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[:fr]JP Morgan s’installe dans le Métavers. Et alors ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]A travers sa marque Onyx dédiée à la blockchain et aux crypto-actifs, JP Morgan vient d’ouvrir un lounge sur Decentraland. Difficile de ne pas remarquer cette info : c’est la première fois qu’une banque s’installe dans le métavers. Et JP Morgan sera sans doute suivi par beaucoup d’autres, comme Axa, qui a annoncé son arrivée prochaine sur The Sandbox.

Pourtant, il n’y a pas grand-chose à voir dans ce nouveau lounge.

La banque américaine a également publiée une jolie note qui nous dit tout ce qu’on sait déjà : que le métavers sera l’univers de consommation de demain. Bref, s’agit-il du non-événement incontournable du moment ?

Anne Boden, la fondatrice de Starling, souligne que dès 2006, une banque (il s’agissait d’ABN Amro, voir ici) a ouvert une agence sur Second Life et que cela ne lui a servi à rien. On peut en dire effectivement à peu près autant de la présence de Wells Fargo, à la même époque, sur Second Life, dont la banque américaine a tiré un jeu éducatif, Stagecoach Island. A l’époque, mieux valait s’atteler à bâtir des applis bancaires, estime Anne Boden. Attention donc, une innovation médiatisée peut en cacher une autre bien plus décisive !

Reste que Second Life annonçait ce qui est en train de se produire de manière beaucoup plus accélérée sur les deux principaux mondes virtuels que sont devenus Decentraland et The Sandbox, estime Ron Shevlin dans Forbes. A eux deux, ces deux métavers ont déjà suscités 460 millions $ de transactions de vente pour 86 000 propriétés virtuelles. La lutte pour compter parmi les premiers propriétaires, alors que les « terrains » sont encore très accessibles, est engagée.

Allons plus loin et parlons de front pionnier. A la découverte de nouvelles pratiques et de nouvelles technologies promises à changer considérablement nos vies. Avec la finance décentralisée et le métavers, c’est la première fois sans doute que les marques sont confrontées à des perspectives aussi radicalement nouvelles. Et la première, comme nous l’annonçons dans un de nos derniers billets, consiste à prendre désormais les gamers au sérieux.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les banques risquent de disparaître des usages de paiement en ligne[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Une enquête Ipsos réalisée pour Adyen livre les derniers chiffres en matière d’usages de paiement en ligne.

Fin 2021, l’acheteur moyen en ligne en France avait le profil suivant : 35 ans, 2 enfants, CSP+. Il utilise la plupart du temps (59%) un ordinateur. L’usage du mobile pour acheter en ligne est néanmoins majoritaire chez les 25-34 ans (57%)

Les abandons de panier demeurent très élevés – d’ailleurs, selon le site RetailDive, ils ont atteint un record en 2021 aux Etats-Unis à plus de 469 milliards $ de dépenses annulées !

Selon l’enquête Adyen/Ipsos, ce sont les conditions de livraison et de retour qui provoquent désormais le plus grand nombre d’abandons. Selon cette autre source, en effet, 83% des consommateurs français abandonnent leurs commandes si le retour n’est pas gratuit.

En revanche, la méfiance quant à la sécurité des paiements recule. 3D Secure est vu comme une bonne protection. A l’instar des dispositifs biométriques (auxquels 61% des sondés font confiance mais que 30% seulement utilisent).

A ce stade, les paiements en ligne sont encore réalisés à près de 70% avec une carte bancaire. La part des wallets progresse (24%), surtout chez ceux qui réalisent au moins un achat par semaine (47%). Les paiements réalisés sur les réseaux sociaux progressent :

Toutefois, la donnée la plus impressionnante concerne le nombre d’acheteurs en ligne qui ont souscrit un service d’abonnement : 49% dans l’ensemble et 67% des acheteurs hebdomadaires. Et cela pousse bien sûr les consommateurs à enregistrer leurs données bancaires sur les sites de vente : 36% le font (49% des acheteurs hebdomadaires). Quant aux conditions de paiement, les paiements fractionnés (qui à ce stade ne sont pas majoritairement fournis par les banques classiques) intéressent 49% des acheteurs (à partir d’un montant de 230 € en moyenne).

