautes via les messageries, elles peuvent en tant qu’intermédiaires de confiance sécuriser les paiements et aider à mieux vendre en ligne. C’est la stratégie de Zelf. Car si la plupart des internautes sont clients de banques, celles-ci se contentent de leur fournir des moyens de paiement. Rien de plus.

Au total, alors qu’on ne cesse aujourd’hui de gloser sur les réseaux sociaux comme canaux de vente et sur le Metaverse (mais où commence-t-il, sinon avec les gamers ?), un marché de plusieurs milliards d’individu existe et demeure inexploré, faute seulement, de la part des établissements financiers, d’oser s’y aventurer.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][:en]

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Ils sont trois milliards dans le monde et 285 millions rien qu’en Amérique du Nord. « Ils », ce sont tous ceux qui jouent, régulièrement ou non, aux jeux vidéo. Les gamers. Un marché potentiellement gigantesque donc mais un marché totalement ignoré par une large majorité des marques, dont les banques.

Est-ce parce que les banques n’auraient rien à faire sur un tel marché ? La plupart d’entre elles le pensent sans doute et l’on ne saurait dès lors mieux leur recommander que de lire l’interview d’Elliot Goykhman, le CEO de Zelf sur The Financial Brand.

Nous avons déjà eu l’occasion de présenter cette toute récente et très originale initiative. A l’époque, Zelf était encore en lancement. Depuis juin 2020, cependant, Zelf a conquis plus d’un million d’utilisateurs ; essentiellement en Europe (pour l’UE, Zelf utilise les services de Treezor).

Zelf veut être le partenaire financier (elle ne dispose d’aucune licence bancaire) de tous les jeunes qui, en ligne, gagnent de l’argent (par exemple sur Vinted) ou réalisent des transactions entre eux, particulièrement dans le cadre des jeux.

Pour cela, les internautes ne disposent d’aucun moyen de facturation, tandis que soumis à de nombreuses fraudes et détournements, leurs achats ne sont absolument pas sécurisés. C’est face à ces deux constats que Zelf entend d’abord leur être utile. Et pour cela, il ne propose même pas une app. Son site ne permet aucune transaction. Zelf n’existe qu’à travers les applis de messagerie et vient de nouer un partenariat avec Discord (qui avec ses 350 millions d’utilisateurs, est sans doute le premier canal de communication des gamers entre eux).

Il est donc difficile de croire que les banques n’ont rien à faire dans l’univers des jeux – au-delà de proposer des cartes spéciales pour les influenceurs, des solutions de gestion de fortune pour les youtubers à succès ou des dispositifs d’anti-addiction aux jeux.

En cultivant une proximité avec les internautes via les messageries, elles peuvent en tant qu’intermédiaires de confiance sécuriser les paiements et aider à mieux vendre en ligne. C’est la stratégie de Zelf. Car si la plupart des internautes sont clients de banques, celles-ci se contentent de leur fournir des moyens de paiement. Rien de plus.

Au total, alors qu’on ne cesse aujourd’hui de gloser sur les réseaux sociaux comme canaux de vente et sur le Metaverse (mais où commence-t-il, sinon avec les gamers ?), un marché de plusieurs milliards d’individu existe et demeure inexploré, faute seulement, de la part des établissements financiers, d’oser s’y aventurer.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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[:fr]BaaS : Les services bancaires vont-ils échapper aux banques ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Oui, à ce stade, la question peut paraitre un peu exagérée. Quoique… Faisons ensemble un petit tour d’horizon du Banking as a Service (BaaS), tel qu’il est en train d’évoluer.

Très vite, dès que des fintechs ont acquis une certaine stature et ont proposé des offres crédibles, certains établissements bancaires, comme The Bancorp, leur ont proposé leurs services en marque blanche et en ont rapidement fait une spécialité (nous vous l’avons présenté dès 2014).

Ensuite, certaines fintechs sont devenues des néo-banques et l’on s’est mis à parler de BaaS. L’idée est en effet apparue qu’à travers des API, des marques non financières dotées de nombreux clients pouvaient proposer à ces derniers des services financiers (comptes, crédits, dépôts, …) en rapport direct avec leurs achats.