Au total, si l’on prend les acheteurs hebdomadaires, environ la moitié d’entre eux n’ont plus de rapport direct à leur banque c’est-à-dire à un moyen de paiement fourni par cette dernière pour payer ou bénéficier de conditions de paiement dans le cadre de leurs transactions en ligne. C’est encore plus vrai des 16/24 ans, qui s’abonnent à 81% et s’enregistrent à 57%. A ce rythme et avant dix ans, la plupart des consommateurs tout court n’auront plus directement recours à leur banque pour faire leurs achats, voire même – si les banques ne reprennent pas la main sur les paiements fractionnés – pour bénéficier de facilités de crédit.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Les banques ont-elles raté leur transformation numérique !?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La question pointe inévitablement à lire le dernier et attendu rapport de Cornerstone Advisors What’s going on in banking 2022?. Et la réponse tient en trois tableaux :

Première surprise : dans la plupart des cas (on ne parle ici que des banques américaines et credit unions, dont 300 ont été sondés par le cabinet de conseil), la transformation numérique a été engagée relativement tardivement. La grande majorité des établissements n’en sont encore au mieux qu’à la moitié :

Deuxième constat, dans la plupart des cas, les effets de cette transformation ont été décevants, pour ne pas dire carrément médiocres, particulièrement sur les frais généraux :

A souligner dans le tableau ci-dessus : la ligne « Other non-interest income ». La transformation numérique n’a pas ou n’a que faiblement généré des commissions nouvelles, liées à de nouveaux services. Il faut dire qu’elle a surtout tenu à la mise à niveau des anciens systèmes, plutôt qu’à des investissements dans des technologies émergentes :

Dans ces conditions, comme le constate le dernier tableau, le Cloud représente pour beaucoup d’établissements le remède à tout, qui va les dispenser finalement d’investir de leur propre fait dans des technologies nouvelles.

On trouvera plus de commentaires dans le rapport, ainsi que dans cette chronique de Ron Shevlin sur Forbes. Mais ces tableaux parlent d’eux-mêmes. Il serait très intéressant d’avoir les mêmes pour la France.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Quelles actualités des engagements rse des établissements financiers ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Alors que des changements commencent à devenir palpables en matière d’achats plus responsables de la part du public, quelles nouveautés sont intervenues récemment du côté des établissements financiers ? En quatre lettres.

A, comme Assurance-vie. L’assurtech Goodvest propose une assurance-vie entièrement investie en fonds ISR, ainsi que dans des entreprises sélectionnées sur la base des critères fournis par le cabinet Carbon4Finance selon plusieurs thématiques (transition écologique, emploi et solidarité, santé, …). De manière très intéressante, la démarche parie sur la surperformance financière des investissements durables.

B, comme Besançon. C’est sans doute une première en France, la ville, qui emprunte pour rénover ses bâtiments énergivores (écoles, gymnases,…), a décidé de sélectionner ses prêteurs. Pour cela, Oxfam et Reclaim Finance l’ont aidée à définir une grille de critères climatiques et sociaux lui permettant de choisir entre les différentes offres bancaires. Finalement, la Banque postale (qui vise sa transformation en entreprise à mission d’ici fin 2022) a été retenue.

C, comme Calculateurs d’empreinte carbone. Comme nous l’avions annoncé avec Mastercard (copiant Ant Forest), ces calculateurs se généralisentVisa en développe un à son tour. Les banques s’y lancent, comme TSB. Et, bien entendu, les néobanques ne sont pas en reste. Leader sur ce segment avec ses 5 millions de clients (et une introduction en bourse annoncée pour la fin de l’année), l’américaine Aspiration vient d’acquérir le calculateur Carbon Insights. En France, OnlyOne, néobanque verte proposant un eco-coach, vise à permettre prochainement une évaluation individuelle de consommation carbone en scannant ses tickets de caisse.

D, comme Durable. Deux démarches notables en faveur de l’économie circulaire : Belfius lui dédie le nouveau fonds Equities Re-New et, au Royaume-Uni, la fintech Twig veut associer des services financiers à une plateforme de revente entre particuliers. Enfin, en partenariat avec Publicis, BNP Paribas lance avec My Com for Impact une initiative originale d’accompagnement, y compris pour les efforts de branding, des entrepreneurs à impact.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]La stratégie des acteurs du paiement fractionné (bnpl) se dessine désormais clairement[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Normalement, le paiement intervient à la fin du parcours d’achat. Mais, bien entendu, la possibilité de payer en plusieurs fois peut être décisive quant au choix des achats et des magasins. La stratégie des principaux acteurs du paiement fractionné consiste actuellement à en profiter.