Tout un nouveau marché potentiellement considérable est donc ainsi apparu, sur lequel les banques ne se sont pas vraiment engouffrées. Des acteurs spécialisés, comme Synapse ou Contis, ont plutôt émergé ; certains ayant d’ailleurs vocation à accompagner les banques sur ce marché, comme MuleSoft. Et de nouvelles plateformes spécialisées ne cessent d’apparaitre, comme Alviere par exemple.

Tout le monde peut donc désormais proposer des services bancaires de base et même plus. Or Synctera ou Productfy ne suggèrent pas seulement de les proposer mais également de les concevoir et de les bâtir, à sa façon. Avec le Français Swan, tout le monde peut devenir une néo-banque.  Et Rize propose même le Fintech-as-a-Service.

Si le BaaS est désormais une offre fer-de-lance pour certaines néo-banques, comme Starling, les banques classiques, elles, demeurent pratiquement absentes de ce marché,  sinon quelques-unes et surtout sur les paiements, comme Société Générale avec Treezor ou le Crédit Agricole, dont La Fabrique by CA vient d’acquérir la SFPMEI (le BaaS de Lydia, Spendesk, Blank).

Les banques ont une offre si limitée en matière de BaaS que l’on voit apparaitre, non pas des acteurs spécialisés développant des services mais de simples intermédiaires entre fintechs et banques, comme Treasury Prime. Et bientôt entre marques et banques. Car le marché ne peut que s’étendre. Il touchera bientôt certaines PME et commerces sans doute.

Finalement, tous ces services bancaires, de plus en plus standardisés en même temps qu’innovants, risquent d’échapper aux établissements classiques. A ce point qu’un spécialiste comme Nymbus propose désormais ses services…  aux banques elles-mêmes !

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Que proposent les établissements financiers en matière de crypto-devises ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La vague des cryptos parait devoir durer. Selon la récente étude Adan/KPMG, 8% des Français adultes ont investi dans des crypto-actifs et 30% envisagent de le faire.

Par comparaison, rappelons que 6,7% des Français seulement détiennent des actions en propre. Les cryptos séduisent surtout les jeunes (12% des 18-35 ans ont investi dans des crypto-actifs) et, avec leurs perspectives d’enrichissement rapide, de nombreuses personnes aux revenus moyens : 37% des Français investis dans des crypto-actifs gagneraient moins de 18 000 € par an.

Dans ces conditions, beaucoup de banques sont tentées de se positionner sur un marché qui a un fort besoin d’intermédiaires, tant la principale barrière pour le public sont moins les risques que la complexité des cryptos.

Selon le Baromètre EY 2022, 55% des banques suisses, par exemple, prévoient de proposer prochainement des placements en cryptos.

En France, les initiatives restent plus timides. Voici donc un petit tour d’horizon de ce que les établissements financiers peuvent proposer. En 10 exemples :

1 – Elémentaire (mais encore peu fréquent) : achat/vente, conservation. Ex : Unify Financial Credit Union.

2 – Indispensable : crypto-as-a-service, pour que les entreprises puissent proposer des offres en cryptos. Ex : l’assurance voyage.

3 – Utile : un wallet accueillant les crypto-devises. Ex : BBVA Suisse

4 – Hasardeux ? : des conseils en placements. Ex : Visa Consulting & Analytics

5 – Incontournable : un ETF. Ex : la Sberbank.

6 – Inévitable : des prêts avec des cryptos en garantie. Ex : ING (en projet pour des prêts Defi en P2P).

7 – Judicieux : accepter les paiements en cryptos pour son propre compte. Ex : 2 courtiers d’assurance strasbourgeois.

8 – Evident (mais encore peu fréquent) : assurer la gestion des paiements des firmes spécialisées dans les cryptos. Ex : Customers Bank.

9 – Malin : assurer la trésorerie des firmes spécialisées dans les cryptos, qui n’utilisent généralement pas ces dernières pour payer leurs employés et fournisseurs ! Ex : BankProv.

10 – Audacieux : faire le trading d’une crypto-devise. Ex : Arab Bank Switzerland/Tezos

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]