Cette stratégie fait donc de l’accord de facilités de paiement un simple canal d’acquisition de clients, pour fidéliser ensuite ces derniers en orientant leurs achats à partir des données collectées au passage : préférences d’achat, marques favorites, distributeurs chez lesquels ils pourront bénéficier de cashbacks.

A terme, les acteurs du paiement fractionné visent ainsi à devenir des plateformes de ventes et, par là-même, des centrales de publicité. C’est chez Affirm et chez Clearpay (Afterpay) que cette orientation est actuellement la plus nette (tandis que Klarna, par exemple, reste davantage tourné vers les vendeurs) :

La première étape consiste à proposer une carte de paiement, comme Clearpay. Klarna vient ainsi de lancer la sienne au Royaume-Uni. Affirm propose de son côté une carte virtuelle ainsi que de payer via Google Chrome.  Zip est sur Google Pay et Apple Pay. Dans tous les cas, il s’agit de développer un moyen de paiement universel, utilisable chez des vendeurs qui ne proposent pas forcément des solutions de paiement fractionné. Il s’agit de s’affranchir de l’acceptation des vendeurs pour s’adresser directement aux consommateurs.

La deuxième étape consiste à monter un super-store. Cela passe par une superapp, chez Affirm, comme chez Klarna. Zip s’en approche également.

Ces développements vers le one-stop shopping sont souvent vus comme inspirés par les modèles d’Alipay et de WeChat. En fait, ils semblent bien davantage répondre à un enjeu de différenciation vis-à-vis des banques. Car si celles-ci peuvent très bien se déployer dans les paiements fractionnés, comme extension du crédit à la consommation, elles hésiteront bien davantage à se transformer en superstores – Barclays, par exemple, a plutôt choisi de passer par Amazon UK. Du moins pour les établissements les plus classiques car certains nouveaux acteurs, comme Paypal ou Revolut, sont tentés de relever le défi.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Que signifie exactementle rapport « décomplexé » à l’argent que l’on signale aujourd’hui chez les plus jeunes ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La Banque de France a récemment publié les résultats de son Enquête sur la culture financière du grand public, menée à l’été 2021. Les constats se veulent positifs et rassurants. Par rapport à l’année précédente, en effet, le nombre de Français déclarant avoir du mal à joindre les deux bouts (39%) a nettement baissé (47% en 2020). Cependant, la moitié des sondés estiment que leur situation financière limite leur capacité à réaliser des projets qui comptent pour eux. « Les Français sont très impliqués dans la gestion de leur budget », se félicite la Banque de France : 77% consultent au moins une fois par semaine le solde de leur compte courant. Mais seulement 37% ont une idée précise de leurs dépenses mensuelles. La plupart naviguent à vue ainsi, avec beaucoup d’incertitudes.

Un thème l’illustre particulièrement : la retraite. Peu de Français (6%) dans l’ensemble se soucient de la préparer. C’est une caractéristique forte par rapport à d’autres pays et l’on ne sait d’ailleurs, compte tenu de la situation financière d’une large partie des Français, comment ils pourraient y faire face. Pourtant, seulement 37% sont confiants quant à son financement à terme et 28% ne savent pas !

Ainsi, par rapport à leur situation financière, le manque de clairvoyance de beaucoup de Français est patent. D’autant plus qu’il s’accompagne de difficultés assez incroyables à maitriser de simples questions arithmétiques. Sur ce que représente un taux d’intérêt, il faut que les répondants aient plus que le bac pour atteindre plus de 60% de réponses justes. Et quant à l’impact de l’inflation sur une somme épargnée, 44% des Français ne le comprennent pas bien, dont 65% des 18-24 ans.

Situation financière tendue, manque de clairvoyance et manque de confiance (seuls 32% des Français pensent que leur argent est en sécurité dans une banque !), quelle peut être l’issue d’une situation que ces termes semblent caractériser pour beaucoup de Français ? La réponse est à chercher chez les plus jeunes.

Si l’on compare en effet, dans l’enquête de la Banque de France, les réponses des 18-24 ans par rapport à l’ensemble des Français, les principaux écarts portent sur une sorte « d’esprit de débrouille », tenant à la volonté de s’en sortir, quels qu’en soient les moyens et quitte à prendre des risques.

Les plus jeunes paraissent ainsi nettement plus affranchis de certains scrupules – certains diront qu’ils ont un rapport à l’argent plus « décomplexé » – que leurs ainés. Est-on obligé de rembourser un emprunt ? Les Français répondent oui à 79% ; les 18-24 ans à 63%. Parmi l’ensemble des répondants, 66% déclarent tenir à rester honnêtes. Le pourcentage peut paraitre assez faible. Il n’est que de 52% chez les plus jeunes. Si un commerçant vous donne trop d’argent en vous rendant la monnaie, allez-vous le lui dire ? Les Français répondent non à 31% et à 45% chez les 18-24 ans.

Parallèlement, il y a la part du rêve. Pour soulager leurs difficultés financières, 25% des Français et 36% des plus jeunes ont recours… aux loteries et jeux d’argent. On pense également à la spéculation sur les crypto-devises. Cependant, la France a été bien moins touchée par le phénomène que les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Pourtant, la tentation est sensible et c’est sur ce point que les écarts entre l’ensemble des Français et les plus jeunes sont les plus élevés. Mi-2021, était-ce le bon moment pour investir dans les cryptos ? Seulement 17% des Français répondaient oui mais 44% des 18-24 ans.

Un tel écart est si frappant qu’il mérite qu’on lui prête attention. En fait, il faut le rapporter à un autre, tout aussi significatif. Traditionnellement, les Français n’aiment pas parler de la gestion de leur argent, même avec leurs proches. Ils ne sont que 22% à le faire. Mais, chez les 18-24 ans, le pourcentage atteint 37%. Pourquoi faut-il rapprocher ce chiffre de l’attrait pour les crypto-devises ? Parce qu’en l’occurrence, l’initiation à ces dernières et les décisions d’achats interviennent majoritairement à travers les réseaux sociaux. Au Royaume-Uni, où le phénomène a connu une plus large ampleur qu’en France, une enquête de la Financial Conduct Authority a montré que 58% des décisions se prennent via les réseaux sociaux.

Mais l’enquête britannique va plus loin : elle montre que l’attrait pour les crypto-monnaies est dans 76% des cas porté par une véritable compétition entre ceux qui y investissent et qui échangent sur les plateformes sociales.

En somme, chez une large partie des plus jeunes, une situation financière morose et sans vraies perspectives alimente une volonté de s’en sortir qui fait sauter certaines barrières et qui est d’autant plus vive qu’elle est entretenue par un double phénomène émergent d’influence et d’émulation entre pairs. Ce qui, par rapport à la gestion de ses finances, représente un phénomène si nouveau que la Banque de France n’a même pas pensé à l’aborder dans son enquête.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]En 2022, la vraie bascule des banques sur les réseaux sociaux ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Selon les dernier rapport annuel de Hootsuite, 5 tendances majeures vont s’exercer sur les réseaux sociaux en 2022 :

  • Grâce aux créateurs de contenu, les marques vont enfin arriver à créer leurs propres communautés.
  • Les consommateurs exigeront des marques qu’elles fassent preuve de plus de créativité en matière de publicités sur les médias sociaux.
  • Les réseaux sociaux ne seront plus l’affaire du seul marketing, les Directions se soucieront de renforcer les programmes d’employés ambassadeurs et de maitriser le social listening.
  • Les médias sociaux seront de plus en plus la nouvelle interface du commerce en ligne et de l’expérience client.
  • Offrir un excellent service client sur les réseaux sociaux sera le meilleur marketing des marques.

Bien entendu, les banques n’y échapperont pas et certaines commencent déjà à montrer comment faire pour créer des communautés d’influence et de confiance. Notamment sur TikTok, avec son nouveau format vidéo de trois minutes :

  • Lancée en 2019, la Parisienne Vybe, néo-banque visant les 13/17 ans, a fédéré plus de 60 000 followers sur ses réseaux, tout en générant 400 000 impressions sur TikTok.
  • Sur TikTok, BBVA diffuse des tutoriels généraux (non bancaires), en insistant sur la thématique du développement durable. Puis saupoudre le résultat d’un zeste d’originalité.

Enfin, il faut souligner la stratégie de La Poste dans le marketing digital. Après TimeOne Group en juin, le groupe vient d’acquérir CyberCité, agence spécialisée dans le search marketing et le social media. Les deux vont rejoindre Isoskèle, la filiale digitale de La Poste. « CyberCité a une très bonne connaissance des audiences Web, explique La Poste dans une interviewCela va nous permettre de comprendre ce qui motive une cible spécifique, avant d’imaginer des dispositifs marketing et média qui lui sont consacrés« . « L’objectif, c’est d’être dans le top 3 des agences de communication digitale d’ici deux ans« Il sera particulièrement intéressant de suivre quelles applications cette démarche pourra trouver pour les activités de la Banque postale.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Vers l’agence bancaire virtuelle ? [:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Quelles nouveautés du côté des agences bancaires ?

Peu de choses vraiment nouvelles !

Des perspectives de fermetures – 15% du parc actuel d’ici 2024, selon SIA Partners – qui ne surprennent plus et qui paraissent en fait en-deçà de la réalité. A l’heure où HSBC France a cédé son réseau d’agences pour… un euro symbolique.

Quelques initiatives. Citibank ouvre un flagship à New York, qui semble avoir plusieurs années de retard (voir néanmoins les explications du CEO).

Il en va de même avec la Caixa, qui renouvelle ses locaux à Ibiza : 1 500 m2 consacrés à l’accueil, déballage d’écrans et de bornes sans contact…

Rien de vraiment nouveau, non plus, avec l’expérimentation de BNP Paribas visant à mieux répartir ses clients au sein d’agences différenciées, par tranches de revenus, pour améliorer la qualité de service et mieux répondre aux besoins distincts des clients (voir cet article). Il y a déjà quelques années, HSBC avait tenté une expérience semblable au Royaume-Uni. Mais, comme nous l’avions alors signalé sur ce blog : l’agence pour les riches ne marche pas !

Beaucoup plus intéressante, l’initiative (lancée en 2018 mais étendue récemment) du Crédit Agricole Franche-Comté proposant (en collaboration avec la préfecture) à tous les habitants du Département du Doubs d’accomplir leurs démarches administratives en ligne (demande de carte grise ou de permis de conduire, inscription à Pôle Emploi, dépôt de dossier pour l’obtention d’une carte d’identité ou d’un passeport, …) dans une vingtaine d’agences, avec l’assistance de conseillers spécialement formés. Près de la moitié des personnes poussant ainsi la porte des agences pour profiter de ce service ne seraient pas clientes (voir cet article).

Enfin, cet intéressant article de The Financial Brand signale le développement de nouvelles agences virtuelles.

Portée par la vogue des outils collaboratifs à distance depuis le début de la crise sanitaire, cette solution est finalement bien plus commode à mettre en place, pour les banques, que le video banking.  Et cela ne fait que souligner, ce que nous signalons par ailleurs, que si les agences bancaires physiques ont encore vraiment un sens aujourd’hui, c’est surtout pour mettre en avant et en soi, comme un canal privilégié, le contact direct.

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[:fr]Quelle actualité des chatbots bancaires ?[:]

Posted By: Narcisse Tankam

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Il y a quelques semaines, un article dressait un constat très désenchanté quant à la performance et quant à l’utilité des chatbots bancaires. Pourtant, selon l’Observatoire des services clients de BVA, les chatbots représentent le seul canal émergent (Livechat, messagerie mobile ou réseaux sociaux, …) qui progresse réellement, ayant représenté 23% des interactions avec les services clients en moyenne en 2021, contre 19% en 2020.

Pour 2022, les tendances annoncées sont les suivantes :

  • Une association de plus en plus forte des chatbots avec l’IA, qui va devenir majoritaire.
  • Tout en demeurant largement publiés sur des sites web, les chatbots vont de plus en plus migrer sur SVI-Callbots, Google Business Messages & Whatsapp.
  • Ils vont de moins en moins être dédiés à l’assistance et au support et de plus en plus aux ventes.

Traduction immédiate dans le domaine financier : Stripe et Botnation annoncent développer de concert un module de paiement par carte bancaire (voir avec des cryptos) sur Whatsapp. Deux tendances se croisent ici : les chatbots vont permettre de réaliser directement des transactions bancaires et l’on va de plus en plus pouvoir passer des commandes et payer sur des réseaux sociaux comme Whatsapp (Casino va le permettre pour les membres de son club LeaderPrice).

On peut donc prévoir une évolution des chatbots bancaires qui, pour le moment, sont surtout dédiés à des tâches d’assistance et d’information (Sobot de Société Générale), de support interne pour les forces de vente (ARI de BNP Paribas, Caesar de Crédit Agricole) ou les deux (Floa Bank).

Première étape : les réseaux sociaux. Parmi les « 7 chatbots qui font la différence », Relation Client Mag. retient une seule référence bancaire, Kodi de Bank of Africa, un assistant désormais disponible sur Whatsapp.

Score Advisor

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[:fr]Grandes manœuvres dans la finance digitale chinoise[:]

Posted By: Narcisse Tankam

[vc_row][vc_column][vc_column_text]En novembre 2020, Pékin interrompait brutalement et sans donner de motifs l’introduction en bourse, à Shanghai et à Hong-Kong, d’Ant Group, la filiale financière d’Alibaba et la maison-mère d’Alipay, la super-app du paiement mobile, devenue le véritable modèle de la finance digitale avec sa concurrente WeChat, de Tencent. A la suite de cet événement, Jack Ma, le fondateur d’Alibaba et sans doute le milliardaire chinois le plus médiatisé, disparaissait pendant trois mois. Depuis, il fait pour le moins profil bas.

Et depuis, Ant Group a été sérieusement reprise en mains par la People’s Bank of China (PBOC). Soumise désormais à un statut d’établissement bancaire, Ant Financial a fait l’objet de mesures de contrôle renforcées en matière de lutte anti-blanchiment et de lutte contre le terrorisme. Et elle vit sous la menace de dispositions antitrust, qui ont déjà précipité l’éclatement de ses différentes activités de prêt. Quant à Alipay, il pourrait subir un démantèlement.

Tout cela ne saurait laisser croire cependant que WeChat ou Alipay, vivaient jusqu’ici leur vie sans proximité avec l’Etat. Il suffit de rappeler qu’avec sa solution de scoring Sesame Credit, Ant Financial est directement à l’origine du système de crédit social chinois. Mais, justement, moins flexible que les responsables de Tencent, plus critique également à l’égard du système financier national, Jack Ma semblait vouloir se garantir une certaine indépendance. Au moment même où la PBOC avait particulièrement besoin des solutions financières qu’il a su développer – notamment en matière de services gérés sur blockchain, avec AntChain.

Ces dernières semaines, Pékin a clairement annoncé son intention de rendre illégales et de pénaliser toutes les transactions sur les crypto-monnaies. Ce n’est pas la première fois sans doute et, déjà, les « fermes » de minage ont été interdites dans plusieurs provinces. Seulement, cette fois-ci, le lancement assez prochain d’une crypto-devise nationale se profile – un yuan numérique réglementé et garanti par l’Etat.

Nous avons déjà rendu compte des débats que suscitent les monnaies numériques de banques centrales. Nous avons souligné que leur utilité réelle pose de sérieuses interrogations et que, sur le modèle des cryptos-monnaies existantes, la véritable novation consisterait – ce qui n’est qu’une option – à doter les banques centrales de la capacité de suivre, dans le détail, sur une blockchain fermée, toutes les transactions réalisées avec ces nouvelles monnaies, bientôt substituées aux anciennes. Comme si tous les comptes bancaires existants étaient remontés au niveau des banques centrales, qui les administreraient. Celles-ci acquérant dès lors des capacités totalement nouvelles de surveillance et d’intervention vis-à-vis des particuliers et des entreprises.

Nous l’avons dit, par rapport à la mise en place de monnaies numériques, une telle hypercentralisation n’est qu’une option. Mais c’est visiblement celle qu’a choisie le gouvernement chinois.  Dès lors, quels sont ses principaux enjeux ? 1/ Pour mieux imposer le nouveau yuan, éviter l’évasion monétaire en interdisant les autres crypto-monnaies. 2/ Donner une dimension internationale au yuan numérique. Un Joint-Venture vient justement d’être monté entre Swift et le Chinese Central Bank’s Digital Currency Research Institute & Clearing Centre. Enfin, 3/ récupérer les données de comptes et particulièrement de scoring de crédit (qui alimentent les algorithmes de crédit social) que recueillent les deux principaux acteurs des paiements digitaux chinois Alipay et WeChat. Il est prévu, ainsi, qu’Ant Group partage ses données au sein d’une coentreprise qui sera en partie, directement et indirectement, détenue par l’Etat.

Nous assistons ainsi sans doute à la mise en place, en Chine, d’un système totalement inédit à travers lequel la Banque centrale tiendra – au sens propre ! – les cordons de la bourse de chacun. En regard, quelles options seront-elles choisies en Occident ?

Score Advisor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]